IGGY AZALEA ET REFLEXIONS AUTOUR DU BOULE

30.4.12

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Dans le dernier Grazia, p 239, un petit article sur Azealia Banks et Iggy Azalea.
Azaelia on en a déjà parlé, c'est la chanteuse aux sweats Mickey.
Iggy on en a pas parlé, vu que je la connaissais pas. Je vous mets un clip, pas le plus connu, histoire de savoir de qui on parle. Que les choses soient claires, je suis hyper à la bourre, cette fille est déjà très connue.




Iggy est australienne, a 21 ans, adore autant Grace Kelly que Tupac, dit plein de gros mots, fait du rap et a fait craquer ASAP Rocky (aka monsieur Purple Swag).

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Elle est blonde, blanche et a un bon tarp'. Un vrai bon tarp qui se voit, large, rebondi, un truc qui fait vachement plaisir aux garçons et qui, souvent, "fait un peu plus peur" aux filles.

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La musique d'Iggy est mortelle, vous pouvez télécharger sa mixtape, Ignorant Art, ICI (en plus elle dit plein de gros mots).
Elle a très clairement un côté Princess Superstar qui fait plaisir (en un peu plus classe et beaucoup plus rappé).

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Bon c'est pas du tout de la musique de Iggy dont je voulais vous parler mais plutôt de son cul. Enfin pas précisément du sien, mais plus du cul en général.

J'aime bien le cul de cette fille, n'y voyez là aucune intention saphique, mais plutôt une vraie considération esthétique qui parle.
Il se trouve que je n'ai strictement aucun souci à voir mon cul grossir quand je prends du poids, aucun. Je suis même plutôt du genre à être à l'aise avec la question. Un jour que je discutais avec une amie, plutôt complexée depuis un temps sur la taille de son propre cul, alors même que celui-ci n'a strictement rien de gros (j'aurais même tendance à dire pas suffisamment. Enfin c'est Kevin, mon jumeau pré-pubère qui trouve que pas suffisamment), je me suis aperçue que nos goûts, la musique que l'on écoute, le cinéma que l'on aime ont une influence majeure sur nos considérations esthétiques personnelles.
Je ne parle de ce que nous dit la société, je parle bien de ce que l'on sent en nous. De ce que les choses provoquent en nous.
Les représentations de la femme de la mode sont souvent anguleuses, je trouve ces morphologies jolies (pas toutes mais aussi), mais je dois avouer qu'à force d'avoir regarder les clips de Ying Yang Twins ou ceux de B2O, je n'ai jamais eu de difficulté à envisager le bon cul comme un vrai atout.

Il existe des tas d'autres exemples que les gros culs évidemment.
Dans un registre plus testostéroné, j'ai toujours considéré que les poils des garçons ou les odeurs de transpiration comme un atout. En tous cas, sûrement pas un problème (alors même que mes copines n'aiment ni l'un l'autre et sont parfois étonnées de mes "préférences").

Où je veux en venir? Je ne sais pas trop... Mais voilà, je voulais dire aux complexées de leurs fesses qu'elles trouvent trop grosses, qu'elles feraient mieux de regarder la chaîne Ofive plutôt que Fashion TV, ça fait beaucoup moins mal.

Je vous embrasse fort.

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CHEZ TIMAI

27.4.12

J'ai enfin rencontré Timai . Ca a été une super rencontre. On s'est beaucoup amusé mais surtout on a beaucoup parlé. Cette discussion avez Timai a été pour moi vraiment très inspirante. Je l'embrasse encore pour ça. Et, donc, on a fait une vidéo beauté chez Sarah qui nous  a prêté un appart super. Bref, je ne sais pas quoi vous dire d'autres que "super", "cool", et "tahu". Je vous poste cette vidéo où je vous raconte des trucs beauté à moi. Indulgence il faut, j'étais très fatiguée... tahu les cernes quoi, mais bon, lâchons prise sur les imperfections, il le faut...





Marie from Supertimai on Vimeo.

