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28.11.17

ANGOISSE 1 / Ode au symptôme

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J'ai un mois de novembre un peu "compliqué" cette année.
C'est pas la méga joie tout le temps et quelques coups durs m'ont fait reflirter avec ma grande copine, cette conne, L'angoisse.

Hier, un peu triturée par elle et son hobby préféré qui consiste à me faire battre le coeur trop fort et de triturer mon ventre avec ses mains anguleuses et perfides, j'ai eu un flash que j'avais envie de partager avec vous ... Même si l'angoisse m'empêche la plupart du temps de penser, y a émergé, cette fois, une piste plutôt intéressante.

Mon blog a eu 11 ans (on a, lui et moi, fêté son entrée en sixième, on était heureux...) et sérieusement, j'ai écrit combien de billets autour de la compulsion ? 50 ?

Non parce que je n'ai pas eu de goût pour le minimalisme (qui est encore un délicieux fantasme que je frôle par moment et qui se casse lamentablement la binette dans un ravin quelques semaines plus tard) par pure volonté esthétique, mais bien parce que j'achetais trop et que c'était très problématique (ça prend trop de place, éthiquement c'est super limite, c'est pas comme si on ne savait pas ce qu'implique la consommation excessive de mode, on ne peut pas se cacher pépouze en disant qu'on en savait rien).

J'ai toujours vu dans mon goût pour le shopping un léger "vice" mais un vice quand même, une "déviance", en tous cas, quelque chose que je devais combattre.

Rentrée 1987 (ce qui ne rajeunit personne mais c'est so "du-temps-d'avant-Sophie-Fontanel" de vouloir se rajeunir, du coup on s'en fout )

Allongée dans mon lit, demain je rentre en CE2 et ça me fait pas mal cogiter. C'est une rentrée un peu spéciale pour moi, je change d'école, après un CP et un CE1 passés dans l'école du village où vivent mes grands-parents. Et je dois avouer que ça me stresse beaucoup ... (ouais j'ai l'angoisse et l'insomnie précoces).
Je me retourne et me retourne espérant trouver le sommeil, mais il ne vient pas ajoutant à mon stress de la nouvelle école / des nouveaux copains (qui n'en sont pas encore, ce qui est bien là mon drame) / un nouveau maître / la peur ne pas assez dormir.
Ca tourne dans ma tête, impossible de me calmer.
Et puis je me mets à penser aux vêtements que je porterai le lendemain et d'un coup, ça me fait du bien. Ca me rassure. Habillée comme ça, je devrais pouvoir tout affronter ...
Un beau sweat / un beau jeans, que des trucs neufs qui me mettent en joie.
A mesure que je m'imagine déambuler dans la cour de récré, je me calme.
Je me calme tellement que je m'endors.


Novembre 2017 

Grosse rentrée donc. Pas méga en forme. Je dors comme une merde. Le coeur qui palpite, tout m'angoisse.
Sans surprise, je ne réussis pas à penser comme il se doit.
Ca me soule parce que ça allait tellement mieux l'an passé. Certes, c'est une période un peu compliquée, pour des vraies raisons, mais ça ne m'aide pas du tout d'angoisser comme ça, ça aggrave clairement la situation et en plus, ça ne me rend pas vraiment pragmatique. Bref, ça me coûte beaucoup et me rapporte peu.
Et puis je me retrouve sur Asos, le week-end du Black Friday et je zone d'une page à une autre. Et je me calme. Très vite.


Comme 30 ans en arrière, face à un moment de crise (rentrée d'école ; décès ; attentes de résultas médicaux, qu'importe la crise) je me calme sous une pluie de futilités. Et je lui en suis, ce jour-là, reconnaissante. J'aurais peut-être préféré que mon symptôme ait plus la classe, soit plus altruiste, plus constructif, créatif même peut-être, qui sait ... Mais ce soir, je le prends exactement comme il est. Même s'il a pas la côte, même s'il est vulgaire, je le prends parce que sans lui, je le sais, ça serait pire ...

Longtemps, vraiment longtemps j'ai considéré mon symptôme comme étant LE problème, pourtant,  en sentant l'apaisement sur la page d'Asos, j'y ai vu la béquille que je m'y étais construite enfant pour essayer d'arrêter d'avoir le coeur qui palpite trop vite et le ventre qui serre.

A l'échelle de la planète, acheter plein de trucs c'est mauvais pour l'environnement, pour les humains qui travaillent dans des conditions déplorables, pour plein de trucs, c'est vraiment de la merde.

Mais pour moi, ce soir-là, ça a été un moyen de faire diversion et de m'apaiser un peu. Mon stratagème est éthiquement très discutable mais je l'ai construit à 7 ans, un truc bancal avec les moyens du bord donc.

