ROUTINE CHEVEUX

22.5.15

Salut les copains, j'ai fait une vidéo routine cheveux parce que vous avez été nombreuses à me demander...
Bon là mes cheveux dans la vidéo sont pas au top of the pop (ringos comme expression).
Donc petit selfie des familles pour vous montrer comment ils sont quand ils sont plus en forme...

J'espère que ça vous plaira, je vous love et vous souhaite un très bon week-end.

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✔︎ Shampoing Dop 3 en 1 à l'huile d'olive

✔︎ Après-shampoing Franck Provost expert nutrition beurre de karaté et huile de coco 

✔︎  Soin professionnel Franck Provost ultra nourrissant beurre de karaté et huile de coco 

✔︎ Mythic Oil l'Oréal

DANS TES YEUX

19.5.15

 robertFrankKISS

Photo de Robert Frank




T'avais la main dans mon cou, il faisait encore un peu jour et je roulais le long de la côte, les fenêtres étaient ouvertes, ça faisait du vent dans nos cheveux, les miens me gênaient, volaient devant mes yeux, l'air était chaud, tu me souriais. Ton sourire imparfait est un éclat mon amour. Nos mains se serraient fort, on se regardait avec toute l'ardeur dont on se sentait capable, demain, on allait devoir se séparer pour quelques jours.

Devant le soleil déclinant, on se promettait des trucs avec nos yeux, peut-être qu'on faisait semblant que les choses allaient bien se passer, que rien n'allait ni s'affadir ni s'oublier. Nos rares mots avaient un goût de future consolation, on n'arrêtait pas de se dire que la suite allait être aussi bien, il n'y avait pas de raison, on s'aimait et on s'aimerait aussi en hiver.
Mais en vrai, on n'en savait rien et au fond de nous, c'est même pas sûr qu'on y croyait vraiment. Peut-être que toi tu y croyais, tu crois nettement plus en la vie à chaque seconde que je serai bien incapable de le faire dans toute une vie. Tu devais y croire mais pas moi, pas ce soir là, j'avais le coeur lourd, plutôt sûre que les belles choses s'essoufflent vite, alors je regardais tes yeux, sentais tes mains, entendais ton rire comme s'ils étaient des flashs exceptionnels dans ma vie, que je devais les graver pour les moments lourds, pour les désespoirs, pour les nuits d'insomnie, pour me souvenir de la grâce, pour savoir ce que c'est de t'aimer et d'être aimé par toi.

C'est ce que je me disais, je me concentrais ce soir là parce que je devais absolument me souvenir de toi avec la plus grande précision, retenir les battements de ton coeur, les pauses que tu mets entre certains mots, tes éclats de rire, la manière dont tu me caresses la nuque, ton odeur, ton goût, ta langue, tes mots d'amour, tes gentillesses, tes profondeurs, tes silences, je ne voulais rien oublier parce que j'étais sûre mon amour que tu étais une exception et que je devais profiter de toi parce que ça ne pouvait pas durer, tu ne pouvais pas durer.

Et le long de cette côte, me semblait être la dernière fois, la dernière fois aussi intense avec toi. Est-ce que ces regards, ce soleil qui se couchait, nos mains l'une dans l'autre suffiraient à nous donner envie de se voir une autre fois?
Si je te serrais si fort la main c'est parce que j'y croyais pas mon amour, et si j'y croyais pas c'est parce que tu es une chance. T'aimer, voir tes yeux dans mon rétro, Woodkid à la radio (tu ne sais toujours pas qui est ce mec, j'en suis sûre) et te sentir à mes côtés étaient, pour moi, d'une intensité inouïe. 
En rentrant chez moi, dans la voiture silencieuse, tu as continué à me regarder, qui peut résister à ces regards-là, j'avais l'impression que si un jour tu devais arrêter de me regarder comme ça, j'allais mourir, je ne pourrais pas survivre à ça, ça serait trop dur que tu ne me regardes plus, à quoi j'allais bien pouvoir servir alors?

 Je te demandais d'arrêter, je simulais la pudeur ou la gêne, mais la vérité c'est que je ne m'étais jamais sentie autant en vie qu'à cet instant, là, dans la voiture, avec toi. Tu ne répondais rien quand je te demandais de tourner la tête ou que je singeais l'irritation en te disant "arrête", tu gardais ton sourire en biais, ralentissais tes caresses dans ma nuque pour les rendre quasiment obscènes, j'aimais cette arrogance tranquille et bienveillante que tu avais déjà avec moi. Tu savais qu'être toi était la meilleure chose que tu pouvais me faire. J'ai cédé, je t'ai laissé ma caresser le cou en silence sans me plaindre, la nuit était tombée, tu posais régulièrement un baiser sur ma main que tu avais enlevée du volant pour quelques secondes et que tu remettais vite, tu me trouvais imprudente en voiture, tu ne voulais pas être responsable d'un accident. 

