LE CAS DU CANOTIER... POUR EN ARRIVER À AUTRE CHOSE QUE LE CANOTIER... COMME À CHAQUE FOIS DEPUIS, AYÉ, 500 POSTS...


Tout pour le cheveu... Oh ça va bien, je suis vieille du blog moi, alors c'est sûr, il m'arrive de me louper de l'entrée en matière.

L'accessoire prend clairement le pouvoir, à force d'épuration de silhouette, comme pour prouver naturellement l'élégance. S'accessoiriser l'allure c'est aussi montrer que notre sens de la fashion n'est pas en friche, du moins pas tant que ça, juste de manière un tantinet plus subtil.
Je suis, grande nouvelle, la plus grande représentante du no-look. C'est pas que je ne me sape pas, que je n'y passe pas un certain temps, non, c'est plus que je continue tout bonnement ma route sur le chemin du "pas y toucher".

"Oh tu sais ça, c'est rien. Trois fois rien. Payé des clopinettes, c'est moi qui fait tout le boulot, certainement pas cette guenille..."... Raclement de gorge, redressage de grosse, très grosse poitrine, tête haute... En d'autre terme, j'ai parfaitement le sens de la mesure, mais aussi d'une certaine forme d'humilité...

Je me recentre... Oh ça va hein... Je souffle des bougies en même temps que je tape sur le clavier...

Le basique t-shirt blanc dégoulinant et le jeans élimé sont un costume qui nécessite un petit "plus" pour se présenter, de leur mieux, au monde.
Dans mon cas, le plus c'est un vernis à ongles fluo (plutôt orange que vert), des fleurs, des fausses abeilles ou des oreilles de chat dans mes cheveux... Et aussi, comme de bien entendu ( cette expression est tellement vieillotte qu'elle en est toute charmante...), le chapeau.

Le panama est sur ma tête déjà depuis quelques années... Ok d'accord, mois. Vous ne pouvez pas vous empêcher de me rappeler que je suis une presque has-beeen... Traîtresses va!!!
Et depuis quelques décennies... Ok quelques semaines... Ok depuis quelques heures... C'est bon on a qu'à arrêter l'humiliation là... Le canotier.

Vu l'an passé sur la tête d'Alix, il ne m'avait pas transcendé. Joli sur le titi fashion parisienne mais je ne l'envisageais en aucun cas avec ma Stan Smith.

Le dernier Lula feuilleté, j'ai commencé à l'imaginer très bien avec les trous de mes denims. Moitié-écrabouillé, moitié-rapetissé, le canotier de Lula j'lui ai tout de suite trouvé un gros charme. Un gros gros charme (Ouais je fais une blague en rapport avec Harry, un jeune homme subtil à l'oeil vif et à la mèche savamment mise en place de l'Ile de la tentation... Trop classy!!)
J'ai commencé à l'envisager, l'associer, tout du moins essayer (j'ai toujours pas trouvé le mode d'emploi élégant de ce drôle de chapeau) dans ma tête.

Bon, j'en ai vu dans une boutique à chapeau, à 9 euros, je sais d'avance que je vais le prendre... Et je sais plutôt d'avance que je le mettrai 3 fois et ce, même si une partie du cerveau, plus sheitan que l'autre, me souffle que "bien sûr tu le mettras Marie. Tu seras belle. L'avoir sur toi ce canotier, ça sera comme avoir cette grâce... La grâce d'une fille autre que toi... Achète, achète..."
"Oui ben c'est bon j'y vais... Pas la peine de trop insister ceci dit, j'étais déjà dans les starting-blocks"

Et puis j'ai compris. Grâce à un chapeau de paille raplati, j'ai enfin compris...

Acquérir ces choses que je vois à tel ou tel endroit, me permet de "voler" une toute petite partie de l'élégance de ces filles que j'aime. C'est un peu cucul la praloche ce que je dis là, je sais, mais c'est bizarre de voir à quel point, pour se composer soi, on pique aux autres. Pas du vol bête, non quelque chose qui va nous constituer à notre tour, parce qu'il faut, petit à petit, savoir qui on est dans le fond, et comment le savoir sans l'autre?
La mode n'échappe, en aucun cas, à la règle.
Et, alors que je m'en justifiais autrefois (y a deux mois quoi... Ca va on est pas dans un rapport spatio-temporel à la Belle au Bois Dormant ici...), je trouve ça plutôt joyeux ces inspirations... Parce que nous, on sait d'où vient ce chapeau, cette robe froufroutée, on connaît sa référence... C'est pas de la copie, juste un lien, quelque chose qui nous connecte aux autres...

Ca doit expliquer le succès de la blogosphère, cette connexion. À coup de coton, mais finalement c'est un joli début, non?

La photo est tirée du blog d'Alix, The Cherry Blossom Girl


Je rentre dimanche et tout rentrera dans l'ordre ici, avec un peu plus de rigueur...

Je vous embrasse, je m'emballe, je vous sers dans mes bras pour de faux et...

Et surtout je vous remercie tous pour vos mots, vos yeux qui vont d'une ligne à l'autre ici et qui me font beaucoup de beau, de doux au coeur...

Merci de tout mon coeur pour avoir été là ces 500 premières marches... Je continue le coeur léger et l'âme ensoleillée grâce à vous... Si ça c'est pas encore plus cucul la praloche que le reste ça!

Merci.

Mad World est le premier morceau que j'écoute, seule, le jour de mon anniversaire, dès que minuit arrive pile à la verticale. Alors, pour mon cinq-centenaire... Il ne pouvait pas vraiment en être autrement...




LA GRÂCE...


Reparler une énième fois de la poufiasserie, de la vulgarité, du mauvais skaï, du chewingum mâchouillé bouche ouverte et oeil torve, dans le fond, je ne suis plus sûre d'en avoir vraiment envie... Et puis pour dire quoi? Se répéter! Je n'en ai plus envie non plus... Ici, je n'ai plus envie de me limiter, de faire ce que je "dois", que je me "dois", non, il est temps de faire de faire ce que je "veux".

La vulgarité avec ses petits frères et descendants, je l'ai souvent abordée ici... C'est un sujet qui m'interpelle. Après tout, m'intéresser et parler de ce qui m'apparaît comme étant vulgaire est la meilleure manière que j'ai trouvée pour appréhender l'autre. Pour comprendre pourquoi mon "goût", mon envie de "joli" est antagoniste de celui des autres filles. Les élégances autres sont une manière accessible et évidente pour moi de comprendre comment l'autre a choisi de se montrer au monde et surtout, de manière encore plus primaire, de m'éloigner de mon modèle tout-puissant de "bon goût".

L'autre est définitivement différent (Je pertine hein? Du verbe "pertiner", je pertine, tu pertines, il pertine... ) et cette vitrine qu'il m'impose est une fenêtre ouverte qui me permet d'un peu l'appréhender.

À force d'épuration sapeste, il est certain que je tente de m'éloigner du mieux que je peux de cette vulgarité qui, à mon sens, gagne du terrain... Mais qui je suis dans le fond pour dire ça (comprenez, bien évidemment, personne...)? Il n'est ni question de vivre dans un monde de Bisounours qui passent leurs douces journées à se rouler des galoches, langues pendues et sentant les Chamallows roses à des kilomètres, ni de se dire, primairement, qu'après tout "chacun ses goûts...".
Et puis... et puis après tout, qu'est ce que ça peut bien me faire... La vulgarité de l'autre n'est que le miroir transversal de celle que je dois certainement, parfois, imposer au prisme élégant de l'autre...