Ce n'est pas comme s'il ne faudrait jamais réfléchir au caractère plus que discutable de ma démarche, mais en attendant que ça s'apaise un peu autour de moi, je vais chérir mon symptôme encore pour quelques jours.


Ps: J'ai absolument conscience du caractère étonnant de cette réflexion au vu de ce que j'ai toujours combattu dans le blog mais à situation exceptionnelle réflexion exceptionnelle (qui implique un  étrange resserrement autour de ce qui fait du bien tout en négligeant toute considération éthique. Une temporalité étroite, du jour le jour. ) 

Je vous embrasse 






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25.11.17

CHARLOTTE GAINSBOURG / REST

charlotte gainsbourg



Bon un peu comme pleiiinnnnnnnn de gens, j'aime beaucoup Charlotte Gainsbourg.

J'attendais la sortie de son album Rest avec beaucoup d'impatience, notamment après l'écoute de la chanson éponyme.


J'ai pas forcément grand chose à vous dire, hormis que son disque est cool et plutôt triste. Y'a quelque chose chez elle coincé entre l'introspection et la grande assurance que je trouve extrêmement fort.
Et puis elle fait vraiment plein de trucs, des trucs dans lesquels elle est quand même vachement douée.

Bref.

Je vous laisse là avec quelques vidéos / interviews / remix / clip que j'ai aimés.

A vendredi.









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22.11.17

RÉ-INVENTION PARTIE 2

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Sam Cook / fin du game


"Nous façonnons d'abord nos habitudes puis nos habitudes nous façonnent"
John Dryen


Bonjour à tous.

Je reviens dans ce deuxième billet autour de ce concept de "ré-invention " de soi ( la première partie est visible ici ) et vous parler de ma propre expérience.

Pendant très longtemps (ma vingtaine) j'ai été très friande des trucs qui tournaient autour du développement personnel, vous le savez j'en ai souvent parlé. Je pensais sincèrement qu'on pouvait  "se changer de l'intérieur", après un "déclic" qui allait me permettre de me débarrasser de mes mauvaises habitudes.

Arrêter de fumer ?  " Je le ferai quand j'aurai le déclic"
Faire du sport ?  Pareil ...

J'ai longtemps cru que pour modifier ses habitudes il fallait qu'un changement se soit opéré en moi ... Aujourd'hui, je pense plus que pour modifier ses habitudes, il faut juste ... ben modifier ses habitudes... Quitte à le faire sans conviction, d'expérience, elle n'aide pas forcément à passer à l'action de toutes façons.

Moi, j'inversais le processus mais c'est bien le changement d'action qui a modifié mon "intérieur" et non l'inverse.

Leo Babuta (dans son très efficace et intelligent blog Zen Habits ) aborde cette question du changement d'habitude et conseille quelque chose de vraiment très simple mais méga efficace :
Pour modifier une habitude, effectuez un petit changement. Vous voulez refaire du sport, commencez déjà par sortir 5 minutes de chez vous pour marcher ... Et puis augmentez petit à petit... Répétez... Pas trop ... Un peu mais souvent...

Plus que d'attendre un déclic, ce qui a plus de chance de marcher est de faire un petit peu, sans conviction profonde, avec juste une légère envie, mais de faire un peu quand même ... Ce qui compte c'est de FAIRE. De sortir de son fantasme de bien faire, de faire parfaitement, juste FAIRE.

( J'ai eu en cours cette année des déclinaison des niveaux de motivation "extrinsèque" et j'ai trouvé ça hyper instructif pour comprendre pourquoi face à certaines activités pourtant "importantes" à faire pour nous, on baissait très vite les bras. J'en vous parlerai très vite )

Donc je vous disais que dans mon cas, la question autour de la  Ré-invention se situait surtout sur le pôle du "divertissement".

En tous cas c'est ce que me "pose le plus de problème" et qui me met des bâtons sa mère dans les roues.

Avec l'internet, j'ai l'impression de mal gérer mon temps et autant j'ai plein d'envies et de projets que j'aimerais pouvoir réaliser autant, dés que j'ai un moment, je me retrouve vautrée à pas faire ce qui, à long terme, serait le plus "bénéfique" à ma vie.

Alors se "détendre" c'est pas forcément un mal et ç peut-être bien de glander mais ces trucs sont méga chronophages et c'est pas comme si la vie ça durait 1000 ans .

Donc,  mon cheval de bataille de ré-invention, c'est celui-ci.

Pour m'aider, j'essaie de renverser le rapport que j'ai au temps : "Du court au long terme"

Dans ce cas là, changer de temporalité d'action est, je trouve, plutôt une bonne piste (en tous cas pour le moment, ça me parait plutôt pertinent) puisque la particularité du divertissement est qu'il se vit (et s'apprécie) dans le court terme.
Le divertissement systématique (typiquement vidéo Youtube / télé) s'accommode mal d'un temps envisagé sur du long terme.

Sortir du kiffe à court terme pour aller vers du kiffe moins immédiat (voire un peu de la galère) mais possiblement plus puissant.

Dans ce concept de "ré-invention", c'est tout un rapport à la temporalité qui est questionné finalement. (autant dans l'arrêt de la consommation d'alcool que dans me fait d'arrêter de se mal glander en matant des trucs qui ne servent qu'à passer le temps).
La jeunesse ne sait pas qu'elle va vieillir, elle crame tout, n'envisage pas la vie autrement que comme une succession de lendemains qui ne définissent rien, tout est réversible dans la jeunesse, rien ne compte, rien n'est définitif.
Vieillir c'est aussi prendre conscience que, justement, on va vieillir et que bien vivre sa vie, si on veut continuer à la mener le mieux possible nécessite quelques réglages.


Je vous embrasse et vous dis à bientôt 

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5.11.17

RÉ-INVENTION

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 Salut à tous.
J'avais envie de vous parler de la notion de ré-invention de soi.

L'idée est venue après avoir lu une interview de Virginie Despentes (que j'admire depuis toujours. Au-delà des livres qu'elle écrit, tout ce qu'elle dit est, je trouve, particulièrement inspirant, notamment dans le regard qu'elle porte sur le fait d'être une femme. Tellement intelligent, tellement rafraîchissant).

Bref, donc elle racontait dans cette interview le moment, où, aux alentours de la trentaine, elle avait pris la décision d'arrêter de boire de l'alcool, alors même qu'elle avait toujours adoré ça.
Il avait fallu à un moment donné qu'elle pense à se "ré-inventer".

Le style de vie qu'elle avait toujours eu allait, à son sens, mal s'accommoder avec le fait de vieillir et avec le fait d'écrire.
Ce qu'elle avait adoré faire, boire et la fête, n'était plus aussi joyeux que ça et ses lendemains de beuveries étaient de plus en plus des moments de gêne pour elle.
Elle a alors décidé d'arrêter de boire imaginant que ça aurait des conséquences intéressantes pour elle en tant qu'individu.


Environnement différent (cause) = Ré-invention de soi (conséquence)

(Alors c'est basique mais je ne compte plus le nombre de fois où moi et mes congénères on a pensé qu'une cause similaire, que l'on répète inlassablement, aura des conséquences différentes ... Et puis "pleurer" de constater qu'en fait non, ça n'a toujours pas marché)



Pour Despentes, ça allait au-delà du "j'arrête de boire pour pas vivre ma vie bourrée et mourir jeune", il y'avait derrière cette décision une vraie démarche, une modification générale de son système.

J'ai trouvé ça très intéressant et ça a particulièrement fait écho en moi.

Je devais bien être admettre que certains fonctionnements dans lesquels j'étais figée et que je prenais même pour des composantes de ma personnalité, ne marchaient plus vraiment et faisaient un peu peine plutôt qu'autre chose.

Un peu comme quand vous découvrez que le maquillage que vous avez fait toute votre vie d'un coup ne marche plus et qu'il ne vous flatte plus du tout. Le visage a un peu vieilli, les traits un peu changés et ce qui était évident ne l'est plus.

Deux choix se présentent alors : 1) chialer sur ce qui n'est plus ou au contraire 2) voir ce qu'il est possible de faire avec ces toutes nouvelles données.

Mais le vrai problème qui se pose face à ce "dilemme" (qui dans le fond n'en est pas vraiment un, qui a envie de pleurer sur ce qui n'est plus plutôt que d'envisager l'après) c'est que le second choix, même s'il semble idéal, ne dit rien de la voie qu'il faut emprunter. Et devant la grande inconnue on a souvent tendance à privilégier l'insatisfaction.

Si certains restent dans leurs fonctionnements aussi destructeurs ou "vaguement pourris" soient-ils, c'est, peut-être, parce qu'englués dans leurs habitudes, ils ne savent pas comment s'y prendre.

C'est pas facile de sortir de ce qui nous a toujours constitué ... Même si on peut basculer dans la pathétique, et qu'on le sait, si on ne connait pas la route à prendre, on ne bouge pas !

L'exemple de la consommation d'alcool est parfait.
Un jour on vieillit et consommer de l'alcool à outrance devient moins cool et commence à nous foutre tellement la honte et à nous mettre dans des situations tellement nazes qu'on voit bien que ça serait bien d'arrêter. Pourtant, ça ne change pas toujours ...

