VRAC RETOUR CRÈTE

1.7.15

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Je reviens d'une semaine en Crète et c'était tellement chouette que je voulais vous en parler un peu.


Donc billet / petite carte postale virtuelle pour vous raconter comment c'était, les trucs que j'ai vus, que j'ai lus et que j'ai aimés.

Ca fait quelques années que je pars une semaine avec ma maman à peu près à la même période et cette année c'était la Crète.
C'est une région absolument sublime.

La photo d'en-tête a été prise sur l'île de Chrissi, une île au sud de la Crète et vous savez comme j'ai une passion pour les régions désertiques, pour la mer impressionnante et pour la contemplation, (je pourrais passer ma vie à ça, regarder comme c'est beau, en écoutant de la musique ou des podcast de philo France Culture, la vie ça pourrait être que ça que ça serait bien) alors là-bas j'étais servie.

C'est une île inhabitée, seulement quelques personnes en été vivotent dans des tentes posées là, j'ai vu 2 culs nus, dont un avec un poncho noir, cul nu + poncho = le mec est incertain

Bref, C'était trop bien.


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La crète a été aussi pour moi l'occasion de goûter les café frappés, spécialité de la région, un café au lait froid avec des glaçons, moi qui n'aime que modérément le café (mais en bois parfois parce que ce truc socialise et fait grand) mais alors en froid, j'ai adoré... 
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J'ai lu La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker.
Bon tout le monde a déjà dû le lire mais perso je ne connaissais pas jusqu'à ce qu'une pote m'en parle et m'en parle encore.
J'ai vachement aimé, effectivement j'ai pas trouvé ça super bien écrit, les échanges amoureux étant quand même vachement niais, mais alors l'histoire, les rebondissements, j'ai adoré.
J'ai été happée, bon bouquin d'été.

Je vous ai déjà confié que je n'étais pas une très grande lectrice mais aimerais y prendre de plus en plus goût et j'aimerais connaître vos livres préférés, ceux qui vous ont marqués, impressionnés ou passionnés.
Quel meilleur moyen de venir vers un livre parce qu'il a marqué quelqu'un très fort.
Merci d'avance.

Sinon, comme l'été dernier et comme tout le monde, j'ai fait que porter mes Arizona noires Birkenstock et vraiment ces pompes déchirent.

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Sinon j'ai bien mangé et ai barboté, ma mère aussi...
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Et j'ai lu Retour à Reims de Didier Eribon dont j'avais entendu beaucoup de bien.

Bon vous avez cru comprendre que j'étais très intéressée par les questions de classes sociales, de leurs influences et de ce qu'elles disent de nous.
Bref, avant de m'attaquer à Bourdieu (j'ai encore un peu peur de ne pas être à la hauteur... Tu vois ces trucs de classes sociales sont partout les cons) j'ai lu cet essai autobiographique, je ne sais pas si ce genre existe mais ça ressemble à un truc comme ça.
Eribon, à la mort de son père, s'est replongé dans son passé et a analysé, ce qu'il appelle lui-même, sa honte sociale. Il a déjà écrit sur la question gay comme facteur déterminant de son identité, et là il s'attaque à ce qui lui parait encore plus déterminant comme contre scénario.
Ses analyses sur la classe ouvrière, sur la reproduction sociale ou sur le basculement du vote communiste au vote frontière sont un éclairage très pertinent.


C'est passionnant, j'avais presque envie d'en faire une vidéo tellement ça m'a plu.
Ses analyses, ses constats, ses références, son ton neutre, son austérité, toutes ces choses servent parfaitement son propos, c'est très intelligent. Et accessible si vous vous demandez.
Je vous le conseille vivement.
Et je m'y suis reconnue, moi l'enfant de milieu populaire de manière assez flippante, le passage sur les choix scolaires, être ou non latiniste, faire du grec, choisir allemand en LV2 (oui ça va jusque là... )
J'étais, pour ma part non latiniste et j'ai "choisi" espagnol en LV2.
Vraiment propos hyper riche, vous allez aimer si ces choses vous intéresse.



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Ah et la bonne nouvelle de ce début d'été, la sortie du troisième album de The Internet,
Ego Death.
Evidement c'est trop bien, évidement ça sent la chatte (le paramètre pour qu'une musique me plaise ou pas c'est qu'elles soit moite et sexy) et évidement je ne suis pas objective.