La mode, la nouvelle caste, visiblement marquante de l'élégance, commence à me donner la nausée, une à peine perceptible, laissant un petit goût amer dans la bouche... Pas l'essence même de la mode, celle qui me donnait envie de faire des jolies choses avec les robes trop longues de maman, celle qui me grandissait les épaules, affinait ma taille à l'âge où mon corps n'était pas mon meilleur allié, celle qui me faisait marrer, tenter, oser, enjoliver les heures d'ennui, les moments où j'essayais d'appréhender ce que j'étais et qui je voulais devenir.
Non je parle de celle qui sent mauvais, ne révèle rien de ce que l'on est, qui n'a d'avantage que d'être dans l'air du temps... Pas d'être tout court, juste comme ça gratuitement, non, d'être révélatrice d'une certaine forme d'académisme, d'un ordre esthétique bien pensant...
La nouvelle caste, celle qui définit entièrement, ne brouillant les pistes de rien... L'évidence... Quelque chose de vulgaire perçu comme le contraire même de celle-ci... L'assurance au bout du compte, l'impression d'être dans le bon, le juste, le beau au contraire de cette populace qui "n'y connaît vraiment rien".
Les choses se répètent tellement que ça en est plus que risible.
Penser que le blouson en jeans est le must have de cet été a quand même, si on y réfléchit bien, un côté diablement grotesque (tout le monde a continué à en mettre... Le jeans c'est comme ça, c'est tout le temps, pas la peine de le justifier, il est une nécessité modesque, qu'importe la forme qu'il prend). Un gros diable maladroit et empoté qui essaierait de faire la roue... La mode nous ferait presque prendre des vessies pour des lanternes...
En vrai j'en ai marre... Marre de cette idée. Marre de se dire qu'il faut que je sois là, sapée de cette manière pour faire illusion, envie. Marre de n'être que dans une séduction déguisée, toute prête à interpeller l'ordre des choses, le bon goût de l'autre. Marre de, même de manière un peu masquée, chahuter les codes féminins pour prouver que je vaux mieux...La caste. Faire genre. Y appartenir. Le cool, mon Graal à moi.
Les choses sont encore très brouillonnes dans ma tête ce qui explique peut-être la lourdeur du texte, je n'arrive pas à y mettre de l'humour alors qu'il n'y rien de triste dans ce nouveau constat... Bien au contraire...
J'ai pris de nouvelles résolutions plus à même de répondre à ce que moi je veux... Parce que dans le fond, ce que je veux, et le propos de ce blog, c'est définitivement grandir. Devenir femme mais surtout, même si c'est une énorme galère, grande de l'âme... Pas de jehovisme hein, juste un truc qui me traque depuis mes 6 ans... S'évertuer à devenir meilleur que moi. Jour après jour.

La vulgarité, dans le fond, c'est le commun, le vilain accepté soudainement, par l'opération du Saint-Esprit, comme le beau... Le versatile quoi! L'affirmation de rien, l'inconsistance.
La vulgarité c'est ne pas sourire.
La vulgarité c'est se brader soi.
La vulgarité c'est de ne pas montrer sa lumière à l'autre, le vrai autre j'entends, pas à la copine de la vie, attentive en cas de larguage et fofolle en cas de sortie au Macumba night... Bourrée et sans culotte la sortie hein!!!

"L'homme supérieur ne demande rien qu'à lui-même; l'homme vulgaire et sans mérite demande tout aux autres..."Conficius.
( Ben quoi, une citation quand elle résume bien le propos, c'est pas mal...)

Sur ces belles paroles embrumées, chevauchées et alambiquées, vous mesdemoiselles autres, faites plaisir, continuez à mettre du mauvais skaï blanc à vos pieds, de l'acrylique échancré sur vos décolletés wonderbrés , montrez vos chairs et gambadez avec vos chaussures plastifiées sur le bitume... Je tiens à vous présenter mes excuses et dois avouer que vous êtes, dans le fond, bien plus rock n'roll que les collections Maje... J'dis ça j'dis rien...

La photo est de Garance Doré


CA FAISAIT LONGTEMPS...

Ces derniers jours je trouve tout plein de trucs vulgaires... Dans la mode, dans le rapport qu'on entretient avec elle. Il faut que j'organise tout ça à l'aide de mes 29 neurones (ouais tout ça... Impressionnées vous êtes hein... Et en plein revival Maître Yoda je suis... Ca faisait bien longtemps) et je vous en reparle...
En attendant, il n'y a qu'une seule chose dont j'ai vraiment envie cet été (hormis les choses plus "vraies", fondamentales, profondes, hors de la sphère toute futile et légère que j'entretiens avec le beau...), une jupe noire en coton, très longue, presqu'informe...
Tout comme Nicole. Et non, je ne prends pas le petit copain blondinet avec (bien que personne ne soit dupe en ce qui concerne sa vérité capillaire... Quoi moi??? Comment ça je suis bien mal placée pour parler de "vérité absolue de cheveux"? Bien sûr que si je suis blonde... Dans mon coeur tout du moins... Moins dans les sourcils on est d'accord...).
Admettons le bonnet ok... Je veux bien aussi.

Mais moi, là, maintenant, dans mon hôtel moitié glauque moitié zone indus, c'est la jupe longue noire, basique, cotonnée et surtout introuvable que je veux fort... Vraiment super fort... Et pis comme je suis trop une liane chatoyante avec des jambes qui mesurent des kilomètres, ça mettra en valeur mon 2 mètres 40 au garrot...

Je vous embrasse très fort les beautés fatales, je reviens vite, promis. Avec du contenu, du contenant et le verre certainement pas à moitié vide...

PS: Vous n'êtes pas obligés de commenter cette note hein... Oh ben si je vois bien que vous allez penser que je suis une imposture, 3, 4 phrases balancées comme ça et pis une petite photo... Sans répondre aux coms des précédents posts en plus.... Rhôôôôôhhh comme je me la joue trop grosse crâneuse !!! Ca arrive demain promis!!!
Ouais mais cette info de la jupe, je sais pas pourquoi, j'sens qu'elle va avoir de l'importance... Rira bien qui rira on sait pas...

PS2: Bonne nuit... Dormez bien, faites pas de cauchemar et faites de beaux rêves... Moi cette nuit, dans les miens, j'embrassais un garçon, c'était doux... Oui c'est bon je me casse!!!!



UNE CHIC FILLE T'ES VIEUX... SI ARRÊTE DE FAIRE TA JEUNETTE, T'AS DE LA RIDE AU COIN DE LA BOUCHE... ET CELLE DU LION ELLE EST PAS BIEN LOIN NON PLUS LA BOUGRE... T'AS LES BOULES HEINNNNN? HEIN QUE T'AS LES BOULES LA CHIC FILLE?

Dans 5 post, 4 après celui-ci, ça sera ma cinq centième... Truc de dingue 500 posts.
Je voulais revenir à l'essence même de ce blog pour les quelques posts qui me séparent de l'après... Pour tourner la page, pas très poussiéreuse n'exagérons rien, mais ça fait tout de même bizarre de se dire que j'ai écrit tout ça, que vous avec tout lu (ou presque, je ne vais pas m'offusquer pour quelques mots sautés, voire des lignes... Non mais c'est vrai, des fois je tire sur la peinture...), que je me suis barrée, que je suis revenue avec quelques difficultés et maintenant avec encore des interrogations, mais vachement de contentement... Ve-gra sa mère... (Ta gueule Monsieur 30 ans je parle comme je veux, c'est pas toi le chef...)
Avant (en 2006, ouais tous mes lecteurs n'étaient pas nés... C'est ça d'être une bloggueuse pré-pubère) la chic fille c'était de la photo de street à grand renfort de clichés du Face Hunter et de my favorite of my life, The Sartorialist...
Je traitais les it-girls.
Me plaignais que dans les magasins c'était tout pourri...
Avais cette impression que mon rapport à la mode était déviant (maintenant c'est bien c'est tous les autres qui sont déviants avec moi alors du coup, je suis moins inquiète...).
je traitais Sienna Miller. Je traitais aussi Kate Moss, si si.
Je disais que Mary-Kate Olsen c'était trop une grosse dépressive...

Avant, ici, c'était investigations, enquêtes, pas trop de pathos, bref si j'avais continué sur ce chemin, j'étais pas loin de décrocher un Pullitzer. Oh ben si, attendez parler de la taille du pantalon de Nicole Richie était d'intérêt social, public, religieux, spirituel... Bref mon propos était global, captivant et sujet à faire évoluer les mentalités.

Alors, après cette grande entrée en matière, je vais passer, pour quelques posts, en mode old school les rock n'roll Pupuces...

Et pour ce, telle une Wonderwoman de la fashionerie, j'enfile mon jeans taile haute Miss Sixty déjà trouvé à l'époque par la Miss Punky B aka le Sheitan de la blogosphère mode à force de tenter tout le monde (je suis même cap' de mettre un "colling" si je veux, comprenne qui pourra...), je remets mon collier tête de mort les Bijoux de Sophie, mes low boots et mon trench Viktor & Rolf de chez H&M et roule ma poule...

Back to the future... En mode shopping aujourd'hui...

