LA MUSIQUE EN 2014

23.1.15

guetto blaster


Salut les copains, bon petit retour musical sur l'année écoulée. J'aime bien faire des listes de musique, vous le savez déjà.
Cette année n'a pas été, musicalement, exceptionnelle pour moi, j'ai moins découvert de trucs qui m'ont retourné comme d'autres années mais y a quand même 2 ou 3 trucs que j'ai aimés.
Ce n'est pas un classement, juste une liste sans ordre.
Mon année 2014 a été très très féminine...

YELLE, COMPLÈTEMENT FOU 

Yelle

J'aime beaucoup Yelle depuis Je veux te voir, depuis le début quoi!
Quand le premier morceau de leur album Complètement fou a filtré en Juin, Bouquet final, j'ai bien dû l'écouter 60 fois d'affilé (je suis ultra monomanique depuis l'enfance, je peux écouter une même musique des jours et des jours).


Et finalement, tout l'album s'est révélé être super cool. Préférence pour Coca sans bulle, Nuit de baise 1 et 2, Dire qu'on va tous mourir (mon côté gai et optimiste) et Un jour viendra.
C'est très étrange le cas Yelle pour moi parce que je n'écoute plus tellement de pop électro comme ça depuis longtemps, mais j'ai une vraie tendresse pour ce qu'ils font (et ils sont bretons, ce que je trouve encore plus cool... Ouais je suis corporate Bretagne depuis peu, ne me juge pas!)


CAMELIA JORDANA, DANS LA PEAU

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J'ai beaucoup beaucoup écouté le deuxième album de Camelia Jordana, Dans la peau.
J'en avais plus ou moins rien à carrer de ce que faisait cette fille mais j'ai écouté son album après lu plusieurs critiques élogieuses.
À la première écoute, sans plus, et puis finalement certaines sont devenues mes préférences de l'année, je les chantonne par coeur avec beaucoup d'entrain: Comment lui dire, Sarah sait, Jeune homme, Brigitte dit vrai et Miramar que je trouve sublime.



CHRISTINE AND THE QUEENS

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Je crois qu'on a déjà bien parlé d'elle , mais quand même un petit rappel pour dire que 2014 a été pas mal bercé par le premier album de Christine and the queens ne me paraît pas être du luxe.

Nuit 17 à 52 la plus jolie je trouve...




SIA, 1000 FORMS OF FEAR


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 J'ai découvert Sia en 2005 ou 2006 au moment du trailer de la saison 5 de Six feet under. Pas l'épisode, le trailer ( Breathe Me, est la chanson de "la bande-annonce" de la saison 5... Et aussi bien sûr la musique de la sublime fin de cette série... Six feet under est une grande série et sa fin est une grande fin...)


J'ai beaucoup écouté l'album Colour the small world sorti en 2004 et puis je l'ai un peu perdu de vue. Son duo avec Guetta m'ayant achevé je n'écoutais plus ce qu'elle faisait.

Quand le morceau Chandelier est sorti, je n'ai pas accroché dans l'immédiat, sa voix était très proche de Rihanna (elle a écrit des morceaux pour elle, Diamonds notamment) et je ne trouvais pas le morceau "catchy" et puis finalement... Et puis comme souvent avec les tubes, j'ai commencé à l'aimer de plus en plus.
J'ai découvert son album, 1000 forms of fear et je dois dire que j'ai été vachement touchée par ce que fait cette fille. Encore touchée je veux dire...



(La version avec Diplo et The Weeknd est plus réussie que celle du clip original je trouve) 


YASMINE HAMDAN


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J'ai écouté vachement Yasmine, quand elle s'appelait Y.A.S et qu'elle bossait avec Mirwais pour son album Arabology et puis j'ai oublié.
Je l'ai redécouverte en début d'année en allant voir le film de Jim Jarmusch, Only Lovers left alive dans une scène sublime où elle chante dans un bar de Tanger.