Voili-voilou (si je peux dire cette expression affreusement ringos rapport que j'ai une dérogation) Je crois que j'ai tout dit... Ah non, j'ai acheté des produits de la marque grecque Korres (Marie aka la meuf premier degré)... Et tout sent merveilleusement bon...

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Cette fois j'ai fini.

Bisous Smack mais vite fait parce qu'il fait pas un temps à s'étreindre trop longtemps.

BRÈVE MACÉDOINE AVANT DÉPART

22.6.15

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Salut les copains, je suis peu présente en ce moment et j'en suis bien désolée, un tout petit mot pour vous dire que je pars en vacances 1 petite semaine et que ça risque donc d'être encore un peu tendu de poster.
Un billet inutile pour vous tenir quand même un peu au courant.

J'espère que vous allez bien.

2 ou 3 recommandations d'une importance capitale avant que je ne parte:

✔︎ Il faut absolument aller voir Vice-Versa, le dernier Pixar en date (je l'ai déjà vu deux fois, ouais je suis une déglingo (déglingo, mot ultra ringos ))
.
J'adore à chaque fois ce que fait ce studio et là c'est tout particulièrement réussi.
C'est beau, drôle, émouvant (j'ai chouiné quelques fois), d'une très grande intelligence, ça parle de la fin de l'enfance avec une poésie inouïe et ça m'a profondément touchée...
Tellement réussi...

✔︎ Je vais attaquer une nouvelle série dans l'avion, How to get away with a murderer  dans l'avion. Oui j'ai une peur panique de l'avion, je dois faire diversion. Là, j'écris de l'aéroport et j'ai peur.
C'est double nul d'avoir peur de ça...

✔︎ Heu ben merde, j'ai plus rien à dire, dormir 3 heures ne me rend pas bien locace.

J'essaierai de poster un petit peu sinon au pire, je suis sur Instagram .

Je vous embrasse fort et on finit avec un sublime morceau de Benjamin Valentine

PS: Pensez à moi, je vais avoir besoin de vos câlins virtuels pour ce satané avion

L'ÉCOLE DE LÜBECK, ÉGALITÉ DES CHANCES?

15.6.15

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Photo de Vanessa Jackman




Hier, chez la dentiste, je suis tombée sur un supplément du magazine Le Nouvel Observateur, Le cahier des tendances de l'Obs et, j'ai littéralement bloqué sur l'un des articles appelé "L'école de Lübeck".
Comme je ne suis pas parisienne, je ne connaissais, ni de nom ni de loin cette école.
L'institut de l'assomption (de son vrai nom) est un établissement catholique d'enseignement du 16 ème arrondissement dont un nombre important de filles/femmes qui comptent dans la mode, mais pas que, sont allées étudier (Vanessa Seward, Victoire de Castellane, Emmanuelle Alt, Cécilia Attias, Mathilde Favier, Camille Miceli...).
Le but de l'article étant d'établir une corrélation entre cette école et la réussite de ces jeunes filles, vous imaginez que j'ai tout de suite été très intéressée.

Y sont décrits l'ambiance, les têtes bien pleines et bien faites des jeunes filles de Lübeck, le caractère sérieux mais rock n'roll de l'école, à l'opposé d'autres, plus austères, moins "showbiz'" mais surtout l'enseignement qui y était dispensé et ce qu'il a pu apporter aux élèves.
Les filles y sont décrites comme une nuée de beautés sur lesquelles les garçons fantasmaient à la manière d'un Virgin Suicide du riche.
Dans ce groupe de garçons, on pouvait y croiser un Beigbedder dévergondant ces mêmes filles en les emmenant chez Régine et en créant le Caca's club avec, entre autres, Ariel Wizman (Le caca's club était Club "branché" fondé par des jeunes (c'étaient les années 80) aussi riches que cyniques. D'ailleurs, c'est moi ou le cynisme marche toujours mieux avec l'argent).

À la lecture, j'apprends 2, 3 trucs qui m'interpellent, c'est plutôt bien romancé, et vu que que c'est à des milliards d'années de l'enfance que j'ai eue ou même de mon milieu à moi, ça me rend tout particulièrement curieuse de la chose.