Heuuuuu, c'est quand que l'amabilité ça revient à la mode? Non mais c'est vrai je trouve ça nettement plus gracieux que la pompe Louboutin moi...

"- Bonjour madame la marchande de chez H&M.

- ..........................................................

-...........................................................(Elle ne m'entend pas....) Madame?

-............................................................

- (2 alternatives prennent forme dans mon cerveau alerte:
1) Elle ne m'a pas entendue. Alors bon ben c'est sûr elle peut rien répondre cette jeune demoiselle derrière sa caisse...
2) Elle me méprise. Même pas je lui ai parlé que je la gonfle déjà... Je me demande bien ce que j'aurais dû faire pour être entendue. Un petit poème de présentation avec une chorégraphie sautillante et saupoudrée de paillettes rutilantes peut-être. Ou mieux, un double kick dans la mâchoire en lui insultant sa mère. En général, ça pose tout de suite l'ambiance...)

Vu vos yeux remplis de peace et de love, ça a plutôt l'air d'être mademoiselle votre non-statut marital??

- Ouais qu'elle me dit en levant même pas les yeux de ce qu'elle fait. Je crois que je suis un animal pour elle. Un animal moitié porte-monnaie moitié casse-couille!

- Ouais donc, je voulais savoir si vous aviez le petit perfecto en jeans qui est sur l'affiche, derrière la caisse... Et ça serait mieux remarquez, sinon ça ferait un peu pub mensongère chez H&M?
(En vrai la deuxième partie je l'ai pas dite. Je suis la cliente la plus docile du monde. Les vendeuses elles pourraient même me lancer des cintres dans la nuque que je dirais pardon... Oui je sais je suis une gogole, en même temps peut-être elles pensent que ça me détendrait du dos si elles me les lancent fort et au bon endroit...)

-Non...

- (Elle a pas l'air d'avoir envie de développer...) Ha! ben c'est bête... Merci quand même... (Oui c'est le type d'attitude qui va avec cette histoire de cintres...)

- 143 euros s'il vous plaît qu'elle dit... Même pas à moi, non à la dame de la caisse qui, elle, a trouvé tout ce qu'elle veut. A savoir des jolis vêtements tout en acrylique rutilants eux aussi..."

Je monte dans ma voiture, me, dirige vers le Castorama le plus proche et me tâte en ce qui concerne la marque de corde qui mettra fin à mon supplice de docile girl des plus pathétiques... Pas de perfecto, plus de dignité... Et c'est pas le manque de dignité qui m'ennuie le plus (La chic fille version 2009 elle est plus du tout d'accord avec ça...)

PS: la photo polaroidée est la toute première photo qui a été publiée sur ce blog vieux, ridé du front, fripé du cou et aux seins qui tombent, j'ai nommé, tadadadadadadada, La Chic Fille...

Je vous embrasse, oui j'ai bien écrit un post "lourd", "qui croit à son humour", qui y va à grands coups de digressions et d'auto mise en valeur... J'ai dit en mode Old School, j'ai donc le droit de me moquer de moi...

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE...



Il est possible que je sois longue du propos, comme je ne vais pas pouvoir écrire autant qu'à l'habitude, mon temps est occupé à d'autres choses (à la vraie vie et à ses belles surprises!) alors, je me rattrape.

Je suis loin de chez moi. Arrivée dans un village qui me force à être autrement que moi (que je crois hein!). Internet rare, boutiques absentes tout simplement, de la presse qui ne parle que des naissances ou des bals qui auront lieu le samedi suivant ... Un endroit où finalement le temps est autre, comme arrêté mais en mieux. Rien de nostalgique, bien au contraire...

Il y a eu cette chanson de Daho,



le jour de mes 26 ans et j'avais décidé de la faire mienne.
Je voulais que les approximations de ma vie s'arrêtent. Qu'il ne soit plus jamais question de subir, qu'il était temps d'enfin décider... Et puis on s'emballe toujours le jour de son anniversaire... Sauf que la vie en décide, en apparence, souvent autrement.
Alors ces emballements de bonnes résolutions se soldent souvent par... Par... Ben ils finissent en eau de boudin, en queue de poisson. Et, comme ça, l'air de rien, on se retrouve avec exactement les mêmes médiocrités qu'avant l'anniversaire.
On continue à mal manger, à s'énerver d'un rien, à ne pas prendre de soin soi, des autres, de la vie... On oublie une nouvelle fois qu'on va mourir...

(Oui c'est la fête de la pensée hippie dans ce post. Témoin de Jehova et autres Katmandou spirits vous êtes les bienvenus par ici... On va en bouffer de la pâquerette et de la colombe de la paix... Désolée pour les cyniques, je suis en mode ultra Peace & Love, c'est le printemps je crois...)

Donc (racontage de vie, là maintenant), j'arrive dans cette campagne un peu au bout du rouleau pour travailler. Déprimée à l'idée de changer de décennie, à me demander ce qu'au bout du compte j'avais fait de ces 29 années, 345 mois et millions d'heures... Fatiguée de mal manger, de m'épuiser les yeux sur mon ordi, culpabilisant de ne pas mener mes projets à bien (l'écriture... Oui mon vrai projet c'est l'écriture, un vrai livre, des pages... Mais j'ai peur.. Ben oui...), le corps flasque à ne plus faire de sport (j'ai été ultra sportive une très grande partie de ma vie, et puis ça va vite à faire sa poufiasse qui ne pense qu'à se faire belle sans penser au corps "sain" dénué de tout considération esthétique, juste du bon pour soi... Y en a qui appellent ça le bien-être), vaguement insomniaque... Bref, trop sympa. J'étais à deux doigts d'aller chez Casto pour acheter la corde qui aurait mis fin à mon supplice (Marie aka Exagerator...)

Et puis quelques heures au soleil, des gazouillis d'oiseaux, de l'herbe, des primevères dans les cheveux en guise de serre-tête auront suffi à me faire reconsidérer les choses...
Le monde marche sur la tête... Dans le mauvais sens. "Mais tout peut changer aujourd'hui, le premier jour du reste de ta vie..."
Se plaindre, sans rien faire pour que ces choses si encombrantes, si polluantes arrêtent d''occuper l'esprit et le coeur...
Quelque fois je , mais je sais que vous aussi, suis méchante avec moi. On oublie à quel point on se doit d'être affectueux avec soi, qu'il est important de se dépasser mais pas de se maltraiter...

Changer d'angle change tout...
1) Je recours, je chiale ma mère avec les courbatures des cuisses, du dos, des bras, de la rétine, de la langue, du reste du corps... mais Dieu que ça fait du bien. "Un esprit sain dans un corps sain" a très clairement du sens...

2) A s'occuper de soi on aide bien mieux l'autre, ça allège notre état de trouillo-tristesse... Et ça, ça fait plaisir à tout le monde.

3) Manger bien... Dieu que ça donne mine...

Ouais la mode c'est bien. Ouais j'adore ces futilités sapestes, vraiment j'adore... Mais ça n'est que du bonus cette histoire, en aucun cas ça ne pourra me rendre bien et heureuse, j'ai même envie de dire remplie... Non, je me goure tellement, prends les choses dans un sens qui n'est cohérent de rien que parfois moi aussi, vous aussi, on marche sur la tête.

Ca me donne presqu'envie de vivre à la campagne cette histoire. Pas un H&M à moins de 100 bornes, pas de chaussures cloutées chez mes congénères, juste le reste... L'essentiel...

Cette petite diète me fait un bien fou...

Je vous embrasse très fort les filles. Je n'ai pas parlé de mode encore moins d'élégance... Mais plus que jamais j'ai parlé d'harmonie je crois... Et de moi aussi hein... Ben oui on ne se refait définitivement pas.

PS: Ouais, pas d'inquiétude, je vais vite revenir énervée. 345 mois de colère sur patte ça s'oublie pas en 3 primevères et 2 pâquerettes, mais pour le moment je prends ce qui est là...

PS 2: ces polas là n'ont aucun intérêt (ben si l'ego quand même... ), juste ceux de puer le bonheur... Et de montrer comme enfin j'arrive à discipliner la boucle, même 5 jours après le shampooing... Trop classy. Beaux comme un camion qu'ils sont...




MES DÉMODAGES...

