"IL EXISTE DEUX TYPES DE MUSIQUE..."

"... Celle pour danser et celle pour faire l'amour", dixit Jamie Foxx qui n'y va pas avec le dos de la cuillère...

( Ça va parler un peu cru aujourd'hui... Même pas peur, ma mère travaille et a autre chose à faire que de me lire...)

Et ben dis donc Jamie, c'est fort de café ça... Comme tu y vas. "Pas avec le dos de la cuillère déjà" qu'il me dit, parce que ça je l'ai déjà dit et qu'il sait décidément s'y prendre avec les femmes... Ne pas les contrarier est un principe de base... (Pff que Marie elle se dit... Non, elle, elle adore qu'on la contrarie... et pas que pour danser...)

"Ouais, c'est bien vrai ce truc de musique" que je rajoute de mon œil éclairé mais fatigué...

Quoi d'autre après tout? Quoi d'autre que danser et faire l'amour? Ouais rien...
Peut-être celle pour pleurer. Peut-être celle pour réfléchir. Ou pour rêver. Mais je crois que ça ne compte pas. Pas autant en tous cas...

J'ai besoin de vous aujourd'hui. je vous sollicite platement parce que... Encore ce truc de justification??? J'ai besoin d'expliquer???
Je ne le pense pas. Ça serait comme justifier le fait que le gris est ma couleur préférée... Alors qu'une seule réponse est satisfaisante...
Parce que c'est elle et parce que c'est moi.
Et ben là c'est pareil. Je vous sollicite pour le plaisir. Cette petite flamme dans mon coeur, dans mon âme, dans tout mon être qui me susurre , au moment où je l'attise de mon souffle rauque mais néanmoins féminin, "demande leur à eux! Ils en connaissent des trucs que toi, tu ne savais même pas qu'ils existaient..."

Donc, et c'est là qu'on arrive dans le cru (tant attendu vicelards...) après avoir mûrement réfléchi à une autre formulation plus "correcte", je ne vois rien... Désolé, ça peut piquer les yeux. Là, c'est bon j'ai prévenu, c'est même comme si je m'étais déjà excusée...
Je voudrais connaître vos cinq chansons préférées de la caliente attitude...
Je voudrais connaître les 5 chansons qui pour vous... (j'ai du mal à l'écrire, moins à le dire...) sentent le plus la chatte... Sente vraiment la chatte et tout ce qui va avec. C'est une image, ne prenons pas les choses au pied de la lettre, il s'agit plus du concept de "sentir la chatte" hein!!
Voilà, hop c'est dit, on y revient plus.

Connaître celles qui vous rendent toute chose, tout fébrile, vibrante, qui vous mettent dans l'impossibilité de l'immobilité (elle est tellement belle cette phrase qu'on dirait du Kundera hein???), qui font bouger le behind, le tarp, le boule...
Rien de subtil, les vraies machines de guerre de la moiteur...

Donc, je commence, et la raison pour laquelle j'ai tant besoin de savoir quelles sont les vôtres, c'est que je vais faire des compets de chansons mucha caliente hotty hot muy wet wet wet...

Alors pas forcément dans le bon ordre:

1) Cocorosie, Turn me

2) Jay Z et Pharrell, Frontin,

3) Missy Elliott, Get Ur Freak On ... Je trouve Slow plus moite mais impossible de le trouver sur Youtube...


4) Jace Everett, Bad things

5) Gnarls Barkley, Who's Gonna Save My Soul? , peut-être que c'est pas le propos de la chanson... J'invente tant pis...


Mon tarp vous sera éternellement reconnaissant...

TROP BELLE TROP TÔT...

L'odeur de fin des vacances est de moins en moins légère, de plus en plus écœurante. Les grandes de vacances. Je dois m'acheter un jeans. Maman veut aller chez Pantashop. Parce que ça coûte moins cher qu'elle dit. Je suis trop petite pour me révolter contre son porte-monnaie.

Un noir. Un bleu plutôt clair. Maman me dit de les passer pour voir si c'est bien. Le but n'est pas que je sois jolie, ça c'est le cadet de ses soucis, je suis trop petite après tout, non le but c'est que je puisse les fermer et que je ne puisse pas marcher dessus...

La cabine est étroite, mal éclairée et je n'en suis pas encore au stade où j'aime essayer... Ça, c'est encore loin de ma réalité.
Je sors ma tête, je me trouve mal fagottée, les femmes et leurs enfants s'agitent, il apparait urgent pour tout le monde de trouver le denim qui affrontera la pluie, les feuilles du chêne, la rentrée, le collège et ses humiliations...

Je balaye le magasin de droite à gauche, de haut en bas au cas où ma mère ait eu l'idée de se balader au plafond, et rien...
Ma mère m'a laissé en plan. Vers la gauche, pas encore en cabine, une autre fille de mon âge, peut-être même 12 ans, est là. Blonde comme je suis brune, cheveux raides comme les miens sont frisés. Et belle. Vraiment très belle.
Je suis fascinée par son allure. Pas qu'elle soit bien habillée, c'est pas le propos, non, elle est vraiment magnifique. Même si je n'ai pas le sens de la mesure, sûrement à cause des hormones, je sais que je suis en train de voir la plus jolie fille que je n'ai jamais vu. Et, du haut de son âge qui la sort tout juste du CM2, elle se sait magnifique. Elle déambule comme si le monde, les choses, les gens lui appartenaient...
Je n'arrive pas à détacher mon regard de son harmonie, moi, elle ne m'a même pas aperçu. Elle a sûrement autre chose de plus passionnant à faire. Se regarder vivre par exemple. J'ai 11 ans et je vois qu'il existe une autre catégorie de filles que la mienne. Pas plus riche, pas plus maligne, qui sont des catégories que je connais déjà, il s'agit bien d'une autre catégorie physique. Un gouffre d'apparence qui ne joue pas en ma faveur et même si je n'avais jamais eu le temps de me poser la question du complexe, de la comparaison physique, elle s'impose très vite et ne laisse rien présager de bon...