Et surtout, de manière transversale, ça aborde un sujet qui me questionne tout particulièrement en ce moment: La reproduction sociale et les conséquences professionnelles à être né du bon côté du périphérique.

J'ai, certes, l'impression d'être un lapin de 3 semaines qui découvre la vie, mais observer la reproduction sociale du bon côté est une chose absolument fascinante et ça s'éclaire petit à petit dans mon esprit. Le conditionnement, le contexte ou l'environnement ne sont pas des éléments neutres dans la constitution des individus et ce, même s'ils ne sont pas définitifs et absolus pour tout le monde (les choses peuvent, heureusement, être plus subtiles et moins radicalement déterminées).

Je suis absolument stupéfaite, à la lecture de l'article, parfois, face au pire parisianisme qui soit ( "Elles sont toutes ravissantes, espiègles et joyeuses, avec ce petit zeste d'impertinence qui fait la différence entre la grande bourgeoisie parisienne et celle, plus terne, du reste de la France"). J'ai cherché s'il y'avait une pointe d'humour derrière cette phrase, je me suis demandée dans la peau de qui Marie Vaton, l'auteur de l'article, se mettait-elle lorsqu'elle racontait ce genre de conneries méprisantes... j'ai pas vu, c'était peut-être simplement Marie Vaton qui parlait après tout...

Mais stupéfaite surtout par quelques autres phrases trouvées dans l'article:


- "Etre bien né ne suffit pas toujours"

- "Victoire, l'aînée des soeurs Favier, née Castellane, qui évoluait déjà chez Chanel, dans la sphère de son oncle Gilles Dufour, l'un des proches collaborateurs de Karl Lagerfeld."

- "Après leur bac, tout naturellement Gilles Dufour a pris en stage Camille Micelli. Vanessa Seward aussi a bénéficié d'un coup de pouce des soeurs Favier-Castellane pour entrer chez Chanel après son école de stylisme au studio Berçot".

- "Mathilde Favier assume sans complexe l'existence d'un réseau informel tissé dans les rangs de Lübeck "Si nous avons bénéficié d'une certaine facilité au départ, nous avons dû, comme tout le monde, faire nos preuves pour arriver là où nous en somme aujourd'hui".

Décidément, la question de la légitimité se retrouve partout, tout le monde se demande, en fond, si sa présence est légitime ou pas. Je me souviens d'une interview de Léa Seydoux qui allait aussi dans ce sens là, prouver que la place qu'elle occupait ne l'était pas de manière injuste ou illégitime (Seydoux est issue d'une famille très présente dans le cinéma français, Grand-père président de Pathé et grand oncle président de Gaumont. Le fait même qu'elle précise qu'ils n'ont rien fait pour l'aider dans sa carrière, va dans le même sens). 
Maximiser ses compétences et qualités en minimisant le contexte est la technique utilisée, mais peut-on considérer que le contexte n'est que l'aide de sa famille et qui si aide il n'y a pas, le contexte devient, de fait, non favorable?

Ce que dit Mathilde Favier (Directrice des relations publiques pour la France chez Dior / nièce de Gilles Dufour qui a été directeur artistique chez Chanel pendant 15 ans et chez qui elle a fait 2 stages/ Demie-soeur de Victoire de Castellane) est très intéressant... Mais, du pire côté du périphérique que je suis, la "terne" province qui n'a pas d'argent, je suis plutôt interloquée par la façon toute particulière qu'elle a de minimiser la force de son origine "si nous avons bénéficié d'une certaine facilité au départ"...  vous avez bénéficié de cela Mathilde, c'est vrai, ce qui n'enlève rien à vos qualités et compétences actuelles, mais cette origine ne vaut-elle pas tous les tremplins de monde?
Et ces tremplins ne sont pas des outils de mérite, ils sont des outils de l'avantage d'être né au bon endroit.
Parce que pour faire ses preuves il faut déjà avoir sa chance et le système semble tellement bloqué à le lecture de ce type d'article, que la qualité ultime ne semble pas être le talent, ni même sa capacité de travail, non, ce n'est pas ça qui compte au fond le plus.