J'étais bien, si tu savais comme j'étais bien, je n'avais pas peur du monde, ni de l'après, ni de tous ces trucs qui, toujours, me terrorisent, non, ta joie me protégeait, j'étais préservée avec toi, parce qu'avec toi mon amour, en regardant le monde avec tes yeux à toi, tout était beau. 

TAF / PASSION / PLAISIR

13.5.15

Asbury-05 Joe Maloney

PHOTO JOE MALONEY 



(Et puis à un moment, Snoop a beau être aux confins du ridicule, il revient et ça fait plaisir)

* POST RTT 

Alors comme je vous le disais dans le post précédent, j'avais très envie d'échanger avec vous autour de la notion de travail telle que l'on entend, de ses limites et de ce qu'elle révèle de la conception globale que l'on se fait de nous et de la société dans laquelle on vit.

En fait c'est en entendant parler sur Youtube une petite nana qui abordait les questions de la monétisation et de la professionnalisation des vidéos YT (et conséquemment des hommes, les youtubeurs podcast gagnant pour certains très correctement leur vie) que j'ai eu envie de reparler de ça.
Comme cela s'est passé il y a quelques années pour les blogs, Youtube est devenu pour certaines et certains un travail à part entière.
Et c'est vrai que si vous regardez des vidéos beauté ou autres, on entend de plus en plus de youtubeurs annoncer qu'ils en vivent, qu'ils arrêtent leurs études, leur taff et qu'ils se jettent dans le grand bain.

La blogosphère beauté ayant un coeur de cible plutôt jeune (pas que mais j'ai cru comprendre que plutôt quand même), entendre une jeune fille d'une vingtaine d'années dire face caméra qu'elle arrête ses études pour faire des vidéos puisqu'elle en vit suffisamment, inquiète certaines et certains qui y voient déjà un mauvais exemple pour la jeunesse (je passe volontairement sur le caractère "genré", caricatural girly, de ces vidéos qui est discutable, mais vu que ce n'est pas le propos, on va faire comme si de rien n'était).

Youtube n'est, pour eux, pas un vrai travail. Ca les met même très très en colère, ils insultent, jugent, s'insurgent, réclament de l'argent aux youtubeurs s'estimant être les seuls responsables du succès de ceux-ci, bref, ils sont super vener.

Comme ça a été le cas au moment où la blogosphère a basculé pour certaines et certains dans une professionnalisation, une partie du lectorat se sent abusé.

De mon côté, la chose que je trouve la plus regrettable dans ce système de monétisation (comme pour les blogs d'ailleurs) c'est que la seule source de revenus soit, d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin, liée à la publicité (mais ça ne va pas du tout être le sujet de ce post, j'en parle pour qu'on puisse passer à autre chose, au vrai sujet).
Ca me gêne également, je n'y trouve rien de particulier à en redire et n'ai pas d'alternative à proposer à ça mais ça rend forcément la trame générale et le propos plus biaisés, moins spontané et moins vrai.
Youtube est allé encore plus loin que les blogs, le rapport aux marques y est tout à fait décomplexé. Bien sûr que la presse féminine ne fait pas mieux sous couvert d'une meilleure professionnalisation voire d'une éthique, mais c'est tout de même dommage que finalement, l'argent, aussi dans le domaine de l'intime et du singulier ait gagné aussi vite.
Ca je trouve ça malencontreux, pas parce que ça appauvrit le propos (certains blogs ou certaines vidéos étant de très bonne facture malgré cela) mais parce que ça définit un mode de fonctionnement.
Faire cela c'est accepté avec docilité les règles du jeu dont nous sommes "victimes" et c'est effectivement plus pernicieux lorsque le discours est dit par une personne pour laquelle nous avons une certaine sympathie.

Mais ce système n'ayant pour le moment pas trouvé d'alternative, il est compliqué d'avoir du contenu de qualité et de la régularité sans contrepartie. Au même titre que regarder du streaming doit forcément être précédé de fenêtres qui s'ouvrent les unes derrière les autres... On a rien sans rien.
Produire ces choses (blogs, vidéos...) prennent du temps, tentez une fois, vous verrez.
Même si ça ne vous parait rien, ce n'est pas rien. Alors il doit forcément exister d'autres solutions mais la pub restant clairement la plus lucrative, on en est toujours là.

Voilà, ça c'est fait, on peut passer à la teneur réelle de ce billet.