La rentrée. Le cartable trop gros. Les autres qu'on connait pas encore et que ça nous fait peur...
La magnifique est là. Je ne l'avais jamais vu et là, elle me suit. Je l'observe. Du coin de l'œil, sans subtilité, je ne sais pas encore regarder sans être vue. Elle est dans ma classe. Deux années à voir que sa fascination ne s'exerce pas que sur moi. Sur le monde en général. Le monde de la 6ème D.



... Ça va faire 20 ans. 20 ans que j'ai vu la magnifique pour la première fois... J'en ai vu d'autres des magnifiques au cours de mes déambulations de vie, mais je garde un souvenir très précis de cet instant. En côtoyant la belle pendant de nombreuses années, même si on a jamais été amies (la beauté n'était pas belle de partout. Elle n'en avait pas besoin après tout, qu'elle se disait... ), je me suis rendue compte de ce que provoquait la beauté sur les autres. ceux qui ne le sont pas. Ceux qui sont dans la norme... La fascination. Que cela soit à 11 ans, 25, 46 ou 87.

La beauté est une arme. J'en suis convaincue. Elle compense tout le reste. La grande bêtise. La cruauté... Et à être beau trop tôt, on a pas le temps de se construire autrement... Et c'est là qu'à 30 ans on se retrouve avec un cadeau fané. C'est ce qui s'est passé pour la belle. Elle a arrêté de l'être tout simplement... Son harmonie physique n'a pas changé, mais il a commencé à manquer la chose qui était plus essentielle que l'alignement parfait, l'épaisseur. Le reste. C'est le reste qui rend beau.

Être beau trop tôt n'est pas un vrai cadeau, c'est un obstacle. A moins de ne pas être vaniteux, mais là, autant demander à un être humain de ne pas être trop humain. C'est peine perdue.
Être beau, ça fait faire les choses trop vite, faire des choix pas judicieux, axé sa vie sur quelque chose qui ne construit en rien...



Pas comme Kelly Reilly. Vaguement insignifiante dans L'Auberge Espagnole, et juste bombesque par la suite.
La beauté n'est pas là uniquement par l'opération du Saint-Esprit, elle se construit. Il faut se colorier soi-même pour devenir beau quand c'était pas spontanément là...
Rien n'est perdu.
Et là, elle devient une arme avec une réelle épaisseur. Quelque chose qui n'est pas dénué d'intérêt puisqu'il est bel et bien enfermé dans un processus de construction global. Réfléchi et complet... (Ouais ça en fait des mots compliqué pour juste raconter que c'est bien d'être beau mais que bon, hé, trop tôt c'est pas évident... fallait bien écrire un vrai post... Et pis ça m'inspire... Et pis on ne se refait pas...)
Oui, je pense que la beauté comme harmonie se doit d'être pensé comme l'humour ou le sens de la repartie... Il se pense, une fois qu'on est face au monde, chaque chose se pense... Et ouais mesdemoiselles... Que mesdemoiselles, parce que c'est par intersexuellement intéressant ce que je raconte...

Bonne journée les beautés...


BEIGEASSE AVEC ÇA...

Inoxydables:

- Le t-shirt blanc en coton. Col V mais pas que... (Oui il n'est nullement question d'originalité dans ce post... Pour ceux qui en doutaient... Ou ceux qui allaient encore traiter...)

- Le jeans. Kassdédi généralisée pour le 501, sûrement parce qu'il est la base de la base. Ni plus ni moins. Prenons le plus grand que la taille normale sinon, la coupe n'est pas des plus flatteuses... Ça fait un gros behind!!! En tous cas, pas un behind de compet', ce qui, au gré de mes post, apparait comme une priorité dans ma mode et dans ma vie... On n'a pas de contrôle sur ses rêves, j'aurais préféré parler d'un souhait plus flatteur, comme prendre le contrôle du monde, mais non... J'ai des rêves de fillette...
J'ai une véritable fascination pour le jeans. Son succès. Son quasi-monopole...
Il n'y a plus de succès comme celui-ci.

- La basket. Ouais pas la peine de faire les belles des échasses, un samedi sur deux mais pas plus.
À de rares exceptions près, personne ne supporte le talon comme la basket ou la ballerine. Va pour la ballerine et son confort....

- Et le trench..

Il revient le trench là, non?
Pas le Comptoir des Cotonniers qu'on a toutes eues, moutons décérébrés que nous sommes.
Non le vrai trench. Le Burberry. Que je rêve d'avoir depuis... 10 ans je crois.
Comme le caban, le trench est une pièce clé. Appelée communément un basique, parce qu'on manque de vocabulaire. Plutôt intemporel en fait. Qu'importe que la mode soit au fluo, au lin gris passé, à la robe de soirée brodée et tullée, il est évident. Il transcende parce qu'il est fonctionnel en plus d'être diablement joli et harmonieux.

Col relevé, boutonné à la va comme je te pousse, le trench c'est l'épure. Mais l'épure l'air de ne pas y toucher. Il n'est pas là pour impressionner.
L'épure n'est pas ce qui n'est pas travaillé. Il l'est, plus que n'importe quel pièce. Il se doit d'être étroit de l'épaule. Presque trop étroit. Comme s'il avait fallu chouiner longtemps avant de l'acquérir et que c'était la raison pour laquelle il faisait un peu trop petit sur nous...
Il se doit d'être à même le corps. Le trench, comme toute pièce épurée est une réponse directe et honnête aux os, au squelette... V'là pas que je m'emballe... V'là pas que je parle de trucs pas gais en plus.
Il est parfait du tombé parce qu'il est pensé comme tel. Sans surplus. Je n'aime pas les trenchs, et les pièces trop travaillées de manière générale, parce que ça n'est pas le propos. C'est hors-sujet. Le propos c'est l'embellissement. Des os, de la peau, du genre, des attaches, des galbes...

Bon ben voilà, j'ai divagué, digressé et maintenant j'ai plus d'encre pour écrire ce que je pense du jeans... (Je déconne, j'ai pas besoin d'encre, mais c'est mieux que de dire que j'ai des trucs à faire, comme acheter des légumes. Acte ni glamour ni mystérieux... Se mettre en valeur. Faire genre. Se mettre en valeur, faire genre...)



CATIN DU DEDANS...


Alors autant je suis une grave du t-shirt et du jeans... Et des gros gilets, des marinières, des collants jolis, des robes loose. Des jupes ras le bonbon, des pulls col en V... Oui bon ça va, j'abrège.