 Je vous embrasse
PS: Tu te dis que heureusement que les autres gens postent pour moi hein?
 PS bis: Et t'as pas tort.
PS ter: Je ne peux pas encore répondre aux commentaires du post précédent, mais promis, ça ne passera pas à la trappe.

LA QUESTION DE L'OSTENTATION

21.4.12

Margiela




Il y a un livre sur la compulsion qui est sorti, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, le titre c'est Rien à me mettre.

Je ne l'ai pas lu, je ne sais pas si je vais le lire, mais ça m'a fait penser à quelque chose. D'abord qu'il y avait déjà eu un bouquin équivalent qui était sorti y a une toute petite dizaine d'années, mais aussi, à lire les deux ou trois trucs écrits à propos de ce bouquin, des choses que j'ai d'ailleurs trouvées plus ou moins pertinentes, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais comme ça d'un coup, j'ai comme été contente d'avoir été compulsive.
Je crois que je suis aussi contente de ça. D'abord, parce que ça m'a forcée à regarder les choses en face, à être lucide et à définir la "sémantique"(c'est à dire les significations) que je mettais dans le vêtement (et donc de mieux comprendre le rapport à l'image). Le sens, la valeur. Un vêtement n'est pas juste un vêtement qui me protège du vent et du froid et qui cache ma pudeur. Non ça va bien au-delà, sinon, excès il n'y aurait pas.

Je mets systématiquement en avant le fait que "je suis pauvre", pour vous expliquer mes ralentissements d'achats, ce qui n'est qu'en partie vrai. De toutes façons, tu peux toujours te démerder, quand t'as trop envie, t'as trop envie et tu y arrives. Non en fait ce n'est pas qu'une question de moyens,c'est surtout que je ne souhaite plus y mettre autant d'argent.

Quand je parle de sémantique, c'est vraiment au sens de "valeur, sens". Je m'explique. Un vêtement est un vêtement. La définition d'un pantalon par exemple c'est un vêtement qui va de la ceinture jusqu'aux chevilles et qui enveloppe séparément chaque jambe. C'est ça un pantalon. Mais un pantalon ça n'est pas que ça.
Prenons un pantalon Proenza Schouler, collection été 2012. Certes c'est un pantalon, mais pas seulement. Ce froc (on peut encore dire froc en 2012?) envoie des signaux sociaux aux gens. Des signaux du type "j'ai ce pantalon Proenza Schouler parce que je l'aime bien, parce qu'il est nouveau et aussi parce que je peux me le payer."

Je suis plutôt snob. Quand j'achetais beaucoup de vêtements, j'allais naturellement vers des vêtements chers, des vêtements que "castement" (je ne suis pas issue d'un milieu où on pense que l'on peut s'acheter un pantalon Proenza Schouler. C'est, là d'où je viens, un fantasme autant qu'une absurdité), je n'aurais pas pu, dû me payer. Pourtant, j'avais une attraction très importante pour les signes ostentatoires de richesse (aussi parce que vous pouvez l'imaginer, je trouvais les fantasmes absurdes des plus attractifs). 

L'idée du vêtement cher, n'était donc pas qu'une question de très beau ou de très confortable de soi à soi. Certes, il existe certaines marques (citons Margiela par exemple), qui se refusent à tout signe d'ostentation, mais ça n'est pas le plus courant. Là où l'on vit, il faut montrer qu'on peut s'acheter du Dior.  Chez Margiela, on trouve ça vulgaire l'ostentation et le  client type n'est pas une fille qui a envie de porter ce que tout le monde porte (il y a très peu de pièces dans chaque boutique, c'est une volonté de la marque, une confidentialité un peu snob je vous l'accorde. J'aime bien. Je suis une conasse.).

Alors pourquoi vulgaire?

Je me suis aussi interrogée sur ce que je cherchais à prouver en achetant tous ces vêtements de marque.