Alors je recherchais ce que faisais cette fille. J'ai découvert qu'elle était libanaise, qu'elle avait chanté dans un groupe assez culte Soapkills et qu'elle avait sorti un album en 2013.
L'album est très beau, assez triste mais si beau...





FRANK OCEAN, TOUT


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J'attends très très impatiemment le successeur de Channel Orange, son premier album. Album que j'ai encore outrageusement écouté cette année. C'est rare au vu de mon rapport versatile à la musique que je bloque autant sur un artiste.
J'adore Frank Ocean très fort dans mon petit coeur qui bat pour lui... Alors je me suis accrochée au peu de trucs qui sortaient et ai réécouté des tas de sons...



 




LES TUBES

Et puis il y a eu quelques chansons qui m'ont plus comme ça... Certaines que je connaissais déjà hyper bien mais que j'ai redécouvertes cette année.


 





(je crois que c'est elle que j'ai plus écoutée cette année)



Vous savez comme j'adore découvrir de nouvelles choses donc dites-moi ce que vous, vous avez écouté en 2014...

WILLOW SMITH INTERDIMENSIONAL TESSERACT

21.1.15

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Willow Smith a sorti un nouvel EP, Interdimensional Tesseract et je l'ai trouvé assez cool.
Voilà, c'était tout. 




Il est téléchargeable ici


Et puis y a toujours la musique que fait Jaden, son frère et qu'on (enfin moi) aime bien aussi...

 

MINIMALISME 1, SORTIR DE LA FLAGELLATION ET DU REPROCHE

20.1.15

La fille en noir et gris


Reprenons ( l'introduction de ce post se trouve juste là ) là où on s'était arrêté.

Je me suis dit que la première étape pour aborder sereinement les problématiques liées à la compulsion et à l'accumulation d'objets dont nous n'avons ni besoin ni envie, c'est de se débarrasser durablement de l'auto-reproche et de l'auto-flagellation ( toutes proportions gardées, mais vous voyez ce que je veux dire ).

Je vais prendre mon exemple, ça illustrera mieux les choses (et pis merde mon nombril quoi!).

Quand j'ai senti que je consommais trop, que j'achetais plus que nécessaire et surtout que je n'arrivais pas à me raisonner pour arrêter, je m'en suis d'abord voulue. Je me suis trouvée "nulle", "indisciplinée", incapable d'agir selon ma  propre volonté. Bref, double nul dans ses fesses (i.e, phénomène stérile et sans issue).

Acheter trop, le constater, se dire qu'on va arrêter, voir un pull canon pas cher, lutter 2 minutes, acheter le pull, se dire qu'il est le dernier avant qu'on "reprenne la situation en main", voir une écharpe comme celle qu'on voulait depuis des mois, ah oui des mois... recommencer... Et encore...
Trouver qu'on ne se tient pas, réfléchir à sa propre volonté, pourquoi ne pas réussir à se raisonner, c'est quand même pas dur... Si j'y arrive pas c'est que je suis nulle et incapable de me tenir.

Exemple typique du raisonnement d'auto-flagellation. En plus d'être stérile, je me rends compte maintenant que c'est une pensée bête, primaire. Chercher sa responsabilité, son libre arbitre là-dedans est le meilleur moyen de passer à côté de la question essentielle: "pourquoi j'achète comme ça? Pourquoi je ne peux pas m'arrêter?".

Se comprendre plutôt que se dresser, ça me paraît être un point de départ bienveillant mais surtout un peu plus intéressant que la caricature que l'on peut parfois faire de soi-même.

Donc, dans notre nouvelle démarche autour de l'épure, il va falloir se débarrasser de cette première chose, ne plus s'en vouloir (sûrement que certaines et certains ne sont pas là-dedans mais j'imagine que d'autres, dont je suis, le sont).