En revanche, le soutif, la belle culotte, la guêpière existent dans un monde très éloigné de ma réalité.
Je suis une vraie baltringue des sous-vêtements.
J'ai plein de copines qui sont des psychopathes de la féminité et qui n'hésitent pas à mettre 3 loyers dans des ensembles Erès. Moi j'y arrive pas. Je trouve plein de choses vraiment jolies, mais je suis bien incapable de mettre de l'argent dans "ce qui ne se voit pas si souvent sauf si on est légère".

"Ouais c'est vrai c'est un peu chero, mais quand t'es sobre à l'extérieur, porter du luxe à même la peau et invisible pour le commun des mortels, c'est vraiment classe..."

Je ne nie pas. C'est vrai. Se balader casual du dehors et catin du dedans est un concept qui me plait. J'ai une prédilection pour ce qui n'y parait pas. Se savoir catin le matin dans le bus (ou dans sa voiture c'est pas le propos) alors que les autres ne voit qu'une vague ado pas encore finie du jeans, ça c'est un peu complexe. Ça c'est pas évident. Et je déteste ce qui est évident...
Sauf que, et c'est là que la question morphologique reprend le dessus, il y a des corps plus à même d'être catin que d'autres... Non, c'est pas vraiment ce que je veux dire, mais plutôt ce qui est catin n'est pas forcément ce que l'on croit...
("Catin", j'adore ce mot)

je ne vais pas revenir sur la grosseur des seins, j'ai traité le sujet en large en travers et en volume (blagounette!!! Oh, ça va, on peut se louper des fois!), mais plutôt sur ce qu'apporte la maturité sur la perception de ce qui est correctement catin sur soi...

Ça parle de cul ce matin hein??? Ouais j'assume... Mais je dis pas de gros mots, au cas où ma mère ai eu l'idée de boire son thé devant son nouvel ordinateur avec les mots de sa fille en bande-son...

Alors, (205 lignes avant d'arriver au vif du sujet, je m'améliore de la digression... Mmmh, je m'énerve!!!), il est toujours un temps où la culotte Petit Bateau ne reflète pas l'ambiance de notre libido!
Ça dépend des jours quoi...

Alors avant de se dire "cool les petits-seins, ça permet tous les décolletés", la fille à petits seins, au hasard moi, passe par la phase, "j'vais faire comme s'ils étaient gros. En trichant quoi. En même temps je ne sors pas avec tous les gens de la rue, alors tous les gens de la rue ne verront pas que je suis une imposture..."
Et quoi de mieux pour tricher que le Wonderbra? ben rien qu'elle se dit la fille à petits seins!!!


Sauf que la fille à petits seins, trop aveuglée par ses complexes, ne voit pas que c'est juste moche les faux gros seins... Ça fait coques! Et qu'importe la qualité du truc, ça fait ridicule. les seins sont trop haut, trop rapprochés, trop... Trop tout en fait. Et ça va rarement avec la silhouette en plus. Si mon ADN s'est dit "elle pas de seins, ça sert à rien!", c'est qu'il y a une raison.
Elle n'a rien de Dita... Qui elle porte bien le Wonderbra, tellement bien qu'elle en créé.



Un jour, allégée de ses complexes, la fille à petit seins, se dit qu'elle va arrêter les coques, c'est ridicule, tout le monde, même ceux qui ne la voient pas nue, se doute de la supercherie...
Et puis, dieu que la nature est bien faite, dés qu'elle enlève ses presque coques, tout tombe mieux. Le pull et l'allure. Dotée d'une maturité modesque naissante, je me suis dit que ça n'était pas un hasard...
J'ai arrêté d'essayer de me faire grosse des seins. Surtout parce que je me suis rendue compte que ça ne me rendait pas service, ni à moi ni à ma silhouette. Et que finalement, ça ne me faisait catin de rien... Ou catin pathétique ce qui est pire.

La plupart du temps je ne porte rien. Je n'essaye pas de grossir ce qui ne l'est pas et mise sur d'autres choses...
Le triangle est un très bon compromis catin et honnêteté. Calvin Klein fait mes préférés... Dire que ça a transformé ma vie serait une exagération mais en enfilant ce modèle, je me suis, vraiment trouvée jolie du buste...



Sinon, c'est rien. Ca fait plus feignante que catin, mais...

Alors c'est pas que pour faire des allusions douteuses ce post, y' a de l'info et du bon plan grave hein???
... Ben quoi!!!

NON PAS DE "DÉJÀ-VU"...

Parce que la photo ça fait encore "trop sensuel la clope nonchalamment posée entre les lèvres..." alors qu'il n'en est rien...


Il y a des choses que l'on porte en permanence. Qu'il pleuve. Qu'il vente. Qu'il soleille. Qu'il grisaille. L'été. Le printemps. Tout le temps. Même l'hiver on arrive pas à se sentir bien sans. C'est plus que de la mode, c'est une partie de nous...

En soirée. En matinée dés le croissant terminé. Le soir jusqu'à ce qu'on se démaquille. Tout le temps... C'est comme ça. C'est une partie de nous après tout...

Et pis on se dit un matin, avant le croissant ou un soir juste après le démak'up jeté, qu'il est peut être temps d'être différente. D'être plus en devenir que figée... Un truc n'est pas nous. Un truc ne nous aide pas à devenir plus nous que nous-même...

Et pis c'est pas comme si ça avait toujours été rose. Oh la non. Et puis il y a des contre-parties importantes que je ne veux plus payer pour faire semblant d'être plus moi. Continuer à rosir des joues, à avoir la peau pleine et remplie, à pouvoir me faire des petits cadeaux qui n'auraient rien de nécessaire puisqu'il ne dépendraient d'aucune addiction réelle... Juste le plaisir. Ce qui, si on regarde bien, est tellement plus vivant comme concept. Choisir...

Ça en fait du cinéma verbal hein???

Levée moins tard que d'habitude. il fait gris, il faut que je boive un citron avec de l'eau chaude. Ça sert à rien d'essayer de m'énerver...
Impatiente de commencer la journée. J'ai la peau un peu compliquée en ce moment. Ternasse, cernée avec ça, presque vert livide si on regarde vite fait... Oui c'est bien. Il faudrait refaire du sport... Des fois je me dis qu'à en avoir trop fait, ça m'a fait perdre la motivation de l'effort. Mais dès que j'y suis, je souris de bonheur... Peut-être j'aurai plus le temps maintenant...
C'est mon hypocondrie qui est soulagée. Un souci de moins à gérer elle va pouvoir se concentrer au mieux sur les maladies de l'hiver...

J'arrête de fumer. C'est pas comme si j'étais fébrile de la décision, mais je tenais quand même à souligner le passage à l'acte. Je me la crâne pas vraiment. Mais l'écrire c'est commencer à le rendre bien réel, à le digérer, à faire le deuil de la clope...

Alors pour renoncer à la mode d'avant, à l'obsolète et au révolu et enfin en venir au devenir, à la modernité et renouvelé, moi j'arrête de fumer...
C'est plus utile qu'une robe Luella?
Non je déconne... Pour la robe, pas pour la clope, c'est très sérieux...

LA MODE À NANCY...

Alors on va s'attaquer à du lourd grave là.
Ça va dénoncer... Et ça va genre saigner et je vais genre garder de la chair humaine entre les canines tellement je suis vener'!

Comme dans plein de villes (où il n'y a pas 4895 boutiques potentiellement sympatoches...), il existe une sorte de circuits des lieux où on pourrait potentiellement trouver ce qu'on désire au plus profond de notre être, au tréfonds de notre cœur... Beaucoup de potentialité quoi!

Alors dans ma cantonnade lorraine, elles sont au nombre de "moins que les doigts qu'on trouve sur les deux mains" ces boutiques...

Et elles ont toutes quelque chose de commun:

Elles se la racontent. C'est marrant de voir à quel point les boutiques avec leurs étagères, leurs cintres et leur sceau à parapluies, se sont misent à grave se la péter...
Alors c'est très simple, la boutique s'est mise à faire la gueule. Elle a commencé à imiter le rictus de De Niro, à plus dire bonjour alors qu'on a bien envie de lui faire marcher son commerce avec notre désir de Minnetonka et surtout à nous traiter comme des has-been. Ben un peu comme si on arrivait de Trifouillis-les-Oies avec encore de la paille entre la canine et l'incisive (post dentaire, hein???) et du jupon sale de gazon.
je me suis retrouvée souvent dans des situations vraiment drôles dans l'antre de la boutique. Même que des fois avec leur cire et leur cheveux qui brillent grâce à, je me disais que c'est la boutique qui avait tout bien plus compris que moi...

En même temps normal, la boutique de new generation elle porte un keffieh...

La boutique en plus du keffieh, elle sait prendre des risques commerciaux. Le saut dans le vide sans parachute même... Elle vend du Sandro et quand elle est en forme du Maje. Ouais... Clair.
Et pis mieux que ça, Nancy et ses boutiques ont été capables de vendre un enfant du pays et ses sacs en agroculture 12 ans après son succès partout ailleurs.
Parce que promouvoir la jeune création est un vrai défi pour la boutique.

Alors j'sais pas comment c'est possible de toujours choisir les mauvais modèles de Marc Jacobs, de n'avoir aucune friperie et de mettre que du Rykiel dans tous les magasins de sacs, mais le fait est que c'est bien la galère pour être tentée de dépenser tout l'argent dont on a besoin pour vivre mais qu'on préfère faire sa légère et tout claquer...

Même les H&M que je kiffe sont poucrav' dans ma cantonnade (mélange de 3 mots "canton", fastoche, ""contrée", pour le sens et "pommade", pour que ça glisse) et dès que je vais à Paris j'ai, l'impression d'être chez Balenciaga tellement il y a un gouffre... Serait-il possible que la boutique, en plus de se prendre bien trop au sérieux, n'ai aucun goût du risque?
Et pourtant j'adore ma ville. Elle est vraiment chouette, non, le problème c'est la boutique cette crâneuse...

...

...

...

La photo est colorée mais aussi du Cobrasnake. C'est donc pas une pote à moi sur la photo. D'abord parce qu'elle a 12 ans et surtout parce qu'aucune de mes potes ne porte dans les rayons d'Intersport du Jeremy Scott

Post à ras des pâquerettes, un peu incohérent, argumenté de rien, sûrement blindé de fautes, mais bon je suis fatiguée. Attention une fatigue assumée mais j'avais envie d'écrire et quand je suis fatiguée, ça saigne et ça cause... enfin ça saigne vite fait hein, j'ai fait encore ma fillette en sandalettes pour le sang... Pour la causerie en revanche, j'peux rien dire!!!
"OH BEN D'ACCORD..."





Extérieur / Jour.

1992.

Il fait pas vraiment beau... Mais un peu quand même. En même temps, à habiter dans l'est, on perd tous sens des réalités météorologiques...

5ème D. Ou C je sais plus trop...



Élodie elle a encore lavé ses cheveux... Alors ben comme on est au mois de novembre, elle a froid et pis ses cheveux ils gèlent... Enfin ses cheveux, ça, c'est si on regarde vite. Parce que des cheveux, même permanentés, qui ressemblent à du carton c'est rare quand même... Et ben Élodie, elle y arrive...
Elle se fait une sorte de coque avec sa frange qui repousse en plus... Elle croit que c'est beau je crois!
Et pis les garçons ils aiment bien la coque avec de la mousse dessus parce qu'en général, ça va avec les gros soutien-gorges et avec les bagues qu'on tourne à chaque doigt pour montrer qu'on est gêné et un peu troublé...

J'ai 12 ans et bientôt 13 et, regarder les filles faire des trucs de filles est très exotique pour mon œil de petit garçon manqué en jogging...
Quand moi je me demande quelles belles baskets je vais bien pouvoir mettre pour courir le plus vite au stade, alors que ok tout le monde s'en tape, elles, les filles qui mettent de la mousse dans leurs cheveux, elles ébauchent leur féminité. Elles tâtonnent de l'œstrogène... Pas idiot comme calcul, ça semble malin parce que ça me parait drôlement difficile de devenir une femme si t'es pas passé par le cap de la fille qui met du Vivelle Dop! Élodie elle est déjà dans le long terme... Mariage, labrador, pavillon avec un jardin qui a des belles haies devant et pis des enfants. Un garçon et après une fille. Comme ça le garçon il prend soin de sa sœur.



Et elle arrive pas à s'habiller toute seule, non, la fille pré-pubère elle a besoin d'avoir l'avis de sa copine Aurélie, et pis de Sophie pour devenir une fille... Ah et Laura aussi... Laura elle a failli oublier Laura.

C'est comme ça qu'un jour, à 8h03 elles se retrouvent toutes à se dire, en mâchouillant et se touchant les cheveux négligemment "Hé les filles, on se met en jupe demain..."
"Ah ouais qu'elles rétorquaient en cœur...Bonne idée"

Plissement de yeux chez moi...
Vague jalousie, parce que j'ai pas de jupe et que je me demande bien quel jogging pourra faire son petit effet, faire genre "habillé". Le Nike en nylon?? Ben le nylon ça brille un peu... Ça scintille de milles feux!




Intérieur / nuit

2008

Ça caille sa mère. Hier le ciel a fait son allumeuse. Il faisait genre beau et genre chaud. Aujourd'hui je me suis faite avoir par le ciel bleu. il fait -12°c.

Terminale L.... Ok je déconne. C'est drôle la blague de l'étudiante!!!




Mes copines ne s'appellent plus pareil. Adieu Élodie, Cindie et autre Valoche...
Ça, ça a changé. Mon goût pour le jogging pas. Comme mes embryons de réflexions sur l'opposition entre le concept de femme et celui de fille...

Mais mes copines, moi, la terre entière et même ma tante Lili on aime bien toutes s'habiller pareil. On se le dit pas forcément la veille, mais quand même on aime bien... On lit le Elle ou Biba ou Vogue si on veut du rêve... Et pis après on adapte. On aime bien être un peu original. Pour les garçons mais pas trop pour nos copines. On veut qu'on nous remarque mais ça on l'avouera jamais. Même si on nous fait des guilis sous les pieds ou dans la nuque mais ça, c'est pas forcément énervant... Ou ça énerve pas pareil en tous cas!!!

On aime bien être à la pointe de ce qui va se faire mais qui n'a pas encore eu le temps d'être harmonieux à l'œil... Mais le truc c'est que si ça pas encore été harmonieux, les autres, les gens ils se moquent parce qu'ils trouvent ça ridicule. C'est pour ça qu'on le fait toutes ensemble.
Quand t'as 13 ans tu demandes à tes copines de mettre un kilt pour pas être la seule à se faire peloter dans les couloirs trop grands du collège, et quand t'en as presque 30 (... 30 sa mère!!) c'est pour pas qu'on se moque...

Finalement le rapport c'est le même tout le temps...

Les photos ne sont pas de mon environnement, famille ou autre lien social, non il s'agit de Clémence, du vestiaire de Clé. La sœur de Jeanne...
J'aurai adoré avoir le goût suffisant pour ne pas mettre du Waïkiki, de l'Oxbow, du Z. Comme Clé quoi!!! Mais pas du tout en fait...
J'ai plein de photos où j'ai bien la honte...



FAUT-IL ENCORE ET TOUJOURS MOUTONNER ALLÈGREMENT ET LE CŒUR LÉGER...?


Titre pourri certes.

... Ne me jugez pas...
Un jour viendra où, peut-être, je ne cèderais pas à la facilité et n'épuiserais plus jusqu'à la moelle mes blagues grammaticales intra-blog... Grande phrase. Et élaborée du vocabulaire avec ça.

Bon comme je suis trop une feignasse du look, et que je vois bien que je fais qu'en parler et que ça peut vite soûler si on y fait pas gaffe, je fais des vrais constats. Et je m'auto-dénonce.

Un jour sur deux, comme pour le jogging, je me demande si je suis pas en pyjama dans la rue. Et je suis pas la seule à me demander... Ça on peut pas me reprocher de pas être décontractée...
On passe allègrement le stade du casual pour passer à celui, ô combien redouté, du j'm'en foutisme. Pas moins que ça.

Alors parlons de chaussures, ça fait longtemps...
Et quoi de mieux comme chaussure cohérente avec ce post pyjama que la UGG.Non, je lâche rien à la UGG... Ça fait 5 ans, et même que je ne me lasse pas...



Alors oui on a utilisé tous les arguments pour me dissuader...
Plein.
Salades de fruits:



1) "C'est moche"...


Efficace, direct, ne laissant aucune place à une potentielle hésitation esthétique.

2) " -Ben c'est des chaussons que tu portes là?
- Non c'est des chaussures qui étaient à la mode y a 5 ans, alors l'autre elle se la joue pointu avec du pur has-been aux pieds... (pauvre fille qu'elle se murmurait intérieurement mais, grâce à un surmoi entraîné et hypocrite elle s'est tue.)"


Oui ça fait bien longtemps que la UGG a fait son temps modesque.
Mais j'ai 2 ou 3 trucs à préciser quand même.
"Écoute moi bien connasse, j'ai pas de comptes à te rendre... Ah oui et pis protège tes genoux je suis cap de te les mordre à sang si tu enlèves pas ton regard de mépris.
C'est quoi que tu portes là? Ah oui, des bottes blanches en skaï, marrante c't'idée..."


3) "Oh ben c'est carnaval... et pis elles sont jaunes..."

No comment, faut pas déconner je vais pas défendre des conneries pareilles. Si la mode n'était qu'harmonie, ça se saurait!


4) "T'as pas chaud là-dedans?... Beurk"

C'est vrai, c'est vraiment dégueulasse d'avoir chaud... Je comprends pas tout le temps les gens. Alors je vois à peu près ce qu'ils veulent dire, sauf que la vraie UGG est en vrai mouton, et donc que ça ne transpire pas... Yourk!!!

5) "Oh l'autre le cosmonaute!!!"

Dieu que tu es drôle... Épouse-moi! Si épouse moi qu'on rit à gorge déployée et qu'on se tape dans les mains comme les américains tellement on aura envie de faire pipi... Épouse moi pour que chaque jour soit un émerveillement perpétuel, et une joie inépuisable..