J'ai d'abord remarqué que le rapport qui existe entre mon vêtement de marque et l'autre, est un regard "genré", c'est à dire qui s'adresse essentiellement à un genre. Le genre féminin. Je n'achetais pas du cher pour impressionner un amoureux. Qui s'en fout clairement.
Les enjeux qui existent entre l'autre et moi sont féminins. Seules quelques femmes savaient que mes chaussures étaient des Jacobs ou des Prada. Les hommes s'en fichent de ça. Montrer à ma semblable que mes pompes sont de telle marque était une manière de hiérarchiser, dans une certaine mesure, nos interactions. Ou tout du moins, à ne pas me sentir "moins bien" qu'elle. Un rapport de cours d'école en quelque sorte, oui, exactement.

Sinon pourquoi en même temps?  Je ne peux pas nier qu'il existe une envie liée au beau et aux belles choses dans les dérives qui étaient les miennes, mais il y avait également une volonté de mettre en place un certain type de relation à l'autre, une manière un peu grossière de me donner, au sens strict du terme, une valeur. Une beauté. Une grâce. Une modernité. Une capacité d'achat. Une appartenance au monde. Une appartenance à un monde qui n'était théoriquement pas le mien.

Ca n'est qu'une explication, encore une fois, mais je crois que ça se tient. Regardez comme certains blogs rendent envieux, comme la consommation ostentatoire, si peu qu'on se penche dessus, pose problème. Elle pose un problème de jalousie, mais la question se pose tout de même, pourquoi me montres-tu ce que tu peux t'acheter? Et pourquoi viens-je voir ce que tu peux t'acheter et que moi je ne peux pas? (À l'ère des blogs, le phénomène est de plus en plus vaste évidemment).

C'est un problème de caste, un problème de positionnement. Je m'achetais des pompes de marque pour me prouver et pour prouver aux autres que je pouvais, moi, me les acheter.
Des tas d'autres choses se mêlent à ça évidemment. Féminité et image qui ont du mal à se détacher pour évoluer indépendamment l'une de l'autre, construction de l'identité féminine sous le prisme du marketing pour ne citer qu'eux.

C'est une des raisons pour lesquelles j'ai de plus en plus de difficultés à céder à mes pulsions, parce que tout simplement, j'essaie de comprendre, même dans les choses les moins glorieuses. Comprendre c'est toujours mieux que de céder n'importe comment, non? Il ne s'agit pas de vouloir être un moine bouddhiste... Quoique, je ne suis pas sûre que cela ne soit pas, finalement, une envie "séduisante".

J'aimerais avoir votre avis sur la question de la consommation ostentatoire et l'autre, c'est aussi vrai pour vous?


PS: Je sais on devait parler luxe et consommation de manière moins "nombriliste" mais j'ai manqué de temps, ce n'est donc que partie remise.

PS2: Je sais on parle beaucoup de tout ça en ce moment, mais y a à dire, y a à se décomplexer et l'idée de ne plus réfléchir à ça, de prendre cela avec plus de "légèreté" ne me dit pas vraiment. Il y a finalement, déjà suffisamment de légèreté sur la question..

Et pis bon week end aussi bordel. Love les copains.


MARDI 17 AVRIL LA MUSIQUE

17.4.12


Salut les copains, ça va.

Alors aujourd'hui, qu'est ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il fait?

LA CHANSON DE LA SEMAINE

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FRANK OCEAN, WHITE
OFWGKTA (aka Odd Future Wolf Gang Kill Them All) vient de sortir The OF Tape Vol. 2, le collectif s'est enfin réuni après un bon paquet de projets solos.
Frank c'est mon chouchou.
"L'album" (ça fait de moins en moins mixtape artisanale cette histoire) est vachement bien, et le court morceau de Frank, White, encore plus. Épuré, sublime, suspendu. Très très beau.
C'est la chanson de ma semaine.


LA DÉCOUVERTE DE LA SEMAINE


Overdoz


Overdoz, Growin Pains
Dans le dernier Technikart, y a un article sur le nouveau hip-hop américaine (il n'en fallait pas plus pour que je scrute, vous vous doutez bien), et dans cet article, j'ai fait quelques découvertes. Notamment le groupe Overdoz. Avant ça, jamais entendu parlé. Leur mixtape Live for, Die for (que vous pouvez télécharger ICI ) est vraiment hyper bien.
C'est frais, c'est été (même si c't'enfoiré fait un peu son mystérieux ces derniers jours) ça me plaît beaucoup.
Le premier morceau sur lequel je suis tombée c'est Growin Pains. Et le clip est super. Vraiment.