Ce que je trouve d'abord intéressant dans ces propos, c'est l'idée que, sous couvert d'un sens moral et d'une certaine idée de la responsabilisation à échelle globale, certaines personnes semblent nous dire qu'elles savent ce qu'est le travail, qu'elles savent ce que les gens doivent faire pour gagner dignement leur vie et visiblement, pour elles les vidéos et les blogs ne sont pas assez dignes. C'est elles qui décident.

Ce a quoi on assiste c'est la professionnalisation d'une passion, ni plus ni moins.
Quelqu'un fait quelque chose qu'il aime, il y prend goût, il construit une communauté, du contenu, augmente son rendement, commence à gagner de l'argent, achète du matériel pour produire du contenu de meilleure qualité, il acquiert des compétences, les abonnés (ou lecteurs) augmentent et ce qui était une passion devient possiblement un travail.

Sauf que le travail c'est chiant, en tous cas c'est ce qu'on a tous plus ou moins entendu depuis toujours.
Ca courbe, ça prend du temps, c'est difficile, c'est pas pour s'amuser, ça coûte, on attend les vacances, on souffle le weekend, on est déprimé le dimanche soir, on doit accepter, ronger son frein, se lever le matin, être fatigué pour pouvoir subvenir à nos besoins les plus élémentaires.

Je ne vais pas vous refaire le topo autour de l'étymologie du mot travail mais dés le début on sent qu'on va pas se marrer (tripalium, instrument de torture antique," whoouuuu la fête, disco night où t'as rangé la téquila qu'on rigole!").

" Profite tant que t'es à l'école, après ça se gâte, alors profite mon enfant!"
"Fais des études longues comme ça tu auras du travail, un bien meilleur que le mien" (tes parents qui n'ont pas le bac à toi bac + 5, la suite on la connaît)
"Travaille, cotise"
Ta mère, ton père, ta tante "putain j'ai envie d'aller de bosser comme de me jeter à l'eau". 

J'ai rapidement compris que la conception du travail, comme activité rémunératrice à base de "je te donne mon temps et mes compétences et toi, en contrepartie tu me donnes de l'oseille" était une valeur tout à fait subjective.

D'un côté les gens qui aiment leur travail et de l'autre ceux qui ne l'aiment pas, ce qui explique les discours cacophoniques sur la question, les gens ne parlent pas forcément de la même chose.
Il y a bien des nuances là-dedans, notre travail des fois on l'aime d'autres moins, parfois c'est dur, d'autres fois excitant, on s'y ennuie et à d'autres moments on s'y amuse, il nous épanouit mais à d'autres occasions on se demande ce qu'on fout là, mais si on devait être un peu caricatural, on dirait qu'il existe deux catégories de travailleurs, ceux heureux de se lever le matin pour aller travailler et les autres.
C'est simpliste je sais mais on fera dans la subtilité dans un autre billet quand on aura dégagé le plus gros.

Le discours autour de la conception du travail est donc déjà biaisé, de quoi parle -t-on?

C'est bien sûr très lié à l'éducation que l'on a reçue. Nos parents avaient-ils un travail dur? Kiffaient-ils? Étaient-ils épanouis? Ou au contraire était-ce très difficile pour eux?

La nature du travail importe peu je crois.
Mon papi a été ouvrier tout de sa vie, à la chaîne, une usine qui fabriquait des pièces de tracteur rachetée depuis par une entreprise chinoise. Il a toujours aimé son travail, il aimait se lever, était enthousiaste de retrouver ses collègues, il s'y sentait valorisé, était syndiqué (le groupe solidaire, cette valeur diminuante dans le monde du travail actuel qui pourtant tenait l'individu dans une certaine forme de bien-être), il était apprécié et était fier de faire partie de cette entreprise.
Sa valeur intrinsèque étant dominée, comme beaucoup de gens de sa génération, par son travail, il a vécu sa retraite comme un drame personnel, l'intuition d'entrer dans l'ère de l'inutilité. Qui était-il sans son travail?
Pour mon papi, on est rien sans travail, un travail sérieux, difficile, le reste, il ne ne comprend même pas ce que ça veut dire.

Pour mon papi, même s'il ignore ce que c'est, un youtubeur qui gagne sa vie en faisant des guignolades devant sa caméra, ça n'a aucun sens. Ce n'est pas un vrai un travail, question de génération.

Si vous avez en tête, comme mon papi, qu'un travail ça doit coûter vraiment, que ça doit être dur et que c'est ça qui lui donne sa vraie définition, j'imagine qu'effectivement ça doit être difficile pour vous de voir quelqu'un vivre d'une passion quelle qu'elle soit.
Mais ce n'est peut-être pas la personne que vous blâmez qui doit remettre en question son système, travailler dans quelque chose que l'on aime pour gagner sa vie ne peut pas être un mal, il ne peut être que le contraire, et si vous pensez que c'est injuste, c'est que vous-mêmes vous n'êtes peut-être pas à la bonne place et que vous enviez, d'une manière ou autre (et c'est bien normal) cette position ô combien enviable de travailler pour quelque chose que l'on aime, pour quelque chose qui a de la valeur pour nous.