Arrêter de croire que j'ai un pouvoir absolu et total sur moi (ce que pourtant on entend tout autour nous, le fameux "si on veut on peut"... Mais est-ce si simple que cela? Tout le monde ou presque veut arrêter de fumer. Tout le monde veut vivre ses rêves. Tout le monde veut être heureux... Et pourtant... Donc le fastoche "si tu veux tu peux", on va pour le moment le mettre de côté, il ne m'a apportée jusqu'à maintenant qu'un peu plus de culpabilité pour guère de résultat).

Imaginons, sait-on jamais, que tout ça n'est pas qu'une histoire de volonté.
Si volonté il y'a (en tous cas telle que décrite par un paquet de bouquins de développement personnel, par exemple) elle est forcément mue par ma raison, mon cerveau, mes pensées?
A priori oui, alors pourquoi ça ne marche pas? Pourquoi je continue à acheter alors même que je ne le veux plus et que surtout, ça ne m'apporte rien de bien dans ma vie ( perte d'argent, de temps... )

Donc, si ça ne marche pas, c'est que ce n'est, tout simplement, pas une histoire de volonté (en tous cas au sens classique du terme).
C'est autre chose. Être responsable c'est aussi comprendre qu'il y a des raisons derrière chaque acte. Si je fais ceci ou cela, c'est bien pour quelque chose, ça ne vient pas de nulle part, je suis, d'une certaine manière, conditionnée à agir de la sorte.

Se détacher du reproche, c'est aborder ce "problème" avec plus de confiance et surtout ne pas "haïr" cela en soi ou chercher à se dresser pour éliminer les choses qui en nous, ne nous conviennent pas.

Il faut d'abord comprendre pourquoi je, tu fais ça, et ensuite, trouver des solutions en relation directe avec les manquements qui ont provoqué cette fragilité là (et ces manquements sont divers et variés, il n'y a pas de solution unique pour tout le monde).
Ca me parait être une bonne première étape pour aborder les suivantes avec plus de détachement...

Sortir de l'émotion pour entrer dans une démarche un pilou plus réflexive... Non?

Bisous smack, bonne journée les copains.


LE SPORT EN 2014

19.1.15

Battle Atlanta wand


 « Soyez sportifs assidûment, ça trempe le caractère, ça blinde, ça donne du souffle et de l'endurance, ça fait de l'effort quotidien un ami fidèle et familier qui finit toujours par conduire au succès.»

 Edmond Roudnitska, parfurmeur (Femme, Diorissimo, Eau sauvage ...)



 

Je n'ai encore fait aucun "bilan" de l'année 2014, mais comme j'adore ça, je remédie tout de suite à cela en commençant par un bilan sportif (on fera cinoche, musique, sapes et make up aussi).

J'en ai parlé dans plusieurs billets, 2014 a été l'année de ma remise au sport "sérieuse". Quand je dis sérieuse, je veux dire régulière. J'ai couru cette année (surtout cette fin d'année) 2 à 3 fois par semaine. Après je reste dans ma tête une vraie néophyte et ne pense pas encore à faire une "vraie" course, une compétition, mais je ne sais même pas si j'en ai tellement envie en même temps...

Alors voilà ce que ma pratique sportive en 2014 m'aura appris: 