LE SOUVENIR DE LA SEMAINE

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MYLÈNE FARMER, CALIFORNIA
Pour ceux et celles qui me lisent depuis longtemps, vous savez que je suis fan depuis très longtemps de Mylène Farmer. Bon pour être tout à fait honnête, j'aime plus vraiment ce qu'elle fait mais c'est un peu comme un engagement avec elle, je l'aime depuis tellement longtemps que je ne peux pas laisser tomber comme ça.

Ma chanson préférée de Mylène Farmer, celle qui m'a tout de suite plu au delà de toute mesure c'est California. C'est la chanson d'ouverture de son quatrième album, Anamorphosée. Je me souviens encore avec précision de la première fois où j'ai mis le cd dans ma chaîne où l'album est parti et où cette chanson a commencé. Ca faisait tout drôle à l'intérieur de moi. Alors je l'ai remise et encore remise... Il se trouve que j'ai mis quelques heures avant d'écouter le reste de l'album. A cause de California.
Je vous mets le clip de cette chanson, il est d'Abel Ferrara. Si vous ne le connaissez, prenez 5 minutes (toujours en utilisant le prétexte du dossier qui nécessite qu'on vous foute la paix), ça en vaut la peine.



LA LOOSE DE LA SEMAINE

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ACE OF BASE, ALL THAT SHE WANTS




T'es bien dégoûté de l'avoir dans la tête maintenant, hein?


Je vous embrasse, bon mardi, chez moi, il flotte sa mère!

PS: Normalement, les posts musicaux, y a pas que moi qui bosse hein... Comprenne qui pourra...

Love

L'ANNÉE DES MÉDUSES

16.4.12

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(Non mais Aaliyah je t'aime toi, tu sais même pas...)

Très petite, dés que ce film passait à la télé, j'avais très envie de le regarder.
Rapport que ma mère l'avait déjà vu et était vigilante sur la question des nibards trop visibles, je n'ai jamais pu regarder L'année des Méduses.

Pendant de très longues années, le film a conservé son caractère sulfureux.

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(C'est vrai que Chris a tout le temps les seins à l'air)

Et puis j'ai oublié ce film, et suis retombée dessus un peu par hasard. Enfin tombée dessus plutôt, vu que j'avais été bien docile et n'avais pas cherché à en savoir plus...

Alors de quoi il parle ce film?
Ca raconte l'histoire de Chris (Valérie Kaprisky), une jeune nana, belle à tomber, dont les parents ont de l'argent et qui passe ses vacances sur la Côte d'azur. Elle y est seule avec Claude, sa mère (jouée par la très belle aussi Caroline Cellier) pendant que son père bosse à Paris.
Chris n'a pas vraiment de morale, pas vraiment de scrupules et séduit tout le monde en se moquant éperdument des conséquences.
Elle va pourtant tomber sous le charme de Romain (Bernard Giraudeau aka Bonjour toi ça va? Non parce que tu fais plaisir mon pote) un petit maquereau de plage qui séduit les femmes pour les fournir après aux riches mecs des environs.
Sauf que Romain, lui préfère Claude et ça Chris, elle aime pas.

J'aime beaucoup le cinéma des années 80. D'abord parce que c'est le premier cinéma que j'ai vu, mais aussi parce que son côté coloré, chemise hawaïenne, Golf décapotable, coupe de cheveux approximatives et moches (j'sais par exemple Linda Hamilton aka Sarah Connor dans Terminator comme modèle du genre), épaulettes, musique au synthé me plaît vraiment.
J'adore encore plus quand ça se passe au soleil (j'sais pas American Gigolo par exemple... Ou un bon paquet de De Palma). Ah ouais y a ça aussi.. