PLAYLIST ALPHABÉTIQUE, LE A

13.2.16

Salut les copains,

ça fait longtemps que j'ai envie de faire des playlists et de les partager ici.

Je me suis dit que ça serait rigolo (toutes proportions gardées bien sûr...) de le faire avec un système alphabétique.

En fait, la première playlist, c'est tous les morceaux commençant par la lettre "A" dans mon Itunes.
J'ai sélectionné des morceaux (essentiellement mes préférés mais il est possible que j'en ai happé) et j'ai fait une playlist qui veut rien dire tant y a tout et son contraire.

J'espère que ça vous plaira. Je mettrai ça le samedi comme ça, ça fera de la musique pour vos soirées si vous aimez bien.

Love U


MACÉDOINE LUNDI 8 FEVRIER

8.2.16

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Je ne sais plus d'où vient cette photo... Mais je la trouve marrante! les Goonies quoi!



L'album de Rihanna est assez cool, notamment ce morceau avec SZA que je trouve vraiment ultra réussi. 


Yo salut (pire entrée en matière possible...)

Je reviens avec une petite macédoine des familles.



STEVE JOBS, Danny Boyle


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Hier soir, curieuse mais sans réelle conviction, j'ai regardé le Steve Jobs de Danny Boyle et j'ai trouvé ça vachement bien.

Je n'ai pas vu le premier biopic avec Aston Kutcher parce que la vie de Jobs ne m'intéresse pas beaucoup dans le fond mais dans le cas présent, c'est le parti pris narratif que j'ai trouvé attirant.
Brièvement, le film est divisé en 3 parties chronologiquement distinctes.

1) 1984, quelques minutes avant le lancement du Macintosh 128K
2) 1988, quelques minutes avant le lancement du NeXT computer
3) 1998, quelques minutes avant le lancement de l'iMac

J'avais dans l'idée, un peu naïve, que le film utilisait cette narration à charge, essayer de montrer l'évolution morale/personnelle de Jobs face au succès ou l'échec. En gros j'étais sûre qu'au fur et à mesure il allait se dégrader. Alors que pas du tout, c'est même pas le propos du film.

Le film se concentre sur les relations personnelles et professionnelles les plus proches de Jobs; avec sa collaboratrice et grande amie (dont j'ignorais totalement l'existence), Joanna Hoffman (incarnée par Kate Winslet absolument parfaite), le co-créateur d'Apple, Steve Wozniak (Seth Rogen ici), sa fille Lisa et John Sculley (le directeur de Pepsi que Jobs a débauché en 83).

C'est un film vif, bavard (pas trop de mon point de vue mais j'imagine que c'est relatif), la vision des échanges se concentrant sur les relations les plus intimes et les plus proches d'un instant clé de la vie de Jobs, peut rendre le tout un peu compliqué à comprendre. Pas forcément dans les détails informatiques échangés entre Wozniak et Jobs dont on se tamponne finalement (c'est vraiment anecdotique) mais on arrive dans le vif de liens très étroits, du coup on peut se sentir complètement paumé (il faut donc oublier le fantasme omniscient du spectateur, une fois qu'on le fait ça va mieux... Si c'est parfois un peu compliqué pour vous ce truc, vous pouvez tenter les films de Lynch, ça aide à lâcher-prise ;-) ) Et on se sent toujours en dehors du champ de la compréhension quand on arrive dans l'intimité sans trop d'explications (c'est pour ça que beaucoup de narration, au cinéma notamment, ont tendance à beaucoup beaucoup expliquer et à être ultra vener démonstratif, pour être sûr de ne laisser personne sur le côté).

Pas de parti pris réel, absence de manichéisme, l'histoire de l'éviction de Jobs de sa propre boîte trouve une autre explication, les plans séquences, l'urgence (il y'a vachement de Birdman, le film de Alejandro González Iñárritu avec Michael Keaton dans la mise en scène de Steve Jobs) et ça joue super bien.
J'ai cru comprendre que le film ne marchait pas très bien, et je suis assez étonnée... Perso, j'ai été très séduite.
C'est un super film, intelligent, fin et très élégant.







