(Nous, à Nancy, on a un mec tellement il est fan de George Michael époque "Fastlove", qu'il déambule avec le même look tous les jours, même ceux de Novembre... Et ça c'est pas la honte, c'est de la poésie à l'état pur! Vous pouvez le voir dans le fond de la photo.)


BYE-BYE GORGEOUS...



(... Peut-être elle est gnan-gnan, mais j'aime beaucoup cette chanson d'IAM.)

Dernière, toute dernière nuit dans mon appart.
Ça s'est vidé, mes pas résonnent, comme si les objets que j'avais eus tout autour de moi, m'avaient servi à moins entendre ma propre présence.

Je suis exténuée, ravie, plutôt zen, apeurée, enthousiaste, nostalgique... Et un peu triste aussi à tapoter sur l'ordi en me disant que les choses vont changer. Et, comme il est arraché, mon poster de Mohamed Ali ne sera plus jamais le fond de mes mauvaises photos Photobooth.

Je vais encore être un peu absente ces prochains jours, je pars à la mer.
Et j'y reste.
Tac rectifié.



Il est 00h45, je me lève dans 6 heures.
J'ai pas envie de me coucher pour pouvoir, une dernière fois, écouter du R&B (genre... "Beautiful" Pharrell & Snoop) en bougeant mon tarp' comme c'est pas permis... il m'est nettement plus aisé de jouer à l'ultra-féminité avec de la musique pour baiser, toute seule dans ma salle de bain que dans la vraie vie!

Je vous souhaite une bonne nuit...

Dors bien,
Fais pas de cauchemar,
Et fais des beaux rêves...

Je vous embrasse...



APPELONS-LE, POUR LE MOMENT "STAR SPIRIT"...





(PARTIE 1)

D'abord, laissez-moi vous mettre bien.
Laissez-moi vous expliquer comment j'ai commencé à écrire ce texte.

On est en 2007. Toute fin 2007.
Ma vie se déglingue quelque peu. Je ne vis plus avec mon mec de l'époque et quitte donc notre appartement et Nancy. Après une brève période parisienne, je dois me rendre à l'évidence: rentrer chez ma mère est la chose la plus raisonnable à faire. Sûrement pas la chose la plus flatteuse, mais il y a une contrepartie à tout, non?
C'est à cette époque que j'ai arrêté ce blog.
Pendant 6 mois, je ne me suis plus rien imposée.
Je ne voulais plus me forcer à écrire.

Pourtant, c'est à ce moment que je me suis mise à écrire autre chose qu'un post.
Bien sûr, comme n'importe quelle baltringue qui n'a rien écrit et qui a du mal à sortir de son égocentrisme pour penser à construire des personnages, j'ai commencé à balancé des mots, des phrases, des bouts de trucs qui, sans me concerner entièrement, étaient clairement inspirées par ma propre expérience de l'adolescence. Je suis mon auto-muse, la boucle de l'ego est alors bouclée...

Construire les instants, mettre des mots sur des minutes, des jours, des mois que j'ai détesté de ma vie m'a permis une chose essentielle (qu'importe l'avenir de la soixantaine de pages que j'ai écrit, ça n'aura pas été vain): comprendre un petit bout de ce que je suis.

Le bout de texte que je mets ce soir sur la Chic Fille est un bout de Marie et, il est pris au milieu, pas l'incipit, pas les grandes envolées, juste un bout du milieu...

Je vous embrasse.


( PARTIE 2)

Lundi, mardi, mercredi matin, jeudi toute la journée, vendredi et même le samedi matin.
Septembre, Octobre, le mois de l'armistice, Noël, la galette, les crêpes...

Les journées se ressemblaient toutes. C'est toutes les mêmes. Même lever, même cantine, même récré, même bracelet brésilien, même pull trop grand, même écharpe Benetton, même chemise avec des petites fleurs Naf-Naf, même sweat Poivre Blanc, même Adidas torsion, même Kinder bueno, même interro, même poussage de cartable dans les escaliers, même insulte à cause de mon torse tout petit, même transparence, même cours où j'm'en fous, même sortie d'école où il faut que je rentre à pied encore une fois, même croisement de regard d'un connard assorti d'un "mais qu'elle est moche celle là", même arrivée à la maison, même larme dans mes yeux, même rien... Y a jamais rien. Tout est pareil...


Et pourtant, depuis quelques semaines c'est plus pareil.
Depuis quelques semaines les journées sont plus les mêmes. Depuis quelques semaines j'ai mon cœur qui fait tout bizarre. J'ai mes mains qui se trempent toutes seules, je perds ma langue, elle veut plus m'écouter, mes genoux frottent l'un contre l'autre, mes yeux ils font des étoiles, mon cœur il fait des bruits bizarres, mon rictus se tend dans l'autre sens (ce qui me fait un drôle d'effet remarquez, le manque d'habitude sûrement), ma bouche elle s'entrouvre sans que je lui demande rien... Et ça, ça fait tout sauf rendre mon air intelligent.

Depuis quelques temps, je suis plus pareille. Des fois je sens que je vibre de la semelle de ma Nike à ma frange, ça traverse tout. Chaque bout de peau à l'intérieur et à l'extérieur, chaque cheveu, chaque neurone... Je fais de la musique avec mon cœur et pis avec mon corps depuis que je l'ai vu. J'lui ai même jamais parlé, mais rien que de savoir qu'il est là, tout près que je peux presque l'effleurer dans les couloirs, ça me fait tout bizarre.