Je ne crois pas que les gens n'y voient pas de problème (j'exclus évidement les malades alcooliques de  cette réflexion vu que c'est une maladie, les choses y sont conséquemment très différentes), je pense que la piste à creuser se trouve plutôt du côté de la promesse de la suite ... "Arrêter de boire, ok, mais pour faire quoi ? Qu'est-ce que je gagnerais à le faire ?" (je vous ai à mort teasé sur la motivation, je vais faire des billets là-dessus courant du mois, mais j'ai un premier dossier à rendre à la fac le 13 novembre, du coup j'attends que ça passe avant de m'y mettre).

J'ai connu pas mal de gens autour de moi qui ont continué à beaucoup boire malgré cela (je ne les juge pas chacun fait comme il veut) mais ça serait mentir de dire qu'ils vivaient leurs beuveries avec la même insouciance à mesure que les années défilaient. De toutes façons, le corps, à sa manière, dit de plus en plus à quel point c'est un comportement qui lui pose problème.

Alors parfois, les ré-inventions s'imposent à nous (des ré-inventions dont les causes seraient extrinsèques) et la parentalité en est un excellent exemple.
Notre identité face à ce type de bouleversement est forcément en mouvement. On est plus "l'enfant de", on est "responsable de", "un individu dont on a la charge porte un regard sur nous" (...) tout un tas d'éléments qui modifient forcément notre rapport au monde et à nous-même.

Alors ça ne veut pas dire pour autant que les parents prennent à bras le corps ces modifications d'environnement et les optimisent, ça peut parfois (souvent même) intimider tellement que la ré-invention à effectuer semble ne pas être à notre hauteur. Mais j'ai beaucoup d'exemples autour de moi d'amis devenus parents qui ont su se ré-inventer dans ce nouveau rôle (savoir que nos actions n'ont pas que des conséquences directes sur nous mais influe sur un individu autre que nous-même c'est tout de même une sacrée pression... Et c'est pas comme s'ils pouvaient se défiler).

Moi je n'ai pas d'enfant et n'en aurais probablement pas, du coup, la parentalité je ne sais pas ce que c'est, alors c'est vite fait de vivre toute sa vie comme à 15 ans et rester figé dans un état insatisfaisant mais pour autant maintenu.

Il faut être vigilante et savoir reconnaitre les signes. Des inconforts naissent quand on vieillit, on sait que les choix faits auront des conséquences directes et continuer à le nier ne règlera rien.

Ce concept de "ré-invention de soi" n'est en rien un truc à la mord moi le noeud de la meilleure version de soi-même (ouais je traite mais les dérives libérales autour de ce type de concept me pose de plus en plus de problème). C'est pas ça du tout, c'est plutôt lié à une évolution qui n'est pas là pour rendre plus productif ou je sais pas trop quel autre truc, c'est plus quelque chose qui consiste à continuer à être en mouvement et à ne pas continuer à rester dans des comportements inadaptés à soi et qui ne font que se scléroser à mesure que le temps passe. Notre insatisfaction est un excellent baromètre et apprendre à s'écouter sincèrement et sans complaisance une bonne piste de résolution.
C'est plutôt quelque chose qui consiste à être en accord avec soi et en accord avec soi dans le temps qui bouge. Admettez que rester le même individu entre 12 et 80 ans ça fait moyen rêver ...

Comme ces histoires de bonheur, la ré-invention n'est pas un phénomène de "normalisation" consistant à faire rentrer les individus dans des cases pré-définies, non et c'est bien sa difficulté, se ré-inventer est phénomène on ne peut plus singulier.

Il nécessite de se questionner profondément sur soi, de comprendre ce qui inhibe notre "puissance d'être" (vous noterez que je suis dans l'emballement le plus total ... L'enthousiasme est on ne peut plus premier degré).

Comme j'étais plus longue que prévu, je vous fais un billet rapidement pour vous parler de ce qui pose problème dans mon cas à moi ( c'est pas l'alcool mais c'est plutôt quelque chose autour du "divertissement" qui me prend trop de temps et qui ne m'en laisse pas pour les choses qui comptent pour moi).

Je vous embrasse



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29.10.17

EACH AND EVERY ONE

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Je viens juste d'apprendre que mon père adorait le premier album de Everything but the girl, Eden, celui où il y'a le très beau  Each and every one.


Pour tout dire, je ne pouvais qu'apprendre des nouveaux trucs sur lui, puisque je ne savais, dans le fond, pas grand chose à son sujet, juste quelques souvenirs en désordre :

Il aimait les mots croisés, Hendrix, les chaussures Paraboots, les pantalons en velours, la moustache, les chemises à carreaux et celles pas à carreaux, lire, pas montrer qu'il était fier de ses enfants même s'il l'était (c'est les autres qui me l'ont dit), être bougon, pas être tout seul, le groupe Ange, Michel Jonasz, Aznavour, la bière (trop  !), Reggiani, ses copains, le bistro, voyager, une jeune fille blonde à qui il lisait des poèmes de Baudelaire quand il était au lycée et qu'il regardait transi d'amour, se balader en peignoir Yves Saint Laurent, les photos qu'il accrochait partout, absolument partout. Et cuisinier aussi.
Et il aimait aussi Everything but the girl visiblement mais ça je l'aurais jamais deviné.