✔︎ Je suis mauvaise en course, je n'ai aucune aptitude réelle pour cette pratique sportive là. C'est sûrement la raison qui a fait que j'ai eu du mal à m'y tenir pendant plusieurs années, mais maintenant c'est devenue la raison pour laquelle je m'y tiens.
Si vous voulez, de votre côté, commencer le sport, soyons clair, il vous sera plus facile de vous tenir à une activité sportive dans laquelle vous vous sentez à l'aise, dans laquelle vous prenez du plaisir, mais pour une raison qui m'échappe encore, l'avantage principal que je tire de la course vient de ma prise de plaisir relative (et rare) de cette pratique.
J'ai toujours fait des activités, sportives notamment, dans lesquelles j'étais plutôt douée. Pas championne olympique mais avec des facilités qui nécessitaient peu de travail. Et comme j'avais des facilités, ça me coûtait peu de les pratiquer et surtout j'en tirais un avantage "d'orgueil" non négligeable.
Là, c'est autre chose. J'apprends enfin à perdre et à remonter en selle malgré mes résultats aussi très relatifs.
Je continue la course aussi parce que je suis mauvaise coureuse mais j'estime que ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas essayer encore et encore. Être une piètre coureuse, l'assumer et pratiquer malgré cela, c'est bon pour ce que j'ai.
Et au bout du compte, j'en retire un truc profond, une fierté de remonter en selle alors même que je casse pas 3 pattes à un canard.
Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...

✔︎ Emballée par une pratique où je suis moitié nulle, tout un champs d'activité s'offre à moi... Le baby-foot, le skate, l'italien, la cuisine et encore plein de trucs en 2015 où je serai débutante donc un peu nulle mais ça sera pas grave.

✔︎ Envisager les activités en dehors du champs de la réussite est un monde tout nouveau pour moi. La mauvaise perdante (je suis super gravos ayant 80 % de mes copains refusant de jouer avec moi voyant comme je suis agréable et sympathique quand je perds) est bien emmerdée, j'ai de moins en moins besoin d'elle... bon c'est pas complètement réglé cette histoire mais c'est mieux.

✔︎ Même si je sais que je suis pas une championne de course, je me laissais facilement démoraliser par des mauvais chronos. Voir que des meufs faisaient un kilomètre en 5 ou 6 minutes et que j'en étais loin avait tendance, malgré ce que j'avais pu dire, à me faire me sentir comme une grosse patate incapable d'activer ses jambes. Sur les conseils de mon mec j'ai arrêté l'appli (Runastic) qui faisait que je sortais de chaque sortie course démoralisée. Je ne faisais jamais assez bien et ça avait l'effet inverse que ce que cela devait provoquait. La course est un outil de fierté, je ne cherche pas à être une championne donc je dégage le moindre truc qui m'éloigne de ces sentiments positifs. Pour le moment, les applis, je les laisse de côté. Ca me laisse dans une sorte de flou artistique qui fait que je ne sais pas tellement à quelle vitesse je cours, donc je crois faire bien mieux que ce qui se passe dans les faits. Après, est-ce important de ne pas bovaryser dans le sport? Non je ne le crois pas, l'important c'est de kiffer.

✔︎ J'ai couru avec des gens cette année. Ca a été une épreuve, sûre d'être trop lente je disais tout le temps que je ne voulais pas... En fait je ne voulais pas courir parce que je n'aimais panse pas  être la meilleure dans une activité (sinon la maturité en 2015 est à mon programme oui... Non parce que là je me rends parfaitement compte du ridicule total de la situation. Ne me juge pas!).
Et ça s'est révélé être une très bonne chose finalement. J'avais anticipé chaque course par un "ouais tu sais je cours doucement, tu risques de t'ennuyer, ça va être nul pour toi" alors quand les gens venaient courir avec moi ils étaient sûrs que je me faisais doubler par les marcheurs tellement j'en avais fait des caisses. 
Et finalement le regard et mots (ceux de mon mec qui a fait beaucoup d'athlé) m'ont vachement rassurés. Il m'a dit que mon rythme était assez bon...  D'un coup tous mes complexes liés aux photos instagram où je voyais des nanas courir beaucoup plus vite que moi se sont évanouis.

✔︎ Le blog de d'Anne Dubnidu toujours aussi inspirant.

✔︎ J'espère garder cette pratique là en 2015. Je n'ai pas d'objectif à proprement parler, simplement l'envie de continuer. Ce qui me paraît déjà pas mal.
Je continuerai à vous en parler régulièrement...