Ok plus 2007 que la Wayfarer de couleur c'est juste pas possible... Oh ben si en Juillet 2007, mon Balou les portait à merveille, moitié dédaigneux, moitié branchouille ...
Trop la classe!
Mon Balou, pour ceux qui le connaissent pas, c'est mon nounours déglingué, vieux de 26 ans, moitié marionnette moitié on sait pas trop, que j'aime d'un amour infini...
Et que je vous remontre tellement il est beau comme un camion...


En cette fameuse année de retour en grâce, j'ai longuement hésité entre les blanches et les rouges quand je les avais achetées. Rouge me paraissait être une couleur des plus judicieuses... Bilan, revendues 6 mois plus tard ces lunettes taaant désirées (Ouais je fais en permanence des achats de grosse baltringue. "Non je te jure je ne peux pas vivre sans elles. Qu'importe si je ne mange plus, qu'importe si je n'ai plus de kleenex pour pleurer... Je les veux"...
6 mois plus tard: "Les lunettes rouges? Lesquelles? Ben non je ne vois pas...). C'était l'époque où un rien devenait has-been dans ma tête... Maintenant que je suis mature, assumée, tac, qu'est ce que je fais, je me mets en mode 2007... (C'est de la blague ce truc de maturité, j'ai encore les pieds trempés à avoir marché dans une flaque d'eau en trébuchant...)
5 euros la paire sur le marché (classe Marie... oh si c'est la classe le marché...) et je dois dire que j'adore là maintenant être has-been en jaune ou en blanc...



L'autre jour, Yassine, après avoir flippé sa race en regardant Le Sixième Sens à la téloche m'appelle.
Il me dit que le petit garçon lui fait penser à moi. Ouais celui de 7 ans qui voit des morts. Je me demande s'il s'agit d'un compliment déguisé ou d'une méchanceté enrobée de sucre...
"- Pourquoi Yassine?
- Il aime bien mettre des trucs en plus quand il s'habille. Des choses qui ne vont pas avec. Des fausses lunettes trop grandes, des colliers qui n'ont rien à faire là... Juste des trucs pour mettre des trucs. Comme toi Marie. Tu rajoutes. Les objets qui ont du sens, tu les rajoutes. C'est comme si des fois tu te déguisais..."

J'ai pris le parti de prendre ça comme un des plus jolis compliments que l'on ai pu me faire sur la manière dont je m'habille. Ce truc d'enfance. Ce truc d'inachevé. Quelque chose, une fragilité dans la silhouette qui fait qu'on est pas arrivé et qu'il ne s'agit pas que de mode... Mais bien de sens et le sens n'a de valeur que pour soi, sa propre histoire, ses propres souvenirs, ses propres tendresses...
Alors c'est pour ça que j'adore la Wayfarer. Colorées elles n'ont rien d'adulte, elles font rajoutées, comme si elles n'avaient rien à faire sur le nez... un truc graphique, pour se colorier soi... Et puis aussi parce qu'elles me rappellent tellement ma maman que ça me serre toujours un peu le cœur de me voir avec. Serrer le cœur joliment, pas avec tristesse, non, plutôt comme une sorte d'hommage...


Alors pour se serrer le cœur encore plus... Je vous embrasse...


LE PRISME...


Avant de commencer un blog, on se dit qu'on va y parler de mode avec ses propres mots, ses propres goûts, ses impressions... Pour ma part il s'agissait surtout de légèreté dans le traitement (ça ne veut pas dire que ça soit uniquement le cas, mais c'était ce que je souhaitais au départ... Comme je suis néophyte, je n'ai aucune révérence pour la mode... Strictement aucune. Je n'ai ni fétichisme ni soin pour mon armoire...)

Et c'est fou parce que le blog prend une orientation rarement décidée au départ.
Il devient autre chose, plus alambiqué ou parfois, bizarrement, plus évident. Il peut-être une version de soi épuré, ou pas, qu'importe après tout...
Créer un blog est, à la base, dénué de tout intérêt de célébrité ou de connaissance, de reconnaissance... Non, je n'ai pas de souvenir de cela... En revanche ce qui est certain c'est qu'on se dit que la vision que l'on a, est possiblement intéressante pour autrui. Alors oui, il faut une certaine dose d'ego pour entamer le "chemin", sinon, je l'ai déjà dit, on prend un cahier Clairefontaine à spirales et, une fois écrit, il sera sagement rangé sous le matelas de sa chambre.
Bref, il est très compliqué de se dire, a priori, que le blog que l'on construit de ses propres mains sera rempli de telle ou telle chose. Comme dans une démarche analytique finalement, on ne sait pas ce qu'on va découvrir de soi ou de quelle manière les regards et les écrits des autres vont pouvoir influer sur nos différents propos... Il y est question de séduction, bien entendu, mais pas que... Sinon ça s'appelle de la prostitution et ça, c'est pas très très bien. Ni pour l'ego ni pour la qualité.



Où je veux en venir là?
Hier j'ai reçu un com "relativement" négatif sur la manière dont je traite des choses, à savoir à travers moi, uniquement, exclusivement et parfois, ça déplait... Je peux le comprendre.
L'un de mes plus gros travers "sociaux" n'est pas que je suis blessée par ce que peut penser autrui de moi (j'ai choisi une semi-exposition de mon plein gré, alors pas la peine de se plaindre...), mais plutôt que je tiens systématiquement compte de tout ce qui est dit ici. Et si on me dit que je suis "vulgaire", "ultra-égocentrique" voire écrasante d'ego (ce qui semble être ma faiblesse...) et bien j'y réfléchis...
J'ai du mal à croire à la critique dénuée d'intérêt. Si les choses, surtout l'angle choisi, peuvent déplaire, et bien j'essaie de me demander pourquoi. Pourquoi ça énerve, pourquoi je passe mon temps à parler de moi, de ma relation aux autres, au beau, à la vie à travers moi... Et oui je dois bien l'avouer, l'espace d'un instant c'est comme si ce genre de com était une manière de me prendre en flag' de narcissisme aigu,
"Oups, gaulée... Ça devait bien arriver..."

Alors j'ai essayé de réfléchir à ce qui est dit ici, et comment c'est fait.
Certes les mots "je", "moi", sont présents dans chaque post. Et j'ai envie de dire dans chaque blog. C'est l'essence même de celui-ci, la première personne du singulier. Ce n'est pas une manière de se lustrer l'âme et l'apparence pour les rendre agréables, mais bien un traitement.
C'est ce dont je me suis rendue compte hier.

C'est le prisme qui a été choisi, que j'ai choisi. C'est pas que je me trouve plus intéressante que l'autre, non, c'est juste que c'est plus simple. Mon écriture et mon rapport à la mode sont affectifs. C'est quelque chose que je n'avais pas décidé au début de mon blog mais les choses ont avancé dans ce sens, sans que je le contrôle.
Ce prisme tout illuminé d'égo, de mon ego est la meilleure manière que j'ai trouvé pour vous parler. Pas pour vous écraser de mon orgueil, c'est juste que l'affection, le ressenti prend son sens dans la description de sensations... L'empathie ne peut pas aller jusqu'à se mettre à la place de l'autre et de son propre ressenti... C'est comme ça, il s'agit des limites de la compréhension de l'autre...
Et, a posteriori, il se trouve que mon intime parle à certains d'entre vous, c'est comme si finalement le prisme choisi, remplissait un peu sa mission...
Tout n'est pas qu'ego, qu'importe si la force de mon propos est atténuée par cette impression que je souhaite, ici, ne parler que de moi...

Parce que finalement, j'y parle très peu de moi, nombreuses choses y sont inventées, atténues, extrapolées. L'impudeur y est choisie, sélectionnée et oui, romancée.
La chic fille n'est pas moi et je ne suis pas la chic fille.
En revanche, la chic fille, à travers le "je" est, pour le moment, le meilleur moyen que j'ai trouvé pour m'adresser à vous du mieux que je peux...

Voilà, il fait beau, mes cheveux sont propres, mes amis squattent déjà les terrasses et l'hésitation guette: short en jeans déglingué ou pas aujourd'hui.

Je vous embrasse...


LA BEAUTÉ À MÊME LE PORE...

J'arrive complètement après la bataille.
J'arrive complètement après que tous les angles de vue aient déjà été utilisé pour argumenter: l'admiration, la gêne, la suspicion, parfois la semi-révolte, la joie...

STARS SANS FARDS qu'ils nous ont dit chez ELLE...