J'essaie de reconstruire un portrait un peu différent de celui que je m'étais imaginé enfant.

J'arrête pas de me demander, depuis que je suis sûre qu'on ne pourra plus jamais en discuter, si j'ai des regrets, si j'avais des trucs sur le coeur dont je devais absolument me soulager ... Mais je ne vois rien papa.
Pourtant j'avais entendu ça toute ma vie, "dis bien ce que tu as à dire... C'est important de ne pas regretter, une fois que les personnes ne sont plus là, on ne peut plus revenir en arrière".

Pourtant je ne le sens pas comme ça papa.
C'est juste que la rencontre s'est jamais faite entre toi et moi. On a essayé, chacun pensant y mettre de la bonne volonté, mais c'est pas aussi simple de le vouloir que de le faire en vrai.

Papa, je crois qu'il y'a des tristesses qui engourdissent les gestes et qui rendent incapable de parler, de dire ce qu'il ne va pas, ou même de vouloir arranger les choses.
Y a même des tristesses dont on ne sait pas qu'elles en sont.
C'est comme ça papa.
Je suis désolée qu'on ne se soit jamais vraiment rencontré.

On était gauche, empoté l'un avec l'autre, c'est comme ça même si j'ai l'impression qu'on était au max.

On était pas vraiment fâché, peut-être un peu remontés l'un contre l'autre, se renvoyant nos reproches mutuels imaginant que "c'était toujours la faute de l'autre et que l'autre ne faisait pas d'effort, même pas celui de la compréhension...". C'est juste que ça c'est pas fait papa, à quoi ça servirait de regretter ?

De la pudeur, un peu de colère et beaucoup d'incompréhension, je crois que c'est jamais très simple les familles tu sais, même celles où on est pourtant sûr que ça se passe bien (ils mentent papa y'a pas que nous qui avons raté, eux aussi c'est juste qu'ils le disent pas toujours et qu'ils se font un malin plaisir à nous démontrer que "la vie est belle et que la clé de tout ça c'est la communication"... Ouais on se doutait bien de ça toi et moi mais bon on y arrivait pas que veux tu... Alors leurs techniques à la mords moi le noeud on pouvait pas en faire grand chose).

C'est bizarre tu vas penser que je bloque sur ce morceau de Everything of the girl mais c'est parce qu'il est tellement éloigné de l'image que je me faisais de toi ... T'es plus cette évidence paternelle, ce cliché que je croyais.

D'un coup t'as de nouveau 7 ans, 16 ans, 25 ans et t'es autre chose  que ce père qui "s'en foutait de moi et qui pensait qu'à lui". Avec une chanson ? Tu te dis que c'est bizarre ... ouais je sais, je ne me l'explique pas non plus.

Toutes ces histoires qu'on m'a raconté ces derniers jours sur toi m'ont montré à quel point t'étais aussi autre chose que tout ce que je m'étais toujours raconté à ton sujet.

J'avais oublié que les choses sont souvent plus nuancées que ce qu'elles semblent être quand on les regarde trop vite papa,.

Je t'embrasse fort. 

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2.10.17

LACONIQUE #6 EDDY DE PRETTO / FÊTE DE TROP

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Yassine hier au téléphone ( si vous êtes nouveau sur le blog,  Yassine c'est mon poto de la vie) : "Tu devrais écouter Eddy de Pretto. Tu vas voir c'est vraiment bien!"

Moi : "Ouais ouais ..."

(Normalement c'est moi qui parle des trucs nouveaux du coup je l'écoute un  peu que d'une oreille. Que d'une oreille snob en plus c'est la pire)

Lui : "Non mais si vas-y parce qu'à chaque fois tu fais ça, tu mets du temps à écouter et puis après c'est relou" (argument imparable contre lequel je ne peux plus lutter).

Moi, docile : "Ok"

Il avait raison, Fête de trop de Eddy de Pretto est une chanson qui fait méga plaisir.

Je l'écoute un peu en boucle depuis hier du coup.

Bonne journée et à demain !





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26.9.17

JOURNAL D'UNE APPRENANTE PHASE 2

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Bonjour à tous, ça fait méga longtemps que j'avais commencé cette série de billets "Journal d'une apprenante", dans laquelle je tentais de vous expliquer quelles avaient été les phases de ma reprise d'études.