GLOSSIER, POURQUOI TANT DE HAINE?


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Ma passion dans le make-up c'est les produits teint. Vraiment c'est ce que je préfère.
Quand Emily Weiss (du super blog un peu snob mais j'aime bien Into the gloss) a lancé sa marque Glossier j'ai tout de suite était séduite.

Je suis une victime consentante de ce marketing là, un kit de 4 produits pour la belle peau qui fait plaisir à 80 $ c'est certes cher mais attractif.
Sauf que la marque, en 2016 ne livre toujours pas à l'international. Juste aux USA
-__-
En 2016 donc.
Perso j'ai les boules, j'ai maté sur Ebay si c'était trouvable et oui ça l'est... avec livraison, 50 $ de plus mais c'est dispo.
Donc en attendant je me dis que c'est pas grave (ce qui est vrai) et que si ça se trouve c'est tout pété les produits Glossier...
Mais surtout, je me demande si c'est pour faire monter la sauce (ringos l'expression), si c'est parce que ça compliquerait la donne ou alors par pur snobisme qu'ils ne livrent pas ici.


ON VA PAS SE MENTIR, LES SWEATS GRIS 
CHINÉS C'EST QUAND MÊME BIEN COOL



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TU VAS DIRE QUE JE SUIS RELOU AVEC MES HISTOIRES DE STRUCTURALISME ET AUTRES HABITUS


 

Je pense qu'il peut être tout à fait intéressant de réfléchir à ce que l'aversion face aux modifications orthographiques cache...
Pourquoi certains bloquent autant là-dessus en n'y voyant qu'un nivellement par le bas?
Interrogez-vous vraiment, ça vaut le coup, c'est toujours intéressant et fondamental de réfléchir à ces choses là, surtout quand elles viennent de notre propre cerveau. On est quand même pas à l'abri d'être victime de préjugés ou de pensées toutes faites, hein!

J'ai fait des études de linguistique (ce qui semble être une piètre tentative de légitimer ce que je vais dire... Mais en fait non, ce sont simplement des études qui ont modifié le rapport que j'entretenais avec la langue et son caractère "sacré" du coup, je vous en parle) et une langue qui bouge (et même qui se simplifie) c'est normal.
Un système (la langue) a comme objectif d'être performant pour ses utilisateurs. Et une langue ça bouge, ça se métisse, ça évolue, c'est une des choses qui la caractérise. Les systèmes langagiers "non-normatifs (le terme n'est pas très adapté mais j'ai pas trouvé mieux, si vous avez, dites le en commentaire), de quartier par exemple, sont des systèmes qui intéressent profondément les linguistes, sans jugement, ni remise en question de "classe", juste comme un truc très excitant qui prouve que rien n'est figé alors que, dans le même temps, une partie des non-spécialistes voit en ces modifications quelque chose d'inquiétant pour la langue.
Alors même qu'en lisant Le chevalier à la charrette de Chrétien de Troyes on voit bien que la langue a bougé et  qu'on ne parle plus comme en 1170...
Ce n'est pas parce qu'on fait partie de cette époque là (la nôtre) qu'elle est, en soi, figée dans ce qu'il y a de meilleur...

Ca peut-être intéressant de réfléchir là-dessus sans y mettre ce qu'on ressent a priori.
Ah et aussi cette vidéo est cool (la chaîne au sens large d'ailleurs).

D'UN POINT DE VUE PLUS PERSO


Un truc bof cool qui amène à un positionnement plus clair sur le blog et ça c'est bien: 

