6 JOURS AVEC MOI... DEUXIÈME PARTIE SINON, C'EST TROP LONG... RAPPORT AUX PASSIONNANTES PÉRIPÉTIES DE MA VIE, INRÉSUMABLES EN UN POST...

JOUR 3, SUITE : J'en ai pas tout à fait terminé avec cette histoire de shopping chez AA qui est, vraiment, un bon résumé de ce à quoi ressemble toutes mes séances de shopping... C'est parti les filles et les garçons, je vous vends là, maintenant, tout de suite, du rêve de malade... Et je ne dis pas uniquement ça à cause des Roots!




Je sors du métro, je suis place de la République. Depuis des mois, au coin des escaliers je vois toujours la même personne qui fait la manche. Un barbu, un peu roux, un peu casquette qui demande de l'argent, des tickets resto... Je me dis que même à Paris, les choses deviennent vite familières.
Je passe toujours du côté arrière de chez AA, je suis drôlement enthousiaste avec cette histoire de sweat.
Ooops, les rayons ont changé, à l'entrée, les sapes des garçons, à l'arrière, les kids, les filles et les sapes qui peuvent vite virer coquines... Mmmhhh!
Je cherche le sweat, tiens, il est là... Alors je le prends en main, un autre truc et puis encore un. J'avais vu , chez Galerie Parisienne ce t-shirt qui tue bien sa mère (blanc et trop grand, pas de quoi casser les quatre pattes graciles du canard, mais bon, moi et le t-shirt blanc, c'est une addiction...) je le prends aussi.

Tac, je vais vers la cabine.
Le vendeur, wayfarer de vue, sweat capuche violet criard, mal peigné et surtout "genre", me dit vaguement bonjour et pas du tout au revoir. Ayant une bonne capacité d'adaptation, imaginez bien que je ne m'offusque plus de rien. Sachant que la miss qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait Dov Charney a fait chialer sa vendeuse en lui insultant sa daronne et tout le reste de sa familia, je fais pas trop la maligne... L'humeur semble plutôt au pétage de rotules chez AA, je vais me la jouer discrète.
J'essaye le sweat, bof.
Sweat à capuche pas criard, pas mal, pas original mais en même temps je ne suis pas chez Margiela, je le savais....
Oh tiens bof le t-shirt blanc. Ça serait quand même pas eux, qui m'auraient enlevée toute humeur dépensière? Oh ben non, il maitrise trop le biz' chez AA.
Bon le t-shirt tout seul comme ça, moitié cul nu dans la cabine il est pas à son avantage, je vais le prendre, je pourrai en faire quelque chose, c'est sûr... (Et je rassure tout le monde il est très malléable ce bout de tissu, achat fort judicieux).
Je sors de la cabine, et je ne sais pas pourquoi, je m'étais fait un budget et j'ai envie de le respecter... Enfin le respecter au moins jusqu'au minimum fixé, parce que transgresser mes règles vers le "plus cher" me pose moins de problème que "moins cher", question de vice...

Et alors c'est parti pour l'errance (je suis trop le patron de l'errance, j'ai oublié que le temps file, moi je le fige en shopping... Comme j'ai que ça à foutre!).
Je peux passer un temps fou dans un magasin. Prendre un truc en main. Oh pis non, ça c'est mieux. Poser l'autre... En même temps, si je l'ai pris, c'est qu'il y a une raison... Bon ben tiens, si je kiffe pas tant que ça, je pose tout, je pars...
Oh ben non, c'est ridicule, et le pyjama que je veux porter dans la vraie vie, il est là, tout près de mes doigts, je peux l'effleurer... Oh non, c'est cher. Bon qu'est ce que je fais.
Un t-shirt? Ouais c'est bien ça. Mais chez les garçons c'est les mieux. Ou un legging doré, oh si!! Qu'est-ce qu'elle dirait ma mère pour le legging ("t'es plus ma fille si tu portes ça!!!!") et mon mec il kifferait??? ("écoute on a fait un joli bout de chemin ensemble, rempli de baisers et autres orangeades, mais là on va arrêter... Avant de se détester Marie... Je t'aimerai toujours... Pars loin. Va plutôt tenter l'aventure de Cosmos 99, tu risques de t'en mordre les doigts sinon... Pas de regret, jamais. Je t'aime. Pars avec ton legging...").
Je pose le legging!!!
Un t-shirt pris en despi (c'est du verlan...) et bam la caisse...
Toujours autant de considération, je me dis que j'aurais dû prendre des dragibus ou des Malabar et les filer aux vendeurs super sympas... C'est mes caries qui auraient fait la gueule.





JOUR 4 : Comme l'avis de mes amis est fondamental, je retourne à Répu, redonne le t-shirt pris à la va vite (qui n'avait remporté aucun suffrage esthétique...), et reprends un sweat à capuche... Celui aux couleurs passées... Classe!!!



Journée sympathique. Je suis presque allée chez H&M. Et presque chez Freep'star.
En revanche j'ai presque pas bu un allongé, j'y suis allée franco.
Soirée jolie et amicale dans un lieu rigolo, vaguement branchouille, au Loft 66, à regarder sur la pointe des pieds celui qui fait des bruits avec sa bouche dans les concerts de Cocorosie. J'ai vu que dalle, conclusion, je sais pas à quoi il ressemble. Moi qui me sentais d'ambiance groupie, tout raté... J'ai dû le croiser moult dans la foule, et sûr j'ai fait comme si de rien n'était...
J'ai vu un sosie de Lulu, jupe haute, chapeau melon, bracelets partout... J'ai envie de reporter des bracelets brésiliens... Ben quoi?
J'ai vu mon legging doré, des images, des boucles d'oreilles en forme de cheese burger... Et le reste j'ai oublié...

Il est peut-être temps que je m'arrête et que je passe outre les jours 5 et 6... non mais c'est vrai, vous êtes patients, mais n'exagérons rien.

Bonne soirée les bombasses!!!!!!
Et le morceau de Eagles of death metal on écoute, ça fait du bien aux guiboles, au cœur et au reste... Oui le reste c'est le tarp' parfaitement... Ouais mais c'est vous qui me tentez là...


6 JOURS AVEC MOI...

Ah ben voilà, je suis pas venue par chez moi depuis 5 jours et je me demande ce que je vais pouvoir vous raconter...
Un truc en prenant appui sur la chronologie, ça changera, non?
Non... Mais c'est un début et puis qui sait, je ne suis pas à l'abri de trouver l'inspiration en cours de route...

JOUR 1: Départ en voiture. Une magnifique Clio an 92. La classe intersidérale. Je mets la musique très fort. Je hurle en minaudant sur la voix chaude de Common (Dieu que "Forever begins" est efficace... J'en fais presque systématiquement pipi dans ma culotte)



Très happy de la tête que fait le ciel, mi-rose mi-on sait pas trop... Mitigé quoi. Ca part costaud de l'humour hein?