Vous savez que je suis très séduite par la philosophie de Spinoza (ouais le lundi matin je suis déjà bien chaude), et notamment par le regard qu'il porte sur la "volonté", en l'occurrence sur l'absence de pertinence de ce concept. Sa réflexion va à l'encontre de la croyance au libre-arbitre puisque elle est basée sur une méconnaissance, ou un reniement assumé des causes qui nous déterminent (c'est le point de départ de sa pensée, il ne s'agit, pour autant, pas de constater ses propres "déterminismes", pester, se plaindre et attendre que ça se passe. Ne pas les nier c'est questionner globalement son propre contexte et l'évaluer de là où on est pour le faire évoluer). (N'hésitez pas à me corriger si ce que je dis est faux ou incomplet).
J'ai le sentiment que la bienveillance doit s'intéresser aux causes, elles sont fondamentales pour comprendre les processus qui mènent un individu là où il est ou là où il ne bouge pas.


Pour en revenir à l'article, bien sûr que ce n'est pas une mauvaise chose pour ces filles de Lübeck d'avoir eu droit à un bon coup de pouce de la part de leur contexte.
Que les amis de vos parents vous aident à travailler, ça n'a rien d'anormal, c'est ce que font les amis, sincèrement je ne vois pas ce qu'on peut avoir à redire là-dessus, si mon ami me demandait de filer un coup de main à son môme, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas, je l'aime c'est mon ami, j'ai envie de l'aider lui et son enfant.

En revanche que ce même môme néglige plus tard l'importance de ce coup de main serait de la mauvaise foi la plus totale. Et ce même s'il aura, entre temps, acquis les compétences nécessaires pour faire correctement son travail, comme il aura eu accès aux meilleures écoles, aux meilleures opportunités de travail et aux meilleurs modèles environnants,  il n'y aura rien d'exceptionnel à ce qu'il en soit arrivé là.

Mais la question à se poser est, que se passe-t-il pour un enfant tout aussi brillant (et pourquoi pas un peu plus) dont les parents n'ont pas les amis qui comptent? Quelles sont ses chances d'avoir le même type de coup de main?
Ce n'est certes pas impossible qu'il réussisse aussi de la même manière mais dire que c'est juste un "peu plus difficile" est faux, tout dans cet article le prouvait...

Et si Mathilde Favier parle d'elle "comme tout le monde qui a dû faire ses preuves pour en arriver là où elle en est aujourd'hui" c'est qu'elle pense peut-être que c'est vrai (ce qui est préférable bien sûr, il est mieux de se voir comme ultra compétent plutôt que comme pistonné), mais elle n'aura jamais pu faire ses preuves si on ne lui avait pas donné, a priori, sa chance. Et sa chance ne lui a été donnée aucunement sur le principe de sa compétence ou de son talent, mais uniquement parce que oncle, mère, père, le reste pouvait le faire pour elle.
Ce qui est bien pour elle mais ce qui n'est pas juste en soi.

Nous avons déjà pas mal parlé de ces choses là, mais j'aimerais encore une fois avoir vos retours si vous en avez envie. 

Allez bisous et bon début de semaine 

TRUCS QUE J'AIME EN CE MOMENT

3.6.15

Une petite vidéo, j'espère que ça vous plaira. Je pensais en faire d'autre moins sur la "beauté" puisque clairement je vais vite en avoir fait le tour, mais sur le cinéma et d'autres trucs que j'aime, l'idée c'est d'aller ailleurs. Bref, si ça vous dit mais je pense que j'essaierai au moins une fois.

Je vous embrasse



"T'AS TES RÈGLES OU QUOI?"

1.6.15

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Enorme revival Kate Bush de mon côté ces jours-ci. C'est tellement beau.

Bon je ne vais pas m'éterniser dans ce billet, nul besoin de poser de congé mais j'avais quand même envie de vous parler de ça, parce que je trouve ça important. Et au vu du caractère moyen glam du bordel, on en parle pas si souvent.

Le titre vous a normalement mis sur la piste, non?
Y-a-t-il une phrase plus sexiste que celle-ci? Je crois pas non.

