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17.4.17

CHACUN SON RYTHME

beyonce : Ryan McGinkey


Beyoncé / Ryan McGinley



Salut la jeunesse ...


Ouais je sais, c'est impardonnable, tout ça tout ça, j'avais dit que je posterai mes trucs préférés de 2016 et je vous ai salement, très salement lâchés.

J'ai hésité à vous dire que j'arrêtais le blog au vu de mon incapacité chronique à y consacrer du temps mais en fait non j'ai pas du tout envie.

(Je vais tutoyer dans ce billet alors pour les psychorigides du vouvoiement, je suis désolée mais faudra vous y faire)

Des événements récents dans ma vie m'ont fait penser que je n'avais pas passé 10 années à vous raconter ma vie, parler des fragilités, de mes peurs, des choses que je voulais faire, de mes ambitions et de conflits internes qui m'empêchaient de les réaliser si c'était pour ne pas vous dire comment l'histoire pouvait aussi continuer !

Ma vie est pas plus importante que la tienne, mais toi et moi c'est la même.  Alors si c'est pas la grande forme, que t'as envie de baisser les bras, que tu penses que ta vie est un énorme raté, accorde-moi 2 minutes pour te raconter un truc.

Un truc qui peut-être ne changera pas ce qui se passe dans ta tête, mais qui te montrera que les choses ne sont pas pour toujours comme elles sont là maintenant.


1. 
En 10 ans de blog, la question qu'on m'aura le plus posé c'est "tu fais quoi dans la vie?"

Sans nul doute la question source de plus d'angoisse pour moi... je ne répondais pas, feignant le mystère parce que d'avance je savais que la réponse serait décevante.
Je ne faisais pas grand chose en fait, point de flamboyance professionnelle alors que tout le monde commençait à s'installer, à devenir un adulte responsable, à devenir "quelqu'un", moi je vivotais dans des tafs moitié payés et je faisais des grasses mat' de tristesse et de regret.

Engluée dans une vie bien en-dessous de mes envies profondes je regardais les années passer (les années peuvent passer vite, surtout dans l'ennui) en me demandant bien ce que j'avais foutu pour en arriver là.

Les années qui défilaient me pétrifiaient de plus en plus : 31 ans, 32 ans, 33 ... 34 ans... 35 ans...
"Putain mais Marie c'est quoi le problème?
Si rien n'est arrivé à 36 ans c'est que t'as laissé passer ta chance, tu vas continuer à vivoter comme ça sans rien réaliser... Attends t'as dit que tu voulais écrire un livre, pourquoi tu le fais pas?"

Alors j'ai essayé de l'écrire. Le premier j'avais 27 ans.
Une autre tentative quelques mois plus tard... Ca n'aboutissait jamais... Je recommençais, et je n'y arrivais pas... Et puis est-ce que vraiment j'avais un truc à raconter?

Le livre c'était un rêve, un truc qui me tenait pour ne pas m'engager mais il y'a un truc que je n'avais pas mesuré c'est que c'est dur d'écrire un livre et que je n'en étais pas capable.

Pas en soi, mais dans le mode de vie que j'avais c'était nettement au-dessus de mes compétences.
Une compétence c'est pas en truc qui existe en soi, à froid, ça doit exister quelque part, savoir si je peux ou pas écrire un livre n'est pas la seule question à se poser. La question à se poser c'est si je suis capable de l'écrire ici, là, comme ça, dans ma vie du moment.

Comme j'étais pas la dernière pour me culpabiliser j'avais extrait cette nuance (de taille) de ma pensée, parce qu'elle était limitante.
Et j'avais besoin d'un grand rêve, plus grand que moi... Sauf que ça m'angoissait tellement parce que je ne le faisais pas et que je ne pouvais plus me raccrocher à ce rêve pour justifier cette vie qui ressemblait à une vie d'attente.

Les "rêves" en ligne de mire ne disent rien de nos capacités. Voir plus grand que moi ne m'aidait pas à allait bien,  pire ça m'angoissait.

Je me méfie de plus en plus des idées simplistes que l'on peut parfois trouver dans les bouquins de développement personnel (et pourtant ça a longuement été ma passion).

Vous avez vu la saison 2 de Mr Robot ? Le personnage d'Angela résume plutôt bien la situation... Lire des bouquins, écouter des mantras pour aller bien et au fond de son coeur, être irrémédiablement triste.
C'était un peu moi ça, alors même que j'avais l'impression de tout faire pour m'en sortir (spoiler, je m'y prenais mal!).