On peut tout à fait remettre en question le système de monétisation, de la pub et des autres trucs mais le système même d'aimer profondément son travail et de s'y épanouir ne peut pas être remis en question, je n'arrive, en tous cas, pas y voir sous quel prétexte et pense au contraire que l'utilisation du caractère "moralement" discutable des vidéos n'est qu'un prétexte pour laisser parler "notre côté obscur" parce que ce qui emmerde profondément c'est que certaines personnes kiffent alors que moi (au sens général du terme) je kiffe pas du tout...

Ce qui doit sûrement se cacher derrière ce type de pensée, je me trompe peut-être mais je n'arrive pas à y voir autre chose, c'est le phénomène de l'envie.
Pourquoi prendrait-elle du plaisir à gagner plus d'argent que moi alors que moi je me galère?

Ces questions me passionnent et la déconstruction autour de la notion de travail est très intéressante à creuser.

Volume 1 mais là ça commence à faire trop long.
J'aimerais comme toujours avoir vos avis, vos fulgurances, vos modérations aussi sur la question.

Love bisous.

MACÉDOINE DE PRINTEMPS FRAÎCHE ET ENJOUÉE COMME UN ABRICOT

12.5.15

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Salut les copains, ça va ou quoi? Ca glande bien en ce mois de mai bien foutu pour faire le pont?

Je reviens avec une petite macédoine des familles, ça fait longtemps!

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 Photo tirée du blog de Marline, Lemon coco

✔︎ Je ne crois jamais vous avoir parlé du blog Lemon coco  alors que je l'aime beaucoup.

Pour celles et ceux qui sont intéressés par les démarches minimalistes, les routines less is more,  ce blog devrait clairement vous parler.
Les posts où Marline déconstruit son désir autour de certaines marques (Aesop par exemple) sont très pertinents et permettent d'y voir plus clair dans les constructions que les marques font et développent.
Porter un intérêt aux marques qu'on estime moins mainstream, plus confidentielles, de meilleur goût, nous donne parfois l'impression d'être au-dessus des cibles marketing, d'être moins l'objet de ce genre de choses. Comme si on choisissait le goût plutôt que l'achat.
C'est une vraie réussite pour plusieurs marques, faire croire que l'on achète un modèle de vie de bon goût.
Lire ce post m'a vachement aidé à y voir plus clair derrière mes propres envies.
Aesop est un bon exemple de marque, je n'ai jamais rien essayé de chez eux, à peine senti un pot une fois chez quelqu'un, et c'est vrai que ça sentait bon. Comme la marque est utilisée par de gens que j'aime bien et dont les avis m'importent, j'y suis sensible. Et j'y suis sensible avant même de la connaître, ce qui est quand même un monde, c'est pas normal, et Marline décompose bien ce désir là.
(Autre exemple dans mon cas, la marque de parfum Byredo. J'ai envie d'avoir un parfum de cette marque sans n'avoir jamais rien senti de chez eux. Pourtant qu'il y a t-il de plus immatériel que le parfum, la seule chose qui importe c'est bien ce qu'il sent alors pourquoi avoir envie d'acheter quelque chose dont je ne sais rien de son utilisation première? Par snobisme d'abord (et oui...) mais également parce que les  gens qui représentent la marque font bien le taff, ils m'ont donné l'impression d'être le coeur de cible. Parfum de niche, un peu rare mais pas trop, beau flacon, chic, épuré.)

 Il y a d'autres posts que j'ai trouvés absolument passionnants aussi (notamment celui sur la question du travaildonc je vous conseille vivement d'aller y jeter un oeil.

✔︎ Je pense que je vous ai déjà parlé du groupe CunninLynguists (en toute simplicité, un nom bien cul pour annoncer la couleur) que j'aime beaucoup, qui ne fait plus rien depuis longtemps, mais ça fait toujours plaisir c'est pas grave!




✔︎ En regardant le Facebook de Timai, j'ai découvert le dernier morceau de Willow Smith,
F Q-C #7 (ouais le nom est chelou). Le morceau est cool mais y a surtout un truc que j'ai trouvé particulièrement bien, c'est l'attitude générale de Willow dedans. A 15 ans, elle y apparait comme forte, ne minaude pas (ce qui est si rare que ça mérite d'être souligné), son attitude détonne vachement des autres teenagers qui chantent. Elle est normale et Dieu que ça fait du bien.
Make-up cool, le clip m'a vaguement fait penser à celui de The Internet, Dontcha et j'ai bien aimé.