Pour commencer, j'ai aimé ce projet.
J'ai aimé cette volonté de vrai et ce malgré la schizophrénie du support qui nous vend à longueur de pages du beau trafiqué, lumineux et lisse.
J'ai aimé parce que j'ai trouvé ça relativement audacieux.
Alors oui, le noir et blanc atténue, le photographe et sa lumière rendent les sujets jolis, peut-être qu'il y a une trace de Labello sur une lèvre ourlée, ou qu'il reste encore les dernières marques d'une ombre à paupière mal effacée. Peut-être que c'est vrai. Peut-être que c'est semi-honnête... Et? Oui et? Qu'est ce que ça change...
Voir Monica, Charlotte, Karine, Eva, Sophie, Anne, Inès à même le pore n'est pas que rassurant pour l'ego, c'est aussi rassurant pour le beau. Ces filles, toutes, restent jolies et deviennent réelles.
Ce n'est pas l'article en lui-même et ses potentiels "travers" qui m'ont choqués, mais bien la réaction des filles, des femmes, des autres qui m'a le plus frappée.
J'ai beaucoup vu et lu de l'analyse pointilleuse, détaillée, pour voir un pore de travers, une ombre verdâtre, quelque chose de moche... Pas que mais beaucoup...
Ce qui devait être rassurant (cet article) pour la normalité (nous) est l'occasion de montrer que "oui les filles normales sont tout ce qu'il y a de plus normal, lorsqu'elles sont confrontées à la même réalité esthétique que celle de ces stars qui ont "osées" se mettre en scène avec moins d'outils qu'à l'habitude", alors évidemment la tentation de traiter, même légèrement, est grande.

Un grand nombre de filles, a des difficultés à sortir à même soi. Une grande majorité n'est pas forcément en accord avec sa peau, ses plis, ses ombres, alors elles trafiquent. Moi je trafique, c'est très compliqué pour moi de ne pas sortir la mine blushée. Ça serait trop réel pour les autres, et oui, je me protège. Je protège mon imperfection des éventuels mots désagréables (qui sont les miens le plus souvent...). J'anticipe, je me présente au monde du mieux que je peux. La faute aux complexes, la faute à l'orgueil.

Alors pour tout dire je ne comprends pas la réaction pinailleuse de beaucoup de filles. Je vois qu'il ne s'agit pas de critique pour la critique, mais pour de vrai je n'arrive pas à comprendre. Est-ce juste une manière de dire que la réalité n'est pas que vérité alors qu'on tente de nous le faire croire... Pas faux, mais ces photos n'en restent pas moins les plus "fragiles" de ces filles, elles ont quand même réussi à lâcher du leste... Oh ben si quand même...
Monica Belluci, la peau imparfaite, le pull beige a pris quand même un certain risque.
Je ne sais pas si j'en aurais été capable, je suis même pratiquement certaine du contraire, Peter Lindbergh ou pas d'ailleurs.
Certes on s'en carre pas mal de me voir en couverture du Elle, mais admettons, je suis connue, célèbre et on me propose un truc pareil, sachant tout ce qu'implique ma Persona, j'aurais longuement réfléchi.
Se montrer réel c'est se montrer complètement à poil, plus d'artifice, rien, juste nous, l'image, les brillances, les ombres ratés, les cernes, les nez importants, les sourcils mal épilés, les plis, les rides...
C'est la confrontation immédiate entre le fantasme et la réalité. Le fantasme que la plupart de ces filles ont mis un temps à construire...
Alors oui j'ai trouvé ça audacieux et conséquemment rassurant. C'est même à se demander s'il ne s'agirait pas d'un nouveau "Fuck" au bling-bling et à ses ratés.

Bizarrement hier, j'ai tout allégé du teint. Ça faisait un certain temps que je me disais que j'en faisais trop dans la bonne mine... Et souvent je me trouvais, réellement too much. Voir cela, se dire que non, ces filles sont finalement toujours les mêmes sans la patte Photoshop a eu quelque chose de grisant et de diablement enthousiasmant...

Alors aujourd'hui photo à même le lever, sur le photobooth tout pourri, sans rien d'autre...
Les cernes, oh les cernes, qu'importe après tout puisque Peter il a dit que c'était pas grave... Même que c'était bien les cernes. J'ai pris le parti de le croire et de me regarder à même moi dans mon salon aux murs verdâtres qui ternissent tous les teints...

PS: Bien sûr que je tourne la tête, comme ça on voit sans voir... Courageuse mais pas téméraire hein!!!

MA JOURNÉE AVEC COLINE...

Hier j'ai rencontré une nouvelle copine, Coline de Et pourquoi pas Coline. Alors j'avais un peu le trac, parce qu'il m'arrive d'être la timidité incarnée...
Coline a déjà un peu raconté notre journée ici et je vous mets la page en lien... Oh ben si quand même, comme elle insiste sur ce truc que je suis "chic" du cœur (ou en substance...), ça me fait des caresses à mon cœur parfois trop cynique et ça, c'est plutôt une très bonne chose...



J'ai adoré passer cette "petite" journée avec elle. Avec son crayon noir tout autour des yeux, avec son pantalon mi-sarouel, mi-jeans, sa chemise Element et puis surtout avec elle tout court. On s'est vraiment amusé et c'était drôle de la voir s'agiter dans les boutiques... Et agréable de se parler de nous, de la vie, de son sens de la tenue (Même quand Coline joue avec son amoureux à la Bonne Paye, et bien elle se fait jolie... Parce que merde faut pas déconner l'ego c'est aussi ça, se mettre toujours le mieux possible... Cette histoire de Bonne Paye m'a vraiment fait marrer, voir sa bouille me raconter ça avec du vrai sérieux dans le regard était juste merveilleux...).
Coline et moi on a la même particularité, on n'aime pas bien faire du shopping à plusieurs (en l'occurrence ici à deux, sans compter Brian, l'ami imaginaire qui me suit partout).
Mais on a quand même réussi à s'adapter... J'ai été sage de la carte bleue, Coline un peu moins...



Et surtout, je l'ai filmée parce que ça me paraissait plus joli de la voir bouger, qu'elle nous montre ce qu'elle aimait et pourquoi et comment... Et voilà quoi!!!

Sinon il se trouve que je vais bien... Je vous claque la bise, 4 même (je suis une fille de l'Est et par chez moi, il se trouve qu'on est pas avare de bisous, de caresses, de... Oui enfin bref tout le monde voit!!)








WHAT'S A GIRL TO DO...

Mon périple parisien, était aussi l'occasion de rencontrer une jeune créatrice que j'adore...
Mes cheveux ne font que quémander de l'accessoire pour qu'ils scintillent encore plus dans la rue... Pour faire mon intéressante.
Et je suis tombée sur les créations de Melle San: du bandeau, de la coiffe indienne, du discret, du plus visible... J'aime beaucoup de choses.
Sandrine aka San, est arrivée à notre rendez-vous, toute jet-laggée de son périple suédois, mais fraîche et tout sourire...
Moi, j'étais, hummm, comment dire, nunuche... Oui c'est ça nunuche, même impressionnée...
Je voulais filmer et puis je me suis dégonflée comme une baltringue, alors on a parlé et j'ai voulu en savoir un peu plus sur elle...
Et ça m'a parlé...
Les prix sont vraiment peu élevés (entre 10 et 26 euros si ma mémoire est bonne...) pour des bandeaux qu'elle fabrique de ses petites mains gracieuses... Alors j'ai envie d'en avoir 2000.

Mais en discutant avec San, ce qui s'est passé en moi, n'avait finalement pas grand choses à voir avec la mode, mais plutôt avec l'envie. L'audace aussi. Et les rêves... Et les couilles... Oui parce que c'est bien de ça dont il s'agit...

Je crois que je dois vous avouer quelque chose aujourd'hui (même si je l'ai déjà vaguement confié ).
Des désirs de réalisations concrètes de mes gauches mains, j'en ai plein la tête, et à chaque fois, la peur est plus forte...
Portée par l'envie de réussir à faire CE QUE JE VEUX de ma vie, je suis toujours freinée par la peur.
La peur d'échouer, de mal faire, d'être ridicule, à côté, alors c'est vrai, je ne prends pas beaucoup de risque, trouvant toujours les meilleurs arguments du monde (le cerveau excelle dans l'art de la lâcheté). La trouille. La trouille de ne pas être à la hauteur de mes rêves. Ne pas tenter, ne pas essayer c'est aussi, dans mon cerveau alambiqué , une manière de ne pas échouer... Et de garder toujours dans un coin secret de ma tête, cette sensation que si je n'ai pas réussi c'est surtout parce que je n'ai rien décidé. Que j'ai décidé de ne pas réussir. c'est plus simple comme ça, ça m'allège et ça garde mon ego tout propre pour ses excès... Il a encore tout le loisir d'être là, personne ne lui aura coupé l'herbe sous le pied...