Derrière les trucs de développement personnel se cache cette idée que tout est de notre faute et que le bonheur est à portée de main... Je ne crois pas à ça, je crois même que c'est une pensée simpliste qui n'aide personne, qui peut même être néfaste, comme tous les modes de pensées simplistes.

Si c'était aussi facile que de se répéter que tout va bien et que tout est à la portée de notre main (i.e. de notre volonté d'être heureux, lol), je pense que ça se saurait...

Ce qui m'a aidé cette année, c'est de me sentir à la bonne place et de  faire (faire, c'est le verbe important dans cette histoire) des choses que j'aime faire.

Ce qui m'a aidé c'est l'action, c'est voir qu'on peut faire les choses sûrement pas imaginer qu'on peut le faire. Après tout, qu'est-ce qu'on en sait? Et puis ces conneries de "quand on veut on peut", à part nous angoisser et nous culpabiliser, ça sert à quoi exactement?

Parole de groupie de Spinoza, ça sert à rien.
N'oublie pas que les choses sont quand même plus complexes que ce qu'on veut te faire croire, alors arrête de t'en vouloir pour un oui ou pour un non... pas parce que c'est moralement répréhensible de t'en vouloir comme ça, non, ça on s'en fout, mais surtout parce que ça ne marche pas.

T'as dû noter que se culpabiliser ne te rendait pas plus performant? C'est comme les régimes, si ça marche pas, c'est pas de ta faute c'est de la faute de la méthode.


Ce désir d'écrire un livre m'a maintenue dans une existence un peu médiocre parce que je n'avais pas besoin de me réaliser autrement, j'avais un truc plus grand que moi qui me tenait la tête tout en haut dans les étoiles.


2. 

Autre révélation qu'il faut vraiment garder en tête quand tu trouves trop vieille pour enfin entamer ta vie :


CHACUN SON RYTHME


Mon rythme est plus tardif que la plupart de mes amis, je suis une ado un peu attardée qui n'a pas pris en charge ses ambitions de réussite à bras le corps plus tôt, pour tout un tas de raison, je l'aborderais peut-être un jour, mais aussi parce que c'était pas mon moment.


Tout est est mis en case, tout. L'âge de la vie, l'âge du travail, l'âge de l'amour, l'âge du canapé 3 places et tous les autres trucs.
Mais moi, je ne trouvais jamais ma case, en permanence à côté de la plaque ...

Certes on pourrait se dire que j'ai un peu perdu de temps... mais je ne me le dis pas parce que ça ne servirait rien!

Je me retrouve dans un mode de vie qui m'est spécifique, qui me va bien et que certains qualifieront d'adolescent, mais j'assume.

Je vis avec mon meilleur copain de la vie et mon amoureux.
J'ai repris un master, je bosse, j'adore la fac, je m'y sens très bien.
Je me réalise dans ce mode de vie. Et j'ai 37 ans et je te jure que c'était pas gagné pour moi. Baisse pas les bras maintenant, tu sais pas ce qui va se passer.
Je te jure t'en sais rien... Et j'ai passé des années à me lamenter, sans une once d'optimisme mais à un moment ça a tourné.

Pendant 10 ans c'était pas toujours ça (souvent c'était pourri dans ma tête), j'étais pas super bien dans ma peau, un peu aigrie, un peu en colère, des moments étaient doux et lumineux mais je gardais au fond de mon coeur le sentiment d'un immense gâchis.

Et ben je te jure, qu'en fait c'est parfois plus nuancé la vie.
La vérité c'est que c'était pas mon moment.
Et cette loose là me fait mesurer la chance que j'aie et la chance que c'est que d'être à la bonne place.

Moi aussi (t'inquiète moi aussi je me comparais même si je savais que c'était pas très utile, je ne pouvais pas m'en empêcher!) je voyais mes copains et copines et j'avais l'impression qu'ils avaient des vies que je percevais plus abouties et mieux que la mienne (t'inquiète plein de gens  font genre alors qu'en fait c'est pas aussi bien que tu le crois) et ça me pétrifiait parfois de honte. Ouais carrément...

Garde ça en tête, chacun son rythme et arrête de te culpabiliser. Et va lire Spinoza (ou des résumés parce qu'on va pas se mentir, L'Ethique, ça fait peur et c'est dur). Ca veut pas dire que t'es responsable de rien, que c'est pas de ta faute, non.

Sors de la culpabilité (guère productive) et entre dans l'ère de la responsabilisation (à mort sa mère productive). 

Et pour reprendre les mots de mon ami Karim, "Ne "t'essentialise"pas, ne te dis pas que tu es ceci ou cela, que tu es mauvaise, nulle, incapable, ça ne sert à rien (ouais entrons dans l'ère de ce qui est efficace ou non efficace pour toi) et dis toi juste que "tu as merdé"... Et si tu as merdé, tu essaieras de ne pas merder la prochaine fois..."


Je te love 

 You and I gonna live 4ever 







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19.2.17

BILAN 2016 PARTIE 1

IMG_8015



Ian Isiah que je ne connaissais pas mais que j'écoute jusqu'au bout et que j'ai découvert sur le blog flambant neuf de La Lionne




Bien, bien, bien... Ouais voilà qu'on est rendu en février...

Marie aka le fucking sens du timing. 

J'espère que vous allez bien, je reviens avec, du coup, mon bilan 2016 que j'avais promis et que j'ai failli zapper. 

Vu que le temps nous est vaguement compté, je vais le faire en partie et mélangeant un peu tout dedans, une sorte de salade piémontaise dans laquelle j'aurais rajouté de l'ananas en tranche comme j'ai un goût relatif.


Phrase de l'année: 

 « Je ne dors pas et je m’en fous, j’arrange ma vie autrement ». 
Raymond Queneau

Alors j'ai connu une année compliqué en terme d'insomnie. Je l'ai vaguement abordé dans le blog mais j'ai le sommeil compliqué.
Depuis quasi toujours, j'ai du mal à m'endormir, je me tape régulièrement des journées sans avoir dormi du tout... Spoiler, c'est tout pourri mais on y survit.
Donc là,  avec tous mes changements de vie, je me suis tapée 2 mois avec une nuit blanche par semaine, et pour les autres nuits, entre 3 et 4 heures de sommeil par nuit. Spoiler, bonne ambiance générale, quand on dort pas, on voit vite pourquoi le sommeil c'est la base de la Pyramide de Maslow, quand on bascule dans un état de veille étrange dans lequel on se met à chialer pour un rien... En plus cette année j'ai un peu besoin de mon cerveau qui, sans sommeil, est le roi des gogols.

Mais cette phrase de Queneau m'a décontracté.
En fait, rien de pire pour gérer les insomnies que se sentir mal de ne pas dormir, tant pis c'est comme ça. Une fois qu'on sait qu'on y survit, ça va mieux.

Depuis je dors mieux, mais on est à l'abri de rien...


Les fringues cette année: 

Moches. Si je devais résumer les looks de l'année je dirais "je m'en carrais pas mal du coup, il est certain que j'ai pas fait un concours d'élégance".
Plus sobre que sobre, au-delà du casual, je m'en foutais, jamais sapée aussi vite le matin que cette année. Quel temps de gagné...Après j'ai pas mal de nouveaux trucs mais j'ai passé quasi toute mon année en jean un peu mal coupé et pulls (ouais je m'acharne avec les Mom Jeans alors que restons sérieux, ça ne me va pas!).
Taf + Fac + Insomnies donc = la mode ce truc de quand t'as le temps.

En gros, comme pour les autres, cette année a été  un retour fracassant des cols roulés dans mon armoire qui avaient disparu depuis 1000 ans rapport que mes cheveux sont gros. là j'aime bien, c'est beau, c'est simple.

L'autre énorme retour de mon armoire cette année, attention ça va être sexy prépare toi pour le changement de culotte, c'est le Damart.
Ouais ce truc Termolactyl qui tient chaud vener est ma grande passion de l'année. Ca a commencé avec un cadeau de ma mamie à Noël. Deux Damart que j'ai portés jusque dans mon lit (re-culotte?) et qui m'ont chauffé pour en racheter d'autres (en dentelle, sexy mother fucker) que j'adore...
Du coup, quand ton coup de coeur de l'année en sape c'est les Damart, on peut clairement dire que tu vieillis, non?
Surtout que pour les plus anciens d'ici, vous vous souvenez que, ancienne nancéienne, je me baladais dans les hivers à -12° moitié à poil sur la place Stan ("moitié à poil" = t-shirt / perfecto), donc là j'ai méchamment changé.
Vivement l'année des robes de chambre.


Vincent Dedienne :

vincent dedienne2


Ouais le mec a carrément une catégorie à lui tout seul.
Je ne le connaissais pas avant de regarder Quotidien cette année, et immédiatement ça a été un énorme coup de foudre.
Bon je suis loin d'être la seule, on est tous un peu fan, non?
Moi je suis la groupie de base, dés qu'il ouvre la bouche, je pouffe avec des grands yeux écarquillés pour ne pas en louer une miette. Je l'adore.
Je le trouve adorable et très, très drôle. Et émouvant aussi des fois.