Je voulais vous parler de règles parce que les miennes ne sont pas sans conséquences.
Avant mes règles, tous les mois depuis à peu près 5 ans, oui ça n'était pas le cas avant, j'ai envie de mourir.
Alors là je déconne, le billet est léger, c'est la déconne, mais putain c'est un truc de ouf comme la semaine avant mes règles je suis en mode "ramène ta corde j'ai un crochet".
Tout est noir, le monde est nul, à quoi bon, je ne veux plus continuer, deux ou trois sanglots, toutes de façons personne ne me comprend... Je veux larguer mon amoureux, m'isoler du monde, constatant que ma vie est un truc complètement raté et que y a plus rien à faire. Joie et blagounettes donc, imaginez le type d'amie et d'amoureuse que je suis pendant ces jours-là -__-

Une caricature je suis, le truc le plus dingue avec les SPM (ouais ce truc a un nom, le syndrome prémenstruel) c'est de prendre conscience de l'importance fondamentale des hormones sur soi, ça influe sur tout de manière radicale: la manière de voir le monde, la manière de voir notre vie, tout, nos amis, amoureux, parcours... C'est hallucinant. Ca met comme un filtre devant nos yeux.
Quand j'ai compris que c'était ça, je me suis dit que je n'avais qu'à prendre sur moi pour que ça s'arrête... Mais ça ne marche pas!
Je sais à chaque fois que c'est ça, que le premier jour de mes règles ça sera fini, mais y a rien à faire, je suis au fond du gouffre 4 jours par mois, sans que je réussisse à relativiser ou à passer outre.

(NDLR (moi quoi): Après avoir lu un commentaire sur l'hypothétique lien qu'il existerait entre les spm et le caractère social du truc (peut-être se focalise-t-on  dessus parce que les autres en parle), je tenais à vous préciser que je n'ai pas ces symptômes depuis toujours, ça ne fait que 5 ans, avant je n'avais jamais rien eu, aucun trouble et il m'a fallu un peu de temps pour voir le lien entre les 2. Mais je suis sûre que je n'ai jamais été influencée par comment les autres femmes vivaient leurs règles. Et bien sûr que je ne caricature pas la gent féminine en disant qu'elle est faite d'un bloc et sujette à ses émotions, je sais qu'il existe des femmes qui ne ressentent pas ces choses là mais c'est mon cas à moi. J'ai cru comprendre que les variations hormonales sont tout de même plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, mais si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire. Voilà, parce que je me suis demandée si ce que je disais ici était sexiste mais je crois ne dire qu'une réalité, je ne dis pas que les femmes sont des petites choses fragiles incapables de constance mais bien sûr si vous trouvez que c'est le cas, qu'on en discute en commentaires bien sûr. Ayé!)

Le truc c'est que comme c'est "un vrai truc de bonne femme", un truc que la gent masculine ne peut pas, même avec la meilleure volonté du monde, prendre tout à fait à la hauteur de ce que c'est, ça continue à être perçu comme un laisser aller mensuel alors que bon "y a pas mort d'homme". Et j'ai l'impression que c'est finalement un trouble relativement négligé par le corps médical, non?

J'ai envie de trouver une solution, alors j'ai recherché des trucs sur internet, et il semblerait que l'huile d'onagre puisse avoir des effets là-dessus, je vais le tenter!

Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être dans cette situation, alors j'avais envie d'écrire ce post d'abord pour en parler tout court (c'est bien de savoir qu'on est pas tout seul) est surtout pour qu'on puisse échanger là-dessus et trouver des solutions qui marchent parce que même si ça dure pas, 4 jours (parfois 5) où j'ai envie de tuer des gens (entre autres) et que je ne suis que complainte et déprime ça n'est pas acceptable.

Allez bisous smack, à demain. 

MAD MAX : FURY ROAD

29.5.15

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Bon, j'avais envie de vous parler du film Mad Max: Fury Road de George Miller parce que je l'ai vu la semaine dernière et j'ai adoré. Finalement je ne vais quasiment rien vous en dire mais ce post est quand même l'occasion pour moi de vous conseiller vivement d'aller y faire un tour, c'est très efficace.

J'ai parfois le sentiment que je ne suis pas ultra bon public pour les blockbuster  mais je crois que dans le fond, quand j'enlève mon snobisme, je suis une petite adolescente sensible aux trucs qui tapent dur (... on arrête immédiatement les sous-entendus salaces).