- Après la lecture de certains commentaires, a priori bienveillants, je m'interroge toujours sur l'étrange sentiment de malaise qu'ils me laissent. Tu sens un truc assez gentil mais dans le même temps tu ressors de ça en te disant que... ben que t'es un peu nul.
De manière assez générale, j'ai du mal avec la condescendance (comme beaucoup de monde j'imagine), parce que certes, c'est un truc teinté de bienveillance, mais tout de même on y voit bien le jugement derrière, non?
Et qui dit jugement, dit hiérarchie, même gentiment, il ou elle te dit qu'il est "meilleur que toi" et qu'elle ou il sait ce qui est bon pour toi.
J'ai clairement une grande part de responsabilité là-dedans (j'en suis convaincue, mon parti- pris et mes thèmes induisent ce sentiment chez l'autre et j'ai trop courbé l'échine), mais pour ce qui est de cette année et de "cette mise à l'épreuve de blog", j'aimerais sortir de ce type de "relationnel". D'un point de vue général d'abord ( dans la vraie vie ) et sur le blog.
Le risque de déplaire voire de me braquer sera toujours plus confortable que celui de faire comme si ça ne faisait rien et que ce n'était pas important.
La vérité, c'est que je n'aime pas ça et que ça me met très mal à l'aise... Le "paternalisme" et ses variations ne sont pas des "échanges" agréables.
Le blog c'est l'égalité la plus complète, c'est comme ça que je le voie. Même si vous ne le faites pas à mal et que vous pensez bien faire, il faut juste savoir que ça peut-être blessant et contre-productif.

Mais j'ai passé une excellente semaine quand même...

Dans les trucs cool:

- Le post sur ma lassitude de blog, vos retours, mon passage à l'acte à la vidéo m'ont fait un grand bien.
- J'ai fait des vraies photos de mes tricots sur une fille que j'aime beaucoup. Je vous montrerai ce que ça donne.
- J'aime bien vendre mes tricots (au cas où tu sais pas, c'est ici que je les vends) et j'aime bien savoir que ça vous plait et que si vous avez chaud c'est un peu grâce à moi.
- Je progresse nettement au baby-foot et ça fait plaisir.
- Charlotte (aka notre Balibulle) a écrit un article dans Le Parisien dans lequel je suis citée et ça m'a fait bien plaisir... Et puis ça a fait plaisir à ma maman.

Je vous embrasse et vous souhaite un très bon début de semaine.


VIDEO DU DIMANCHE 7 FEVRIER 2016, MON BLOG ET MOI

7.2.16

Je suis un peu monothématique ces derniers temps mais promis, je passe à autre chose et puis cette petite vidéo (enfin petite, c'est tout à fait relatif, 27 minutes, t'as intérêt à prendre et café et baby-sitter) est une bonne manière de prendre un nouveau départ.

J'espère que ça vous plaira.


Love sur vous les copains, et bon dimanche.


DES PETITES NOUVELLES

3.2.16

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(Il faut écouter le superbe album de Anderson. Pak, Malibu) 

"L'honnêteté est la meilleure stratégie", Cervantes



Salut les copains, alors...

Par où commencer.

Je suis nulle en blog en ce moment. J'ai pas le modjo c'est évident. Je cherche des idées, des trucs à dire, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'être une grosse ringarde et que ça ne reviendra jamais. Alors pourquoi tirer sur la peinture... Bon si vous êtes là depuis longtemps, vous savez que ce genre de choses m'arrive régulièrement, j'ai le blog cyclothymique mais là c'est plus qu'une petite phase, ça dure depuis loonnnggtttempssss.

Alors pas de méprise, je ne suis pas triste du tout dans l'absolu, ça va même plutôt bien, c'est juste que j'ai pas le moral du blog.

D'où la refonte, je change la mise en page (comme les magazines au bout du rouleau qui font genre "Nouvelle formule" alors que personne n'est dupe), je cherche des trucs nouveaux mais dans le fond je vois bien que je me débats et que ça ne donne pas grand chose.

Mon blog va voir 10 ans cette année. Ce qui est fou, c'est clair et au fond de moi je l'aime toujours c'est juste que je ne vois pas quoi dire de plus ou d'autres... A un moment, ça tourne forcément en rond. Alors si c'est pour faire comme un bête magazine qui raconte toujours les mêmes régimes et test psycho d'une année sur l'autre, pour quoi faire?

Je me disais que j'avais fait le grand tour et je commence à en parler à mon mec "J'ai envie d'arrêter mon blog"?

"Pourquoi?"