Ouais très très vaguement mais je vois toujours The internet ou Frank Ocean où que je regarde.

 

✔︎ J'ai regardé 2 nouvelles séries qui m'ont plues et ça fait longtemps qu'on a pas parlé séries.

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La première c'est The Affair, série américaine qui s'intéresse à une relation extra-conjugale et aux conséquences qu'elle a sur deux familles.

L'intérêt principal de cette série c'est qu'elle est construite sur une double narration, d'un côté celle de la femme, Alison jouée par Ruth Wilson ( Alice Morgan, la psychopathe dans Luther qui trouve ici un contre-emploi vraiment chouette... Enfin mieux que chouette vu qu'elle a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice cette année pour le rôle d'Alison) et de l'autre celle de l'homme, Noah joué par Dominic West aka McNulty dans The Wire.
Indépendamment de l'histoire, qui est une enquête policière à flashback / interrogatoires (un peu à la True Detective) et qui en soi intéressante, la double narration s'intéresse aux souvenirs, à leur valeur, à ce qu'ils disent de la réalité, à leur subjectivité, à ce que chacun garde de ce qui s'est passé.
Dans le première épisode, lorsque Noah se remémore sa rencontre avec Alison, il se souvient d'elle comme une créature, belle, sexy, cheveux détachés alors que lorsque l'on voit la rencontre du point d'Alison, on voit à quel point elle se vit différemment. Queue de cheval, petite mine, rien de sexy.
Cette alternance de point de vue sur des éléments semblables (mais pas que) est très étrange à regarder et finalement très instructive. La série réussit bien à mettre en image cette idée que le monde n'est que l'image que l'on s'en fait.
J'ai vachement aimé cette série, c'est très beau, contemplatif, triste, sexy, le mari d'Alison, Cole est joué par Joshua Jackson (aka Pacey dans Dawson) et ça, ça fait plaisir aussi.



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La deuxième c'est The Fall, une série britannique.
The Fall est une enquête policière où le service de police d'Irlande du nord fait appel à un superintendant, Stella Gibson jouée par Gillian Anderson, pour reconsidérer une enquête.
Elle penche rapidement pour un tueur en série, a raison et va rester à Dublin pour diriger l'enquête.
Le tueur en série, que l'on suivra aussi dans une double narration, s'appelle Paul Spector et est joué par Jamie Dornan (Christian Grey dans le navet érotico-déviant, 50 nuances de grey).
The Fall n'est pas une série légère, ça rigole clairement pas tous les jours, c'est relativement glauque (mais je suis une grosse chochotte donc bon c'est à vous de vous faire une idée) mais deux points ont particulièrement retenus mon attention.
Encore une fois, on est face à un tueur méga glauque mais méga bonasse. Et comme souvent ça créé un sentiment tout bizarre en nous... Bon a déjà abordé cette problématique donc je conclus.
Et le deuxième point et pas des moindres, c'est le personnage de Stella. Stella est ultra badass, super bonasse aussi, sexualité ultra libérée, brillante, féministe radicale (je projette mais c'est l'idée que je m'en fais) et voir un personnage comme elle n'est pas chose courante.
Vraiment, je vous conseille vivement.

Allez bisous et bonne journée les copains 

COURSE / TIBIA / VITAMINE D (TITRE PÉTÉ MAIS J'AI RIEN TROUVÉ DE MIEUX)

5.5.15

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Je cours maintenant depuis plus d'un an de manière relativement assidue. Tu vas me dire comme tout le monde vu que ce truc est très, très, très à la mode.

Je vous ai déjà raconté plusieurs fois que j'avais eu (et ai encore parfois) des difficultés à courir, notamment à cause de certaines douleurs.
La vérité c'est que d'abord je courrais à un rythme trop élevé pour mon niveau, grave erreur, ça démotive et on le fait en se sentant nulle (je vais y revenir dans un autre post, parce que y a quand même encore à dire) et surtout que  j'avais une grave carence.

Depuis que je cours, j'ai mal aux tibias. Au départ je me disais que c'était des petits muscles qui, en se formant, créaient des douleurs. Mais je trouvais ça chelou malgré tout parce que quand j'étais chaude (des muscles, rien d'obscène) les douleurs ne disparaissaient pas. Un muscle chaud n'est plus douloureux mais là, à chaque foulée j'avais toujours mal. Difficile de prendre du plaisir comme ça...