Je passe une soirée avec ma maman... Qui a tout compris à la mode. Qui, à presque 50 ans, maîtrise l'art du t-shirt blanc avec une grâce absolue. Je ne suis encore qu'un bébé à côté d'elle. Son goût presque tout le temps sûr (ouais "presque", les chiens ne font pas de chats) me laisse présager le meilleur pour la suite...
On rit, on trempe de fraises Tagada dans du Fanta Orange. On alterne avec des Mac Flury. On rerit, on se chamaille avec tendresse. On remange. On dort.



JOUR 2: C'est qui déjà celui qui a fait le lien entre le fait de se lever tôt et celui qu'après, le monde il devient notre ter-ter ("ter-ter", comme je sais que vous n'êtes strictement pas obligés d'écouter Booba, c'est le quartier) ? Non, perso, j'ai oublié... Je suis pas sure en même temps, ça doit être du refoulement social que j'ai fait là.
Tiens, pour oublier de penser à ces âneries qui ne font que nous rendre tout petit de l'esprit, je vais écouter pour la deux centième fois Nouvelle Vague. J'y peux rien, ça me rassure. Ipod rechargé, casque enfoncé, je monte dans le train qui m'amènera à la capitale de la France entière.




Il ne fait pas beau. Le métro, pour la provinciale que je suis, me rend guillerette. Ça lit, ça porte des gros joggings fluos, ça met des lunettes de soleil Gucci en plein mois de février sans aucune impression de crâner, ça se serre, ça rigole moyen.. Ça vit quoi!!
Je retrouve mes amis. On rit, on parle, on se chamaille, on regarde nos nouveaux vêtements, on mange de la salade, mais pas que, on mange des pâtes avec plein de légumes pour être en bonne forme. On vit quoi!
On danse... "Ça pour danser, ça va hein... Ça va mieux que pour prendre ses responsabilités hein???"
Ouais grave, merci de vous inquiéter...


(Tout pour la musique je sais bien, ça gonfle... Sauf que si on passe des vraies journées avec moi, on en écoute 19 heures sur 24... C'est comme ça...)



JOUR 3 Et en avant pour un mini-shopping, chez American Apparel pour être tout à fait honnête... Et basta... Y a la vraie vie qui m'attend (oh la la, pour pas changer, j'en fais des hecto tonnes...)

Les vendeurs de chez AA me fascinent d'impolitesse. On y voit des trucs comme, normalement, c'est même pas pensable.
On voit des vendeurs qui ne répondent pas au poli bonjour des clients (genre moi...), on y voit des jeunes qui pensent que la branchouille dispense du reste, genre le sourire, les gestes aimables, les regards sympathiques... De l'esprit commerçant il n'y en a nul part chez AA. C'est comme ça, sûrement que mettre sur ses épaules le sweat en coton envoie direct n'importe quel baltringue au-dessus de la populace... Dans une sphère tout autre, celle de ceux qui en sont... De quoi? Pff, ça je sais pas, je peux pas dire, j'ai pas compris...
Même que chez AA on peut voir la responsable qui porte mon sweat (52 euros sa mère, pour un truc aux manches chauve-souris... j'ai changé d'avis, j'ai trop traité ce type de coupes... Ça aurait été comme me renier moi-même...) parler à une de ses vendeuses comme à un embryon de moucheron tout ratatiné au sol...Avec respect voilà.
Et la responsable elle crie fort chez AA et devant n'importe quel client... Parce que, hé merde, elle est au dessus du lot comme elle connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait Dov Charney (le chef moitié pervers du zizi, moitié buisnessman de AA...)

C'est long là, non???
Bon ben j'ai qu'à faire du suspense et revenir demain...
C'est bien ça?
Vous avec manqué les rock'roll pupuces...
Merci pour vos messages... Et vous avez vu comme je ne fais strictement aucune allusion au tarp'. Ben ouais, je mûris...
Encore de la musique???
Bande de gourmandes va...




GAMBADAGES...

Grand Dieu, il fait un temps splendide...
C'est un truc tout léger qu'il me faut, j'en peux plus des couches et des couches qui font qu'alourdir la silhouette. Ça fatigue un peu la météo... Ah si la météo, même si elle n'a rien d'extraordinaire, elle est éreintante de conformisme. On lui dit en février il fait froid, alors elle, cette grosse gogole docile, elle y va à fond.
Elle triche pas.

Comme je ne sais pas m'habiller en hiver (avec la bonne dose de faux-cool qu'il faut), je suis tous les jours légèrement dépressive de ne pas être capable de trouver un costume qui siéra à mes envies de compositions cotonnesques...
La conclusion est donc super simple, je ne ressemble à rien fagotée comme une pomme de terre ,moitié-pelée moitié-pas vraiment.

Bref, je pars à Paris aujourd'hui pour quelques jours.
Et comme je suis trop la déglingo de l'excentrisme je vais acheter ça



Bien que je ne le connaisse pas, ce garçon m'a l'air infiniment sympatoche...



Ça c'est sa petite cousine, Pamela, j'la prends aussi...
Et le sweat American Apparel aussi, pas en rose mais quand même. Ça change c'est ça qui est bien...

Et comme je ne m'arrête pas en si bon chemin je prendrai des t-shirts débraillés...

J'aimerai vraiment comprendre pourquoi (ma mère me lit pas je vais être grossière, tant pis) les seules sapes qui me fassent bander sont les plus loose de l'univers tout entier... Souvent elles n'ont même strictement rien à voir avec ma vraie taille.
Même moi je ne me lasse de ma manière de voir l'harmonie. C'est fatiguant de voir que rien ne me plait autant.

Bon allez les filles il sera bientôt temps de se retransformer en Sexy mother Fucker, et comme notre seule utilité est d'être agréable à l'oeil (si si il parait), on fait des abdos-fessiers avec le sourire... Et si le cœur nous en dit, rien n'empêche de chausser ses Air Force 1 et de faire des courses, des sauts sur les passages cloutés pour pas se faire niaquer par les crocos, des funambuleries sur les petites rebords des rues en se faisant et gracieuse et téméraire, de chanter à tue-tête en sprintant comme une folle même si on est essoufflé, même si ça cogne dans la tête...

PS: Ça va me faire une petite pause blogguesue aussi. Pas la peine de venir voir par chez moi, je vais me vider la tête, reprendre des inspirations et des coups à boire à la capitale qui me manquait...
Ça vous fera toujours une économie de temps de ne pas passer par chez moi. Oh ben si c'est une économie de temps non négligeable pour la vraie vie...

PS2: Ça tombe pas mal parce que v'là comme c'est tout pourri ce post, ça ne me fera aucun mal de me nourrir d'autres choses... de m'inspirer un peu parce que là, ça frôle le radotage...