6) "Bon Marie, tu sais c'est bien ce que tu essayes de faire et loin de moi l'idée de te dire ce que tu te dois de porter, mais avec la robe blanche, les petits fours, l'alliance et le cousin bourré avec une cravate en mauvais nylon autour de la tête, t'es sûr que ça va fonctionner???


... Tain tu lâches rien, barre toi de mon blog pour de vrai là!!!



J'm'en tape de ce qu'on me dit. J'm'en carre de leurs arguments. J'm'en tamponne de leur idée de l'harmonie sapeste.
Mais grave.
C'est un peu comme quand t'aimes ton amoureux d'amour et que tout le monde te dit plus ou moins subtilement "Largue le. Largue le bordel!!!"
J'm'en tape. je les aime d'amour et ça ne s"arrête pas. Bon il serait judicieux d'en avoir des neuves, mois craquées, moins rafistolées, mais on choisit pas toujours ses passions et les miennes sont vaguement chères quand même...



Alors quelle ne fut pas ma joie de découvrir Tokyobanhbao avec les belles tant aimer... C'est bien simple, c'est là que j'ai eu envie de faire pipi dans ma culotte...

Je sens le revival ugguesque... Et oui je sais c'est moche, mais je trouve que c'est tellement moi.

NB: Après avoir acheté 2 paires de Minnetonka, je dois avouer que c'est extrêmement confortable... Mais moins chaud... Et j'habite en Lorraine... Ok, on voit où je veux en venir???




LE COLORIAGE...

C'est peut-être à cause des fées qui mettent des tiares. Ma tiare à moi n'est qu'un nuage, impalpable, invisible, comme un vulgaire Simon Templar et son auréole symbolique...


J'ai tellement porté de fleurs dans mes cheveux, que je ressemblais à un verger ambulant. Des roses, des jaunes, des énormes, des presque discrètes.

J'aime le bijou de cheveux. Le mien est plutôt cheap, pas par choix, juste parce que je pue la pauvreté, alors...

Sauf qu'en y pensant, le bijou de cheveux (qui n'est pas, dans mon cas, un luxueux bandeau... Comme les sublimes créés par Pas comme les moutons et montrés par Nanikaa... Mon dieu qu'ils sont beaux, je veux bien renoncer à mes cheveux pendant 5 mois juste pour les porter... Oui parce que les cheveux frisés et épais ne supportent pas super bien le bandeau. Je ressemble au mieux à un tennisman suédois au pire à une amanite phalloïde. La classe bucolique quoi!) est un vrai positionnement.


J'aime la mode discrètement, l'air de pas y toucher. Je détesterai être taxée de "fashion victime". Alors surtout, que mon vice ne se voit pas. Ou uniquement par celles qui savent.
C'est comme si dans la vraie vie, la superficialité du coton n'avait pas le panache qu'elle peut avoir dans Vogue.
Diantre, je ne suis que consensuelle!!!!
Ce qui explique mes difficultés à porter des choses inutiles.
Le mot est lâché...

...

Je n'arrive pas à assumer l'inutilité absolue de la mode, alors que je sais qu'elle n'est que ça. Difficile pour moi de radicaliser le port du panama, du joli chapeau melon, du serre-tête en tulle, de la coccinelle en crépon...
J'aime profondément ces choses mais les porter provoque en moi cette gêne. La gêne de porter des choses pour faire vaguement mon intéressante. Pour qu'on me remarque. Au bout du compte ce que j'assume vraiment c'est la discrétion...
Et je suis un peu énervée d'être comme ça.


Alors que les bijoux de cheveux, les fleurs énormissimes portées à même la matinée, le bibi pour égayer la journée de mon dentiste, le haut de forme accessoirisant un déjeuner au soleil avec mes amies, c'est tellement plus lumineux... Et pouvoir le faire sans me sentir obligée de rire de moi ou de m'excuser d'être comme ça.

Peut-être que grandir c'est aussi ça. S'en ficher. "Ben moi j'men fiche, j'fais ce que je veux. c'est pas pour vous embêter, c'est simplement parce qu'à mon œil de presque grande, ce turban qui brille, c'est joli et on dirait le soleil..."

PS: Notez la moue boudeuse de la photo... Qui dit novembre dit novembrisme, alors s'il y a bien un moment où c'est cohérent la mine de sale gosse, c'est bien maintenant...

PS 2: J'vais rien lâcher avec les polaroids... je préviens, avant que ça traite...

PS 3: Je trouve la vie douce en ce moment... On s'en fout, mais c'est suffisamment rare pour être souligné.

PS 4: Je vous fais des bisous...

PS 5: ouais je suis niaise... Ne me jugez pas...


TOUT ÇA, C'EST À CAUSE DE GILES...


Notez d'abord l'intention que j'ai de prouver que, de toutes façons, ça n'est pas de ma faute...
Dire "c'est à cause de bidule" (ou de Robert mais c'est pas une question de prénom, personne ne s'appelle vraiment bidule...) est certainement l'argument le plus pourri que l'on puisse utiliser. Mais la modasse n'en a que faire, elle assume sa mauvaise foi. Mieux, elle s'enorgueillit de ce défaut. Il lui permet de reconnaître une autre de son clan...

Bon, j'adore les grosses écharpes. Comme ça, après cette intro, c'est bien pourrave comme entrée en matière, je vois bien.
J'adore, je vénère même la grosse laine. Quelle soit pullée, bonnetée, echarpée, mouflée, qu'importe je ne suis pas difficile... Et nulle en vrai vocabulaire de la langue française...
L'important, c'est que la maille soit grosse. Très. Genre en mode aiguilles numéro 12. Voire plus déglingo comme je suis.
Moi je suis une tricoteuse. Une toute petite hein!!! Mais j'adore faire moi-même mes écharpes...En attendant mieux, je continue à rêver sur Tao Kurihara et Sandra Backlund...
Mais si la belle brune qui a gagné à Hyères l'an passé...



Sandra c'est pas pour tout de suite:
1) J'essaie de maintenir un semblant de diète, ce qui risque de vite virer pathétique...
2) Ça coûterait pas un poumon gauche cette histoire?