"Parce que ça me soule, j'ai rien à dire, il n'est que contrainte et sérieusement je ne vois pas pourquoi continuer si c'est pour le laisser mourir à petits feux. Ca fait la blogueuse qui s'accroche, non?"

"Non je ne trouve pas! Tu aimes ton blog..."

"Plus trop non, regarde, je réponds plus à mes commentaires, mes billets sont quand même sans grand intérêt... Et puis j'aimerais faire des vidéos mais je ne me supporte plus en vidéo du coup, je freine des 4 fers même si c'est le format qui me plait le plus..."

"Tu ne devrais pas le fermer... Je sais que tu l'aimes et tu le regretteras..."

Alors j'ai réfléchi à ce qu'il me disait, à mon détachement face à ce blog, à ce qui disfonctionnait.
Pourquoi ce blog ne me plaisait plus et pourquoi alors je ne le fermais pas? S'il ne me plaisait plus c'est peut-être simplement parce que je n'y reconnaissais plus! Et puis c'est pas grave, on a le droit de changer... ce que je ne supportais plus en revanche c'est ce sentiment de "devoir poster".

Les raisons sont multiples mais après réflexion, quelques trucs se dégagent.

Je pense que mon blog est dans un entre-deux qui ne me satisfait plus... Il n'est pas professionnel, je ne gagne pas d'argent, je m'y suis toujours refusée, comment tenir une cohérence entre mon blog qui prône une certaine forme de "non-achat" ou "peu d'achat" (alors même qu'il est originellement " de mode") et la publicité qui rapporte de l'argent aux blogs. Ca ne tient pas. En tous cas pour moi, ça ne tient pas... ce qui forcément m'a mise dans une position "amateur" de blog. Et qui dit "amateur" dit sans compte à rendre.
Un blog prend un peu de temps (au moins un peu) et la position dans laquelle je me suis mise ne m'oblige à rien. Et sans obligation, autre que professionnelle, je ne voyais pas pourquoi j'aurais dû plus poster. Pourtant, des mois où je poste 2 billets, ce n'est pas l'image que je me fais d'un blog... Je suis comme vous, j'aime les blogs où ça poste régulièrement (celui de Victoria de Mango & Salt m'impressionne pas mal dans son genre) mais je ne me voyais pas continuer à m'obliger alors que... alors que rien ne m'y obligeait.

Je pense que je ne poste pas suffisamment, j'ai besoin de plus de productivité pour progresser et je ne m'en donne pas assez les moyens . C'est de cet entre-deux là dont je parle. Je poste un peu mais pas vraiment, régulièrement mais pas non plus... Bref, statut un peu batard qui freine mon éventuelle "productivité".
Mon blog est un outil qui m'a longtemps fait progresser, ne serait-ce qu'intellectuellement puisque chercher des nouvelles choses est ultra stimulant, c'est un des trucs que je préfère dans la vie, apprendre et découvrir et un blog, pour ça, est parfait. Mais là je stagne, et si je ne fais pas gaffe, je vais virer vieille conne qui écoute les mêmes musiques depuis 20 ans et qui trouve que "c'était quand même mieux avant"...

(Billet du coq à l'âne aka la partouze à la ferme, je préviens...)

 L'autre fois sur Pinterest, je tombe sur une interview de Garance Doré qui raconte son blog (à l'occasion de la sortie de son bouquin...Bouquin que j'ai lu mais je ne sais pas trop quoi en penser, j'y reviendrai peut-être). Une phrase fait tilt, elle dit en substance qu'elle a toujours considéré son blog comme un "trésor", jamais comme un passe-temps.
Un "trésor"... Moi jamais. jamais j'ai pensé ça... Du coup avec un trésor, tu fais gaffe, tu galvaudes pas, t'es vigilant, tu donnes le meilleur de toi.

Est-ce que moi j'avais déjà donné le meilleur avec La chic Fille? Sa réflexion m'a vachement interrogée.