✔︎ Je viens juste de lire le dernier billet de Géraldine et ça me paraissait assez chouette de terminer sur la vidéo dont elle parle. 



Bisous smack et bon lundi


VIDÉO DU WEEK-END, DIMANCHE 18 JANVIER

18.1.15

Ca fait longtemps qu'on a pas regardé une petite vidéo TED, hein?

 

MINIMALISME INTRODUCTION

16.1.15

Matthew

Matthew Gray (oh God) Gubler



J'ai de nouveau très envie de reparler de mode et de consommation ici, parce que  l'expérience "Dead Fleurette" et toutes les problématiques qu'elle implique continuent à profondément m'intéresser.

Je vais peut-être refaire un point pour ceux qui débarquent et qui n'étaient pas là quand ce blog s'interrogeait sur l'épure.

Il y a de cela 3 ou 4 ans, j'avais entamé sur le blog une réflexion autour de la surconsommation de vêtements (et de make-up).
Ayant une tendance à en vouloir toujours plus, toujours d'autres, j'avais commencé à voir qu'il y a fait un souci avec cet insatiable désir et ce malaise, je l'ai ressenti bien avant de commencer ce blog. Je le précise parce beaucoup d'entre vous nous avaient confié en commentaires que les blogs mode avaient été le déclencheur de leur envie de s'acheter toujours plus de choses. En gros, si elles n'avaient pas vu des filles comme elles, simplement comme elles, pouvoir s'acheter de plus en plus de choses, de plus en plus souvent, elles auraient continué à consommer "normalement".
Ce n'était clairement pas mon cas, cette tendance je l'avais en moi depuis longtemps. Me retrouver à écrire un blog mode n'était qu'une "conséquence" (joyeuse dans le cas présent) de cette "obsession vestimentaire et d'apparence".

Comme vous l'avez vous aussi constaté j'imagine, le shopping à tout va est devenu une quasi norme, les blogs mode / shopping n'en étant pas à l'origine, comme je l'ai parfois cru, mais plutôt un symptôme parmi tant d'autres.
Tout le monde consomme de plus en plus, la fast-fashion se transforme même en ultra fast-fashion, alors évidement les blogs sapes ne pouvaient exister que dans ce type de contexte.
Après on en pense ce que l'on veut de cette ultra consommation, on peut trouver que c'est bien ou pas bien mais ce n'est pas la question dans ce qui m'intéresse.

Si j'avais trouvé il y a quelques années, que ce n'était pas "bien" dans mon cas de tant consommer, c'était pour une raison tout à fait pragmatique: Je consommais au-delà de ce que mes finances me permettaient.
Etudiante, mon pôle principal de dépenses était les fringues et de très très loin... Après que ça soit ma priorité du moment, admettons, y a  bien des mecs qui font du tunnig et d'autres qui collectionnent des comics, chacun son truc. Le vrai souci, c'est que quand mes finances ne m'ont plus permis d'acheter un bête foulard chez H&M, je suis devenue triste, frustrée et un peu vide.
Ca allait bien au-delà de "j'm'achète une connerie parce que j'ai passé une mauvaise journée, histoire de me remonter le moral".
Et ce n'était pas qu'une question d'argent. Un pote m'a dit un jour qu'il faudrait que je gagne tant d'argent pour pouvoir dépenser comme je le voulais. Mais je sentais qu'au fond, ce n'était pas ça. Si j'en avais gagné plus j'en aurais dépensé plus et me serais retrouvée dans la même situation. Ce n'était pas une question de moyens. D'ailleurs, heureusement, je crois que je n'ai jamais fait partir mon blog dans la direction de la monétisation, déjà que c'est tendu sans ça, alors imaginez si en plus on m'avait permis de choisir des fringues pour des centaines d'euros tous les mois... Ca aurait été bien pire.