Mad Max: Fury Road est vraiment réussi.
J'ai passé une bonne partie de la séance à faire des "Whaou", "Hannnn" (aka le truc qui choque), "Non mais c'est dingue" (aka "ohlalal j'en reviens pas").

C'est un film dont le scénario est plutôt simple (ce qui ne veut absolument pas dire "pas de qualité" ou comme dit dans la vidéo dessous "simpliste"), et oui, il s'agit bien d'une énorme course-poursuite dans le désert pendant 2 heures sans guère de répit.

C'est un film ultra badass.

J'avais envie de développer des tas de points, dont le caractère féministe, le personnage de Furiaosa (aka Charlize Theron qui est géniale) qui est trop mortel, et d'autres trucs mais j'imagine que vous avez lu déjà des tas de trucs sur la question.

Et puis je suis tombée tout à l'heure sur la vidéo du Fossoyeur de films (dont je suis un peu éprise mais je reste mystérieuse sur la question) et j'aurais aimé dire tout ce qu'il y dit, donc je vous la mets là. Si vous ne connaissez pas le fossoyeur (sait-on jamais même s'il est ultra célèbre sur YouTube) matez ses vidéos (notamment celles plus thématiques, c'est intéressant, riche, enlevé et drôle. J'aime beaucoup).




Et je finis quand même avec la bande-annonce si vous ne voyez vraiment pas ce dont je parle.

 


Bonne journée

ECRIRE

28.5.15

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Photo de Joe Maloney


  


 Ah Le teenage dream de Katy Perry, tellement efficace même 5 plus tard!

* POST RTT

Vous vous souvenez du post sur la peur qui paralyse que j'avais écrit il y a deux mois? On avait parlé de l'ambition et tout. Bon vous vous doutez bien qu'au vu de la taille du morceau, je n'avais pas du tout clos le sujet.

Je voulais vous faire part de quelques unes de mes évolutions sur la question et qu'on puisse, encore échanger là-desssus.

Je vais prendre appui sur l'ambition que j'ai d'écrire un livre, pas parce qu'elle est plus pertinente qu'une autre mais parce qu'elle m'est suffisamment personnelle et ancienne pour que certaines choses en sortent.

Après avoir lu vos commentaires et encouragements, je me suis remise à écrire de manière plus régulière.
Je suis encore loin de le faire tous les jours même un peu, c'était pourtant l'objectif que je m'étais fixé au départ après que vous ayez parlé de 750 Wordsun site absolument cool où vous avez un espace dans lequel vous devez rédiger 750 mots au moins par jour.
C'est un site collectif (plein d'autres gens font comme vous), il y'a un système de statistiques qui vous permet de voir combien de temps vous avez mis, les mots que avez le plus utilisés et d'autres trucs en anglais dont je ne saisis que modérément le sens.

Les 30 premiers jours sont gratuits après je crois que c'est 5 $ par mois mais ça reste à vérifier.
Quand je mes suis inscrite je n'avais qu'un seul objectif, écrire plus.

Mon problème est là, je me laisse en permanence démotiver, je perds confiance en moi le temps de le dire et il m'est très difficile de faire abstraction de mes doutes et de mes certitudes quant au fait que ce que j'écris est complètement nul.
Donc ce site est une excellente manière de travailler mon endurance (oui, comme Murakami qui utilise la course comme support à l'endurance qu'il faut pour écrire un livre. Je ne suis pas naturellement endurante, alors j'imagine que ça se travaille), écrire plus souvent, de manière modérée (750 mots représente une quantité plutôt facile à atteindre mais pas non plus trop facile, bref, c'est un très bon entre-deux) mais sans viser la qualité tout de suite.
Oui parce qu'en général ce que je faisais, c'était écrire le début, relire, trouver ça moyen, retravailler les virgules, relire, trouver ça moyen... Et voilà comment on va au bout de rien, un vague incipit retravaillé et c'est tout!

Alors mon rythme est mieux, ce qui est déjà pas mal, mais on ne peut pas dire que je réussisse à être assidue à la hauteur de ce que je voulais.
5 jours à écrire à la suite reste pour le moment mon maximum.
J'écris plus mais c'est pas encore suffisant pour me satisfaire pleinement, mais je suis contente, ça m'aide d'ailleurs à plus écrire sur le blog qui regagne en importance pour moi.