(À LIRE DANS SA TÊTE AVEC LA VOIX D'EMMANUELLE BÉART QUI SE LA CRÂNERAIT GRAVE... GENRE QUI LIRAIT DU CIORAN DEVANT L'ACADÉMIE FRANÇAISE. )
"Ouais le loose tout ça..."
"Ouais c'est bien quand c'est des couleurs toutes passées... Ouais j'en parle jamais c'est pour ça que c'est bien..."
"Ouais ben tu sais moi je personnellement je pense que, ouais tu vois quoi... Ouais mais ça c'est moi, dans mon entité personnelle de mon Moi de ce que je..." Quoi l'ego???

C'est marrant de voir comme rapidement on se retrouve enfermé dans du sérieux alors que bon hein... T'as qu'à détendre marie...
Et c'est marrant aussi de voir à quel point on peut tourner en rond...
"Ouais le loose me permet de me recentrer sur moi et de ne plus m'envisager comme ci ou comme ça. Ça a été très, mais alors très, libérateur pour moi... tu vois ce que je veux dire! hein le loose..."

PS3: je vous kiffe grave sa mère vous allez manquer...

PS4: C'est pas comme si je partais 6 mois non plus. 4 jours c'est long mais on s'en remettra tous...

PS5: J'ai un putain de sens du drame hein?

PS6: Et on écoute un Wu Tang sa mère... Ça fait tout de suite moins drame. On regarde le clip et on voit ce que ça donne une meuf trop bonne, fan de bondage, qui danse comme une bonne grosse chaudasse... Mais avec élégance, c'est pas donné à tout le monde quand même!!

PS7: Oui ben c'est bon, j'y vais.



AYÉ, JE M'ENNUIE...

Versatile: Instable. Qui change facilement d'avis...

J'ai découvert Alexander Wang début 2007... Ici. Et genre tout de suite j'ai vénéré. Tout ce que j'avais toujours aimé avant même que je ne le sache. Ce kid avait un vrai truc. Un truc que j'attendais depuis longtemps en fait. Le street gracieux... Et j'avais envie de faire ma gracieuse des rues avec lui... Plus qu'avec aucun autre créateur depuis très très longtemps... Depuis ma phase Poivre Blanc en 1991, c'est donc peu dire...

Ça a continué pour Alexander. Et comme chacun, sait ça a eu un succès de folie... Dans les blogs mode américains ça flirtait même avec la folie. Douce hein, mais on pouvait presque parler d'hégémonie fashion.
Moi je trouvais ça bien justifié même si certaines de mes copines, un brin moins hystériques que moi, me soufflaient que "ok c'était bien sympa, mais on en pouvait pas parler de bouleversement sapeste...".
Pff que je me disais dans ma tête rêvassant aux shorts débraillés que j'adorais porter...



Et pis c'est devenu moins bien pour cet été. La collection avait encore quelques pièces que j'avais très envie d'avoir... Mais la globalité de la collection ne me plaisait pas tant que les autres. En même temps, ça arrive, on peut pas être au top tout le temps...

J'avais vu les pré-collections pour l'hiver prochain et j'étais nettement moins hystérique... Genre grave moins. Bon il ne fait pas ses vêtements que pour moi (sachant que je n'ai strictement aucune de ses créations dans mon armoire normande, on peut dire que mon avis est finalement très nettement minoritaire... Hein? Si je suis lucide va, il s'en carre Alexander) mais là, après avoir vu le défilé, je trouve que c'est d'un ennui...
Et pis surtout la gouaille de kid a complètement disparu... Alors j'me dis que les choses changent... Et que c'est un peu tout pourri quand c'est dans ce sens là...

Mais comme je suis versatile, ça peut rechanger. Et rerechanger... Voire rererechanger. on est à l'abri de rien.






Les photos sont tirées de Style

MALAISE... PLUTÔT MALAISANCE MAIS ÇA EXISTE PAS COMME MOT...

Mon côté Narcisse me donne régulièrement envie de prendre des photos de moi...
Par kiffage mais pas que... Le blog provoque une accélération du rapport à l'image. C'est comme si le côté petite fille qui aimait bien se regarder dans la glace pour faire des moues boudeuses, il avait maintenant le droit de le faire alors il ne s'en prive pas...


Mais je voulais de jolies photos de moi faites avec un appareil qui coûte un bras et un photographe qui n'est pas mon ami imaginaire (c'est à dire moi...). On se dit que ça nous rendra plus agréable à l'œil...

Mon oeil...
Dieu que je suis drôle. Rhoooo... Ah si elle était bien bonne cette blague... Oh ben si quand même!



Le garçon avec son Nikon, je ne le connais que vite fait et, faire devant lui ma fille remplie d'aisance, c'était juste dans mes rêves...
Figée que j'étais. Genre un Palymobil pendant 20 bonnes minutes, à me dire que "on s'en tape, j'ai qu'à faire comme si j'étais toute seule et que je parlais à mon miroir et que je n'ai donc aucune gêne à danser sur les Pussycat Dolls en hurlant et en ronronnant de la bouche parce que personne ne peut voir que je me la raconte..."
Alors que bon, soyons tout à fait honnête, si grave sa mère que je me la raconte... Et c'est complètement ridicule sorti du contexte.

Mais fidèle à moi-même, Playmobil je suis arrivée et Playmobil je suis restée...

En avant les histoires...



C'est bizarre parce que théoriquement je ne suis pas le genre à rougir (ouais je sais ça impressionne au moins autant que les pim's!), là je faisais moyennement la maligne... Et conclusion moi qui voulais montrer du look, ben on voit pas grand chose... ou du détail, ce qui est un début et ce qui cache finalement mon côté jouet en plastique.



Non mais c'est vrai quand je vois les filles qui se font belles et qui se mettent en scène pour faire de jolies photos, qu'est ce que je me disais, hein: "fastoche...".
Non fastoche de rien... C'est moi aussi à faire la maligne là...
Et je me mets à rêver d'un appareil qui tue sa mère, d'un pied et de moi avec moi... je serais sûrement plus à l'aise...



C'est un peu lourd de description cette séance photo, mais bon, comme je vais recommencer et qu'il faudra bien qu'à un moment donné je montre vraiment des sapes, il faut que j'exorcise le bordel...
Voilà.



Sinon vous pouvez me jeter des cailloux vous les minettes qui écoutent du rock n'roll glam, je mets un bon gros Booba sa mère pour commencer la semaine.
Ça change et pis moi, j'aime bien le gros peura, alors comme c'est mon blog, hein?
Ouais j'y fais bien ce que je veux.
PS: Ouais c'est grave misogyne les paroles... Mais c'est ça qui est bon...




Les photos sont de Pierre Colson.

PERSONA...

Wesh (ça compense n'importe quel titre pompeux le "wesh"), dans mes innombrables interrogations sur la mode (ce qui est plutôt le thème d'une Chic Fille, alors qu'à la base, pas du tout... Un blog ça va jamais dans la ligne directrice prévue...), il y a une question qui se pose de plus en plus. La question du masque.
Pourquoi cacher, quoi cacher et surtout, qu'est-ce qui est suffisamment intéressant pour mériter d'être montré.