Le premier épisode (zarma le truc c'est Les Soprano) est disponible ici au cas où.

Dans le billet d'aujourd'hui je vais rentrer dans le dur, aborder les difficultés que j'ai rencontrées et les changements "identitaires" qui en ont découlé.


 Phase 2 / EGO ET DECONSTRUCTION : 

Si comme moi, vous envisagez de reprendre vos études après un certain nombre de mois (années) de loose sociale et professionnelle, vous allez peut-être vous apercevoir  que vous vous serez construit une carapace identitaire dans laquelle tout n'est pas joyeux mais dans qui vous aura empêché de ne pas trop vous lamenter.

La mienne (de carapace) s'est construite à l'aide de certaines certitudes que j'avais et qui me permettaient de ne pas trop perdre la face.

Ces constructions ressemblaient à une petite mythologie qui me tenait chaud quand ça caillait : 


Une meuf qui certes n'est pas dans une réussite flamboyante (ni dans le taf, ni dans le blog d'ailleurs mais ça je vous en reparlerai un autre jour, c'est pas le propos) mais qui de toutes façons ne donne pas tout ce qu'elle a alors ça ne veut rien dire. ( Ouais on pourrait s'en foutre de réussir et être à peu près peinard avec cela mais je vais arrêter de me mentir. C'est important pour moi de réussir ce que j'entreprends ).
Oui parce que je vous bassine avec Spinoza et ma croyance très relative au libre-arbitre, mais la vérité c'est que dans ma chair à moi, alimentée par des années de culpabilité, je suis loin, de ressentir les choses avec le cool nécessaire.

Donc je disais, ne pas être à fond dans ce que l'on fait, ne pas donner son maximum  maintient dans l'illusion confortable du : " Je ne donne pas tout, ceci expliquant donc cela. Un jour ce putain de déclic je l'aurai et ça changera tout".
Je me vivais comme une personne douée mais en sommeil. ( Je suis un peu gênée et vaguement honteuse de vous l'écrire tant je vois que c'est ridicule mais quitte à analyser autant y aller franchement ... ).

J'ai vécu la majeure partie de ma scolarité comme cela, en n'étant clairement pas à fond. Je pense que si j'ai donné 20 % c'est bien !
Vite fait, mi-figue mi raisin. J'ai grosso modo pas foutu grand chose mais ça passait toujours. Ca passait moyen mais ça passait. Alors pourquoi j'aurais fait plus ?

Le côté "moyen" de mes résultats me suffisait bien, j'ai toujours aimé la glande et ai une franche propension à la procrastination.

Mais en reprise d'études, le côté, "j'ai 10, ça passe, ça me va" ne me suffisait, d'un coup, plus du tout.
Je devais me prouver que je pouvais le faire. Voir ce que ça fait quand je travaille pour de vrai.
J'sais pas c'est devenu important pour moi ... J'ai arrêté de croire que la réussite était un truc inné et ai considéré que c'était le bon moment pour voir de quoi j'étais capable en faisant plus. Pas un peu plus, nettement plus.

La relative sensation d'échec que je me traînais m'avait comme qui dirait radicalisé et a surtout été le point de départ de ma "vrille".

Je me suis trop longtemps cachée derrière des conditions pas réunies et une hypothétique réussite pour continuer à me raconter des mythos.

En plus d'apprendre un métier, cette formation est devenue aussi, un questionnement profond sur ce qui j'étais et sur la notion même d'identité.

Reste-t-on la même personne toute sa vie ? Change-t-on ? Avons-nous la capacité de la faire ?
C'est ces choses là que je questionnais, étais-je la même personne que celle qui était rentrée en 6ème ?

Bon là, vous vous dites que "ben cool du coup c'est quoi son problème ?   (enfin j'imagine).

Le problème c'est que vouloir réussir mon année était une chose, mais les conditions pour y arriver c'était autre chose.
Il m'a fallu passer par une vraie mise au travail "scolaire" que le glandeuse procrastineuse n'avait jamais vraiment expérimenté et franchement j'avais du retard.

Cette mise au travail ne s'est pas naturellement faite, elle s'est faite dans la douleur et l'humiliation (petite mais quand même).

Je vous raconte ce qui s'est passé.

(Ci-dessus un post RTT )


Novembre 2016 

Qui dit retour à l'école dit notes et évaluations.
Alors que je m'en suis toujours plus ou moins battu le coquillard des notes, là ça a pris une importance hallucinante.
J'ai tout mélangé dans ma tête : l'apprentissage et la performance.
Je voulais de bonnes notes (histoire de justifier ma mythologie).

Et comme toute élève qui a vaguement bossé durant sa scolarité, je n'avais aucune notion de ce que travailler VRAIMENT voulait dire.