Et on a en a parlé avec San. Elle était si rassurante que j'ai eu soudain la sensation qu'entreprendre n'était pas si compliqué que je le pensais... Et que la prise de risque était finalement bien moindre pour moi et pour mes failles narcissiques...
San sait que ça peut s'arrêter demain, elle s'en fiche, elle l'a fait. Elle est allée au bout de ce qu'elle voulait pour le moment...
Elle a intégré bien avant moi que "le non, tu l'as déjà dans la poche, tu ne risques donc pas grand chose... Plaie d'orgueil n'est pas mortelle... "



Les photos sont tirées de son site où vous pouvez acheter ses créations...



HIPPY CHIC...

Je vous balance les vidéos, et comme prévu, y a de la mine chiffonnée...
Je voulais écrire un vrai post, sauf que je suis explosée de fatigue, alors ça attendra domani...




Par conséquent (Ah ben tiens, c'est la toute première fois que j'utilise cette expression sur ce blog... Champagne... Ouhlalala je suis pompette... Marie range tes seins, ça fait négligé... "J'boirai plus jamais d'alcool de toute ma vie entière, si j'te le jure... J'vais même être audacieuse, je te le jure sur ma vie"...) je ne vais pas en faire des louches de la prose, ça serait de la gourmandise... Et les vidéos parlent bien mieux que moi en cette soirée...
Mais je dois dire que j'ai été très curieuse de ce que j'ai pu voir dans la mise en place d'une vente privée.
Il est temps de faire un coming out.
Je n'avais jamais, mais genre jamais, participé à une vente privée... Voir les enthousiasmants récits de mes copines de la blogo, ne me faisait strictement aucun effet... comme je savais pas.
Mais j'ai adoré avoir un œil extérieur sur tout ça... Même si ça n'en devient pas pour autant un truc qui me rendrait dingue, j'ai trouvé ça inspirant...


"Adorable", "Merveilleux", "truc de guedin", sont des expressions que j'emploie à tire La Rigaud dans toutes les vidéos, il va falloir que je fasse un stage en diversité lexicale, ça risque de vite tourner en rond sinon...
Oh lalalala c'est devient un peu la foire du multimédia c't'histoire... Il va bien falloir que je me fixe à un moment donné, non?

PS: Parce que je sais d'avance qu'on va me le demander... Le legging que je porte sur la première photo, celle où Hippy le chien cligne de l'œil, est un H&M...
Ne me remerciez pas...
Quoi on s'en fout. Ben si la tête d'Hippy elle est entre mes jambes magnifiquement parées de ce legging pur coton...
Allez je me casse!!!


La bise sur les joues étant de rigueur, je m'exécute... Et pis aussi parce que c'est un peu brusque le "j'me casse"... Oh ben si je vois bien!






LEZ GIRLS...

Aucune allusion au film qu'a écrit Mia Kirshner aka la diabolique Jenny Schecter dans L Word (mais que je kiffe quand même... Oh ben si, la schizophrénie, je sais pas pourquoi, je trouve ça rock'n'roll), la série la plus lesbienne du monde mais qui n'en reste pas moins une des plus sexy... Même pour les hétéros doté(e)s de... Gros nibards, genre moi!
Au cas où certaines modasses n'aient jamais regardé cette série, arrêtez vous deux secondes, regardez comment elles se roulent toutes des pelles avec la langue toute mouillée, mais surtout comment elles se sapent... C'est vraiment intéressant (les sapes mais aussi leur positionnement, leur "tenue" de corps), il ne s'agit pas de révolution, on se détend hein, mais c'est frais. des tenues relativement réelles (pas SATC ou Gossip xoxo Girl), mais plutôt recherchées.

Ce titre, c'est juste une manière de vous interpeller, vous, que personne ne soit sur le carreau, parce que sinon, c'est bof.

J'ai pris des photos, fais des films face auxquels Welles (s'il était vivant non parce que là, il a clairement d'autres chats à fouetter... Genre faire des courses sur des nuages pour bien mettre à l'amende Otto Preminger qui arrête pas de faire le malin)ou Spielberg voire Jean-Marie Poiré (ce qui n'est quand même pas rien ... Si si, concentrez-vous deux secondes sur la réalisation prometteuse et audacieuse du film Les Visiteurs) auront certainement la nausée en les voyant... Je suis bloquée par le matériel (i.e l'appareil photo Sony sympa mais pas top) et surtout par la technique... Plus par ça d'ailleurs...

Teasing des vidéos...

La lumière y sera bien pourrie, j'aurai du cerne (je n'arrive pas à comprendre pourquoi le mot "cerne" n'est pas féminin...), le cheveux plat et emmêlé, la blague extrêmement approximative et... Marie aka la vendeuse de rêve.
Mais, oui sinon aucun intérêt, on y verra aussi des choses jolies, nouvelles, rigolottes, plutôt natures et comme j'ai pris beaucoup de plaisir à le faire et à y être, et que j'ai a culotte toute mouillée, je tenais à vous le fais partager... Aaaaahh c'est sale cette histoire de culotte!

PS: Je rentre demain à la casa mia... Donc moins teasante et plus active quoi!!
PS2: J'ai acheté le gros sweet AA en noir passé... Et les vendeurs y étaient sympas... Sans ironie... Je crois que c'est la fin des temps, la Terre tourne à l'envers...
PS3: ...
PS4: J'adore les points de suspension, c'est comme si le temps se figeait...
PS5: Je suis sûre que Welles, il essaie de rouler des pelles à Marilyn Monroe à peine il a fini sa course sur Cumulo l'ange noir de la vitesse qui fait peur, son nuage fétiche...
Tous les mêmes, paradis ou pas...
Elle est lourde cette blague??? J'laime bien, et pis autant vous préparer maintenant à l'approximation...
PS6: je vous embrasse...

VRAC...

J'aime bien aussi ces billets sans queue ni tête ni bras, qui me permettent de raconter toute ma life...

1) Je pars dans bientôt pour quelques jours à la capitale où, normalement, je reviens avec de la vidéo originale, et avec du sourire... Le mien mais pas que!

2) Comme je suis juste dingue des coiffes d'indien depuis longtemps et plus intensément depuis 6 mois, je vais vous en reparler vite et fort... Genre un gros biiiimmmm, dans votre face.
Préparez le Coalgan, vous allez saigner du nez... Des vrais beaux bandeaux qui déchirent ça fait toujours trop d'effet... Bien plus que le cœur qui s'accélère...



Les photo sont de tirées de la collection de Melle San

2) À Reims, je suis tombée sur la paire de baskets que je convoite depuis... Comme j'ai clairement le sens de la mesure je dirais, toute une vie. Une vie à désirer la paire de Nike de mes rêves.
Je n'aime que les baskets Nike. Parfois m'inclinant face au look sympa d'une autre marque de baskets, je suis prête à élargir mes goûts, mais je dois avouer que les grosses baskets of my dreams sont des Nike colorées ou cloutées...


Les baskets de Masha Orlov qu'a shootée Garance pour Vogue sont celles que j'ai failli acheter s'il y avait eu ma pointure (elles commençaient au 40) et si j'avais trouvé rapidement un acquéreur pour mon rein gauche qui coûte pile poil le montant des baskets...
Dingue hein!!!
En vrai, les baskets de ma life n'existent pas... C'est celles de cette grosse mauviette de Marty MacFly dans Retour vers Futur 2... Oh ben si elles tuent, mais je crois qu'elles existent moyen... Même si j'ai vu sur internet qu'elles sont très demandées par un paquet de fans, ils ont pas l'air super prêts à les construire de leurs blanches mains... Bande de baltringues!