Bref, je saurai être:
1) patiente
2) sage
3) patiente
4) raisonnable...
5) patiente
6) chiante surtout... Non mais c'est vrai, trop de qualités ça vire chiant, non?
Alors qu'egocentrée, mauvaise joueuse, pénible, colérique et impatiente, c'est tout de suite plus rock n'roll!!!

Bon comme je sais pas trop bien me mettre en valeur et que point trop n'en faut dans l'auto-flagellation, reprenons le problème des écharpes, ô combien plus passionnant...

Un jour, guillerette et l'esprit ouvert, je suis tombée sur la collection Giles Deacon de l'an passé... Avec un an de retard, ça va, tout le monde sait que je suis une imposture...
Et là, certes c'est un poil too much dans la vraie vie où on va travailler, où il faut faire des bisous aux gens sur la joue et à son amoureux sur la bouche et où la plupart des êtres humains ne sont pas des cosmonautes...
Mais quand même, je trouve ça rudement inspirant... Oui j'utilise encore, en 2008, l'adverbe "rudement", c'est quoi le problème???






Je n'ai que des grosses écharpes. Oui je suis de plus en plus impudique dans ce blog. Ça dévoile, ça dévoile...
Ma préférée est une Isabel Marant achetée sur Yoox il y a genre 4 ans... Avec des fils d'or de princesse dedans...
Et pis y a la kaki.
La blanche...
Bref, je dois avouer que même si j'aime les écharpes de 4m 50, j'ai bien envie d'en avoir une qui fait le double de longueur et le quadruple d'épaisseur, je ferais fi des moqueries et autres sarcasmes...
Mais Giles? C'est au moins le prix du même poumon que Sarah, non?

J'en profite pour remercier Anne-So qui, avec son billet sur poladroid a juste réalisé le rêve très cher d'une petite fille dont le papa avait fait de son métier la photo au Polaraoid et qui pensait que cette époque était révolue...

MAZETTE...

En 2007, j'ai moyen kiffé ce qu'il se passait dans le paysage politique français...
En même temps, à voir comme je suis en train de bicher au lendemain du 4 Novembre, je me dis que rien n'est jamais vraiment perdu. Et qu'il ne faut jamais arrêter d'y croire!!!

Je ne suis pas américaine.
Je ne suis pas démocrate.

Ce qui ne m'empêche pas d'être tremblante, contente, émue, surprise... Presque pleine d'espoir...


oui, je vais faire un vrai post dans la journée, avec de la mode....



OK...

Alors c'est quoi le dessert le plus magique et le plus extraordinaire du monde entier et même plus???

La tarte... TATINNNNNNNNNNNNNNNN


Alors heureuse???
Le v'là le rouge à lèvre de la fashion. Et oui c'est subtil la couleur, point trop n'en faut!!!!

Et j'en profite pour envoyer des bisous à Lila, parce que si je mets des pétales dans mes silhouettes sobres, c'est surtout grâce à toi... Alors ça mérite et un merci et un grosse galoche à distante et sans la langue...






LA FILLE DE LA BOUCHE...

Je suis un peu emmerdée...
Je voulais vous parler d'une très jolie découverte et je sens que mon propos va tout de suite perdre en crédibilité quand je vais dire qu'il s'agit d'une découverte offerte. Offerte dans le cadre de mon blog.
Alors je ne me refuse pas de parler des "cadeaux" reçus (y a quand même d'autres combats à mener...), mais je suis bien placée pour savoir que ça ne fait pas super objectif. En même temps, c'est pas comme si le problème se posait tous les 4 matins. je ne suis pas de l'influence moi...
Bref, le truc c'est que là, juré, craché, crâmé-carbonisé, si je mens je vais en enfer, ce que je vais dire est très sincère...

Alors moi je suis une vraie fille qui se maquille des yeux. Je n'ai pas à choisir. Je n'ai pas à être radicale du choix puisque je ne porte jamais de rouge à lèvres.
Je suis une fille du mascara, du liner, de l'ombre, de l'estompé, du charbonneux et surtout du Khôl. Je vénère le Khôl... enfin je vénère le Khôl parce que ça fait les yeux le plus noirs possibles... Pour le reste, je vais pas mentir c'est galère comme produit et ça vire vite genre je suis très négligée. Même que ça fait plus de rides que ce qu'on a en vrai. Régulièrement le soir, après mon démaquillage je me trouve vachement plus fraîche qu'avant... Ce qui est bizarre si on y réfléchit bien.

Bref, ça digresse à mort.
Donc je ne me maquille pas la bouche moi. Pas que je sois radicale du make-up mais le truc c'est que j'ai une grande bouche (Ouais je raconte ma vie qui est presque intéressante). Et quand la bouche est amplement présente, il vaut mieux faire se faire discrète de la couleur...
C'est ce que je me disais mais j'étais régulièrement rattraper par mes lubies de couleurs... J'ai tenté le Rouge Star de chez Chanel. le Scarlet ou le Canicule de chez Chanel encore. un Guerlain. Un autre Lancôme, à chaque fois très rouge avec une pointe d'orangé et, à chaque fois... Je faisais trav'! Ou assimilé. Alors je me suis dit que la pause dans mes essais make-up serait fort judicieuse pour le bon goût. Après tout, c'est pas Halloween tous les jours... Et faire peur aux petits enfants n'est pas mon hobbie premier.



En mode Seguala maintenant:

Donc je reçois un mail d'une demoiselle (ou d'une madame qu'importe ça ne changera rien au propos) de chez Paul & joe Beauté qui veut mon adresse pour m'envoyer des petits cadeaux. Certes je sais que La chic fille l'intéresse plus que Marie, mais mon orgueil n'a fait qu'un tour et j'ai dit "twingo".
J'ai reçu mon enveloppe et je suis très gâtée. Mon orgueil de merde a donc matière à jubiler...
Je tilte sur le rouge à lèvres, trop inspirée par Elle, la romantique ou même Elle, la romantique mais pas que.
j'essaie et je ne me trouve pas trop trav'. Autant dire je suis étonnée... Et me rend compte que le rouge vaguement rose me va mieux que le vrai rouge que je m'obstine à vouloir porter pour faire ma Marylin.
Je ne vais pas mentir, jamais je ne me suis intéressée au maquillage Paul & Joe. Pour une bonne raison, les gens qui se doivent de fabriquer du bon maquillage c'est ceux qui le font depuis longtemps ou qui ne font que ça... Je suis réac' quoi!
Je me disais qu'il y avait un traquenard quelque part. Un truc de la fashion qui n'est pas crédible...
Ben en fait, je crois que j'adore ce rouge à lèvres de la fashion...
Évidemment il y a une prochaine étape, le porter dans la vraie vie... Je tiens au courant comme je sais que tout le monde est tendax à mort et fébrile face aux risques que je vais prendre... Non? Bon ben ça va, toute vérité n'est pas forcement bonne à dire pour mon orgueil de merde...