Françoise Sagan :



sagan


J'avais lu il y a plusieurs années Bonjour Tristesse, dont je ne savais trop quoi penser si ce n'est que ça ne m'avait pas transcendé.
Et puis sur l'appli de livres de l'Iphone (Ibooks?) j'ai pris Aimez-vous Brahms, son quatrième roman, dont la thématique m'intéressait tout particulièrement, tmtc et que j'ai dévoré.

J'en ai lu plein derrière, j'ai adoré aussi. C'est d'apparence légère (j'en ai déjà parlé sur le blog, je sais) mais vachement profond, et hyper mélancolique. J'ai pas arrêté de surligner des phrases que je trouvais brillantes, drôles ou tristes voire parfois les 3 en même temps.
Son esprit est comme une bulle, son apparence légèreté est douce et un peu triste.



Ma chanson de l'année :

une miss s'immisce


On sait pas trop comment vu que j'écoute et adore Exotica depuis super longtemps, j'en ai vachement parlé sur le blog (Désorbitée étant un de mes coups de coeur de la vie avec Des larme sur ses disques) mais je n'ai découvert leur reprise de Une miss s'immisce de Françoise Hardy qu'en voyant le Juste la fin du monde de Xavier Dolan cette année.
Et j'adore, mais alors de foufou, leur reprise.
Chanson sûrement la plus écoutée de l'année.
Je vous mets la scène du film dans laquelle cette chanson est et qui est sûrement ma préférée du film.



Revival musique :

Avant de vous parler des nouveaux trucs musicaux de l'année 2016, je voulais refaire un point sur les vieilleries musicales que j'ai écoutées beaucoup cette année...

Je vous les mets à la suite, y a du slow qui tâche (j'ai réalisé cette année que j'adore les slows 70's et 80's), de l'électro et d'autres trucs.















Du coup il nous reste de la musique, du ciné et des séries à voir dans les autres parties...

Je vous dis à très vite. Et du coup vous 2016? Vous avez découvert des trucs chouettes.


 LOV U  

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10.2.17

SANS MAGAZINE?

Stack-mags



Des tas de fois sur le blog, je vous avais parlé de mon énervement massif contre les magazines dits "féminins" et de, malgré tout, ma difficulté à arrêter de les lire.

Étrangement ils me mettaient en lien avec un truc du féminin auquel j'étais vachement  sensible, le "beau". Enfin le beau mode et make-up qui incarnaient ce à quoi j'étais sensible. Et aussi j'avais l'habitude de les acheter, les feuilleter, décortiquer... Et on a déjà dit comme c'était dur de se débarrasser d'une habitude.

Et puis un jour j'ai arrêté, ça doit faire 2 ans que je ne les achète plus vraiment. Des fois j'oublie j'en prends un et je me rends compte 2 mois plus tard en retombant dessus que je l'ai pas lu.

Dernier en date, une pochette avec Vogue et Glamour. J'aimais bien Glamour mais là je m'en tamponne et puis Vogue, j'ai jamais compris le délire tellement les pubs à outrance et le reste semblent se foutre royalement de notre gueule. C'est comme s'il (le Vogue), me qualifiait de "pauvre et de bouffonne" à chaque fois que je le regarde droit dans les yeux.

Bref.
Aussi parce que pas mal de trucs bougent en ce moment, pas que chez moi d'ailleurs, et que les femmes (et filles) acceptent moins certaines choses qui paraissaient évidentes, les magazines incarnent pour moi un truc tellement obsolète dans leur représentation de la féminité.

Là je suis chez ma maman et j'ai lu un Elle qu'elle avait. Couverture Gwyneth Paltrow qui nous parle de ses 44 ans (qui s'en fout?).
Avant, lire les magazines induisait chez moi un truc tout chelou, l'impression que d'autres femmes avaient un avis sur ce qui était bien / bon / beau pour moi. Elles savaient mieux que moi et du coup me guidaient dans l'apprentissage du féminin.

Et, et c'est bien là où c'était peut-être que mon problème, j'étais plutôt docile avec ça. Faire partie du féminin (de ce féminin là mais je ne savais pas que c'était un féminin orienté), ça me disait bien.

Et en lisant ce Elle là avec notre Gwyneth, encore des tas d'articles sur la chirurgie esthétique, toujours la même chose. Toujours les mêmes représentations, toujours la même question d'enveloppe qui ne change pas. Les mêmes trucs, c'est marrant de continuer à ce point à s'accrocher à ces représentations là, de continuer à dire que c'est pour les femmes et pas pour les annonceurs... Qui y croit?

C'est très compliqué la pub, c'est très compliqué les médias sans sincérité (ce que l'on constate tous de plus en plus), c'est très compliqué d'être coincé dans des représentations imposées parce que l'objectif c'est de vendre, pas d'être du côté des femmes... Enfin si mais pas que, du coup c'est difficile de maintenir un discours cohérent (et émancipateur) sur ces questions.