Et la réponse est bien sûr non. Par orgueil, d'une certaine manière. Si on ne donne pas le meilleur, on se mouille pas alors même si le format ou le propos sont critiqués, ce n'est pas si grave, on a pas tout donné... (technique pétée mais fort répandue de ceux qui ont peur d'oser et qui ne veulent pas être des losers)

J'ai commencé à voir dans les dégradations du blog une certaine forme d'abandon, je ne donnais clairement pas le meilleur de moi-même.
Pourquoi l'aurais-je fait? Il n'est pas mon travail et puis le vrai truc que je voulais faire à l'écrit c'est écrire un livre... Sauf que ce livre, je ne l'écris pas. Jamais. je n'y arrive pas, les fois où j'essaie je n'y prends pas de plaisir... C'est juste que je reste coincée avec ce rêve ultime qui me dévore plus qu'il ne me rend ambitieuse. Je l'ai tellement dit que je voulais écrire un livre que ne pas le faire serait l'échec total... Mais qu'importe les raisons, je ne le fais pas alors c'est sûrement que je considère, d'une certaine manière, que c'est le mieux pour moi.
Alors le blog était un petit truc qui ne comptait pas vraiment, on échangeait, c'était chouette, vraiment chouette, souvent profond même, mais au fond, je l'ai toujours pris par dessus la jambe parce qu'il n'était qu'un moyen, un moyen qui m'amènerait peut-être à écrire, un jour, un vrai livre.
Et un vrai livre, c'est un vrai truc, un blog ce n'est rien. Ce n'est qu'un truc futile qu'il ne faudrait pas trop prendre au sérieux... En plus c'est un format qui se ringardise alors à quoi bon?


C'est tout cela que j'ai vu quand j'ai réfléchi au blog.
Une vieille relation à laquelle je ne croyais plus, sûre qu'elle ne m'apporterait que des obligations et peu de moments de grâce... Une vieille relation qu'on ne rompt pas par habitude et parce qu'elle éliminerait une bonne partie de l'identité qu'on imagine de soi.

Alors, avant de jeter l'éponge, je vais essayer de faire mon mieux. Je me donne 1 an, la dizaine, 1 an  pour mieux faire, pour me ré-engager dans ce blog pleinement et avec fierté sino j'arrêterais avec sérénité, sûre d'avoir essayé.

Peut-être que je n'écrirais jamais de livre... Mais je peux bien écrire mon blog.

J'ai reçu cette semaine un commentaire de Lou qui m'écrit "J'ai envie de te dire d'écrire un livre avec ton talent ton intelligence et ta subtilité, mais en fait ton blog c'est le top, je ne sais pas si un livre se serait mieux"...

Ce commentaire  en plus de me faire chaud au coeur, est tombé à pic, pile dans la réflexion du moment... Oui si ça se trouve un livre ça serait pas mieux.
Je peux m'atteler à jouer mon "rôle" de blogueuse le mieux possible, il n'y a rien de déshonorant là-dedans, l'important c'est que j'y mette tout ce que j'ai.

Je ne vais pas jeter l'éponge sans essayer une dernière fois et une vraie fois.

Je vous embrasse et encore une fois, merci d'être là et de venir me lire.




BASKET-BALL ET APPRENTISSAGE SEXISTE

1.2.16

MIRANDA KERR






Tyler the creator, Find your wings

Je devais faire du basket depuis 4 ans, j'avais 11, 12 ans quelque chose comme ça et un soir, en discutant avec mon papi, j'ai compris un truc essentiel, en tant que fille, je serai physiquement (sportivement plutôt) toujours moins bonne que les garçons. Pas tous les garçons, bien sûr, mais à niveau équivalent, il y'aura un moment où la différence sera frappante et je ne pourrais plus gagner...

A 11 ans, en pleine pré-puberté, ce n'était pas encore le cas et je ne voyais pas pourquoi ça devrait changer un jour.