Il y a tout de même 2 choses que je comprends petit à petit à force de m'intéresser à l'ambition, aux moyens d'aller au bout de ce que l'on désire et c'est d'eux dont j'aurais aimé vous parler aujourd'hui.

1. Le contexte social 

Alors je sais que je vais enfoncer des portes ouvertes, mais mine de rien, je nie de moins en moins ce paramètre dans l'évolution d'un individu ce qui n'était pas du tout le cas avant. En tous cas, j'avais la prétention de penser que pour moi, ça n'était pas pareil.

Il ne s'agit pas de trouver des excuses ou des explications misérabilistes, mais le contexte d'où l'on vient est fondamental pour envisager sa vie et se ambitions. On ne part pas tous du même point de départ.
Grosso modo, les rêves enfantins et même adolescents ne diffèrent guère d'un individu à un autre, le sens des réalités n'ayant pas encore fouetté le visage et limité les perspectives.

On n'est jamais que l'enfant de nos parents et d'un certain contexte social, financier et ambitieux.
Bien sûr il n'y a pas de fatalité, les choses peuvent bouger et évoluer, on connait tous des contre-exemples mais ils restent tout de même de l'ordre de l'exception.

Je suis tombée sur le site de Encore-magazine que je vous conseille vivement, ce site est vraiment cool. Il s'intéresse aux parcours de réussite, aux obstacles, aux envies, bref à la carrière de tas de gens qui ont monté des boîtes sous une forme ou une autre.

En regardant ce site, j'étais frappée de voir à quel point la plupart (la grande plupart, je ne généralise pas il y a clairement des contre-exemples) des gens présentés venaient d'environnement propice à la création et à l'entreprenariat.
Ces gens n'ont pas forcément eu une vie heureuse avant d'en arriver là, c'est pas le propos, mais ils étaient dans un contexte plus favorable: parents ayant déjà réussi voire très bien réussi, milieux plutôt aisés, pas trop de problème d'argent... Bref, un environnement qui tend à dire que  réaliser tes rêves "oui, c'est possible".

Evidement si contexte favorable il y'a, se voir à une certaine place, avoir un certain nombres d'ambitions n'est pas mal perçu.
Je répète que ce que je dis n'a pas de valeur morale, c'est juste un constat.
On peut tout fait réussir sans ça, je dis simplement que se voir à une place professionnelle relativement "élevée", est plus envisageable si on a déjà autour de soi (parents, amis des parents...) des gens qui sont déjà passés par là.
Ne pas avoir de gens qui sont passés par là nécessite juste de faire autrement, de s'inventer en quelques sortes et surtout de s'envisager à une place sociale "supérieure" que celle qu'occupe les parents. Et ça, ça n'a rien à voir avec les études, ça a à voir avec le discours ambiant et les modèles environnants.

Donc, il ne faut pas négliger ce paramètre. J'ai longtemps cru que ces choses n'étaient pas vraies, que quand on voulait, il suffisait de pouvoir et de beaucoup travailler, mais ce n'est pas aussi simple, nous sommes, quoi qu'on en pense, déterminés
Chez moi, personne ne créé, c'est pas grave, mais même si au fond de moi c'est ce que je veux faire, écrire un livre, je bataille ardemment à l'intérieur pour me sentir légitime à vouloir l'écrire.
Je suis la fille de ma famille et de mon contexte, il faut bien que je me répète que ce n'est pas une raison, que je peux essayer de dépasser mes appréhensions malgré tout et que je réussisse à construire  petit à petit une légitimité pour moi. Ce n'est pas évident, je dois forcément passer par une auto-conviction un peu factice mais parfois efficace.

Donc l'idée qui se précise dans mon esprit c'est qu'il ne faut pas négliger d'où l'on vient, quelle place avaient les réussites et même les prises de risque dans notre propre famille. Une fois que c'est ciblé, on peut commencer à travailler. Il ne faut pas que l'on se complaise dans son constat, mais il faut bien le dépasser, trouver des chemins de traverse et sa propre singularité. ça demande du temps, c'est vrai, mais c'est comme ça.
Rien n'est une fatalité, un peu de bienveillance et de compréhension de son contexte permettent déjà d'envisager les choses sous angle plus "complexe" mais aussi plus apaisé.
Oui c'est plus difficile de vivre ses rêves sans modèle et sans réseau, c'est comme ça mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer de faire au moins de son mieux.