3) J'ai encore surfé sur le site de Wool And The Gang, ai hésité sur l'achat du kit de bonnet... 69 euros. C'est moi où c'est un peu trop cher?
Donc je demande à tout hasard, la laine je peux l'acheter seule, mais si quelqu'un a fait ce kit, ça serait vraiment chouette de me donner les dimensions du dit gros bonnet, nombres de mailles à monter, hauteur... je ne trouve pas forcément que ça soit de l'abus, merde je suis pauvre moi et mes cheveux vous seront reconnaissants à tout jamais au-delà même de la mort, cette pourriture...



4) J'espère que ce week end de sunshine a été des plus agréables les bombes atomiques...
À Nancy, c'était chouette. J'ai perdu au poker. J'ai vu les mêmes looks tout pourris de début de printemps, à coup de lunettes de soleil qui brillent, de bottes blanches en mauvais plastique, de débardeurs bien bizarres, de cheveux laqués et trop gélés, de jupe ras la choupinette avec du collant chair... Que du beau, du classieux, du gracieux... Je me demande si je préfère pas l'hiver où tout le monde s'habille fadasse, ça pique moins les yeux déjà...

5) Je vous fais des bisous partout mais pas trop... Vous êtes une sacrée bande de grosses, mais alors très grosses gourmandes!!!


BILLET LIGHT...

C'est le week end. Il a fait beau.
Maman est venue aujourd'hui...
Périple de shopping, ça faisait un certain temps.
Walking in the city with my Minnetonka, i'm really great... Oh merde, mon double diabolique anglophone a pris le contrôle...

Donc Maman est venue, avec une amie, une amie à moi était là, tout le monde avec sa copine dans son champ de vision: H&M, Zara, Printemps à se dire que Isabel Marant c'est vraiment trop cher...
Emmaüs encore et toujours... C'est le seul endroit dans ma belle province où je peux trouver de la fripe... Donc j'y suis plus que régulièrement...

... Putain je ne suis inspirée de rien... Pour le bien de tout le monde, je vais donc abréger nos souffrances.
Je voulais vous donner deux infos capitales pour gérer votre week-end le mieux possible!!

1) Je n'ai que 2 vraies passions de sapes.
Et pas des plus communes pour une nana qui a blog qui se dit être de mode.
Il ne s'agit ni des chaussures, ni des sacs... Je vadrouille depuis des mois avec les teenage gym bags AA. Le violet quand j'ai 14 ans, le gris foncé qui brille de 1000 feux quand je me sens femme, mature et ultra sensuelle... Autant dire qu'on est à des kilomètres du Kelly ou du tant désiré 2.55.
Quant à la pompe, j'aimerais.... Je vous jure j'aimerais être la nana qui se dit débraillée de partout sauf des pieds. La sandale qui classifie n'importe quelle tenue basico-casual aurait pu être ma devise... Sauf que non, je suis gona des pompes tout le temps. Je mets de la UGG par confort, idem pour les Minnetonka, idem pour les grosses Nike sa mère... Le talon m'emmerde, il gauchifie tous mes pas.

2) Mes passions sont.... Ohlalala le suspense... Non mais elle adore nous faire souffrir le martyre avec son allumage intellectuel... Marie, vas y maintenant, frappe nous fort...
- Les t-shirts... 2000 que j'en ai...
- Les petits blousons. Hiver/ Été/ Aurore bauréale/ Voyage au centre de la terre, toutes les saisons sont bonnes pour que je ne mette que ça.
* 4 cuirs ou assimilés...
* 5 vestes en jeans...
* Des en coton que je n'ai pas envie de compter...
* 5 K.way et pas que pour courir...

Acquisition via ma maman (un shopping parental se termine souvent par la même conclusion: ça ne me coûte pas bien cher...) d'un blouson en jean's blanc chez Zara et d'un t-shirt 100 % lin (comme chez Isabel la bien aimée) blanc loose de la mort... Même qu'on voit apparaître le soutien-gorge Calvin Klein et c'est ça qui est bon...





PS: La langue de grosse gourmande dans la première photo c'est clairement un rappel du post précédent et de ce fameux concept de SMF. Bon je tâtonne encore du sexy, mais je saurai rester opiniâtre... Ça va s'améliorer c't'histoire...

PS2: Je sais pourquoi je prends jamais de photos... Ça m'emmerde. C'est dur, l'appareil il fait rien de ce que j'ai dans la tête et j'en suis réduite à faire des moues boudeuses dans ma salle de bain de 4 m2... La loose...
SEXY MOTHER FUCKER...





Almondflower a soulevé, hier dans les coms, une question drôlement intéressante...
Et surtout, comme de par hasard, j'avais envie d'en parler aussi depuis un bout de temps... Et on a qu'à dire que le "bout de temps" s'arrête aujourd'hui, maintenant.

Pourquoi la photo là, tout de suite, de la bombe atomique Rumi de Fashion Toast?

(Pour le bien de ce post, je vais me transformer en pré-pubère, pour la nième fois je sais, mais sinon ça n'a pas de sens... Et puis comme ça je peux dire ce que je veux, on me pardonnera, "merde elle a à peine mué, laisse la tranquille fais lui un bésou...". Ah oui, parce qu'en plus, je suis un garçon à scooter et à crête capillaire gelée dans ce post... Un vrai cliché sur deux jambes, alors on est cool avec moi.)

Alors pourquoi?
1) Parce que c'est plaisir des yeux d'abord... Pour tout le monde.
Elle pique les pupilles avec ses cuisses glabres et énervantes de perfection...
2) C'est, je trouve, l'exemple le plus représentatif de la blogo... En tous cas, en ce qui concerne le propos de ce post.
3) Elle triche pas... C'est rien de le dire!!!

La blogosphère mode (française. Allez, catégorisons) s'est plutôt orientée vers la catégorie "j'montre mes looks du jour et c'est ça qui est bon...". Et c'est pour certaines très réussi, très inspirant, très... Enfin bref...
Le truc le plus étonnant dans cette blogo, c'est qu'elle n'est pas forcément représentative de ce qui se passe dans les rues, dans la vraie vie, avec des vrais gens qui s'en carrent de la fashion et qui ont la réflexion facilement acerbe. Ceux qui ne manquent jamais une occasion de dire ce qu'ils pensent de "notre harmonie"...

Me baladant dans les rues de ma ville, pour tout dire, je vois énormément de silhouettes, même diurnes, sexuellement explicites... Je ne parle ni de bon goût, ni d'harmonie mais bel et bien d'ambiance générale.
La grosse gourmande de la jupe ras le bonbon de mauvais goût a gagné les filles. Sans aucun doute et pour, au moins, encore quelques mois.

Les blogs sont des outils intéressants de composition de looks. Ils sont plus proches des réalités financières, esthétiques et pratiques de la vraie vie. Alors fatalement ils m'inspirent, moi mais pas que hein!!!!
Le truc c'est qu'un des paramètres les plus essentiels n'est que rarement pris en compte par les blogs, c'est le facteur "sexy mother fucker", nommé SMF dans ce post. Oh ben si c'est plus court à écrire... Quoi les efforts... Oui bon en même temps ça risque d'énerver tout le monde à force de voir toujours le même mot... Oui j'ai la flemme... Prise en flag'!

Quand je regard les looks de blogs, je vois plein de trucs qui me parlent, qui me donnent d'autres envies ou qui ne font que confirmer mes goûts...
En revanche, je vois très peu de tenues qui en plus d'être jolies, puent la chatte... Oui je sais on y revient toujours, aussi parce que ma mère n'a toujours pas internet alors je prends des libertés lexicales... ou de vulgarité, c'est pas le propos...

Alors attention, je vous vois venir, "ouais mais la vulgarité c'est pas ce qu'on a envie de voir dans les blogs, on veut du plus gracieux, du plus subtil, du moins évident... Les blogs c'est pas un vieux Newlook de 1986".
Certes, je suis d'accord, mais qui a parlé de vulgarité là? Pas moi. Je parle du SMF et c'est surtout le sexy qui compte dans ce concept.
Je répondrais même, acerbe comme je suis laisse tomber, un jean's, une paire de ballerines peuvent faire partie d'une vraie tenue bien vulgos comme il faut. Tout n'est que question d'attitude.
Alors pourquoi on ne voit que rarement des décolletés vertigineux, des jupes très ras la toutoune ou des dos trop dénudés pour être honnêtes dans les blogs mode...? Hein je vous le demande.

