PETER LINDBERGH X CERNES X RIDES X IMPERFECTIONS

16.9.14

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(J'arrive nettement après la bagarre, mais c'est quand même pas mal Christine and the Queens. Surtout que ça sent bien le R&B et ça, ça me fait plaisir)

Je ménage ma monture en cette rentrée, je poste à un tout petit rythme pour ne pas trop m'essouffler vous noterez.
Merci pour tous vos commentaires sur le post précédent, votre contribution, comme d'habitude, a contribué à épaissir le propos.

J'ai acheté L'album de Reporters sans frontières avec les photos de Peter Lindbergh à l'intérieur la semaine dernière. Celui avec Kate et sa salopette en couverture.

Je n'avais jamais vu les photos de Linbergh ailleurs que sur internet alors ça m'a fait un peu bizarre en les regardant sur papier, on y voyait la peau des gens, des femmes essentiellement.
Et quand je dis qu'on voyait la peau, on voyait le grain, le vrai grain, les plis, les trous, les points noirs, les cernes, beaucoup de cernes, il semble trouver cela joli, des poches, de la beauté, beaucoup et surtout plein d'intensité.

La raison pour laquelle je me suis dit que ça serait pas mal de voir les rides au coin des yeux de Demi Moore ou les points de noirs d'Audrey Tautou c'est que ça me ferait du bien.

Ca doit être de saison, Charlotte et Lise de Tendances de mode ont abordé la question du vieillissement et surtout de la chirurgie il y a quelques jours et je dois dire que c'était pile dans les petites préoccupations de mon nombril du moment.
Les 2 billets sont pertinents mais les commentaires m'ont également fait beaucoup de bien.

J'ai eu 35 ans cet été et ça a été l'un de mes plus beaux anniversaires. Je me suis amusée, j'ai passé du temps seule face à l'océan, je me suis jetée dans les vagues, j'ai dansé sur du Téléphone et du Partenaire particulier, j'ai porté une très grosse couronne de fleurs, j'ai aimé entrer dans cette nouvelle année et j'ai surtout été gâtée...

La rentrée est arrivée avec sa vraie vie, le bronzage s'est un peu barré et d'un coup j'ai été moins enjouée. Mon problème depuis quelques années c'est que quand j'ai mauvaise mine, que je ne suis pas en forme, je ne me dis pas que ça va passer quand j'aurai récupéré, non, je me dis que je suis vieille, que c'est double nul, que la mort est au coin de la rue la conne... Le sens de la mesure comme d'habitude...

Je sais évidemment que ce n'est rien 35 ans, que c'est normal, que je ne peux rien y faire et puis de toutes façons, j'aimerais vivre vieille, genre vraiment, j'ai envie de le faire en me marrant et de le faire surtout avec grâce (la meuf se la raconte, laisse la kiffer).
Et puis je suis gênée de penser à ce genre de conneries alors même que mon corps fonctionne bien, que je suis en forme et que je n'ai clairement pas à me plaindre...

Mais parfois mes complexes (et c'est tenace cette histoire, vieillir ça prend du temps même que des fois ça commence alors même que tu n'as pas fini de grandir... Tant mieux remarquez, qu'est ce qu'on ferait si tout était déjà réglé?) m'empêchent de regarder le verre à moitié plein voire débordant et me donne l'étrange impression qu'il est vide. Complètement vide.

J'avais fait il y'a quelques temps une vidéo (que j'imaginais la première d'une série) où je voulais aborder les manières de bien vieillir loin du discours anti-femmes et surtout monolithique que j'avais l'impression d'entendre partout. Et puis je ne savais pas quoi en faire finalement, peut-être que ça va venir cette année...
En ce qui me concerne, sans que je ne juge, je n'ai pas envie de céder aux sirènes de la chirurgie... J'ai un problème majeur avec ça et surtout je me refuse à penser que c'est la seule option pour que les choses se passent bien et en douceur!
Les choses sont complexes, ambivalentes et j'avais envie qu'on réfléchisse à des armes positives permettant d'aborder ça avec sérénité, un peu et grâce surtout.
De la joliesse et de l'humour dans l'inéluctable.

Les photos de Peter Lindbergh ont eu un impact intéressant sur ma rentrée teintée de cernes, d'herpès et autres joyeusetés.
J'ai vu des femmes très belles mais au naturel donc imparfaites, dans leur âge, qui est parfois le mien pour le moment et je ne me suis pas sentie plus marquée qu'elles.
Je sais on s'en fout, mais à force de voir de la quarantaine très flamboyante tu te dis que l'anormale c'est toi avec ta petite mine et que les rides ne sont que ta réalité... je sais c'est con, mais des fois, t'es moins en forme, donc un peu con et même si tu sais que les images mentent, qu'elles ne sont pas réelles, ton cerveau n'arrive pas, toujours, à s'en détacher... Surtout quand l'herpès est trop gros pour être honnête.

Love et à demain (ouais j'accélère #RohffVoice du post)

« AH NON, JE NE SUIS PAS FÉMINISTE! »

10.9.14

cher kirkland

Cher qui fait des cabrioles avec ses rollers est quand même vachement kiki ♡__♡ )




( Viens on écoute les Roots )

Après avoir visionné la vidéo d'une fille qui se défendait (encore... ces choses là sont courantes...) d'être féministe (alors même qu'elle semblait se préoccuper de la condition des femmes) j'ai eu vraiment envie d'aborder la question avec vous. Ca risque de se faire en 1000 volets mais on a le temps...

Ca fait 453 fois (la meuf compte) que j'entends des femmes préciser en société ou en tête-à-tête qu'elles ne sont sûrement pas féministes. Après elles (et ils aussi mais là on ne parle pas de ça) précisent que les combats des féministes sont souvent mal ciblés, bourgeois et qu'ils ne traitent que de trucs pas graves (la question du nivellement et de la légitimité des combats à mener est, remarquez, une méthode infaillible pour décrédibiliser un mouvement).

Dans leur bouche le mot "féministe" fait presque gros mot. À les entendre, être féministe ça serait mal.
Je comprenais pas trop leur truc, surtout que je voyais bien que ce discours se généralisait.
Tout se confondait, le contenu et les expressions du contenus. Evidemment on a toutes et tous des sensibilités, des manières d'entendre les choses différentes, mais comment ne pas être sensible à un mouvement qui vise l'égalité totale dont nous serions mes congénères et moi bénéficiaires. Ca n'a pour moi aucun sens et présenter le féminisme et la lutte contre le patriarcat comme un mouvement anti-hommes est d'une grande malhonnêteté intellectuelle.

Je ne sais pas si vous avez vu la promo du film Sous les jupes des filles d'Audrey Dana.
Indépendamment du fait que le film m'a mise super mal à l'aise et que son propos est discutable sa promo était super coton.

Notre Vanessa nationale (que j'aime beaucoup) à 1 minute de la vidéo que je vous mets juste en dessous nous dit "c'est un très beau film de femmes, sur les femmes... absolument pas féministe..".
Au "absolument pas féministe", petite moue boudeuse pour bien marquer sa distance prise avec le propos.
Elle ajoute "C'est un film sur les femmes sous toutes leurs coutures...".
Si tu me demandes, de mon côté  j'espère surtout ne pas être de ce type de couture, sinon ça craint, mais là n'est pas le propos.


Si féministe c'est un gros mot on est quand même pas sorti, tu trouves pas?

Imaginer que qualifier ce film de féministe serait clivant et exclurait une partie des spectateurs me gêne profondément... Ceci dit, bienheureux les spectateurs exclus...

Moi, Marie, j'aimerais être féministe. Sincèrement. Je ne me trouve jamais assez engagée sur la question, par lâcheté probablement mais aussi par paresse ce qui est encore pire...

Si le féminisme est (et c'est ce qu'il est) un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes, alors pourquoi je ne voudrais pas être taxée d'appartenir à ce mouvement.

Vanessa pourquoi bordel?

Tiens un exemple gentillet parmi 1000:

Cet été j'ai bossé aux côtés d'un homme (plus de 60 ans) qui n'était pas du tout mon supérieur hiérarchique, techniquement nous étions sur un pied d'égalité.
Il était plutôt bienveillant à mon égard, sincèrement, mais tout ce qu'il faisait sonnait comme "paternaliste".
Alors bien sûr il y avait cette histoire d'âge entre nous, mais ça n'était pas tout, il me parlait aussi comme ça parce que j'étais une femme. Alors en soi, ça n'était pas grand chose, ni violence, ni agressivité, juste l'impression qu'il me parlait comme à une petite nunuche dont il devait prendre soin... Et cet été, ça m'a gonflé de penser que son paternalisme "tendre" était la meilleure option que je pouvais tirer de cette situation et de nos échanges.