Du coup, ne plus lire les magazines dits "féminins"? Ben écoutez c'est pas mal... Les relire en revanche provoque une étrange sensation, le léger recul pris sans les lire fait que, replongé dedans, on y perçoit vachement plus leur étrangeté et leur discours tout cliché autour de ce que c'est que d'être une femme.








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26.1.17

TOUT SIMPLEMENT?

brillant


Petit billet tout court pour vous raconter un truc un peu marrant.

En make-up, les produits que je préfère c'est les produits "Teint".
C'est pas dur à comprendre, je ne me maquille pas tellement, du coup le bon teint c'est un peu le seul truc qui compte.

Je refais un point là-dessus parce qu'exactement comme ce que j'avais fait avec les fringues, j'ai fait une boucle avec le maquillage.
C'est à dire que d'un point de départ j'ai pris une route qui m'a ramené à ce même point (de départ donc...) A la Magicien d'Oz donc! Un chemin qui m'a montré qu'en fait, en regardant mieux, là où j'étais au tout début, ben c'était super bien.

Mon chemin  a ressemblé à ça:

Phase 1) J'étais simple, je me maquillais pas vraiment mais un peu quand même. Phase 2) Ô trop bien les vidéos Youtube et toutes ces sorties de marques et produits... Je vais les acheter... Ô j'en ai plein... Vraiment plein... Trop... Phase 3) J'ai vraiment trop de trucs, tout ce fric dépensé, putain j'aurais pu faire d'autres trucs, c'est pas comme si ça me passionnait en plus, ces trucs je les porte même pas!  Phase 4) Bon du coup, on revient au point de départ rapport qu'en fait j'ai pas vraiment changé, je porte toujours plus ou moins les mêmes trucs sachant que la seule chose que je veux, c'est avoir bonne mine...

Une fois ces 4 phases passées, il a faut s'attaquer au plus dur, rompre l'habitude d'acheter.
Ouais parce que de sois on a tendance à "psychologiser" des comportements alors qu'ils sont, tout, bêtement, un produit, une répétition de comportement, une habitude. Comprendre comment ça a commencé (l'achat de maquillage dans le cas présent) n'aboutit pas forcément à l'arrêt de ce comportement, parce que plus la compréhension, ce qui compte c'est son arrêt, non?

Rompre l'habitude, le réflexe, dans l'acte d'achat c'est, comme pour tout, difficile.
Comme quand on arrête les clopes, ou quand on veut arrêter de dire des gros mots (ce qui, évidement, loin d'être une priorité pour moi), il faut lutter contre ce très gros animal d'habitude, le cerveau.

Je suis en phase d'arrêt (encore et toujours oui, que voulez-vous c'est mon fardeau) et c'est dans cet état d'esprit que des évidences me sautent au yeux.
Oui, à mon âge l'évidence comme ça d'un coup alors que putain c'est pas comme si j'avais inventé l'eau tiède.

L'autre jour j'essaye un échantillon de fond de teint (le Vitalumière aqua de chez Chanel), je le mets et je me dis "il est grave beau ce truc".
Quand je me dis "il est grave beau" c'est, évidement, en général pour aboutir rapidement au "il me le faut. Vite. Demain. Ben quoi et s'ils arrêtaient la production".

Mais 5 minutes plus tard (rapport que bordel je suis une adulte et que, contre l'avis de Spinoza, j'ai un libre-arbitre) je me dis que c'est bizarre parce que quasi à chaque fois que j'essaie un produit teint, je le trouve beau et très réussi. Ce qui techniquement pas possible.

Soit ils se valent tous (ce qui est effectivement une possibilité) soit c'est autre chose...

Et quelle est la constante dans mes essais de fond de teint et autres produits teint?

(1/4 d'heure où je vais méchamment me la raconter, vous voilà prévenus)

Ben la constante c'est ma peau.
Les produits marchent bien sur moi parce que ma peau va bien, pas de souci majeur, elle est normale. Voilà c'est tout. Et si j'ai envie de tout acheter parce que tout marche relativement bien c'est parce que j'ai pas de réels besoins et que du coup, ben ça va, ça rend bien.

Alors je dis pas spécialement ça pour me la crâner, mais pour montrer à quel point le marketing fait bien le job (ou alors je suis grave concon ce qui n'est pas tout à fait exclure).

Le temps qu'il m'a fallu pour arrêter de mettre ça sur le dos des produits, le temps qu'il m'a fallu pour me rendre compte qu'en fait, tout marche parce que y avait rien à réparer ...