Celui qui me fait tout ça à moi il sait même pas que j'existe. Il est beau. Très beau. Il a des yeux qui regardent par le bas, et le sourire un peu de travers. Rien que de le savoir sur Terre, ça me donnerait presque envie de chercher les étoiles sur le sol. Il met des pantalons trop grands pour lui. Des grosses baskets, il a toujours un skate sous le bras et les cheveux dans les yeux. Simon. C'est beau comme prénom Simon. Et si c'était possible qu'un jour il me voit. Si seulement. Si. Si. Si... Ça commence pareil son prénom, c'est pour ça que ça me donne l'impression que c'est possible. Alors même si c'est dangereux, je me mets à rêver que Si...

Une fois dans les couloirs j'crois qu'il m'a regardé et, j'ai bien cru que j'allais devenir comme de la glace parce que je pouvais plus bouger mais en mêmes temps j'étais brûlante... Et pis après il m'a dit que j'avais une feuille d'arbre dans les cheveux et il l'a enlevée... Si c'est vrai... Après il est parti sur sa planche sans tomber et sans plus me regarder.

Simon, j'l'avais pas vu alors qu'il avait toujours été là. J'l'avais croisé comme presque tout le monde dans ma grande école, mais pas vu avec mes yeux tout grands comme maintenant.

Un jour, alors que je gribouille des mathématiques que je comprends pas dans mon cahier, il arrive. Avec le reste de sa classe, il a perm' en même temps que moi. Il est vachement beau, je suis sûre que si je savais pas me contrôler, je baverais sur mes multiplications, mais là, je fais l'air de rien. Comme toutes les filles elles ressemblent à des femelles en chaleur quand il est là Simon, j'ai pris le parti de faire ma mystérieuse, comme Great Garbo. Genre. Ouais voilà, j'fais genre que je m'en tape alors que je ne suis pas loin de la tétanie... Mais je contrôle, je dois sûrement trop transpirer mais ça, ça se voit pas sur ma figure.

Il sourit et (ouais parce que je fais genre que je l'ai pas vu mais je le reluque quand même à travers ma frange bouclée qui repousse mais je mettrai pas pour autant le bandeau que maman me suggère, c'est trop la honte le bandeau...) c'est tout mon ventre qui se retourne. Et je peux pas m'empêcher de sourire à mon tour. Lula elle est toute chose aussi. Elle est assise devant moi alors, elle se retourne et me chuchote un truc pas discret en tenant ses mains près de sa bouche pour la cacher... Sa bouche fait des arrondis, des shhhs et des aspirations... Elle est complètement ridicule. Mon front tout plissé devrait lui faire comprendre que je comprends que dalle à ce qu'elle me raconte, mais non, elle continue à s'emballer du "shhh" et ça fait que s'obscurcir un peu plus dans mon esprit.

D'abord il faudrait qu'elle enlève ses mains de devant sa bouche, personne, à 12 ans, ne sait lire sur les lèvres... Mais je comprends un truc, c'est pour Simon qu'elle se ridiculise, ça j'ai bien compris. Je pense que même si... Même si Si... Ben qu'est-ce qu'il fait là?

Il arrive vers moi. Normalement en perm', on est un par table, mais comme la salle elle est pas aussi grande que San Francisco, à un moment donné il faut que le règlement fasse des concessions... Donc on passe de "Un par table et c'est tout! Commencez pas à faire les malins pour discuter et écrire des conneries sur les tables avec votre Tipex. Non négociable les gamins" à "Vous vous mettez sagement deux par table et on fait ses devoirs correctement, hein? On peut vous faire confiance!"...

Simon, il est à deux tables de moi. Et il continue à marcher... Oh mon Dieu... Moins de 3 mètres. Il balance son cartable... Non son... Qu'est ce que c'est que ce truc? Ah si, c'est son sac. Une espèce de besace kaki militaire avec des badges, des coloriages et des gros mots dessus. Et, c'est sur la table à côté de la mienne qui la pose sa besace...

"J'peux me mettre là" qu'il me dit....
Comme je sais même plus comment je m'appelle et ben je fais oui dans mon cœur et avec ma tête, rouge comme une tomate, je fais un aller-retour vertical qui, j'espère, lui donnera l'impression que je m'en fous... J'suis pas sure de mon coup étant donné que j'ai les tempes qui tapent fort, mais vraiment très fort dans les boucles...

Qu'est ce qu'il fait là que je pense dans ma tête... Et en même temps que je pense, je fais un gémissement... Un truc discret mais qui, je suis sure, s'entend.
Tous les gens de ma classe sont retournés vers moi. Ils ont les yeux gros comme les seins d'Elodie et ça les rend vraiment cons.. J'sais très bien ce qu'ils pensent... Qu'est ce que ce mec fait à côté de moi!!! Quelle bande de cons, il est à côté de moi parce que lui, il l'a vu que j'étais super mignonne que j'ai envie de leur hurler... Il s'est mis à côté de moi parce que c'est à côté de moi qu'il voulait être. Pas plus... Mais pas moins non plus!

Avec sa main droite, il relève la mèche de cheveux qu'il a devant ses yeux. Il se ronge les ongles Simon... Ah tiens, comme moi...

Je continue à griffonner les maths commencées quelques minutes avant, pour me donner une contenance.

Et après c'est le trou noir. Il me raconte des trucs sur lesquels je peux pas vraiment me concentrer vu que toute mon attention est tournée sur ma bouche, pour l'empêcher de baver.
Il me parle longtemps je crois. Y a quand même un truc que je remarque, c'est que Lula elle se retourne plus et quand Simon lui demande un compas (j'ai même pas eu la présence d'esprit de lui donner le mien... Non trop concentrée sur la bave. Et sur cacher mon profil parce que mon nez de ce côté là, il est vachement trop gros...), elle lui tend avec cécité.
Des fois je tente de dire deux ou trois mots, mais vu que j'ai ma main droite devant mon nez, ben ça bouche un peu les sons de ce que je raconte et, Simon il fait que me dire "Quoi? Hein?", alors moi je lui souris mais ça non plus il le voit pas...
Oh merde ça sonne alors que je tente de lui dire que je l'ai vu l'autre jour, alors lui, ben il salue Lula et il se barre... Et moi? Et ben j'suis aux anges...