En fait, ce que je voulais surtout vous dire c'est que je veux être féministe, je ne comprends même pas qu'on puisse dire, suggérer que c'est une mauvaise chose. C'est une grande chose de vouloir l'égalité de droits totale, comment on a pu en arriver à faire passer ça comme un truc d'aigreur ou d'anti-hommes, ça n'a aucun sens. Et ça n'a aucun sens que la plupart des filles se disent que si elles se qualifient elles-mêmes de féministes elles seront rejetées, voire plus aimables... Donc désirables... Ca craint sérieux, non? 

RETOUR

9.9.14

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(Bonne grosse chanson qui sent bien les corps à corps et autres voluptés que j'ai trainée (la chanson) tout l'été avec acharnement) 


 Bon, si tu me lis depuis longtemps tu sais que mes retours post-été sur le blog sont toujours un peu tendus parce que:
1) J'ai le trac... Si je te jure...
2) J'ai l'impression de n'avoir rien à vous raconter.
3) Je ne sais même plus par où commencer. Alors que j'en ai sûrement des trucs à dire!
4) Je me sens nunuche, étrangère par chez moi ce qui est quand même n'importe quoi...

Donc comme chaque année:

1) Je mets des plombes à revenir, faisant traîner l'été plus que de raison... Ce qui donne l'étrange impression que j'en fous pas une à prendre des vacances à rallonge... Alors que c'est juste des vacances de blog... Si je te jure...
2) Je me dis que je veux faire grandir plus mon blog, quitte à y aller autant y aller franchement...
3) Et puis je regarde les gros blogs, beaux, aboutis, belle ligne éditoriale et puis finalement je me dis que non... Ca a l'air dur cette histoire, déjà que je sais même pas monter une vidéo...
4) Donc j'écris un post de retour pour me rassurer et surtout pour relancer la machine. Ouais la machine, carrément!

En revanche ce que je peux te dire c'est que:

1) Je vais bien.
2) Très bien même.
3) J'espère que toi aussi...
4) Et que évidement comme ce n'est qu'un post de remise en jambes, je n'y dis pas grand chose et donc que je reviens demain... La tête de ma mère ♡

SO SORRY MAIS BONNES VACANCES

16.7.14

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Je suis la plus mauvaise blogueuse estivale...
Je vais bien.
Je vous embrasse et vous souhaite le plus bel été (je ne vais probablement pas beaucoup poster, mais vous savez déjà comment je suis trop une grosse lâcheuse l'été).

Je vous souhaite du kif, du beach-volley, des gâteaux gras, des côtes de boeuf grillées au barbecue, des Trivial Poursuit gagnés, des madison, des copains,  du soleil, de l'huile solaire, de la sueur, des rires, un peu de pluie, de la légèreté. Plein de légèreté avec plein de rire.

Amuse toi bien cet été.
Tu vas me manquer...







MACÉDOINE (MAIS JE NE CROIS PAS T'AVOIR DIT QU'EN FAIT, J'AIME PAS LA MACÉDOINE)

26.6.14

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(Karl par Antonio Lopez... ouais je suis très monomaniaque de la période en ce moment)


Des mois que je n'ai pas fait de macédoine (genre ça manquait :-))

✔︎ Viens, on a besoin de rien, on fait pas les soldes. Qu'est ce qu'on s'en fout d'une nouvelle paire de pompes... Ou d'un énième t-shirt blanc...

✔︎ En attendant que Frank loving Ocean ne ressorte un album (bientôt cette année y en a qui disent), on peut quand même continuer Channel orange jusqu'à l'usure (même si l'usure n'arrive jamais dans mon cas).



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 ✔︎ Le vendredi 4 juillet, au Point Ephémère (à Paris donc) passe le groupe The Internet dont je vous parle souvent (15 balles l'entrée).
Je ne pourrai pas y aller, mais parce que la procuration c'est toujours mieux que rien, allez-y et racontez moi comme c'était bien, comme Syd et Matt ont assuré.
En vous remerciant.
Pour faire le lien, je vous mets le remix (ils en font beaucoup) qu'ils ont fait pour Blue Jeans de Lana Del Rey





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✔︎ J'ai vu quantité de navets ces dernières semaines au cinéma (la comédie française me fait très très mal à mon petit coeur...) mais j'ai aussi vu un film que j'ai fort aimé.