LESS IS MORE...



Moins est plus...

Oui définitivement c'est ce que je pense de la mode. Je ne suis pas radicale et aime la pluralité mais lorsque je réfléchis à ma véritable conception du "beau" en sapes, j'en viens fatalement à me dire que j'aime le simple. Le moins. Systématiquement.
Cet été, j'ai passé beaucoup de temps avec un jeune homme, bien fait de sa personne, brillant et étudiant en architecture. Parler avec lui de la "construction" et de la "déconstruction" a eu un effet important sur ma perception du beau associé au vivable, pratique et agréable.
Plus nous parlions, plus j'avais l'impression que, certes dans une moindre mesure, les problématiques de l'architecture et de la mode étaient proches.
Les choses dans lesquelles nous évoluons (vêtements ou habitats) se doivent d'êtres jolies, plaisantes et pratiques.
Je n'étais pas sensible à mon environnement citadin. Je ne faisais aucun lien entre l'immeuble et le bien-être. Et je me trompais. Et ce jeune homme bien fait de sa personne me l'a démontré...

En lui parlant de mon amour du minimalisme et de la pureté de la ligne, il se met à évoquer Mies van der Rohe. Architecte allemand auquel on doit cette fameuse formule "Less is more".
Mies, soyons familière, est le constructeur, avec ses gros bras et son gros cigare, de la fameuse Farnsworth House dans l'Illinois. Une maison "pure". Droite. Épurée. Sans fioritures, utilisant l'environnement extérieur comme une vraie prolongation de la construction humaine.



Et de la Villa Tugendhat en République Tchèque.
Du verre. de l'acier. De la pierre. Du vaste... C'est encore plus beau que du Balenciaga tellement ça a été intelligemment pensé.



Alors ce concept du "Moins" en architecture???
Le "Moins" est, de la manière la plus simple, une épuration.
Une des choses qui m'a le plus intéressé dans cette histoire de "mise au net", c'est la réflexion à contre courant sur laquelle elle se basait.
Des éléments pensés s'opposant très clairement aux mouvements architecturaux du Rococo ou de l'Art nouveau pour ne citer qu'eux.
L'Art "chargé" (désolée pour le vocabulaire, je suis néophyte) est blindé de références artistiques, culturelles, historiques, naturelles, animales... Il s'agit bien de culte du Beau. De l'art pour l'art, complètement éloigné des réalités sociales et industrielles du moment (téléphone, radio, voitures, aviation naissant à cette même période).

"Less is more" apparait alors comme une réponse radicale, s'inspirant des lignes pures de l'industrie naissante... Il s'agit bien au bout du compte de rallier la notion de pratique à celle du beau. Il s'agit aussi de réfléchir à un autre beau, de réinventer quelque chose sans aucune référence ancienne. Une vraie démarche artistique moderne en quelque sorte.
Les habitations se devaient d'être fonctionnelles, et chaque chose se devait d'avoir une utilité...

Le couturier Paul Poiret en supprimant les silhouettes féminines du corset a souhaité faciliter la marche, alléger la silhouette. En abandonnant les dentelles, les postiches il devient partisan d'une certaine simplicité en mode.
Et comme il voulait une "Surfaces unies, arêtes vives, courbes nettes, matières polies, angles droits, clarté, ordre. C'est ma maison logique et géométrique » il fit construire la Villa Paul Poiret par l'architecte Robert Mallet-Stevens... Très "less is more" cette histoire!




Ok j'en ai fini avec mes digressions...

Il y a 3 ans, je lisais une interview d'Helena Christensen où la beauté (mon dieu qu'elle est belle elle) expliquait qu'elle mettait peu de bijoux.




Que quasiment à chaque fois elle trouvait que ça faisait "trop". Ce "trop" est quelque chose qui ressort régulièrement face aux femmes qui vieillissent. Le trop n'existe pas à 15 ans. Ni à 20 d'ailleurs. Mais, souvent, plus les choses avancent et moins les femmes se maquillent, moins elles chargent.

Même si je ne suis pas fan de Calvin Klein ou de Jill Sander en mode, lorsque je regarde ce qui me plait le plus à l'oeil, je suis fatalement attirée par l'épuré. L'épuré ne valant, de mon point de vue, que s'il est pensé.
En mode la qualité première de ce qu'on appelle le casual, c'est le confort. Et donc par extension la fonctionnalité. Le vêtement se doit d'être pratique et confortable. Je ne veux plus être entravée, déguisée, chargée, cocottée, parce que ce n'est juste pas moi. Et le vêtement permet de traduire à l'autre ce que j'ai en moi. Le vêtement, même simple, est une traduction de ce qui se passe en moi. De ma conception du joli.
Ceci dit, je trouve que le "fonctionnel" ne prend véritablement son sens que dans la pluralité. Une pluralité marquée par les couettes fluos, les longs manteaux noirs gothiques, les talons vertigineux bleu électrique, les joggings en soie travaillés, les jupes droites et vaguement vicieuses, les cravattes, les crêtes, les nattes fleuries et les carrés lissés...

Les choses seraient bien tristes si tout le monde était adepte du casual comme je le suis. J'aime que les choses soient diversifiées, alambiquées, compliquées aussi en mode. Ce n'est pas pour moi mais j'aime que ces choses existent...
Mais j'aime que les choses simples soient finalement aussi réfléchies que les plus "travaillées"... Et j'ai l'impression que ces choses valent pour tout ce qui a attrait à la construction et aussi à la déconstruction...

Et pendant ce temps là, y en a qui continuent à dire qu'on est que futile...
 

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