2. Méditation et retour à l'objectif

Je médite depuis quelques temps.
Comme tout le monde tu me diras vu que ce truc "bobo" est très à la mode, je plaide coupable, tout est bon pour lutter contre mon anxiété originelle, celle qui m'accompagne depuis toujours et qui m'appuie en permanence sur le haut du ventre. Je ne veux pas croire que c'est une fatalité donc j'essaie la méditation.

Après avoir tenté le fameux Headspace présenté par Mai il y a un petit bout de temps je suis passée à de la méditation en français, nettement plus raisonnable de mon point de vue (enfin pour moi je veux dire, écouter un mec me parler en anglais alors que je dois être dans le Ici et maintenant, je n'y arrivais pas). Ca s'appelle Petit Bambou et je trouve ça très bien.

C'est exactement le même principe que Headspace (ça a dû pomper), il y 8 séances gratuites (chez Headspace c'est 10) et si ça te plait tu peux t'abonner (pas gratuit, 6,99 par mois et 5 je crois si tu t'abonnes à l'année).
Alors je vais pas vous dire que ce truc change ma vie, une séance sur 2 je m'ennuie quand même vachement mais c'est pas mal, c'est pas la révolution mais c'est pas mal.

Ce que je trouve le plus intéressant dans le processus, c'est la rapport tout à fait déculpabilisant qu'a le mec avec la pratique.
Si tu t'ennuies comme un rat mort il te dit que c'est pas grave, que c'est normal, si ton esprit se barre toute les 5 minutes (dans mon cas toutes mes 45 secondes) à penser à des trucs qu'on s'en fout, pareil, il te dit que c'est pas grave, tu notes ce que tes pensées te disent et tu récupères ton esprit gentiment mais fermement pour lui dire que "bon maintenant on médite mon petit chat".

Quel rapport avec l'écriture?

Et bien c'est justement ce dernier point que je trouve très intéressant.
Le monsieur de l'appli te dit sans arrêt que ton esprit se barre que tu dois juste le récupérer. Et ça recommence, alors tu le récupères, tu ne dois pas t'en vouloir ou te sentir incapable s'il se barre c'est ce qu'il est, alors sans jugement, tu dois juste, inlassablement le récupérer. Ca ira de mieux en mieux mais il tentera toujours de se barrer dans tes problèmes, tes complaintes, factures et autres conflits.

Je crois que c'est aussi ça pour les rêves et ambitions.
Ma motivation pour écrire se barre tous les jours, toutes les lignes, à chaque fois que je bois une gorgée de café. C'est comme ça. Ca ne veut pas dire que je ne dois pas écrire, ça veut juste dire que, indépendamment de mon envie de le faire, il y a en moi, le doute dévorant et la certitude que ce que j'écris est nul.
Ce n'est peut-être pas réel, c'est ce que moi je ressens, donc ma nullité présumée voudra toujours s'épargner une éventuelle déconvenue et je crois bien qu'elle ne s'arrêtera pas tout de suite, peut-être même jamais.
Alors comme pour la médiation, je dois sans arrêt ramener mon envie d'écrire à sa stricte utilité, la débarrasser de mes complexes et peurs qui ne partiront pas demain.

Ecrire plus (j'aimerais au moins passer à 1 jour sur 2) m'a permis de comprendre pourquoi je voulais écrire, je ne suis pas une si grande lectrice que ça alors je me demandais bien pourquoi je tenais tant à le faire.

Si je veux écrire c'est parce que quand je le fais, sur ce blog également, c'est la meilleure partie de moi qui s'exprime.
C'est ça qui est galvanisant et c'est pour ça que je veux écrire, pour permettre à la meilleure partie de moi de s'exprimer le plus possible.

Je vous embrasse si vous êtes encore là, au bout de ce billet, merci de l'avoir lu.
Et j'aimerais évidement avoir votre avis sur ces questions.

Bisous smack 
 

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