J'en parle à mon médecin généraliste qui n'y voit trop rien d'anormal, il me demande ma fréquence d'entrainement, la durée et table plutôt sur une habituation du corps, il lui faut du temps, donc certaines douleurs peuvent être persistantes... Admettons... Sauf que, un an plus tard, j'avais toujours les mêmes douleurs et courir me coûtait vachement. Toujours, à chaque foulée, j'avais mal. La douleur se déplaçait, j'avais déjà vu un podologue et la perspective d'une jambe beaucoup plus longue que l'autre était éloignée... Je sentais que c'était à l'os que j'avais mal, ce qui était une sensation étrange et qui me paraissait peu probable. Peut-on avoir mal à l'os?

J'en reparle à mon médecin et il ne semble toujours pas plus inquiet que ça. Malgré son ton rassurant,  je sais que c'est pas normal et même si mes tibias sont fatigués de la pratique intense du basket c'est quand même bizarre cette histoire.
Je décide d'aller voir un médecin du sport, il sera plus à même d'évaluer mon problème.

Le mec est chouette, il est osthéo et médecin nutritionniste aussi, j'arrive dans son cabinet, il regarde mes tibias, les fait bouger.
Il me dit qu'on va faire une radio pour enlever le doute autour d'une periostite ou d'un cancer (putain malheureux qu'est-ce qu'il a pas dit là) mais aux deux tibias il ne croit ni en la possibilité de l'un ni en la probabilité de l'autre.
Il me dit qu'il penche pour une carence mais ne me précise rien, on fera le point après les radios et les analyses.

Radios, rien de particulier, en revanche la prise de sang révèle une grande carence en vitamine D.
On est beaucoup à être carencé en Vitamine D (genre 80 %) mais je suis à un niveau de vitamine D très très bas.
Dans mon cas je suis quasi à sec, mon médecin me précise qu'on ne voit plus de gens comme moi et qu'il faut sérieusement s'en occuper.
On part donc sur traitement de cheval, grosse ampoule tout de suite +  traitement toutes les semaines (dose de dingue encore quand je regarde la posologie normale et ce que je dois prendre, taquet 5 gouttes par jour et j'en prends 70 par semaine) + il me somme de me mettre tous les jours aux soleil, 15 minute, sans la moindre protection. Après je me protège mais seulement après puisque les crèmes qui protègent des rayons ne permettent pas de fixer la vitamine D.

Je tombe des nues, il savait que ma carence en vitamine D était à l'origine de mon problème, il savait que ces symptômes révélaient ce manque.
J'avais plusieurs problèmes dentaires dont la carence est peut-être aussi à l'origine.

Je trouvais ça intéressant d'en parler parce que, même si vous n'êtes pas au même niveau de carence que le mien, il peut-être intéressant de faire un point là-dessus.

Alors que le discours autour de l'exposition au soleil a bien fonctionné chez la plupart d'entre nous, entendre un toubib me demander de faire tout le contraire de ce que tout le monde dit toujours ça m'a vachement interloquée.

Bref, je dois refaire des analyses sanguines pour voir comment les choses évoluent mais mes douleurs commencent à s'atténuer. C'est évidement pas miraculeux, il m'a bien expliqué que ça mettait un mois ou deux à rentrer dans l'ordre mais j'ai bien fait d'insister.

Même si mon médecin ne voyait rien d'anormal, je savais qu'un truc n'allait pas dans ces douleurs.

Depuis je me mets au soleil ce quart d'heure réglementaire (et quand il fait beau), sans la moindre culpabilité et c'est plutôt cool.
Y a même une nuit où j'ai rêvé que je courrais sans avoir mal, c'était trop bien...

Bisous bonne journée


L'ANGOISSE DU POWER IS IN YOUR HAND

29.4.15

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Photo tellement cool de Stephen Shore


(Ca doit être la troisième fois que je mets ce morceau de Seu Jorge sur ce blog c'est dire)

Vous allez me dire que je suis monomaniaque de la question et je ne pourrais pas vraiment vous contredire.
J'aimerais, malgré tout, savoir quels impacts ont, sur vous et votre moral, les discours crypto-optimistes-auto-volonté qu'on voit de plus en plus se développer autour de nous? (Blogs, sites, magazines...)

Je lis des bouquins de développement personnel depuis très très longtemps (j'en parle régulièrement) et suis plutôt sensible, a priori, aux discours enthousiasmants qu'ils véhiculent.

Le premier que j'ai lu développait l'idée selon laquelle il fallait imaginer son "super soi" ( idée et livre repris dans le très réussi film de Ken Loach, Looking for Eric) et se demandait ce que ce "super soi" ferait devant telle ou telle situation.
Il m'arrive encore de penser à ce "concept d'hypertrophie méliorative" de moi-même, ça permet de voir les choses sous un autre angle et peut booster et mettre une dose de pragmatisme dans ces moments où on a un peu tendance à voir tout en noir.
Mais malgré tout, on ne peut pas nier que le système a un certain nombre de limites.