Du coup, j'ai augmenté la quantité de travail que j'avais toujours fait en me disant que ça suffirait.
Effectivement ça suffisait, pour avoir le moyenne en tous cas... Mais je vous rappelle que j'avais envie de plus... Et plus nécessitait plus de travail que je n'en avais jamais fourni ...

Contexte : une présentation orale devant deux profs.
Je suis modérément préparée.
Voire très modérément.
Mon oral n'est pas catastrophique mais clairement pas transcendant !

C'est mon premier oral et sincèrement j'avais abordé cette année scolaire en me disant que l'oral était mon point fort.
J'ai donc pris cet exercice par dessus la jambe.
Même si j'ai l'habitude de l'oral, je retombe dans mes travers en imaginant que je peux me passer de travailler et que mon "oralité" suffira le cas échéant.

(Erreur de débutante continuer à croire que le "don" dispense de travailler. Être bon c'est être bien préparé.)

Alors c'est pas le pire parce qu'il y a une suite.
Quelques jours plus tard, la prof en question nous distribue les notes et j'ai la moins bonne de ma promo (ce que j'avais clairement envisagé) et elle vient me voir.
Et là, alors que je suis déjà un peu au bout de ma vie en me disant que je me suis surestimée, que cette formation c'est trop pour moi, qu'une fois confrontée au réel, ma mythologie a nettement moins de gueule (le tout les larmes aux yeux et la gorge serrée #DramaQueen) ma prof vient me voir, devant le reste de ma promo avec une mine de circonstance et me dit "Ah ouais donc toi Marie, trop émotion dans ton oral . Et c'est marrant parce que tu donnes l'impression de tout comprendre... " (le hors champ de sa pensée là c'est "en fait pas du tout tu comprends rien")

Je me décompose, elle continue (ma pote de promo tourne la tête et se barre sentant bien que ça pue ...) "Tu sais si tu es trop en difficulté, tu peux faire le M1 en deux ans... "

(Marie pleure pas pleure pas t'es digne putain de putain de putain)

" Bon, cet oral nous a aussi permis de cibler les capacités de chacun (en 12 minutes sans pression donc. Ca fait 30 ans que j'essaie je suis à peine sur une piste, ces mecs sont forts #LaSeumarde) et de vous attribuer un directeur de recherche. Comme tu es en difficulté ( -__- #EnPutainDeRoueLibre) on a décidé de te mettre avec M. 
Comme le directeur de mémoire ne note pas les étudiants qu'il a suivis et que M. est très exigeante,  ça te permettra d'être évaluée moins durement".

Et c'est comme ça qu'elle m'a achevée. Putain... 12 minutes qui m'ont fait passer de l'espoir à l'idiote.

Le tout annoncé, sans pression,  à 9 heures du mat' un lundi matin.
Au vu de mon sens du drame il était évident que j'étais niquée pour la journée (aka être au bout de la honte et donner le change pour ne pas passer, comme à l'instant,  pour la reine des seumardes auprès de ma promo que j'adore et qui me regardait avec des yeux ronds et l'envie de me prendre dans ses bras #PeutÊtreJeMemballe ).

La journée, comme prévu, a été bien pourrave.

Là je me marre mais ce jour là j'ai failli arrêter.
Mais M. (la fameuse directrice de mémoire) m'a aidé à y voir plus clair.

Mais ça ne s'arrête pas là bien sûr sinon ma fin pétrie de honte est pourrie.

On est qu'en novembre et j'ai déjà été longue.


Je suis sortie de ce mois de novembre là l'ego en miette et ma mythologie à terre. (En plus avec mon amoureux c'était le bout du bout et je suis sûre que je devais être en SPM comme la moitié de mon cycle #LaVieCetteChienne).

Donc cette phase, m'a permis de comprendre que je n'étais pas ce que je croyais être depuis des années. Je n'étais pas une" douée en sommeil" (#Crâneuse), j'étais autre chose  ("une limitée" dixit ma prof).

Mais sur le moment je voulais juste que ça s'arrête pour retourner au chaud dans mon fantasme.

Mais ça a continué et je vous raconte ça bientôt (Re-zarma Les Soprano).

Love et bonne journée la jeunesse









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19.9.17

LA MUSIQUE DE CES DERNIERS TEMPS


ghetto

1000 ans qu'on a pas parlé de musique et vu que j'étais partie longtemps, j'ai pas mal de trucs à vous raconter. Ce billet sera découpé en plusieurs vu qu'on a pas toute la vie un mardi matin


BIGA RANX, LIQUID SUNSHINE

Je me suis vachement fait surprendre par le Liquid Sunshine de Biga Ranx sorti sur son album, 1988.
C'est hyper ensoleillé, un peu sexy (la base de toute la musique que j'écoute) et vraiment très très bien.