D'abord parce que les blogs mode sont visibles et, on en parlait hier, sont donc soumis à la critique potentielle. Se montrer sexy c'est aussi dire "ouais je suis trop une grosse bonasse, je le sais, je le montre... T'as bien les boules toi qui as de la cellulite..." un blog s'adresse surtout aux filles, alors il faut être la plus sympathique possible pour stimuler le moins possible l'aigreur du lecteur... Il faut qu'il se reconnaisse dans le blog, pas qu'il se sente agresser par une belle jambe ou une bonne grosse paire de seins...

Aussi parce qu'en s'adressant aux filles, le blog n'est pas dans une démarche de séduction primaire à vocation sexuelle.... C'est certain que les bloggueuses savent certainement se mettre en valeur avec leur amoureux ou leur coup d'un soir, c'est pas le propos, mais là, elles montrent tout bêtement ce qu'elles trouvent joli... Et c'est rarement le short en vinyle clouté...
Il y a évidemment quelques petites entorses, surtout dans les chaussures. Les blogs pullulent de chaussures cloutées, talonnées, plastifiées mais l'aspect sexuel de ces chaussures est systématiquement calmé par un gentil jean's troué qui rend ça tout de suite moins pupute...

Sauf des filles comme Rumi qui assument tout de suite leur côté irréel de grosse bonasse. Et finalement ça marche, la miss est une putain de star de la blogo, elle fait pas semblant, n'a pas peur de montrer sa perfection de peau, de jambes, de cheveux, de bouche glossée et... Finalement toujours de manière harmonieuse. L'un n'empêche pas l'autre... Rumi elle est classe à mort. Elle doit exciter les garçons et elle excite les filles aussi... Tout le monde est content. J'aime son audace, le fait qu'elle s'en carre, qu'elle soit elle-même son propre biz' et qu'elle exploite au mieux ce qu'elle est...

Je crois que je suis de moins en moins partisane du côté chamallow de certains de mes looks et photos et que je suis de plus en plus partisane du côté SMF... Après dire que j'assume, c'est une toute autre histoire... Ben ouais, je suis une vraie grosse nunuche trouillarde moi!!!



2 AVRIL T'AS QU'À PAS TE DÉCOUVRIR D'UN FIL...

Mona (ça varie du prénom, en plus, celui-ci n'est connoté de rien... Je ne connais pas de Mona) a 23 ans aujourd'hui...

Elle se lève, se dirige comme chaque matin vers le miroir de style Alice au pays des merveillien qu'elle a chopé un jour de soldes chez Ikea. Le tour est violet, tout de beau plastique composé et il est, année après année, toujours aussi lucide sur l'apparence de Mona. Il ne triche de rien.
Comme à chaque anniversaire depuis ses 10 ans, Mona a une drôle d'impression. Celle que son reflet deviendra autre... Il deviendra autre le jour où elle est sensée fêter sa venue au monde...
Tirant sa peau avec le pouce et l'index, levant les yeux au ciel pour faire disparaître les cernes, baissant et gonflant sa bouche pour la rendre plus boudeuse, Mona se dit que c'est très surfait cette histoire d'anniversaire, depuis qu'elle a 10 ans elle ne se trouve pas si différente de la veille.

Non elle n'est pas différente. Elle sait même que ses anniversaires vont avoir, année après année, un goût plus amer... Presque âpre. Et puis tout lui donne raison autour d'elle. Elle sent une odeur bizarre dans la ville. Celle qui donne cette désagréable impression que rien n'est fait pour personne. Les valeurs, les goûts, les esthétiques, la morale, le beau, l'harmonieux, le laid, le bancal, les silhouettes, les plis du visage, les arguments, les désirs, tout... Tout est pareil. Tout se doit d'être pareil. Alors c'est sûr que le jeunisme ambiant lui fait dire que ses plus belles années sont derrière elle. 23 ans et déjà sentir que la société va être de moins en moins coopérative avec elle.

Signalement:
Yeux verts
Cheveux châtains, presque blonds
Mona F
Française
De sexe féminin
Âge: entre 20 et 25 ans
Apprend la vie et le reste
Domiciliée dans son propre appartement.



Elle n'a pas forcément envie de faire les choses différemment, ne se sent pas assez opiniâtre pour ça, mais ça ne l'empêche pas de sentir que cette histoire ne va pas tourner à son avantage... En même temps à l'avantage de qui ça tourne exactement?
Quand Mona regarde les relations homme-femme, les relations société-femme, les relations pouvoir-femme, les relations mode-femme, les relation corps idéal-femme, les relations femme-femme, elle n'arrive pas à savoir pourquoi mais elle trouve que ça régresse gravement.
Elle en lit un paquet des magazines de filles qui lui disent, l'orientent sur la meilleure manière d'exploiter son statut de femme... Et même s'ils leur arrivent de dicter un chemin plutôt libre et dénué de valeurs dégueus, elle voit surtout la schizophrénie Mona. La folie, plus si douce que ça, de compatir et de dénoncer les maladies de l'apparence et de n'être capable que de montrer du gros sein et de la taille de guêpe rachitique... La contradiction de montrer qu'il enfin temps d'être celle que l'on veut être tout en ayant la désagréable impression qu'être autre que la fille au mari, 2 mômes, pavillon de banlieue et labrador sable est presque perçu comme un acte politique, tellement il faut s'en justifier auprès du tout social...
Elle surfe sur internet Mona. Elle adore les blogs, ces filles qui osent se mettre en scène, qui parlent de la mode avec leur propre corps et la frimousse qui va avec... Elle y passe même des heures à sauter d'une page à l'autre, l'œil vif et le sourire naissant et figé...
L'autre jour, elle voit un commentaire qui l'a laissé dubitative. Un commentaire dans un blog de mode où la minette se prend en photo avec ses propres vêtements... Un blog comme il est maintenant courant d'en voir...
Mona tombe sur une phrase qui lui a juste donné envie de hurler... En substance une commentatrice suggérait à la bloggueuse de mettre un wonderbra (parce qu'apparemment elle avait eu l'air d'oublier cette nunuche que ça existait...)...
Pourquoi?? Sûrement que la platitude pique les yeux de la dite commentatrice... Et puis elle a dû se dire qu'elle avait tous les droits sur le physique de l'autre... En tous cas le droit de dire de la merde dramatiquement sexiste et, Mona, ça lui a juste donné envie de vomir... Bien sûr que des combats plus légitimes sont à mener, ceci dit laisser passer ça, c'est aussi tolérer que l'autre, a bien dans l'idée que le modèle esthétique dominant se doit d'être respecté... Bon attention, le commentaire est ponctué d'un petit "clin d'œil" expliquant que "oh je rigole... "!
Mona se dit que c'est tellement à se pisser de rire qu'elle a tout intérêt à passer à autre chose...
Et puis non, merde, c'est quoi ces conneries, à quel moment la platitude (ou autre chose, c'est pas le propos) était un affront à l'œil. À quel moment cette fille s'est dit qu'elle se devait de transformer cette minette bloggueuse en une fille tout ce qu'il y a de plus classique: i.e, capable avec sa poitrine faussement opulente, de tourner potentiellement dans un porno. Tout n'est que question de porno finalement avec ces conneries de raccourcis. Mais en même temps les pornos, le sexe clairement explicite n'est pas si toléré que ça, sinon ça fait grosse gourmande et ça, c'est trop pourri d'immoralité.

Marie aka la narratrice prend la place de celle qui va parler. Mona est partie faire une petite sieste, elle dort mal en ce moment...
J'ai un peu de ventre quand je mange trop, des grandes jambes aux attaches pas bien fines, les genoux cagneux de celle qui s'est beaucoup cassée la binette, des nœuds dans les cheveux, moins de seins que Jane Birkin, la peau qui brille en fin de journée, une cicatrice pas des plus gracieuses sur la main droite, le vernis écaillé, l'élastique de la culotte pas toujours bien tenu, des pulls avec des tâches, l'épilation pas toujours nickel, mais en vrai, aujourd'hui, énervée comme je suis par toutes ces conneries, j'en suis bien contente...
Je ne mets pas de Wonderbra, on m'a faite comme ça, menue du haut et alors, ça gêne qui... Pas moi en tous cas... Fuck l'harmonie de merde qui ne fait que produire des clones qui n'amusent plus personne...

PS: Je reviens demain plus légère du sujet et plus mode aussi... J'ai pas beaucoup écrit ces derniers jours, j'en suis bien confuse...
 

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