Depuis quelques mois je trouve que les discours "si tu veux, tu peux", "les belles choses arrivent si on le désire vraiment" de plus en plus pernicieux et anxiogènes. Et surtout je les trouve de plus en plus  "simplistes".
Si au départ il s'agissait d'un coup de boost utile, ça bascule de plus en plus, à mon sens, dans un concept un peu cucul la praloche.

La question du libre-arbitre étant tout à fait relative et les contextes de chacun étant à prendre dans une globalité, généraliser et faire passer pour vérité empirique ce type de raisonnement ne me paraît pas être une bonne chose pour faire avancer le débat et surtout augmenter le bien-être des gens.

Européenne cynique que je suis, je ne peux pas me résoudre à penser de manière tout à fait objective et raisonnée que le modèle de pensée américain de la win est tout à fait cohérent. Sûrement que le mental et l'envie de réussir influent sur nos comportements mais estimer qu'ils sont suffisants me parait un peu light.
Ils désengagent des paramètres plus grands que l'individu (la famille, l'état, la société, le groupe, les différents environnements) dont on sait qu'ils ont une influence réelle le laissant seul et angoissé avec sa vie, sa réussite, ses moyens, son histoire et surtout cette immense culpabilité face à un hypothétique ou réel échec.
La mise en avant de la toute-puissance de l'individu de manière aussi simpliste, sans grille de lecture et avec comme seuls compagnons la volonté et l'envie aboutit, dans la plupart des cas à un échec. Et c'est comme les régimes, si ça ne marche pas ce n'est pas forcément de la faute de individus qui s'y prennent mal ou pas assez bien mais du système lui-même qui est ou limité (incomplet) ou foireux.

Un jour alors que j'étais chez Decathlon pour acheter une combinaison de plongée je me lamentais sur mon corps qui ne rentrait pas bien dans ces mêmes combis. J'avais beau changer de taille, prendre plus grand, ça baillait à certains endroits boudinait à d'autres.
L'explication qui m'est venue dans cette cabine d'essayage, c'est que c'était mon corps qui n'était pas dans la bonne norme. Pas assez féminin dans ses courbes, trop par endroits pas assez à d'autres.
J'appelle mon ami Karim et lui raconte cette histoire.
Il m'écoute attentivement et sans jugement aucun me sort cette phrase,
"c'est marrant toutes mes potes trouvent que leur corps n'est pas assez féminin... Quand elles essaient des nouvelles sapes et que ça ne va pas, elles pensent toujours que le problème c'est leur corps, jamais les fringues. Alors que le problème c'est bien la coupe des fringues qui sont faites pour des filles irréelles et qui ne sont pas la majorité".
Sa phrase m'a immédiatement fait réfléchir... tant que je pensais que c'était mon corps qui était inadapté, je ne voyais pas que le vrai souci, c'était les fringues (mais ça vaut pour plein d'autres trucs). Qu'elles soient ou non le problème n'est pas la question, la question c'est de savoir pourquoi je pense, de manière automatique, que mon corps est le problème dans ce cas. (Je prends ici le cas du corps mais on peut parler aussi des choses plus globales, le soi tout court).
Parce que derrière ces discours là, il y a l'idée que tout est de ma faute, même ce qui échappe à mes choix.


Il y a des contextes favorables à l'épanouissement, à l'ambition, à la volonté, au travail et à la confiance en soi. Le nier c'est mentir et bien qu'il existe des contre-exemples on ne peut, honnêtement, les considérer comme la normalité, ils sont des exceptions.
Il ne s'agit pas de dire qu'il faut être une victime et reposer son système de pensée sur cette donnée en se disant que c'est nul la vie et que ça pue dans ses fesses rapport qu'on n'est pas née avec certaines facilités (on peut évidement trouver d'autres formulations) mais intégrer ces éléments permet d'aborder ces choses-là (ambition, rêve, volonté...) sous un prisme plus juste mais surtout plus personnel.
Notre fonctionnement propre n'obéit sûrement pas à ces discours abstraits teintés de bons sentiments et à la profondeur très relative.

En ce qui me concerne, je n'analyse pas ces données de vie comme des données définitives mais comme des contraintes ou des facilités. Basiquement le principe du "points forts / points faibles".
J'envisage ma progression, mes rêves et ambition avec ma propre grille de lecture et lucidité sur ce que je suis.
Dans un premier temps, analyse des forces et des choses plus "freinantes" et dans un second temps mise en place des éléments en fonction de ce que je suis. Pas de mon idéal fantasmé ou de ce que je crois être la norme (elle n'existe pas) mais bien de la réalité du moment (ici et maintenant my fucking new mantra dont je vous ai déjà parlé).

Je ne dis évidement pas que c'est le système parfait, ça bouge, mais je souhaite vraiment sortir de cette pensée binaire et inefficace du "le vouloir pour le faire..."
C'est vrai que je décline beaucoup ces thématiques ces derniers temps mais ces choses me passionnent vraiment alors je suis locace.

Si vous avez des pistes, je serais ravie d'en savoir plus sur ce que vos expériences vous ont appris.

Bisous smack et bonne journée



GRASSOUILLETTE

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(Petit son moite sympatoche du printemps)

Je suis devenue une fille en chair. Une fille grassouillette. Depuis 4 ans j'ai nettement grossi.

Mes petits os (ils sont très petits) sont maintenant bien recouverts et depuis mon arrêt de la clope, j'affiche 15 kilos supplémentaires sur la balance (ce qui ne doit en aucun cas être un frein pour arrêter de fumer bordel, hein!)

J'ai dû mesurer mon IMC il y a quelques temps (un truc médical)et je me suis rendue compte que j'étais à quelques grammes du surpoids. Oh putain, sérieux?

C'est une expérience relativement nouvelle pour moi et ce poids et le rapport à mon corps sont devenus un baromètre très intéressant de mon état intérieur.

Je crois que dans le fond je m'en tamponne le cul de ma prise de poids (pas toujours mais je vais développer) .

Ce qui compte fondamentalement pour moi, c'est ma santé. Rien de plus. Je veux dire objectivement quoi d'autre a une quelconque importance?
Je me suis demandée si les kilos pris étaient une mauvaise chose pour ma santé et je n'en sais trop rien mais mon médecin n'est pas tellement inquiet donc je verrais ça pas la suite.

Je vous l'ai déjà dit, j'aime manger, ouais j'adore ça, je trouve ça trop bien... Donc il doit y  avoir un lien (ça et les clopes et d'autres trucs comme l'âge peut-être).

Être un peu grassouillette m'a fait prendre conscience de quelques trucs:

1) Faire du sport est plus difficile puisque je dois me porter. C'est l'aspect le plus relou de la chose et le vrai truc qui me donne envie de maigrir.

2) Apparition de complexes et de difficultés à me saper. Je me sape simple, hardcore normcore, et c'est peut-être par pure habitude ou par matraquage social mais je trouve que ça sied mieux à une silhouette plus élancée. Donc je me galère ma race parfois...

3) Mais surtout, mon corps est devenu un parfait baromètre de mon humeur.

Je ne crois pas ne pas aimer être plus ronde, je crois même que ça n'a guère d'importance. Aucun des aspects de ma vie, hormis le sport n'est modifié par la taille de mon corps.

Evidement chacun (enfin parfois, ces choses ne sont pas si courantes) y va de sa petite réflexion sur la taille de mon boule mais ce que mon nouveau corps me permet surtout de savoir, c'est comment je vais au fond.

Deux options:

- Si je vais mal je regarde mon corps comme s'il était hostile, il est comme extérieur à moi. Lui n'est pas moi, il est différent, on ne fait pas qu'un comme il le faudrait.
Je ne me reconnais pas et me dis qu'arrêter de fumer n'était pas sans conséquence et ça me fout les boules parce que je trouve ça injuste. Vous noterez un sens du juste et de l'injuste très développé chez moi rapport que j'ai 7 ans.

- Mais les jours où je vais bien, je me trouve parfaite aussi imparfaite que je suis. Je suis reconnaissante et c'est tout.

L'apparence de mon corps ne change pas, seul mon regard dicte ma réalité.
La vérité de ce corps qui n'existe que dans ce que je pense, ressens de lui, il n'est pas objectif, il n'est que ma propre subjectivité du moment.
(Phrase de beau gosse ;-) )

C'est captivant de voir à quel point je passe d'un extrême à l'autre.
L'acceptation de mon corps plus gros dans les bons moments me donne le sentiment d'être dans le juste. Le juste c'est toujours l'amour de soi. Rationnellement il n'y a pas d'autres options que celle d'être heureuse de ce corps là. Lutter contre promet de grands instants de tristesse dont on peut très clairement se passer (je vous renvoie au manuel d'Epictète qui apaise bien les questions à ce sujet).
Penser le contraire serait comme une trahison envers lui... Je me sens dans le faux dans les moments où je ne suis que complexe, c'est cet état qui me paraît être anormal... mais je n'ai pas toujours la sagesse de penser comme ça.

Je ne sais pas si je maigrirais, peut-être que non, mais la solution se situe dans le regard, juste là. Uniquement dans le regard, il est la seule chose à travailler profondément pour accepter de se sentir bien, ici et maintenant.

This is my fucking new mantra: Être au mieux, être bien ici et maintenant.

Bisous smack.



 

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