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PLUS QUE 10 JOURS...


(Il pue la chatte ce morceau hein? Ouais ouais, y a un peu que ça qui compte en musique pour moi. Je suis comme Jamie Foxx, pour moi il y a deux types de musiques: celle pour danser et l'autre pour faire l'amour... Quant au reste il m'intéresse peu.)


Il ne me reste que quelques jours dans le grand Est.
Après je pars.
Et je ne suis même pas chez moi à profiter de la terrasse du Cinq (je déconne! C'est une sorte de bar de la hype mais qu'on sait pas trop pourquoi, ni même sur quels critères ils se basent pour une déduire une chose pareille. Je traite, je traite mais j'y suis déjà allée hein... Bref on s'en fout je crois bien!).

(Note pour plus tard: trouver un vrai propos de post. Ce soir aucun surmoi qui filtre, je me retrouve à faire une sorte d'écriture automatique. Ce qui pourrait être une expérience finalement. Comme dans Lost. Ou assimilé)

Bon, heureusement, y a une boutique les Aubaines dans la ville où je me trouve, comme ça, je noie ma tristesse de future "expatriée" (j'exagère, je vous l'accorde. J'espère que les bretons comprennent au moins un peu le français) dans les bacs à jeans à 2 et 5 euros des Aubaines(le jeans de Lou Doillon pour Lee Cooper à 5 euros, jbimm... sauf que je crois, après moult tentatives et espoirs, que les jeans taille haute me font ressembler à une sorte de rosbif mal ficelé... Qu'importe, je lâche rien!)

Demain j'irai voir les robes Et Vous et les cotons American Vintage à moins de 10 Euros si les dieux me sont cléments...

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Alors aujourd'hui j'ai sorti la grosse artillerie de malade en ce qui concerne mes sapes!
Je sais, je vous en mets trop plein les mirettes...
J'ai un slogan avec la Chic Fille et ce soir, t'inquiète que je m'y tiens:

JE SUIS LÀ POUR VOUS VENDRE DU RÊVE.


Et comme ce blog, c'est mon métier pas payé, je suis on ne peut plus professionnelle.

-Un sweat American Apparel que j'ai un peu honte de dire son prix tellement je me suis faite un peu "car-na": 55 euros je crois. Certes c'est pas du Chanel, mais bon, hein, tu vois quoi!

- Le jeans slim de chez H&M acheté aux Emmaüs, 2 ou 3 Euros, je ne sais plus.

- Mes bottines La Redoute qui, en regardant les photos, me font dire que je ne suis strictement pas convaincue par leur allure. Il ne faudrait pas me pousser longtemps pour que je les trouve moches. Le prix des mochetés, 33 Euros.

- Le sac serigraphé par Lovisa Burfitt shoppé chez H&M: 2,95 Euros.

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N'essayez même pas de reproduire cette tenue, trop compliquée, trop pointue, trop... trop tout. Mais on parle bien de rêve là ;-) (Petite pensée émue pour mon premier smiley dans ce blog... C'est quand même beau la technologie)

Je vous embrasse.
Je reviens demain avec un tout petit bout de "Star Spirit", nom actuel du texte écrit il y a de ça beaucoup de mois (et même, pourquoi pas, il y a de ça beaucoup de "moi").

L'ART DE LA DIURNE LINGERIE...




Il y a quelques semaines, Gauthier, dans le Elle, faisait une sorte de mode d'emploi de "la lingerie portée sciemment dans la vraie vie".
Je n'ai pas été ultra convaincue par son procédé. Certes, sur la mannequin, c'était joli quoique vaguement importable tout de même.

Il n'y a rien, je trouve, de moins naturel, instinctif, que de porter des sous-vêtements par dessus ses propres vêtements.
L'idée est rigolotte, mais dans la vraie vie, ça se passe comment:
" Ah non, je crois que tu t'es gourée là! Ta mère t'a jamais dit que la culotte on doit pas la voir dans la rue?"

Je trouve qu'un soutif apparent (ce qui n'implique pas qu'il soit forcément par-dessus le reste), c'est joli quand c'est bien fait (la culotte en revanche, je ne suis pas sûre!)...

Mais dans la photo ci-dessus, ça fonctionne. Il n y a rien de ridicule, au contraire, c'est gracieux.

C'est J.W. Anderson qui fait ça. Le créateur irlandais s'est depuis peu, lancé dans la mode pour les gonz'.
Avant il a fait les mecs et là, tac il s'attaque aux nanas.
J'aime bien ce qu'il fait, je voulais vous montrer ses silhouettes et ses bijoux aussi.
C'est joli, non?





Ca ne fait pas déguisé.
(Attention, je suis néophyte, ce qui explique la manière toute amateur dont je vais en parler)
C'est fort (quelque chose d'un peu radical) et en même temps ses vêtements, ses silhouettes sont évidentes.
Voilà, ayé, j'ai parlé de ce que sa mode provoquait en moi...




Et puis il y a ces pompes, tellement pas moi, mais je les aime d'amour quand même.
C'est peut-être ça le talent, rendre des chaussures spécialement radicales évidentes.



Ca c'est ce qu'il a prévu pour l'hiver prochain...





Je vous embrasse, a demain...


EFFLEURER LES ÉTOILES...




"Notre plus grande crainte n'est pas d'être inadéquat, notre plus grande crainte est d'être puissant au-delà de toute mesure. C'est notre lumière, et non notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous demandons "Qui suis-je pour être intelligent, beau, talentueux, merveilleux?" À vrai dire, qui sommes-nous pour ne pas l'être? (...) Vous minimiser ne sert personne. (...) Lorsque nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire pareil."
Marianne Williamson
(auteur américain moitié-babos, moitié new-age!)

Ah ouais, carrément! Ca s'emballe de l'optimisme là.

Il est beau ce texte hein?
"Être puissant au-delà de toute mesure"... À qui elle parle là notre Marianne?
Pas à moi quand même?
Ma lumière?
Mon talent?
Mes merveilles... J'ai presque envie de lâcher un petit "lol" des familles.

Non mais c'est sûr, c'est vachement beau, ça donne super envie de faire sien ce type de discours... Mais est-ce que ça me parle? Est-ce que je me sens concernée?

Non, restons sérieux, je ne me sens ni visée ni concernée pas ce genre de monologue même s'il me donne des frissons (j'étais, je suis et serai une midinette toute ma vie...)

Mais admettons que ça soit le cas, que je me dise que oui, j'ai tout ce que cette femme dit, que je me sente concernée, pourquoi diable me sentirais-je effrayée par l'idée d'être puissante au-delà de toute mesure?
Ça serait plutôt cool non? Tout le monde est puissant, tout le monde irradie, tout le monde est, comme dirait la nana de Confessions Intimes, au top de "soi-même" et après, on est heureux dans cet état optimum d'humanité.

(Digression essentielle à mon raisonnement...)

Avant-avant-hier, sur France 4, j'ai re-re (× 12) regardé le Grand Bleu, un des films les plus importants de mon enfance.
Encore aujourd'hui, Jean-Marc Barre aka Jacques Mayol, est le plus beau garçon que j'ai jamais vu au cinéma (même la manière dont son visage prend la lumière et construit ses propres ombres est parfaite).
Je vous rassure, mes délires érotico-adolescents, ne sont pas le propos de ce post.
On va passer outre ma petite culotte.

Après le film, France 4 a diffusé un documentaire sur les apnéistes.

A priori, un documentaire sur des mecs qui ne respirent pas, ça ne m'inspire pas beaucoup (oui, je sais" inspire" et "respire" dans la même phrase, j'aurais pu faire un effort). Pourtant, c'était hypnotique.
je déconne pas, je n'ai pas pu détacher mon regard de l'écran.
La représentation vidéo de l'effort extrême.
Un entraînement physique et mental qui les oblige, peu à peu, à les éloigner de leur propre souffle et de leur propre chair.
C'est en voyant ce documentaire que j'ai été un peu plus éclairée sur les propos de Marianne Williamson.

Je m'explique.
Un apnéiste français, est resté, on peut le voir dans ce documentaire, 11 minutes et 35 secondes en apnée statique dans l'eau. S'teu'plait, 11 minutes et 35 secondes sans respirer, sans oxygène, avec des muscles qui se tétanisent, un cerveau dans une quasi léthargie, et une douleur qu'on devine insupportable.
11 minutes et 35 secondes à être sur la corde raide de la vie, à faire descendre son rythme cardiaque à moins de 20 pulsations minutes.
11 minutes et 35 secondes à jouer à autre chose qu'à être un humain. On est autre chose, on flirte et on triomphe sur l'impensable.

C'est pas dingue? Il y a dans l'apnée extrême, quelque chose qui s'apparente au divin, non?

Monsieur 11 minutes et 35 secondes a évidemment un physique hallucinant. Il passe sa vie à s'entraîner. Toutes ses pensées, toute les actions de son cerveau sont dirigées vers un but unique, passer le plus de temps possible sans respirer.

Le sport de haut niveau m'a appris un truc, mais je ne pouvais pas le saisir quand j'étais petite.
Vos aptitudes physiques et votre entraînement font de vous un bon sportif. Un mental en béton armé fait de vous un sportif d'exception.

En regardant ce documentaire sur l'apnée, ça a pris tout son sens dans ma tête.
Zidane, Jordan, Woods, Nadal, bien sûr que c'est exceptionnel et hors-norme, mais, et je ne sais pas si c'est la découverte de la discipline qui a provoqué ça, les apnéistes que je voyais me semblaient être dans un type d'efforts bien supérieurs.

C'est peut-être de ça dont parle Marianne Williamson.
La force de conviction, l'adaptabilité cognitive, la non-limite du cerveau humain s'il a des objectifs clairement définis et choisis. Mais vraiment choisis, et si c'est le cas, alors la machine se mettra en route!

En regardant ces mecs j'ai pris conscience de ce que les êtres humains étaient vraiment capables de faire: ne pas respirer, supporter la pression, gérer les phénomènes de décompression, minimiser le plus possible la douleur musculaire qui est insupportable! Les êtres humains, entraînés certes, peuvent aller bien au-delà de qu'on a appelé les limites humaines.
Pour moi, 11 minutes 35 secondes sans respirer, c'est la mort assurée, mais là, non, il sort la tête de l'eau, prend d'énormes inspirations, regarde le jury et leur dit "I'm okay, i'm okay". Il pleure pratiquement après chaque apnée extrême, je n'ose même pas imaginer ce que ça pourrait provoquer en moi ce genre de sensations, mais c'est possible. Ça ne m'est pas forcément possible à moi là maintenant, mais ça l'est, dans l'absolu.

Et ça m'a fait peur... Ça m'a fait peur de penser à l'immensité de ce qu'ils avaient en eux, de ce que j'ai en moi. Mes potentialités, non réveillées étaient, face à ce documentaire, vertigineuses. J'avais le vertige, le vrai, me disant que s'ils sont capables de pareil effort, je suis capable d'efforts qui me paraissent aujourd'hui, complètement inaccessibles. Tellement inaccessibles que je n'ai même pas l'audace d'y penser.
Et si, "cognitiviment", humainement, j'étais capable d'aller bien au-delà, de ce que je crois? Qu'est-que je ferais avec tout ça dans mes mains? Et puis visiblement je l'ai déjà... Et qu'est ce que j'en fais alors? Je pourrais gagner un marathon si je m'entraîne à ça pendant dix ans? Je pourrais parler 6 langues couramment en 7 ans, Je pourrais être pianiste concertiste?
Je pourrais traverser la Manche à la nage, tiens!

Il y a un avis très répandu qui dit que l'enfance est le meilleur moment pour acquérir des compétences avec facilité... Certes, mais je trouve que c'est surtout une réflexion de branleur ça! Qu'importe l'âge, on s'en fout, l'important n'est pas qu'on nous dise que c'est possible ou pas possible (ou moins possible), l'important c'est ce que l'on croit, ce que l'on sait. L'important c'est que pour moi (ou pour toi hein!) ça soit possible. Le reste n'a aucune espèce d'importance. Il (l'avis de l'autre) n'est pas un élément de variabilité. Sauf si ce que pense les gens est supérieur à ce que vous, vous pensez!


Pourquoi regarder ce reportage a été angoissant?

C'est l'idée de gâchis qui m'était angoissante, parce que, sincèrement, je ne sais pas où sont mes limites, et même si c'est extrêmement enthousiasmant, stimulant, je ne voudrais pas vivre ma vie en étant en sous-régime, en n'étant qu'une pâle copie de ce que je pourrais, si je m'en donnais fortement la peine, être.

Bon je vais me rencarder, et je vous tiens au courant. Si ça se trouve je vais être la plus grande joueuse de base-ball de tous les temps!!! Non, mais c'est sympa le base-ball!

Je vous embrasse...
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JE SERAIS PAS UN PEU UNE GROSSE FEIGNASSE...




... Moi?

Ouais un peu, c'est vrai.
Je ne peux pas beaucoup écrire en ce moment, j'fais des trucs relativement monopolisants, alors... Ben alors le soir, je bulle.
Merde!

Mais je fais des photos quand même, j'ai moins besoin de mes méninges! Et comme ça, mon égo peut tout de même se répandre, j'ai pensé à tout hein?

Aujourd'hui (enfin hier plutôt!), je portais un pantalon H&M kid. Sa forme est moitié harem, moitié sarouel, moitié baggy, moitié moyen gracieux! Il coûte 24 euros.

Et le Body American Apparel (36 Euros!) que vous avez déjà amplement vu sur l'internet de la mode.
Ça fait un peu grosse chaudasse, comme ça, dans la campagne, le body en dentelle gougouttes apparentes, c'est ce que vous vous dites.
Mais en vrai (pour rassurer les inquiets de la décence), j'ai été moins téméraire, j'avais un débardeur dessus. Comme il était peu photogénique, j'me suis foutue moitié à poil. Des fois on s'emmerde alors que le "cul nu spirit of fashion" est une alternative aux jours où on sait pas ce qu'on va se mettre sur le cul (comme dirait ma mère en colère...)

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J'ai des Air Force One (Nike) qu'on voit pas, donc aucun intérêt. Je pourrai même vous mentir en vous disant que je porte des Louboutin strassés d'émeraudes que ça serait pareil...
De toutes façons, j'ai toujours été moitié mytho.

En sixième, déjà pas mal traumatisée par mon arrivée au collège, je tombe sur que des camarades dont les parents sont blindés de fric. C'est pas que c'est grave ou que c'est une tare, mais à côté, je me sentais un peu comme Cosette... Non pire Fantine mais après son époque "je vends mes cheveux et mes dents pour survivre"!
Alors je mentais. Je mentais pour faire croire que j'avais les mêmes Adidas Torsion que ma copine Anne-Lise, je mentais pour faire croire que ma doudoune Chevignon avait été oubliée chez mes oncles normands. Je mentais pour faire croire que j'avais les mêmes choses qu'eux!

Alors si ça c'est pas un signe que je suis une grosse mytho!

Sur mes doigts, je porte un vernis couleur "lune dans la nuit". Gris très irisé qui brille.

J'espère que vous allez bien.
J'ai envie de vous raconter plein de choses, mais j'écris comme une patate pourrie...

Et puis, je pensais à quelque chose.

Je me disais que je pourrais peut-être vous montrer des bouts de l'histoire entamée il y a presque 3 ans.
C'est un "incipit" de roman, tout petit, mais j'aimerais savoir ce que vous en pensez, si vous aimez, si non pourquoi. Et puis, ça me servirait à progresser finalement!

Je vous embrasse mes beautés.

Si vous avez fini de lire ce post avant la fin de la chanson de Beth Gibbons, attendez un peu avant de fermer cette fenêtre. Ça pourrait au moins faire plaisir aux anges.

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LOS ANGELES C'EST TRES SURFAIT...




... Mieux vaut aller à Troyes dans l'Aube. Nettement plus étonnant dans son choix de glamour.

Je me ferai brève ce soir, je suis fatiguée, mais je tenais quand même à me souvenir de quelque chose avec vous.

Je porte des vêtements avec Mickey (ou Minnie, ou Donald, éventuellement Daisy... Ou Pluto... Oui bon enfin bref...) depuis toujours.
Quand j'étais petite on avait pas besoin de Hennes et Moritz pour s'habiller comme dans Fantasia, on allait du côté d'une marque qui s'appelait Michel Bachoz (existe-t-elle encore?).

Enfant, déjà subtile de la dégaine je choisissais, au grand désespoir de ma mère, un jogging turquoise avec une Minnie dessinée en 4 par 3 du maillot de corps (parce que sinon, le vrai 4 par 3 de l'affichage, ça fait trop grand, ça rentre pas... J'fais pas 18 mètres sur 9... Cette blague est-elle de trop?).
J'adore les sapes Mickey, j'avais arrêté d'en mettre, j'en voyais un peu de trop, et pas du meilleur effet!

Mais ce t-shirt H&M (en 1984 je pouvais m'en passer, en 2010... ) à 12,90 Euros, avait une jolie coupe, et même si je ne souhaitais pas être en régression de mode, j'ai eu envie de le porter!

Un slim de chez H&M chopé (du verbe "choper" rien à voir avec le shopping) au rayon kid. Toujours aller au rayon kid. Toujours aller au rayon homme aussi!
19,90 Euros le jeans!

Les pompes sont les mêmes Minnetonkas que d'habitude (ça change!).

Yassine portait les ré-éditions des Jordan...

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Et moi, par pure cyclothymie, ou je me tape des barres toute seule ou alors je fais la tête de De Niro dans Taxi Driver!

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Je vais dormir...
Oui il est un peu tôt...
M'en fous j'suis une punk!



Dormez bien,
Faites pas de cauchemars
Et faites de beaux rêves...

PIECE OF WHO?




De ce que j'entends, il y a une pensée qui se généralise de plus en plus en ce qui concerne la presse people (Voici, Public, Closer..).

Cette presse aurait une utilité majeure, elle aiderait à mieux accepter sa propre apparence. Un peu comme si elle était d'utilité egotique publique.

Voir la cellulite des cuisses de Nicole Kidman, les cernes de Jude Law, la peau grasse de Cameron Diaz ou la difficulté de vieillir de Madonna est sensé rassurer la masse, le commun des mortels sur son propre aspect!

Remarquez, dans une certaine mesure, savoir que les stars (ou les people, qu'importe) sont normaux de la silhouette et de l'epiderme (par "normaux", entendez imparfaits), pourrait dédramatiser mon propre rapport à la ridule ou au bourrelet.

Sauf que... Sauf qu'en fait, non, pas du tout.

✔ Dans le fond, j'aime imaginer que les gens que j'admire sont irréels de beauté, de charisme, de discipline et de talent. C'est leur travail.
Je ne tends pas à l'excellence à tout prix, en revanche, je n'aime pas la médiocrité "universelle" que ce genre de presse tend à prouver.

Si eux sont imparfaits, voire pire, c'est dire que dans le fond, tout le monde l'est. N'essayons même pas de sortir de cette condition, elle est inévitable.

Constater que les physiques des stars est tout aussi médiocre (si médiocres ils sont!) que celui de la populace et s'en réjouir, n'est pas un sentiment honorable.

Ce réjouissemnt ne traduit qu'une chose finalement:
Pétris de complexes, embourbés dans l'envie et la rivalité, nous préférons nous voir prouver que c'est le lot de tout le monde. Prendre conscience de cela, c'est ne plus se sentir isolé avec nos complexes aux contours tranchants.

"Je suis insatisfait de mon physique et aime donc savoir que je ne suis pas le seul à en souffrir".
Même s'il y a du touchant dans ce type de faille narcissique, c'est pas un chouïa pathétique de vouloir tirer tout le monde vers le bas?

Nous devrions nous enthousiasmer de la beauté... D'une autre beauté que celle à laquelle nous avons directement accès dans notre miroir... Plus facile à dire qu'à faire, c'est sûr! Mais légitimer ses pensées "obscures" en lisant la presse people, ce n'est pas tenter de régler ses problèmes de complexes, c'est se contenter de sa "médiocrité" et se réjouir que les autres (en l'occurrence les people) se voient dans le même miroir que le nôtre.

Nous avons tous des pensées de merde, des sursauts d'envie, de jalousie, d'aigreur, mais pouffer de rire collectivement de manière assumée, c'est considérer que ces pensées sont normales, pire, qu'elles sont parfaitement légitimes.

Depuis quand devons-nous être fier de nos travers d'âme super nazes?

✔Les commentaires sous les photos (de la cellulite des cuisses de Nicole Kidman) sont-ils rassurants?

Pour ma part, ça ne marche pas du tout. Sous prétexte de "rassurer" la populace sur son enveloppe, on arrive à un type de discours d'une grande violence:

- 2 cms de mollet en plus pour Lindsay Lohan et bim, elle est qualifiée de grosse qui se laisse aller.

- Un tournage de 6 mois en Irlande qui a éreinté Kate Winslet et tac, avec ses cernes, elle entre direct dans la catégories des vieilles... Qui se laissent aller.

C'est donc ces "commentaires" photos qui sont sensés me rassurer, nous rassurer?

Ce que les mots veulent dire dans le fond c'est que le droit à la variabilité esthétique est quasi-inexistant dans la presse people.
Un modèle est ultra dominant s'il veut être préservé:

- Beau
- Galbé
- Ferme
- Charmant
- Sympa
-Clean
et
- Intelligent

Et ce modèle, s'il veut perdurer ne doit supporter aucun écart, continuer à sourire et rester pro.

Suggérer que seul ce modèle peut prétendre à de la "respectabilité" ne nous rassure pas du tout mes imperfections, mes variabilités et moi. Pire cela nous angoisse.

Je n'aime pas savoir qui a de la cellulite et devoir m'en réjouir... Parce que j'ai envie de demander "et?" Ca va changer quoi à mes complexes ou à mon acceptation? Rien!

Renier la dimension onirique du Show-business (comme dirait Céline Dion), c'est tenter de tout tirer vers le bas pour préserver l'ego de tout le monde, notamment celui de la ménagère de moins de 50 ans, qui semble être rudement susceptible à les entendre.
Et ça, ça m'emmerde!

J'aime le grand, le lumineux, l'ultra-beau, le talentueux et j'aime que des gens habités par tout ça existent.Ils me vendent du rêve.

Mon regard face à la silhouette d'une Scarlett ou d'une Eva et ma prise de conscience (humm je ne suis décidément pas fichue comme elle! Sa grosse mère!) sont forcément, parfois, douloureux.
Mais cette douleur est liée à d'autres choses que l'existence même de ces nanas.
Accepter mon imperfection ne doit pas se faire en voyant les hypothétiques bourrelets de ces filles, mais bien en m'acceptant, sans comparaison et avec, au moins un peu, de ré-invention.

Mais je vous l'accorde, c'est peut-être moins facile que la vulgarité.

Je vous embrasse...
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TROP ÇA SE LA RACONTE RUE DE LA PRIMARTIALE ET PLACE STAN'...



(Non mais sérieux, vous enfants des 70 et peut-être 80, unissons-nous et écoutons le générique de Jayce et les conquérants de la lumière... Non mais sérieux, il a bien vieilli, non? Quand la batterie (ou assimilée, restons sérieux), pars sur "Vas Jayce...", j'ai les larmes aux yeux!)


Salut les gonz' et les kids.

I'm un peu back alors, intéressée et uniquement motivée par mes stat' j'ai pris le parti, audacieux semble t-il, de poster un samedi soir, à 21h53.

J'ai appris un truc trop fashion, trendy, hype, chic: j'ai appris à remonter mes manches.
Ouais je sais, trop personne n'y avait pensé, mais moi, précurseur de mon état, j'ai pas eu peur.

Alors tout y passe avec cette histoire de remontage de manches
La Barbour marine, vestige de mon adolescence.
Soit dit en passant, coup de bol d'avoir acheté cette veste de chasse en 1996.
D'abord parce qu'elle est très usée et que c'est ça qui est bon (gros gros argument!) et aussi parce que l'inflation a défoncé l'accessibilité financière, relative on est bien d'accord,de cette veste. Quand j'étais petite, elle coûtait 1000 francs ( 150 Euros quoi!) et maintenant c'est au moins 100 euros de plus! Non mais n'importe quoi... Ouais je suis extrêmement limitée de l'argumentation.

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Non mais attendez, c'est pas ça le mieux... Oh là, il faudrait que je tempère mes ardeurs, je suis un peu too much me semble-t-il!
Donc je remonte les manches de la Barbour mais du trench aussi. Pas besoin d'avoir le Burberry, le moindre trench vintage de mauvaise facture prend une allure "couture" (oui, je vais arrêter de m'emballer... Mais on va attendre la fin du post pour ça).

Je vous montrerai le trench aussi. Mais essayez, ça ré-invente les vestes ces conneries!

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Après je porte un top que vous avez déjà vu chez Emiiiiii. 4,95 Euros le bougre. Tac, rectifié!

Jeans H&M, 39,99 Euros.

Les pompes, achetées à crédit sur La Redoute. 33 Euros je crois.

J'ai vu mon amie Aline aujourd'hui.
1) elle était jolie.
2) elle portait des Wayfarer noire mais "doublées" de l'intérieur en orange. J'adore cette petite lisière orange discrète... Non mais j'adore (enthousiasme off... Faudrait pas déconner... Après c'est niais... Comment ça trop tard... Faites les malignes va, faites les malignes!)

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Et pis après, on est rentré... Et j'ai maté le cul d'Angel, impunément...

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Je vous embrasse...


OH BEN L'AUTRE...




Alors ça, pour faire les malignes, se la raconter, expérimenter une forme nouvelle de féminisme, acheter trop de pompes pour être équilibré, ça ça allait.
Et 2 ans plus tard, patatra crac-boum pouet-pouet nut-nut!

Je sors du deuxième volet de Sex and the city 2.
J'y allais avec beaucoup de précautions, mais j'y allais plutôt gaiement tout de même.
J'arrive après la bataille puisque les analyses du film ont déjà fleuri sur le net.

Je voudrais vous raconter mon histoire avec cette série... Et par la suite avec les films.

J'ai découvert la série en 2002. J'ai acheté cash les dvd sans même savoir si ça allait me plaire. La deuxième saison est la première que j'ai regardée... On s'en fout vous me direz. Si si je sens bien!

J'étais en couple, amoureuse, casée, "chiante" (oh je déconne) à l'époque, et cette série était une fenêtre velux sur un monde sentimental que je ne m'imaginais pas.
La mode aussi.
Ma mère a une vraie théorie sur la question, pour elle, ma compulsion s'est amplifiée avec Carrie.
J'adorais le look de Carrie. Mais un truc de dingue!
Le décalage expérimenté par Patricia Field me fascinait. Toutes les idées que j'avais sur la silhouette, autant dans les volumes que dans la colorimétrie ont été remises en questions. Cette série, dans un domaine aussi futile soit-il, a bouleversé mes valeurs!

Et pis y avait les gonzesses:

Charlotte: toute serrée de l'extérieur mais pas tant que ça finalement.

Miranda: L'énervée. J'adorais Miranda, cette soif d'existence pleine, assumée et autonome avec les failles et les contreparties que cela implique.

Carrie: J'l'ai toujours trouvé un peu cucul la praloche Carrie. Alors je l'ai traitée, mais avec une vraie affection tout de même.

Samatha: Le Dieu Samantha. La plus évidente au premier abord mais la plus complexe. J'adore Samantha, son mauvais goût, sa radicalité, son narcissisme, j'aime tout.


Bref, pour la casée que j'étais, je comprenais un peu ce qu'était la drague, les plans foireux, les déceptions et la fusion amicale féminine.