La Persona est un concept psychanalytique de Jung, désignant la part de la personnalité qui organise le rapport de l'individu à la société.
La Persona désignait dans la Rome Antique un masque. Un masque de théâtre qui cache le véritable visage de l'acteur et, ce qui n'est pas négligeable, lui permettait d'être suffisamment entendu (peut-être il y avait un micro de la CIA dedans... C'est possible!).

La Persona est un masque social. Il n'est pas nous, au sens strict du terme, mais s'apparente à ce que nous voulons, pouvons montrer au monde.

Le vêtement, les silhouettes sont au sens strict des masques élargis.
La Persona n'a pas besoin d'artefacts mais le paraître modesque en a maintenant décidé autrement.

Très clairement s'habiller est de manière dominante (plus que sous son aspect fonctionnel) une manière de se présenter au monde. Une manière plus ou moins réfléchie, mais plus on mûrit, plus la Persona s'affine.
Tout ça n'est que du théâtre. Se montrer en jeans neige et t-shirt loose dégoulinant n'a rien, mais rien à voir, avec du j'm'en foutisme en 2009. Tout n'est que montrer.
Montrer éventuellement qu'on veut faire genre on s'en tape, mais les gens les "plus cool du looks" sont les plus disciplinés du masque.
On peut montrer aussi qu'on est une fille légère, avec son débraillage SOIGNEUSEMENT étudié. Paraître cool est une manière simple, basique d'être cool. Mais ne définit pas le cool.
Kate Moss souvent débraillée, est peut-être d'une austérité sans nom et ses bottes toutes défoncées ne changent strictement rien à ce qu'elle est dans le fond... Mais comme elle est trop mignonne de coolitude, nous on kiffe. Persona bien travaillée, rapport au monde facilité... Comme une sorte d'équation.
La Persona est en soi une arnaque, puisque chez soi, seul, on est en rien ce qu'on présente au monde. Se montrer au monde c'est se faire le plus agréable, une sorte de "super-nous".

Alors le propos de ce post n'est pas de dire "ouais c'est trop dégueulasse de voir que seule l'apparence compte... On vit dans une société de merde, trop grave superficielle, ça me dégoûte, je vais plutôt aller gravir l'Himalaya, c'est ça les vraies valeurs... Pff trop naze la mode".
Non sinon je me tire une balle dans le pied... Et faut pas déconner j'ai pas tellement envie.

Mais si le masque est une manière de "jouer la comédie", quand je m'habille qui je suis? Qui je veux être? Quel personnage me sied le mieux...?
L'autre jour je lisais une interview de Lulu où elle expliquait qu'elle aimait s'habiller comme le garçon qu'elle n'est pas... Un petit mec qu'elle n'a jamais trouvé, alors son amour pour la sape masculine s'est transformée en exercice quotidien. Même quand elle s'habille en fille, Lulu a le sentiment de jouer à la fille mais au fond, de ne pas être soi.
Imaginez la complexité du masque:
une fille qui veut faire le garçon et quand elle redevient fille (ce qu'elle est à la base) elle ne fait que se déguiser en fille.
Le déguisement du déguisement...

Et moi dans tout ça... Je ne me suis jamais posée la question du masque jusqu'à maintenant donc excusez d'avance mes digressions et approximations d'idées, c'est du direct live on the rocks...
Le rapport à ma propre apparence est complexe (comme chez beaucoup de filles...), et je suis plutôt proche du rapport de Lulu.
Je suis née garçon manquée. J'aime être grossière, à l'aise, écarter les jambes sans craindre pour ma culotte, me gratter les cuisses si elles piquent... Un peu de mal avec la distinction.
En fait, même si je passe beaucoup de temps à savoir ce que je vais mettre, je ne suis pas vraiment dans la composition. Ou je ne m'en rends pas compte... Mais faire cool est une dominante chez moi. Je veux faire genre je suis trop "une nana relax de la vie et pis vas-y je suis libertaire, décontract', la vie ça mérite d'être bouffée et ça supporte aucun compromis... " Un truc vaguement rock'n'roll, ça c'est la dominante de mon dressing.
Le pire qui puisse m'arriver c'est d'être sur-sapée. C'est une des raisons pour lesquelles je ne m'endimanche jamais. Même en mariage, même si je devais aller aux Oscar, même au nouvel An. Paraître faire des efforts à mon entourage, ça serait terrible pour moi...
Alors je la joue en permanence low-profile. Pas la peine de décrire tout le monde a très bien compris quel était mon uniforme.
Je trouve que ça c'est cool, faire genre j'm'en tamponne, alors c'est ce que je montre au monde... C'est ma Persona...

Alors que...
Ouais...
Je suis sur-angoisssée, stressée en permanence, je grince des dents la nuit (comme Napoléon), j'ai du mal à arrêter de fumer, je suis hypocondriaque, angoissée d'un rien, incapable d'avoir une juste confiance en moi, vaguement cyclotomique (j'ai dit vaguement...)...
Putain j'en dis des trucs qui cassent le mystère...
Alors ma Persona à moi , comme chez beaucoup de gens, elle est un peu en désaccord avec mon Moi...
Bon attention je vous vois venir, je n'ai rien d'une petite chose fragile non plus, il en faut de la virilité pour manger 2 paquets de Pim's par jour... Ouais je sais ça impressionne toujours...

Bon ce week end les bombasses, on prend le tarp' et on le sort... Ça fait toujours plaisir...

En photo, Les Smiths...


RECENTRAGE... VIA POST À LA VA-COMME-JE-TE-POUSSE...


(Post avec superficialité à très haute dose, tout le monde est au courant. Je ne suis une traîtresse de rien...)

Ça faisait une semaine que tout ce que je portais ne satisfaisait, même pas une seconde, mon appétit de joli.

1) J'avais une coupe pourrave de cheveux... Enfin en même temps, je ne les avais pas coupés depuis deux ans... Presque 3. Bref ça devenait nécessaire.
Ce qui ne m'a pas empêché une fois rentrée chez moi (alors que je n'étais allégée que de quelques cms) de me dire que c'était moche et que, grand dieu, c'était nul cette idée de coupage...
Je ne suis qu'une sale fille, un vrai cliché ambulant quand je m'y mets... Alors autant il existe des côtés plutôt virils chez moi, autant d'autres, pas du tout...

2) Ma chambre est une grande armoire. Ouais toute la chambre.
Comme elle n'est pas très grande et que j'ai beaucoup de t-shirts blancs (et que je suis madame bordel truc de ouf') j'étais déprimée à chaque fois que je voyais les 23 foulards, les 80 pulls et les 20 jean's sans compter les joggings.
Hier, énervée je prends des grands sacs et je dégage tout. Tout ce que je ne mets pas, plus, presque jamais parce que ces trucs m'empêchent d'être efficace du look.
Le tri par le vide qu'ils appellent ça... J'y suis allée de très bon cœur. Ça m'a fait du bien... Et même si je ne vais pas faire un vrai vide-dressing sur ce blog (la plupart des sapes que j'achète je les kiffe... C'est pas pour les revendre), mais là j'ai beaucoup de choses, de pompes et je n'ai pas envie de jeter, alors les vendre ailleurs que sur ebay pour une vente un peu flash serait judicieux, bref je tiens au courant...

3) Le cas de la Doc. Bon ça fait longtemps, que je me tatouille.
Il y a deux ans, on a déjà prévu son retour et pis je savais pas trop...
J'ai porté des Doc achetées lors de mon périple scolaire polonais. Normal on était en 1995, c'était la très bonne époque...
Et j'étais déjà gogole à 16 ans. Les miennes, les Doc Martens, étaient en daim, bleu passé, vraiment très jolies.
Ma copine de lycée Aurélie les avait prises en jaune toutes de cuir. Et elle, elle a été plus maligne que moi... Elle les a prises à sa taille.
Moi non, j'm'en tapais, j'ai pris du 36. Je chausse du 37,5. J'ai dû les porter deux fois max. Et à chaque fois que je rentrais du lycée à pied, je maudissais ma faiblesse sapeste qui me faisait déjà acheter n'importe quoi.
Le truc avec les Doc (celles que je veux sont bleu marine, toutes classiques avec le fil de couture jaune) c'est qu'elles sont nettement plus jolies usées. J'aime pas les chaussures neuves. Et encore moins celles-ci, mais pour qu'elles s'usent, qu'est ce qu'il faut....? Hein je vous le demande? Ben les porter et marcher dans des fils barbelés au mieux ou dans des rochers bretons au pire.

J'avais prévenu que y aurait rien de bien profond dans ce post...

4) Ouais j'ai fait du changement sur ce blog... J'espère que vous avez arrêté, pour certains, de vivre aux pays des géants pas tous verts et qui aimaient bien parler avec de très grandes lettres... C'est bon, on y voit normalement ou pas???

5) Lou Doillon, alors qu'elle n'a jamais était icône de rien (... quoi on peut plus déconner?), est un peu la pote de la dernière campagne de Vanessa Bruno... Je crois que je r-aime Vanessa Bruno après l'avoir oubliée pendant quelques mois...



6) Bon ben sinon, j'ai qu'à revenir demain avec du mieux, du plus structuré, pas du n'importe quoi...Ouais c'est bien ça...

La photo est de Miles Aldridges....

Edit: Je pense que le problème de "gros liens" viens de moi, certes, de mon handicap face à l'html, mais aussi d'internet explorer. Sous Firefox, pas de problème et Safari non plus (mais pour les non-utilisateurs de Mac, Safari on s'en carre...).

LES DRÔLES DE CHOSES...

Au-delà du jeans/t-shirt débraillé/Ugg (ou autres dans les jours de fête, genre des bottes de moto abîmées ou des Converse basses écrues... Trop la psychopathe du look. Je sais, remballez toute admiration face à mon audace, on ne se refait pas... Pour vous il faudra passer par de nombreuses étapes avant même d'apercevoir un semblant d'excentrisme à la hauteur), je tombe souvent en amour de pièces complètement improbables.
Du baggy à paillettes, de la coiffe d'indien à porter en plein jour au Mac do' (quoique le phénomène se généralise), de la redingote en laine angora rose pâle.
Ma frénésie d'achat m'a forcée à devenir raisonnable et à ne plus choisir des pièces que je ne mettrai que deux fois avant de voir une véritable lassitude s'installer...
Alors résultat des courses j'ai, au bas mot, 20 t-shirts blancs passés (un peu sales oui c'est ça... Préférons "patinés", c'est déjà plus gracieux...) et 15 jeans qui se ressemblent toujours un peu... Moi je les aime, mais ça fait des silhouettes toujours semblables. Au moins de loin...

La dernière en date (de pièce improbable, personne suit ou quoi??) c'est les bottes de Margaux chez Garance.



Dieu qu'elles sont belles... Trop le sens de la mesure encore!!!
Alors comme ça sur le coup (sans que ma mère me susurre "n'importe quoi ma pauv' fille... Tu vas les mettre 3 fois max et pis qu'est ce qui va se passer? Hein, je te le demande? Ben tu vas remettre tes Stan Smith... Conclusion, achat inutile... T'as qu'à arrêter là".) je me dis que les mettrais toute ma vie entière si elles étaient miennes... Même avec un bon gros jogging Nike. Même en culotte. Même quand je serai morte... Je tenterai de convaincre ma mère coûte que coûte quitte à sortir les pires arguments de la Terre... En faisant du chantage tiens! Ah oui faire culpabiliser ma mère j'y arrive trop bien...

"- Écoute moi bien man' (ouais je dis "man", je suis trop cool comme nana. J'suis bath à mort... 1984, parfaitement. C'est mon année lexicale favorite...), si j'ai pas ton aval pour les acheter, et ben tu sais quoi...

- Non!

- Ah... Et ben voilà, tu sais pas, et je suis sûre que rien que ça, pas savoir, ça te met mal... C'est qui le patron man??? Hein c'est qui???"

Ouais je sais j'ai trop le sens de la repartie...

Toutes ces divagations pour arriver à cette conclusion: "Elles tuent ces bottes pales, plates, cousues de fil blanc, molles, poudrées...", laisse tomber...
Non 1984 ou pas, je vous ferai grâce du "laisse béton"... Aïe, trop tard!!!

La photo d'intro est de Jonathan Abbou


1979...


Je gambade dans les derniers mois de ma vingtaine avec de la joie, mais aussi de la crainte. Une angoisse "putain ça va être comment qu'on m'appelle de plus en plus "madame" et qu'on relève le sourcil droit à chaque fois que je révélerai mon âge!"
Parce qu'on me le fait déjà et je dois dire que je suis partagée entre le "classe" et le, évidemment, "pas classe".
C'est le premier passage de décennie que je vais vivre dont j'ai vraiment conscience.
Le jour de mes 20 ans, je n'étais consciente de rien, et rien à voir avec le Malibu-ananas qui est vraiment un alcool de "filles" bien dégueu. C'est plus que je n'étais qu'une inconsistante bien fière de se moquer de tout et surtout de ne gérer rien avec gravité.

Si ça ne tenait qu'à moi, je ne verrais aucun, mais strictement aucun changement... À part que j'ai les cheveux longs, que dis-je que j'ai eu la patience de faire pousser mes cheveux pour me transformer en nana à chevelure, ce qui a posteriori, présente plusieurs intérêts...
Je pense qu'à 80 ans ça serait la même... On est toujours les mêmes, on a pas d'âge pour soi...
Mais il y a les autres. les autres qui estiment qu'il "temps de prendre ses responsabilités", d'avoir une vie d'adulte, d'arrêter l'inconsistance, de vivre réglée comme du papier à musique poussiéreux, qui pense qu'il faille se résigner du cœur, de la relation, des fous rires, des orgasmes... putain merde 30 ans c'est de mieux en mieux, non? Dit-elle pour avoir un embryon de réponse...