Bref...
Ce qui avait été d'abord un système de récompense, m'acheter une fringue (ou un blush, on s'en fout c'est pareil) s'était transformé en une habitude. Une habitude que je devais pratiquer sous peine de me retrouver triste. On reviendra dans un prochain billet à ce point de départ qui fait basculer l'acte d'achat comme récompense(et aux raisons qui font que l'on choisit l'achat comme récompense) à l'acte d'achat ancré durablement dans le cerveau et qui s'appelle communément une habitude.

Pour ce qui est du présent, j'ai senti qu'il y avait de nouveau un souci quand j'ai vu que j'avais acheté un rouge à lèvres que j'avais déjà. Que j'en avais de nouveau trop...
Donc, il a bien fallu que je recommence, c'est pas grave, si c'est une habitude, c'est comme le tabac. On réussit pas forcément du premier coup à arrêter, c'est pas une raison pour ne pas ré-essayer.

Donc oui, j'ai acheté de nouveau plus que de raison, pour de mauvaises raisons.

Mais plutôt que de re-passer par des phases de flagellation (ma spécialité tahu!), j'aimerais déconstruire avec vous les processus de construction de la surconsommation / de la compulsion vestimentaire / de la volonté. Non pas que le cerveau puisse venir à bout de tout, tout le temps, mais comprendre c'est déjà se libérer.

 Je vais conclure cette trop longue introduction (que voulez-vous ça m'exalte cette histoire).

En lisant le dernier post de Walinette, je suis tombée sur le lien du blog d'Anuschka, Into-Mind, et j'ai eu un énorme coup de coeur, ça faisait très longtemps que ça n'était pas arrivé à ce point, des années peut-être.
Et tomber sur ce blog grâce à Cécile à ce moment là,  a été un déclencheur pour reprendre ces questionnements et surtout de le faire avec l'envie de les structurer, de les étoffer et de les généraliser.

Into-Mind est un site beau, net, bien construit, intelligent, structuré (my fucking fantasme) et qui parle de "minimalisme" sous plusieurs formes. Elle y traite de consommation responsable, d'armoire "optimum", de moins acheter et plein d'autres trucs que j'ai trouvés vraiment super.
J'ai quelque fois abordé ces questions, mais plutôt en les survolant pourtant elles me passionnent.
Sûrement que vous connaissez déjà ce site mais pour les quelques autres je vous conseille très vivement d'y aller.
Je suis toujours plutôt réfractaire à l'idée de lire des sites en anglais, mon niveau étant relatif, ça ne me dit souvent trop rien de lire des billets en cherchant sans arrêt des traductions. Ma paresse intellectuelle me transforme en une bloggueuse terroir quoi! Mais là, j'ai tout lu, tout, pas survolé, lu.

Donc ça sera le point de départ de cette nouvelle réflexion autour de l'épure, une manière de se fabriquer une boîte à outils qui nous permettra de comprendre, de contrôler nos envies. L'idée étant, bien entendu, de moins et de mieux consommer et de comprendre le type d'enjeux qu'il y a derrière ce type d'habitudes là.

Voilà, j'espère que ça vous emballe autant que moi.

J'aimerais savoir (puisque je sais que certaines et certains lisent ce type de blog), quels sont vos sites références autour de l'épure, du minimalisme et du "less is more". Merci d'avance, même si ces sites sont en anglais, je vais m'empresser de les lire. 

Je vous mets une émission du Gai Savoir (J'adore les échanges de Raphaël et Paola) autour de la question de volonté. C'est passionnant (et bien plus abordable que certaines et certains se disent).
Descartes / Spinoza / la volonté (ouais je sais ça calme, mais promis, c'est vivant et très instructif). Et ça m'a donné des pistes pour comprendre ce qui avait fait que j'avais réussi à arrêter de fumer, comme ça, sans cette volonté au sens classique du terme dont on parle tant.





C'était long... ouais je sais.

Allez bisous smack et très bon week-end à tout le monde. À lundi. 
 

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