Un peu après la Terre entière, je suis allée voir Maléfique de Robert Stromberg et j'ai adoré.
Je crois les critiques sérieuses sont nettement plus mitigées mais alors de mon côté, ça a été pupilles écarquillées tout du long, coeur qui bat fort, yeux mouillés, mains qui se tordent pendant 1h30.
Ca faisait super longtemps qu'un film ne m'avait pas autant emballé (tout me décevait en ce moment), mais là. C'était hyper bien, hyper grand, hyper beau.
Et autant j'ai une sympathie très relative pour Angelina Jolie, autant là, elle déchire.
Sa beauté est dingue elle joue divinement bien et puis ce film (pourtant produit par Disney) traite de l'ambivalence, des questions éthiques avec autant de simplicité que de profondeur et c'est pas si courant.
Je vous conseille la lecture de cet article dans Slate qui parle de toutes ces choses mieux que moi.
Le générique de fin, sublime reprise de Once upon a dream par Lana Del Rey.




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( Photo The Sartorialist )

✔︎ Cet été sera Clubmaster je sais pas si t'as vu.
Et il sera surtout Clubmaster gros modèle.
Les lunettes sont un immense snobisme chez moi, j'ai plusieurs paires de Ray-Ban depuis plusieurs années (ma première ayant été achetée avec ma première paye l'année de mes 16 ans c'est dire).
Ma préférence ultime sont les Aviator tour doré verres verts mais je suis versatile de la question.
Si je n'en avais qu'une seule paire ça sera elle.
J'ai déjà une paire de Clubmaster depuis 5 ans je crois, mais le petit modèle (49 mm) mais c'est plutôt les grandes qui sont canons, rapport qu'avec mes cheveux, le truc le plus petit sur mon visage s'égare très vite.
Alors je ne sais pas tellement si c'est parce que j'en voulais ou pas, mais j'arrêtais pas d'en voir partout des Clubmaster dans sa version simple mais aussi dans sa version Retrosuperfuture aka Super, plus girly, qui s'appelle la Ilaria (portée très joliment de Lisa mais impossible de retrouver une image). La La Ilaria est une sorte de Clubmaster croisée avec des lunettes de secrétaire un peu salace (suis-je la seule à y voir cet esprit ?)

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✔︎ Et enfin, un morceau que j'ai découvert il y a peu (alors qu'il a 3 ans), grâce à mon ami que j'aime, Karim.
C'est Bernhoft et ça s'appelle C'mon Talk et ça tape.
Alors au nom de l'été et du R&B écoute ce truc si tu ne connais pas tu vas aimer (si t'aimes souvent ce que j'aime).




Bisous smack

FOOTING ET ACRASIE

24.6.14

Edwige

( Edwige Belmore, aka la meuf qui faisait entrer les gens au Palace )





« Ce que je veux, je ne le fais pas ; ce que je ne veux pas, je le fais. »

Saint Paul

Fin de semaine dernière, je vais faire mon troisième footing de la semaine.
Il fait beau, je sors de l'hôtel où je suis pour essayer de trouver un lieu pratique voire joli pour pouvoir courir agréable.
Il fait chaud, je cours depuis 300 mètres quand je tombe sur un mini-stade. Je crois ne plus avoir couru sur une piste comme ça depuis la 5ème E, alors j'y vais, fais semblant d'être pleine d'entrain pour que ça passe le plus vite possible.