Alors pourquoi mes trentenaires environnants semblent si pétris de certitudes, de renoncement et d'abandon.
J'ai peut-être tort, mais un de mes souhaits est de ne me résigner de rien. Je ne suis pas madame compromis... je trouve que les choses défilent bien trop vite et que c'est donc une raison supplémentaire pour ne pas s'encombrer... Égoïste? Ouais grave. Pire assumée. Que chacun fasse ce qui lui plait, mais qu'on me laisse faire ce qui me plait...

Donc, l'heure du bilan est avancée... Je suis née le 25 Juillet... Encore quelques mois pour tout puiser de la vingtaine, de ses ratés et de ses avantages.

Je fais le serment de: (tactactac, bruit de castagnettes... Viriles les castagnettes!!!)

* Arrêter de me préserver pour un oui ou pour un non, savoir prendre des risques coronaires. Juste pour être raccord avec moi, avec ce que je ressens, quitte à ce que cela soit douloureux... Si ça fait mal c'est que ça vit, non?

* Aller au bout de ses putains de projets entamés dans l'allégresse et abandonnés dans la peur de mal faire... C'est vrai ça tiens, pas faire c'est nettement plus intelligent que de se planter... L'orgueil sa mère... Note pour plus tard, arrêter l'orgueil.

* Ne pas se résigner... Narguer ceux qui veulent un autre type de vie pour moi... Tiens et pourquoi pas narguer à coup de "na na na na nère... C'est mature ça... Ça fera son petit effet...

* Manger des glaces cornet boules chocolat/passion surtout parce que les goûts vont pas ensemble...

* Mettre des vêtements trop grands ou trop petits qu'on dirait que j'ai supplié ma mère pendant des siècles avant de l'avoir dans mon armoire... Alors c'est sûr au bout de plusieurs siècles, j'ai grossi.

* Trier mes vêtements que je ne mets plus, ils encombrent et ma chambre et mon esprit... C'est monsieur feng-shui qui me l'a dit.

* Mettre des bottes de pluie quand il pleut. Ouvrir encore et toujours grand la bouche sous la pluie pour boire à même le ciel.

* Mal mettre du mascara et baver du crayon au coin de l'iris, qui a dit que je voulais devenir parfaite de la féminité à 30 ans? Pas moi, il me reste 60 ans pour ça... J'ai tout mon temps.

* Aimer grave. À en pleurer parfois. Quitte à ce que ça me défonce le cœur même... Les larmes c'est bien aussi, ça fait couler le mascara.

* Bien me carrer des conseils fashion des magazines donnés aux trentenaires "pas de jupe ras la toutoune, t'es distinguée maintenant..."
"Distinguée?", non ça marche pas la distinction sur moi, je préfère le kiffe plutôt... J'ai qu'à plutôt mettre ce que je veux, en attendant de trouver ça indécent, j'aurai tout le temps de calmer les cuisses et de remballer le décolleté... Et pis ça va, avec les seins, ai-je besoin de le répéter, je ne suis indécente de rien.

* Pas savoir bien mettre le vernis, dire à ma mère que je l'aime (j'apprends de plus en plus que les mamans, c'est pas éternel), glander tout un dimanche en traitant le monde, la société et se dire qu'en militant LCR j'aurais été crédible, vouloir refaire des études de philo, de psycho, parce que ça va vite à s'en foutre de tout et d'oublier que le monde est vaste et que je vis encore dans l'illusion que je peux tout savoir...
Refaire mal du roller, pourquoi pas cul nu, on s'en tape...

La photo est de Ryan McGinley et résume assez bien les choses finalement...

PS: Aller dans le monde et plus loin encore...
PS2: Acheter une Wii... Ben quoi?
PS3: Conduire sur la route des vacances, au mois de mars quand tout le monde travaille, en chantant Michael Jackson...
PS4: Quoi je suis relou???


EXPÉRIENCE...



Ce matin Joshua s'apprête à vivre une drôle d'expérience.
Celle de l'anonymat. L'anonymat complet. Celle de son apparence et celle de son talent.

Quelle drôle d'idée de me faire jouer dans un couloir de métro, le stradi' sous le bras et mon orgueil dans la poche...
Pour la science, pour le Washington Post je vais le faire, jouer devant des gens, à l'heure de pointe, à l'heure où ils sont si pressés qu'ils en oublient tout, les étoiles, le beau et le reste... Je vais jouer du Bach... Oui tiens, je vais jouer La Chacone, si difficile, ça ne pourra pas passer inaperçu, c'est bien trop joli. Un petit Schubert là-dessus, l'Ave Maria fait toujours son petit effet...
On ne pourra pas ne pas entendre les notes, elles se feront si envahissantes, si belles qu'ils ne pourront pas. Même l'urgence de leur vie ne leur cachera pas ça.


Et Joshua Bell a joué pendant 45 minutes avec un Stradivarius de 3,5 millions de dollars devant un public qui n'en sera pratiquement jamais un.
La plupart des hommes et femmes passeront devant lui sans prêter aucune attention à sa prestation extrêmement technique, prodigieusement difficile...
Une petite fille se figera, le regardera mais se verra vite tirer le bras par une maman stressée, pressée. D'autres enfants feront de même et les parents s'exécuteront en tirage de bras et agitations nerveuses... Pas le temps de se figer. Pas le temps pour la contemplation.
Il récoltera 32 dollars dans une indifférence quasi générale. Joshua avait pourtant joué quelques jours auparavant à Boston devant une salle pleine aux places chères. Il est toujours très attendu dans ses concerts.
Et là, une seule personne le reconnaitra... Et peu, bien peu se figeront devant la beauté de sa musique...

Cette expérience est tout bonnement folle, sortie de tout concept justificateur de "beau", la production de "beau" n'interpelle personne.
Il faut s'entendre dire que les choses sont jolies pour qu'on ai envie d'y croire, pour qu'on soit sûr qu'elles le sont.
Cette histoire a fait plus que me frapper, elle m'a presque ravagée... Comme j'ai le sens de la mesure, ça tombe bien.
Le moutonnage est un concept assumé en mode, mieux ça nous amuse parce tout ça n'est pas très sérieux!! Mais déjà on se pose les questions de l'harmonie, on se demande à quel moment on s'entend dire qu'il est AUTORISÉ de trouver telle chose jolie, de la porter et de se dire qu'il est si doux d'être à la mode...
Tout cela est pathétique, nous somme pathétiques de pseudo-individualisme (comme je suis colère laisse tomber, colère contre moi surtout... Comme je ne suis ni pire, ni meilleure).
Merde et les étoiles, on les oublie ou quoi! Les étoiles de nous, de notre cœur, celles si cachées, au fond de nous, celles qui nous poussent à être intègre envers nous mêmes. C'est un strict minimum je crois l'intégrité.