Les entraînements étaient souvent mixtes et en fin de séance on faisait des petits matchs 3 contre 3 ou 5 contre 5, ça dépendait.
L'équipe qui marquait sortait et était remplacée par une autre.
Mes coéquipières et moi étions souvent en haut du tableau. On sortait vite, je me souviens précisément d'une époque où on était les meilleures, parce qu'on était plus investie et plus teigneuses aussi. Et parce que les différences physiques n'existaient pas encore, les garçons n'étaient ni plus grands ni plus forts.
Quand t'es une fille, en tous cas dans le club de basket de mon enfance, t'es déjà moins importante que les garçons. Tu le vois pas comme ça mais en grandissant tu comprends mieux, ce que tu fais, tes performances sont anecdotiques dans le club. Par exemple, c'est eux qui gardent le beau et grand gymnase quand toi et tes copines tu vas dans le petit gymnase sans chauffage à 12 minutes de marche. Ca tourne pas, c'est toujours toi qui y vas.

A 11 ans je ne savais pas vraiment tout ça et surtout je ne savais pas que les corps et leurs modifications allaient avoir une si grande influence sur la pratique de mon sport. Qu'importe l'investissement que j'y mettais, qu'importe ma ténacité, mes entraînements, qu'importe tout ça. En discutant ce soir là avec mon papi, il m'a lâché la vérité injuste de cette réalité là, je serai moins forte qu'eux., quoi que je fasse. Même si avec mes copines on les domine aujourd'hui, ça ne durera pas. On peut bien  sûr s'en foutre de gagner, mais moi, j'aime la compétition, pas pour faire figuration, si je m'entraîne dur c'est pour gagner, pas cueillir des pâquerettes.

Mon papi (aka Léon) je ne l'ai pas cru tout de suite.
J'étais sûre qu'il se trompait, que ça ne pouvait pas être aussi injuste que ça, je m'entrainais dur et j'adorais ça, je n'allais quand même pas me faire niquer avec la bête biologie. Non, je croyais encore au mérite, à la juste récompense...

Mais il avait raison. Le corps s'en est mêlé, je ne grandissais plus, je sautais moins haut et courrais moins vite qu'eux... J'étais devenue une fille qui joue au basket, aussi investie qu'elle pouvait être, elle ne gagnait plus comme avant.

Ca m'a rendue assez triste, je m'en suis remise bien sûr mais putain que c'était pas juste...

PS: Je reviens après un léger break, je m'en excuse un peu mais pas trop.
J'espère que vous allez bien.



VIDEO DU WEEK-END, 23 JANVIER

23.1.16

Une petite vidéo Ted, ça fait longtemps, non?


UGG / CONFORT / LAISSER-ALLER

20.1.16

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Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que je voue une vraie passion aux chaussures de la marque Ugg.

J'ai acheté ma première paire en 2004 (12 ans sa mère) à Montréal, parce que le peu qu'il avait en France était écoulé et que j'avais très très envie d'en avoir.

Si j'ai acheté des Ugg c'est pas pour le confort (je n'en savais à l'époque rien vu que je ne les avais jamais essayées) mais bien  parce que je les trouvais jolies.

Et puis après je les ai mises à mes pieds et là, j'ai compris. C'était au-delà du confort (pieds nus, pour les Ugg c'est une obligation, c'est même de cette manière qu'on a le plus chaud, la peau à même les chaussures). J'ai eu plusieurs années où je les portais strictement tous les jours.
C'est chaud c'est doux les Ugg, pourquoi autre chose (et non ça ne fait pas transpirer... je redis au cas où).

NDLR: J'imagine que certaines et certains, trouve cet achat de chaussures cruel. Je m'excuse par avance auprès de vous si vous êtes choqués mais je n'en suis pas au même niveau de réflexion que vous sur la question donc si vous avez des remarques à faire, je les accueille avec plaisir (voire réflexion) si elles sont formulées poliment et sans condescendance. 

J'en ai eu depuis cette époque 9 paires.
C'est même resté un "luxe" dans des périodes où je ne mettais plus beaucoup d'oseille dans mes fringues. Mes préférées restent les classic short en sable (et noisette).

En tant que vieille consommatrice (le nombre d'articles sur mon blog traitant des Ugg -__-), je trouve que la qualité a un peu diminué (contrairement à mes premières paires solides au-delà de tout, les nouvelles se trouent au bout ultra facilement. Je vous conseille de prendre une pointure un peu au-dessus si vous êtes entre 2 pointures) mais pas grand chose peut test le confort de ce truc.

Bon tout ça je l'ai déjà dit.
Ce qui me frappe (encore maintenant même si le phénomène est passé et que les Ugg sont quasi devenus des basiques) c'est qu'elles continuent à être citées comme "la quintessence du truc moche, importable, que c'est même abusé que ça existe tellement celles et ceux qui en portent ne se respectent pas".

Etrange... Les Ugg sont encore vues comme une honte mode.
Alors leur aspect est souvent mis en avant (gros pieds / qui se tassent (ça c'est uniquement pour les fausses, les vraies ne dégoulinent pas, elles se tiennent) et qui tassent) mais on est d'accord que tout ça est très, très subjectif. Par exemple, en ce qui me concerne, les escarpins à clous Valentino sont d'une très grande laideur (j'en avais d'ailleurs parlé dans cet articledu coup c'est sûrement pas le seul problème des Ugg. Des pompes moches y en a un paquet d'autres et on a tous un regard singulier sur la question,a lors du coup c'est quoi le problème avec ces bottes australiennes? (Si vous avez vous un avis sur la question, je serais curieuse de savoir).

Je crois que le problème des Ugg c'est son confort. Enfin pour ses utilisateurs, c'est sa force le confort mais pour les autres c'est un problème.
"Qui sont ces gens (femmes) qui se sapent pour être bien dans leurs vêtements quitte à y sacrifier la sacro-sainte élégance?"
Quand on porte des Ugg, on a fait un choix, celui d'être bien dans ses chaussures (oui je sais qu'il y a d'autres paires confortables mais restons sérieux... Ce n'est pas comparable. Cet hiver je porte une paire de Timberland que j'aime beaucoup, elles sont bien plus confortables que beaucoup de me chaussures (basket y compris) mais à côté de mes Ugg, elles se font pulvériser) plutôt que d'être élégante.

La Ugg c'est la polaire des pieds, le fameux "c'est pas beau mais c'est pratique"... Bon moi je suis hors concours, je trouve ça beau mais c'est sûrement ce que les autres y voient.

Et je me demande si derrière ça, il n'y aurait pas l'idée que se mettre en confort c'est se laisser aller... Et se laisser aller, surtout quand t'es une fille / femme, ça n'est pas très bien vu.

Je n'y connais pas grand chose mais faut pas être Einstein pour voir que la mode féminine est constituée depuis longtemps (même si ces choses sont en mouvement) autour de la notion de contraintes corporelles. Les corsets, les talons, des tas de choses qui fragilisent le corps (pas la posture ni le comportement, je lis souvent que, pour le talons en tous cas, certaines femmes se sentent plus puissantes habillées de cette manière) pour le "sublimer".
Sublimation qui n'existe que selon certains critères dit de désir masculin. En tous cas de la projection de ce qu'est le désir masculin.

Les Ugg c'est une manifestation évidente du "j'm'en tamponne le cul d'avoir mes jambes mises en valeur et d'être bonnasse". Et ça, on va pas nier que c'est globalement mal perçu (pas uniquement par les hommes d'ailleurs).
Le caractère légèrement honteux du port de la Ugg (Je vous renvoie à ce propos au post de Garance Doré que j'ai trouvé très instructif sur la question ) pourrait, pourquoi pas venir de là, de ce que les autres projettent dessus, de l'idée que ce n'est pas bien de se "mettre bien" si ce n'est suffisamment joli.

Alors vous allez peut-être trouvé que je vais un peu loin et que j'y vois des choses qui n'existent pas ou qui sont en tous cas excessivement perçues, mais sincèrement je ne le pense pas.

Depuis quelques mois (années) les choses bougent petit, et comme le dit Lise le confort est devenue une qualité fashion ce qui, perso, me ravit, vu que je déteste les contraintes vestimentaires et autres sensations "d'engoncement" .

Bisous love 
 

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