Je suis tout de suite claquée. J'essaie de faire décrocher mon esprit parce que clairement j'ai pas envie.
Je vais pas faire la belle, j'ai très, très rarement envie de courir, ce qui joue en ma faveur, en revanche, c'est que j'ai le sens du devoir.
Je suis capable de faire des choses qui ne sont pas agréables pour moi si peu qu'elles m'apportent des bénéfices.
J'arrive à me raisonner mais cette course est dure... Et puis je sens mon corps. Je le trouve lourd.
J'étais la sportive menue, celle dont le corps ne l'encombrait pas, celle qui ne le sentait même pas, celle qui était tout le temps légère, qui ne sentait pas ses articulations, celle qui volait quoi (j'en fais des caisses, mais tu vois ce que je veux dire).
Je ne savais pas que le corps pouvait être un obstacle.
Alors là, sur la piste, j'ai chaud, je me galère sa race, l'impression que je n'arrive pas à me porter. Je me mets à chouiner. Et vas y que je pleure en pestant que c'est pas juste, que bordel j'en fais des efforts, plus que j'en ai jamais fait (en sport) et pourquoi ça marche pas? Pourquoi je progresse pas?

Ca fait 5 mois que je cours, que je suis persévérante, que je fais de mon mieux, que je baisse pas les bras et putain, j'ai l'impression d'à peine progresser.
Je ne me sens pas mieux dans mes pas, mon corps est lourd toujours (beau comme du Baudelaire ma rime) et ça me soule...
Mais je continue, en pleurant, en pestant, 3 mômes jouent près d'un arbre, à se balancer des pommes de pin, quand je passe à côté d'eux, je fais mine que je suis digne tout de même, faut pas déconner.

Et puis ça passe. je continue à courir, le temps qu'il fallait. Je rentre. Et demande sur Twitter "c'est quand que courir sera agréable?"
Quelqu'un me dit "3 semaines, 1 mois et ça va venir, courage".

Je suis dépitée, pourquoi  c'est toujours profondément relou pour moi?
Ca fait des mois et même si j'ai connu quelques vagues moments de grâce, ça ne ressemble surtout qu'à un putain de labeur ce truc...
Je ne veux pas arrêter mes lamentations ne sont pas une raison suffisante, mais si ça pouvait être cool, ça ferait pas de mal.

Je suis tombée quelques jours plus tard sur un article sur L'acrasie (tu te demandes comment je tombe sur ce genre de choses? ben je les cherche... Bienvenue dans ma tête!)

L'acrasie, c'est le fait d'agir à l'encontre de son meilleur jugement (un truc de philo qu'on pourrait qualifier de "faiblesse de la volonté").

Exemple simple: tu sais que le tabac c'est tout pourri. Tout te le dit, tu le sais profondément mais malgré tout tu continues à fumer. C'est une acrasie.

Ou genre t'es amoureuse du meilleur copain de ton mec, et clairement ça serait sale de succomber.
tu n'as aucune raison de le faire (rationnellement j'entends) mais dominée par tes désirs, tu peux aussi basculer basculer du côté obscur.
C'est aussi manger des cochonneries à longueur de journée tout en sachant que pour vivre en forme, c'est pas le mieux.
L'article distingue deux éléments, ce qui est bon (pour soi par exemple) de ce qui est plaisant.
L'un et l'autre ne vont pas forcément ensemble.
Est bon ce qui est bénéfique. S'entrainer par exemple pour avoir le coeur qui fonctionne bien.
C'est (pour moi en tous cas) nettement moins agréable que de manger des Pim's en matant des séries (Black mirror en ce moment, j'en reparlerai) moitié cul nu sur mon canapé.

C'est donc une réflexion autour du terme, du temps. Ce qui est agréable est court termite (et possiblement source de désagréments dans le futur) et ce qui est bon voit loin et aura des conséquences positives.

(Si j'ai fait des erreurs d'interprétation, n'hésitez pas à me le dire en commentaire, je ne suis pas susceptible)

Bref, (j'en ai perdu la moitié là), cette course en larmes (mais je suis une chochotte donc je me suis modérément émue de tout ça) a réussi à mettre des impressions sur un truc que je sentais déjà depuis quelques temps. La lecture de ce texte autour de l'acrasie m'a juste permis de mettre des mots dessus.

Je ne cours pas par plaisir.
La course n'est pas pour moi source de plaisir, elle est source de fierté, c'est à ça qu'elle me sert. Je fais quelques chose contre mon plaisir immédiat, je fais un truc à long terme. C'est à ça que ça sert.

Tahu.

Après, c'est peut-être histoire de me rassurer cette histoire de "volonté vs "faiblesse de volonté", alors si t'es des plans, des astuces, pour m'aider à progresser, je prends quand même. On est pas des bêtes.

Bonne journée, bisous snack.

DORS BIEN

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