Sauf que, la beauté, force est de constater ne va pas de soi... Pas tant qu'on peut le penser.
Sortie du contexte (ici salle de concert mais ça pourrait être dans un défilé de mode pour la fashion), sortie de l'approbation de la masse, la beauté n'a strictement rien d'évident. Il est même diablement difficile d'aller à contre-courant.
Ceci dit vieillir c'est aussi mieux savoir ce que l'on aime pas... Pour ce qui est de ce que l'on aime, je ne suis arrivée de rien, je suis en mutation permanente, mais je tends à mieux savoir, je tends à mieux affirmer.

La mode a cet énorme désavantage de ne proposer comme habillement que ce qui est perçu comme étant dans l'air du temps. Il est difficile d'acquérir une pièce dite "kitsh", "has been", préférons le terme "à contre courant", nettement mois connoté.
Si pour cet été je veux porter des joggings immenses, ça sera, je pense, très simple... On va assister, à mon avis, à une déferlante de joggings plus au moins apprêtés.
En revanche si je veux acquérir un pantalon en soie, tout près de mes cuisses, avec des jolis motifs japonais, ça sera nettement plus difficile.
La mode implique le renoncement, elle implique le non questionnent sur nos envies propres, puisque les autres, ceux qui sont pas nous, ont déjà largement décidé de ce qu'on sera autorisé à porter... Et on aura leur approbation, parce que ce sont eux qui décident de ce qui est beau ou pas pour nous...
Comme Joshua, sans justifications de son talent, son "Beau" passe complètement inaperçu.

Trop le post engagé qui dénonce, hein?

PUISQUE TOUT LE MONDE S'EN TAPE...


J'insiste. Non mais c'est vrai, je vois plus que ça à faire... J'ai juste à passer en mode super grosse relou et peut-être que là, vous verrez. J'ai tenté le mystère et, visiblement tout le monde se carre de mon côté Garbo...
Personne n'avait vu que j'avais mis un bandeau dans mes cheveux qui me fait ressembler au mieux à Jésus au pire à Davina... ou Véro c'est pas le propos et de toutes façons j'arrive jamais à les reconnaître...

Pourquoi je me fais insistante...
Ben parce que c'est moi qui l'ai fait et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que personne n'a lancé en vrac "Jerusalem est à la mode???" ou "T'as laissé Melchior et ses potes faire un action vérité dans la crèche...?"... Reflexions éventuellement ponctuées d'un rire gras, et moi, mystérieuse de mon état, j'aurais fais mine de rien. J'aurais fait mine que j'étais sourde puisque comme de par hasard, c'est jamais dans les moments où on a besoin d'elle qu'elle est là la repartie... Non, au mieux, j'aurai trouvé ma contre-attaque le soir, dans mon lit défait, 4 heures trop tard quoi!

Alors le bandeau, j'aime bien mais je suis finalement pas sure sure... Peut-être à cause des regards mitigés de mes copains qui sont trop des baltringues de la fashion.

Pis sinon, pour changer j'ai qu'à mettre des UGG. Trop la honte, les seules qui restent dans un semblant d'état sont bleu ciel... No comment... J'étais jeune, deglingo et nunuche du pastel... Ma mère m'a suggérée de mettre du fond de teint dessus pour les... Heu... ben je sais pas en fait.
Des fois, même si c'est ma mère je vois pas bien où elle veut en venir...




Buena noce belle ragazze (je me suis bien galérée pour la traduction de bella ragazza, mais je ne suis pas peu fière, ça fait son petite effet...)

PS: Viendra un jour où le photobooth ne fera pas office de seul appareil photo...

JE TRAITE... ÇA FAIT LONGTEMPS EN MÊME TEMPS...

A., guillerette, bronzée avec le porte-monnaie qui brûle ses mimines toutes pleines de sel, se balade dans les rues de la Baule, les cheveux au vent et le jupon qui traîne...

(A. est mon amie... Je n'ai jamais dit que ce blog ne parlerait que de moi, à un moment donné c'est vrai c'est chiant, ça lasse...)

A. reluque depuis longtemps les bottes Marant, très plates, très sobres mais tellement jolies... Elles vont avec tout, rendent roots n'importe quelle robe de princesse, n'importe que jeans trop sobre... La classe des grands espaces pour les petites citadines que nous sommes, voilà ce que c'est le style Marant pour A.
Plutôt tentée, elle rentre dans la boutique, voit les bottes tant désirées, se dit que la vendeuse n'aura pas à beaucoup la convaincre, elle est déjà largement convaincue...
La vendeuse lui donne une paire en 37. Comme elle bien appris son texte et qu'elle sait que Marant est très à la mode, elle se la joue crâneuse la vendeuse. Comme si au bout du compte ces jolies choses "hype" la rendaient un peu "hype" elle aussi.
A. paye rapidement comme elle n'avait pas besoin d'être décidée, ça a dispensé tout le monde des discours marchands insipides...

Elle saute d'un trottoir à un autre tellement elle biche... Enfin elle sautille dans sa tête, A. a une image à maintenir, celle d'une fille toute prête à devenir une femme alors elle ne se met pas des bâtons dans les roues. Pas comme cette gogole de Marie qui n'a pas de surmoi et qui s'en carre pas mal d'être vaguement ridicule (oops, je parle de moi encore... Ah le blog et l'ego c'est une très grande histoire d'amour... Difficile de faire semblant!)

Quelques semaines après, genre deux ce qui est peu finalement, A. se rend compte que les bottes se décollent. Surprise qu'elle est. 400 euros, de la colle, c'est comme s'il y avait un contre-sens dans sa tête. Elle se dit que ça n'est pas possible de payer des bottes chères comme des Weston, avec une piètre colle entre la semelle et la chaussure... C'est bizarre, A. avait espéré mieux...

De retour à Paris, elle se dit qu'elle va aller rue de Charonne, y a une boutique Marant, ils vont pouvoir l'aider, ils ont une image de marque à défendre après tout...
A. ne veut pas les rendre, ni même les remplacer, simplement qu'on lui explique pourquoi et puis, que la boutique s'occupe de les envoyer à un cordonnier.
Après tout, elle sait que j'ai déjà bossé en boutique où les chaussures coutaient quatre fois moins chères et qu'on les envoyaient chez les cordonnier sans poser aucune question...
A. et moi on a dû oublier que ça ne se passait pas toujours comme ça.
Armée de son ticket de caisse, elle va voir la marchande, la larme à l'oeil pour faire genre c'est terrible.
...
...
"Ah ben non on ne peut rien faire, il faut retourner à la Baule, dans la boutique où elles ont été achetées... c'est comme ça.."

Comment te dire madame la marchande qu'elles coûtent un poumon sain tes bottes, qu'elles ne sont que mal collées, qu'elles se décollent en moins d'un mois et, à aucun moment tu sens que ça fait un peu arnaque...? Tu fais exprès ou quoi!
A. reste calme, se dit très clairement que plus jamais du Marant ne passera par elle.
M'appelle.
je suis étonnée, aussi parce que Marant c'est la super classe et que les prix pratiqués m'avaient toujours fait penser que c'était une bonne qualité.
Bon un raté existe, mais pourquoi se faire envoyer balader dans la boutique Marant alors que même pas t'as envie de faire un scandale...
Pas classe hein!!!