 




IAN ISIAH, 247  ♥︎♥︎♥︎

Bon là c'est un énorme coup de coeur (probablement le plus de toute la liste) que j'écoute en boucle depuis des mois (grâce à un billet de Sekhmet ) et que j'aime d'amour.
247 est une chanson absolument magnifique. Vraiment magnifique.





JULIETTE ARMANET, PETITE AMIE


Bon comme plein d'autres gens, je suis tombée sous le charme de Juliette Armanet cette année.
J'adore chanter Alexandre dans ma voiture, très premier degré ejusqu'à ce qu'elle se termine. Et la remettre. Qu'elle se finisse. Et la remettre encore.





MICHEL BERGER / LAURENT VOULZY / FRANÇOISE HARDY 


Embraquée par la varietoche de Juliette Armanet (et même s'il ne faut pas me pousser) j'ai écouté beaucoup, beaucoup de Berger (À ce propos, cet article de Slate sur l'influence de Michel Berger sur la chanson française actuelle est très cool).

Et puis ça m'a emmenée vers Françoise Hardy et le sublime Première rencontre...




Et me suis retrouvée, ni une ni deux, toute première degré à écouter My song of you le coeur palpitant et le sourire aux lèvres (non mais Voulzy ça fait chaud au coeur, non?)






Vangelis, Bande-originale Blade Runner



Au mois d'avril, j'étais un peu au comble du taf à la fac et j'avais pas mal de dossiers à rendre.
Un peu par hasard je me suis retrouvée à écouter la bande originale de Blade Runner (qui est un film que j'adore ... Et c'est parce que je l'adore que je suis ô combien dubitative sur sa suite Blade Runner 2049 (même si secrètement j'y crois très fort) .

Et finalement, je me suis retrouvée à n'écouter que ça pendant des jours et des jours.
L'avantage des bandes-originales de film, c'est que ça ne monopolise pas tellement la pensée et dans mon contexte, c'était précisément ce qu'il me fallait.
Et depuis, quand je mets Blade Runner, je peux me mettre au travail (et cette année, j'ai adoré travailler avec ça dans les oreilles... Même si là, après la rentrée, je suis un peu dans le doute mais j'imagine que c'est normal).


         New kids On The BlockStep By Step




Ne me juge pas ! Step By Step absolument !!!! 
En vrai je me suis un peu enjaillée sur les New kids On The Block cet été sans que je ne comprenne très bien pourquoi.
(Au lieu de traiter, écoute là assez fort et dis moi que ça t'a rien fait ;-) )

Frank Ocean (Feat Jay Z et Tyler, The Creator), Biking



Je suis atrocement prévisible.
Je n'aime pas tous les projets de Frank Ocean ces derniers temps (après vous avoir de maintes fois seriné avec sa musique si chère à mon coeur) mais je dois vous avouer que Biking fait quand même plaisir.


Nitin Sawhney, Tides




J'imagine que je vous ai déjà parlé de Nitin Sawhney dans le blog (je ne suis pas méga sûre) et notamment de Tides, son sublime morceau (sur l'album Beyond skin qui est probablement l'un des 5 albums que j'ai le plus saignés dans ma vingtaine, j'étais folle de ce genre de musique... Des trucs dérivés de massive Attack, Tricky et autres Portishead). 
Dans Tides, il y'a du Craig Armstrong (tmtc si t'es dans le truc sinon, je dois parler chinois). 

Ecouter Tides c'est être dans  mon petit appartement Cours Léopold à Nancy 
C'est les soirées, les cap's, les appartements bruyants et mal nettoyés, les clopes que je fumais beaucoup trop, les rues humides de Nancy, la musique fort, la fac mal gérée, des sandwich au Made in France, des coup à boire sur la Place Stan. 

Et je ne sais plus vraiment comment mais cet été j'ai ré-écouté Nitin Sawhney, et même loin de la Place Stanislas, le piano marche toujours très bien !


Bon je m'arrête là pour le premier volet. 

Je vous souhaite une très bonne journée. 

A très vite ! 

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18.9.17

LACONIQUE #4 BJÖRK / THE GATE

Ah Björk ...
C'est toujours quelque chose !


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6.9.17

LACONIQUE #2 SAMPHA

Salut à tous, j'espère que vous allez bien !

C'est un peu la reprise pour tout le monde, du coup je suis pas méga présente cette semaine mais je voulais quand même balancer ici un morceau de Sampha , (No One Knows Me) Like the piano qui est, je trouve, magnifique
C'est Yassine qui m'a parlé hier de Sampha et de l'album (très réussi) Process que j'écoute depuis en boucle.

J'espère que ça vous plaira.

On se retrouve très vite... La vérité ...



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