Une fois célibataire, la série n'a pas eu le même sens dans ma tête. Je comprenais mieux, la difficulté d'être à deux, la volonté d'être seule, mais les conséquences de la solitude affective. La difficulté du choix, du choix de vie quoi!

Vendredi 4 Juin, je vais au cinéma. Ça commence.
Ce film est raté. Mais vraiment raté. Un nanard admettons, j'suis bon public, subjective, j'aurais donc pu aimer...
Mais ça m'a énervée comme film.

Les filles m'ont mise en colère.
Leurs propos, leur connerie sur le couple (" Les traditions il faut les respecter mais en y mettant son propre goût", en substance, est une phrase importante dans ce film... Et oui Carrie parle bien du mariage. Rock'n'roll, punk, Sid Vicious, bière tiède et tout le toutim comme propos hein?), les looks douteux.
(NDLR: Dans la série, chaque scène n'était pas un défilé de mode too much. y avait du vrai look, des vrais gens, dans la vraie vie, dans les vrais taxis)

Pourquoi faire?
Je ne le comprends pas encore.
Comment les personnages ont pu devenir ça, de la tiédeur, de la fadasserie (avec la palme pour Miranda) et un tas d'autres bêtises.

J'étais un peu triste de ça. Triste parce que la ménagère a un peu gagné...

Une des problématiques de ma vie (ouais je ramène tout à moi...) c'est de réussir à être grande, bien plus grande que ce la vie a décidé pour moi.

Pour les 3 filles de Manhattan (Je compte pas Samantha. Samantha restera toujours Samantha!), c'est un peu la résignation qui prime. va falloir s'y faire qu'ils semblent nous hurler.
Non merci, pour moi ça va.

Je vous embrasse...



WOOL AND THE GANG, SA MÈRE ET LE RESTE...




L'autre jour, je rentre dans une boutique Phildar et j'y vois les nouvelles collections de laine. Et je sais que quelque chose a changé.
Je suis contente, hyper contente de tâter, sous-peser les pelotes, comparer les teintes devant ma figure pour savoir laquelle me va bien au teint!
Je mouille ma culotte chez Phildar plus que dans n'importe quelle boutique depuis bien longtemps.
C'est ça qui a changé.




Je prends quelques pelotes, du fluo, du bleu nuage, je pense déjà à ce qu'on va pouvoir faire avec Angel.
La séance photo qu'on a faite avec les filles il y a de ça deux week-end, ne sera pas visible dans l'immédiat. Je pars (pour changer) tout l'été bosser à Noirmoutier (c'est bien Noirmoutier, je ne connais pas?)
Je ne pourrais pas tricoter donc d'ici là patience. Même si j'ai hâte bien sûr, on ne fait, avec Angel, qu'imaginer ce qu'on fera après...

Bon bref, c'était pas le propos.



Le retour de la hype dans le tricot n'est pas arrivé avec Wool and the Gang. Il y a eu d'autres choses vachement bien avant. Les kits Phildar ont peut-être été la première étape.
Ils sont allés de plus en plus loin en demandant à des étudiants en stylisme de créer des vêtements mais surtout des accessoires fastoches à monter, fastoches à tricoter.
Pour les débutantes qui veulent s'y mettre, allez dans une boutique Phildar et demandez des anciens petits livrets "Phildar". Ils sont vendus à 1 euro et permettent de s'y mettre en faisant des choses sympas. Et je déconne pas (et restons sérieux, ce post n'es pas sponsorisé!)
C'est sûr c'est moins glamour mais si vous voulez commencer avec Wool and The Gang, sachez que la laine, aussi belle soit-elle, coûte un bras.
Indépendamment de la qualité sûrement à part de la Crazy Sexy Wool, une pelote mesure 80 mètres. 80 mètres c'est pas beaucoup en tricot et au prix de 19 euros la pelote, je trouve que c'est un peu limite.
Ça m'est personnel bien sûr, mais je ne m'en remets toujours pas.
La machine hype Nadège Winter est très efficace.
C'est sûr, c'est trop la classe les pièces créées par la marque...
C'est donc à vous de voir, moi, je vais attendre 2 minutes.



Devant l'ancien succès de Phildar, Bergère de France, l'autre grand, avait demandé à Fifi Chachnil de créer, à son tour, un kit.
Ce qu'elle a fait et je l'ai eu. Un petit cardigan rose pâle bordé de fluo avec ses chaussons.
Ce kit était très beau, je n'avais juste pas le niveau pour le tricoter, les pelotes ont fini sûrement dans une énième écharpe.



J'ai découvert tardivement la marque Ikou Tschüss, mais en feuilletant les "archives" des collections précédentes, j'ai trouvé que y avait un peu d'Ikou Tschüss chez Wool and The Gang. Notamment ce bandeau pompon de deux couleurs, en très grosse laine et qui date de 2008.
Mais pas que, les gros plaids, des foulards basiques bordés de laine, de crochet qui me donnent plein d'idées vu que je suis une grosse pompeuse!




Il y a aussi la robe brodée de bandes en laine.




Et des accessoires que j'adore et qui me paraissent pas bien compliqués à tricoter.





La marque a été créée par 2 minettes suisses, Guya Marini et Carmen D'Apollonio.
Et leur origine italienne n'a rien à voir avec mon affection pour leurs vêtements, je ne suis pas qu'une mama qui surcharge ses lasagnes de parmesan...
Je suis plus subtile!


Je vous embrasse fort.

PS: À celles qui se disent que quand même, l'épaisseur de la Crazy Wool de Wool and The Gang, est hors norme, je leur réponds, ouais mais on peut faire une pelote avec 3 voire 4 pelotes plus longues et nettement moins chères.

PS2: Au vu de ma passion pour le tricot, je vais en parler de plus en plus sur le blog.
 

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