Ce qui est une piste ô combien intéressante à l'heure où il y'a telle sacralisation des produits (ici de beauté) comme étant vecteurs de "beau, jeune, mince... mon cul" pour cacher ce qu'il y a à cacher. (Il n'y a pas toujours quelque chose à cacher mais ils ont tout intérêt à nous faire croire le contraire).

L'objet comme une (la) solution. L'objet comme incapacité à voir l'évidence.
L'objet comme prothèse sensée compenser même quand il n'y a strictement rien à compenser!

Voilà, ne jamais négliger la simplicité dans les jugements, des fois ça aide.


Je vous embrasse 

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23.1.17

JOURNAL D'UNE APPRENANTE PHASE 1

Juergen Teller / Kate



Avant de commencer mes bilans de l'année 2016, j'avais envie d'utiliser le blog dans un autre but: faire le point sur ma reprise d'études.

L'intérêt est double, d'abord répondre aux questions que vous me posez. Beaucoup on envie de sauter le pas et m'en font part, du coup, décortiquer cela ici, les doutes que je peux rencontrer, mes victoires aussi petites soient elles et questionner les autres remises en question en tout genre, pour vous montrer cela plus "de l'intérieur".

Mon expérience ne vaut bien sûr que pour moi, mais je serai la plus sincère possible et vous pouvez me faire confiance, j'oscillerai suffisamment dans mes humeurs pour que chacun s'y retrouve! Un des avantages de la névrose ;-)

C'est presque d'un intérêt triple puisque "comprendre comment on apprend" fait partie des thématiques de ma reprise d'étude.

Ca me permettrait de garder une trace de ces années là avec assez de précisions.

J'imagine que ça ne parlera pas à tout le monde mais pour ceux que ça intéresse, bienvenue dans ma tête d'apprenante pour la phase numéro 1:  Joie / Illusions 


Fin août: Durant l'été je rencontre un mec qui me parle de l'existence d'un Master de formation de formateurs d'adultes à Brest.
Je trouve l'idée cool, je fais ça depuis plusieurs années (la formation), je gère des équipes de formateurs alors je me sens tout à fait légitime et apte à y entrer. Ce truc c'est pour moi, c'est immédiatement ce que je me dis. Enfin en tous cas s'il y a des études supérieures faites pour moi et mon expérience, c'est bien celles-ci.
L'été file.
Je ne pense plus trop à cette histoire pendant le mois de juillet mais fin août, ça me revient. Pourquoi pas tenter? J'ai à peine réfléchi, pas pesé le pour et le contre, pas pensé réellement aux conséquences de ce changement de vie.
J'envoie un mail au responsable du Master, sans grande conviction, comme ça pour voir.
Pourtant on est fin août, les grandes vacances sont bien avancées et vouloir réintégrer la fac après tant d'années, j'aurais peut-être pu y penser plus tôt. Tant pis au pire, ça sera pour l'année d'après.
Le mec me répond assez vite, me dit qu'il y a une épreuve d'entrée dans une semaine et que je peux me présenter si j'en ai envie. J'ai envie sans trop savoir où je vais.

J'ai quitté la fac depuis très longtemps, j'apprends que l'épreuve d'entrée (après un niveau licence minium) consiste à faire une note de synthèse. Je sais même pas ce que c'est une note de synthèse. Google mon frero règle vite ce problème.
Je me renseigne, comprends que je vais avoir un peu de boulot. J'ai assez peur mais plutôt rien à perdre alors je bossouille, essaie de faire des notes de synthèse toute seule dans mon coin. Pas glorieux, ça me parait dense cette histoire, on verra bien!

La veille je dors à l'hôtel, m'imaginant passer une nuit blanche (l'habitude) mais pas du tout, sur mes deux oreilles, tranquille.

Le lendemain j'arrive à la fac. "Qu'est-ce que je fous là?" C'est la première question qui me vient... Je me trouve ridicule, pourquoi je suis là? Qu'est-ce que j'en attends? Je n'y avais pas plus pensé que ça avant, là, je comprends que même si je n'ai rien à perdre, il y a de l'enjeu.
Je ne trouve pas la salle de rendez-vous tout de suite, je traîne, hésite à demander "faut vraiment que je rentre dans la scolarité... A mon âge..." (ouais je vous dis tout ça parce que forcément on se demande).
Finalement je trouve les deux profs, deux femmes, l'une très souriante et l'autre un peu espiègle (c'est dingue les projections qu'on se fait). C'est deux profs du master, elles m'indiquent la salle, leur gentillesse immédiatement me rassure. Deux autres retardataires sont là pour passer le même examen que moi. Examen qui se révélera être un résumé de texte finalement.
C'est pas trop difficile, j'ai quand même peur de mal faire.
Un entretien oral qui se passe bien, comment paraître assez sûre de soi mais pas trop non plus, c'est ce qui occupe une bonne partie de mon esprit... J'ai envie d'intégrer ce master, ça a l'air chouette et les deux profs aussi.


Début / Mi-Septembre: J'ai été prise, je peux y aller. La rentrée est le 05 septembre. Je tique, dans les années 2000 , c'était mi-octobre et là d'un coup (un coup de quinze ans) j'ai le même rapport temporel qu'un élève de 6ème.
Dans les couloirs, je me dis quand même que 15 ans à passer, de la toute petite vingtaine partout qui contraste.
Je trouve la salle, petite promo et je suis loin d'être la plus âgée.
Spontanément, je les trouve étranges, très différents du monde de la formation que je connais.
On se présente, tour de table, un des profs nous prend en photo pour faire un "trombinoscope" (je sais d'avance que je vais avoir la tête de ma grand-mère en sortie de bronchite, je n'ai dormi que deux heures). La journée se passe, sans grande conviction de mon côté, je commence même à douter.
Et puis les journées filent, les heures de cours passent, certaines passionnantes, d'autres relou (ouais comme avant, ça, ça ne change pas).
Amusant de voir comme on retrouve vite ses réflexes d'écoliers. On se marre beaucoup, on vanne, entre deux concepts, bref, l'école quoi!
J'aime plutôt ce que l'on fait, j'ai l'impression d'avoir des cours théoriques, précis, approfondis, de tout un tas de choses qui occupaient ma vie depuis plus de 10 ans sans savoir que ça pouvait à ce point se conceptualiser.
Je suis sûre de moi, pour une fois que ça m'arrive je ne vais pas bouder mon plaisir. Comme un poisson dans l'eau...
Je rebondis sur les mots, je me dis même que ça sera "facile" cette année (t'inquiète pas je vais largement me détendre après), quasi de l'ordre d'une formalité...

Je suis très heureuse d'être là, je vais bien, je me sens bien.
Les premières étapes angoissantes passées à base de "trop vieille / pas à ma place / c'est loin de ma vie d'avant / je vais y arriver?" on laissé la place à un enthousiasme débordant. Je suis très contente de cette nouvelle rentrée...


Bon du coup, vous avez compris qu'il y'aura d'autres parties... La prochaine traitera d' Ego / Déconstruction 

Bisous love je vous souhaite un bon lundi 


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1.1.17

SALUT 2017, BIEN OU QUOI?

glitters bis



Je vous souhaite à tous une très belle année.
J'espère que le réveillon était bon, que t'as pas trop bu rapport que ça fait mal à la tête.

D'un point de vue strictement personnel, si je mets des oeillères sur le monde, 2016 a été une année plutôt belle pour moi. Pas que, certes, mais bien plus que d'autres...

Je te souhaite des trucs cool, des défis à relever, de découvrir des trucs sur toi, de l'audace, des bisous dans la bouche avec qui tu veux, plein de trucs auxquels je pense pas mais que tu sais bons pour toi. Je te souhaite de la gentillesse, beaucoup, et plus de cynisme, cette chose déprimante au possible qui a l'audace de se faire passer pour de l'esprit... Non, le cynisme, en ce moment on en a pas besoin.

Le monde ne s'écroule pas, la période n'est pas la plus faste, mais ça va aller mieux, c'est sûr, on a qu'à attendre en faisant de notre mieux, ça sera toujours ça de pris.

En ce qui me concerne, oui j'adore les résolutions, j'en prends tous les mois, 2017 ça sera:

- Arrêter de croire que mes motivations / envies / goûts / aspirations sont universelles
- Faire de mon mieux
- Travailler la bienveillance envers les autres et envers moi
- Faire encore plus de nouveaux plats
- Avoir un chien (cette année est la bonne , j'en veux un depuis que j'ai 6 ans. Je me fais un monde de cette histoire, j'te jure)
- Avoir mon année universitaire
- Être disciplinée à la fac (je crois que c'est mon chantier réel de l'année... pas que pour la fac... Tu te souviens qu'écrire est un peu mon rêve total, mais force est de constater qu'il faut être disciplinée pour ça, du coup, ce que je vais apprendre cette année je pourrais l'utiliser après. J'ai comme qui dirait l'intuition que tout vient à bout du travail).

Love U sur ton front et croisons les doigts pour que cette année électorale ne soit pas un drame total, même si t'as peur, que t'es mal et que tu crois que tout va à vau-l'eau, c'est pas une raison pour accuser les autres. Relire les stoïciens, peut être une piste et surtout réaliser qu'on peut absolument être responsable de soi.

Coeur, keur, queur, ♥


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30.12.16

DES NEWS EN BORDEL ET EN COURS ... MAIS QUAND MÊME C'EST PAS UNE RAISON POUR SE TAIRE

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Le rapport de cette photo avec le billet du jour? Zéro, mais le blouson est beau du coup, c'est une excellente raison



Je crois ne t'avoir jamais parlé de cette chanson que je trouve très jolie? 


Bien! Putain je galère à poster...

Bon je vais pas m'excuser la moitié du billet de ne pas être assidue, on a autre chose à faire!

Tu m'as manqué.


Merci pour vos commentaires et mails ça m'a fait plaisir même si j'ai eu l'impolitesse de ne répondre à rien.

Je reviens ici pour vous donner quelques nouvelles...

Je suis en vacances et pour la chilleuse professionnelle que j'ai toujours été, ça fait plaisir à mon coeur et à mon plaid en moumoute.

Je venais pour répondre aux questions que vous m'avez posé concernant ma rentrée... Et étrangement, je ne vous raconte pas grand chose alors que pourtant j'ai de quoi faire tant ma pensée bouge.

Alors cette année, la fac, ça donne quoi? Facile? Toujours le même enthousiasme ? La même joie? Le même quotidien fluide et génial?

Je vous mentirais si je vous répondais un oui franc et massif mais je ne vais pas, non plus, revenir sur ce que je vous ai déjà dit. C'est gris, plus ou moins clair et ce n'est pas massif, c'est un truc plus nuancé.

Il y a eu certaines semaines assez compliquées, ou je ne me sentais pas à ma place... En fait il y'a eu un moment où j'ai senti que ça serait beaucoup plus dur que ce que j'avais envisagé au départ et que j'allais devoir faire quelque chose que j'avais quasi contourné toute ma vie, le travail. Enfin que je dis travail, je veux dire, le travail exigent, faire tes devoirs sérieusement et arrêter de compter sur ses "facilités" (qui n'étaient déjà pas tout à fait réelles avant mais auxquelles je m'étais pourtant accrochées une bonne partie de ma vie) parce que clairement, ça ne suffisait plus là.

Je fais un Master pour devenir formateur de formateur d'adultes (ouais trop de mise en abîme), qui est un dérivé des Sciences de l'Education.
La raison pour laquelle j'y suis allée en confiance, c'est que former des adultes et jeunes adultes je le fais depuis très longtemps et je m'y sens vachement à l'aise.
Donc, avant que ça ne commence j'y suis allée gonflée d'une bonne grosse confiance (que je sais maintenant disproportionnée).

Aussi "expérimentée" que je l'étais, je n'en restais pas moins, la reine des branleuses qui n'aime pas trop travailler et à un moment ça a commencé à se voir, là, caché derrière mon enthousiasme débordant.

Si vous êtes dans l'expectative et que vous avez dans le projet de reprendre vos études je vous conseille à 1000 % de le faire, aussi difficile que cela soit (ça le sera) et autant perturbant pour votre identité que cela sera.

Perso, ça remet en question tout un pan de mon identité que je croyais pourtant stable, une partie avec laquelle je me sentais à l'aise (vous savez que ça n'est pas le cas avec toutes), alors là, la violence du truc quand j'ai vu que je m'étais trompée pendant longtemps et que je devais faire bouger plein de traits et m'adapter.

Ca va mieux, mais ça a été dur, j'imaginais pas que ça serait dur comme ça, je sors la tête de l'eau, j'espère pour plusieurs semaines même si je ne suis pas dupe et imagine bien que je risque encore de traverser des difficultés. Je suis passée de la rigidité d'esprit, celle qui fait que tu t'accroches à ce que tu sais déjà (ça s'appelle Les représentations initiales dans mon Master ) et refuse d'embrasser ce qu'on te propose tant ça met à mal tout ce que tu pensais savoir (pareil ça a un nom ce phénomène... mais ça va être relou à un moment, non? )

J'ai vraiment trop de trucs à te raconter, ce nouvel environnement, les questions que cela soulève sont assez riches d'enseignement, même si vous avez compris que c'est pas le confort total.

Petit billet pour faire un coucou et vous dire que je ne laisse pas tomber mon blog.
Je reviens vite pour les bilans de fin d'année (Musique / Ciné / Sapes / make-up / et le reste) et vous parler de mes péripéties à la fac et de mes nouveaux copains de la fac (ouais j'ai des nouveaux copains, ils sont cools).

Je t'embrasse fort et te souhaite une bonne fin d'année





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