Vu chez Marie hier, une bien belle référence à Jérôme Dreyfuss, une qui sait faire plaisir à l'ego...
Je vous la mets en ligne pour avoir tout le concept, c'est mieux comme ça...
Par ici pour kiffer.
Certes les propos sont hors contexte, aucunement relayés au style direct ce qui permet n'importe quelle déformation, alors à prendre avec des pincettes, mais je pense que la substance est là...

"Il ironise gravement sur les blogs des victimes de la mode, prêtes à se damner pour une fringue griffée ou à tromper leur mari avec… un sac Billy !"

Ironiser admettons, c'est vrai que ça peut faire rire... Ironiser gravement c'est du sarcasme, non? C'est tout de suite moins tendre comme humour...
Putain la branchouille se moque de nous...
En ayant un service après-vente tout pourri ou en ironisant gravement... Qu'importe le flacon en même temps...

LES ENJEUX...

Bon je suis définitivement rentrée et n'ai plus aucun prétexte pour ne pas poster...
À ce propos, mon masochisme n'attend qu'une chose, que vous flagelliez ma paresse potentielle. Allez s'il vous plait... Faites moi mal encore... Et encore...

Mon ami G., architecte pas tout à fait fini de son état mais drôlement bien parti et, toujours bien fait de sa personne a passé le week end, sur ma demande de sale petite curieuse, à me parler de constructions, déconstructions, reconstructions et autres redéconstructions.

Plus il me parlait, plus je la ramenais, plus on s'interrogeait, plus on se rendait compte que l'architecture est très clairement, sous bien des aspects, la même chose que la mode.
J'vous jure, ça en est troublant.
Il ne s'agit que d'enveloppe. Il ne s'agit que du rapport à l'intime protégé, de deux manières différentes certes, mais la démarche est absolument la même (l'utilisation d'"absolument" n'est pas du tout inappropriée, ni exagérée, promis).

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À la construction d'un bâtiment, quel qu'il soit, l'architecte se pose en amont la question de la réalisation aboutie de 3 enjeux.
Les 3 enjeux architecturaux (y en a 3 sinon j'aurais écrit un autre chiffre...) sont (Hé flippez pas, comme ça c'est pas vendeur comme post, dés le matin, ça fait mots compliqués, mais c'est riche d'interprétations et de compréhensions, alors on fait pas les feignantes et on se concentre vite fait. Je vais essayer d'être la plus claire possible.):

1) L'enjeu fonctionnel: vulgairement ça pourrait être l'aspect "pratique" du bâtiment (on parle toujours d'archi là). Pas qu'il soit habitable, non qu'il y soit agréable physiquement d'y vivre. Une bonne construction se devrait d'être apaisante. Et par extension apathique. Que ce bâtiment ne provoque aucune douleur, que les pièces ne soient pas trop éloignées, ça risquerait de faire mal aux jambes, que les systèmes de chauffage soient suffisants, ça risquerait de faire froid tout le long du corps sinon.
Il ne s'agit pas que de pratique, mais bien de préservation de l'intégrité et du confort le plus grand possible.

2) L'enjeu social. Se trouver une place dans la société. Ce qui est donné à voir de soi, à travers sa jolie maison ou son bel appartement donne les infos sur ce qu'on est et sur la caste à laquelle on appartient ou celle à laquelle on tend à appartenir.
Le paraître en quelque somme.

3) L'enjeu sensible. "Sensible" au sens littéral, i.e. qui a rapport aux sens. Ce qui est agréable à l'œil (jolie vue, jolie lumière), à l'oreille (le silence, rien de toxique à l'ouïe), le toucher (bonnes textures, marbre agréable pour marcher, bois doux sous la main), l'odorat (maintenir une odeur agréable, chatouillant les narines d'effluves plaisantes) et le goût mais ça reste quand même rare de lécher goulument sa maison... Mais bon rien n'empêche d'avoir des murs en chocolat si on kiffe...

Un bonne construction remplit ces 3 enjeux. Elle devient bonne si les 3 sont aboutis. Pas 2 en entier et pis presqu'un autre, non je dis bien les 3. C'est pas moi qui dit, c'est G.

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Revenons-en à nos jupes, décerébrées que nous sommes et que nous ne cherchons pas à nous recerébrer. Le vide c'est mieux, ça prend moins de place...
3 enjeux.
Mais est-ce différent en mode? Est-ce différent avec nos jeans, nos pulls, nos bandeaux, nos collants?
Ça ne devrait pas je crois, sauf que la modasse, pétrie de contradictions, n'en a que faire...
La maison nous vivons dedans, et les sapes??? Tout pareil, non?

Alors pourquoi, en vrac:

1) Les chaussures échasses gigantissimes, immarchables, et broyantes chaque orteil avec un soin presque sadique... C'est pas comme si on achetait jamais de chaussures qui n'ont strictement rien d'apathiques...

2) La jupe crayon, faite pour être portée bien haute, cisaillant chaque parcelle de la taille laissant une marque rouge et enflée au moment du coucher...

3) Les tops à matière synthétique qui n'ont d'agréable que le prix... non mais c'est vrai faut arrêter de déconner, c'est quand qu'une fringue pétrolée est toute douce à même la peau?? ben voilà!!

4) la veste si étriquée qu'elle manque (mais elle y est presque) à chaque seconde de provoquer une embolie pulmonaire... Je sais c'est pas possible mais je me suis dit qu'il fallait frapper fort pour faire passer le message...

J'ai une théorie avec mes propres enjeux, moi. Tout de suite moins techniques les termes:

1) Enjeu t'as ni chaud ni froid, t'es juste bien mais attention, t'es pas cul nu... Mais t'es pas serrée sinon c'est nul, ça pique, ça fait mal et après tu deviens désagréable à force de remettre la culotte qui fait que se barrer au mauvais endroit...

2) Enjeu pour se faire pécho... Ben quoi! Ben si, nous ne sommes que des animaux qui ne cherchent qu'à se reproduire... Alors il faut se rendre aimable à l'œil...

3) Enjeu de caste. Pas forcément révélateur de la caste sociale à laquelle on appartient... l'important n'est pas d'être riche, mais de faire genre que oui... Subtil hein!!! Non pas tant, mais subtil est un mot que j'adore et que je n'utilise jamais, c'est chose faite...

Il ne s'agissait pas d'approfondir les choses, juste de constater qu'on en oublie des trucs dés qu'il s'agit de s'habiller.
C'est pas comme si on oubliait pas le b.a.ba...
Ben si c'est comme si on l'oubliait justement!!!!! Fonctionnel bordel...

La photo est une vue intérieure de la maison Koshino, de Tadao Ando. Et c'est beau....

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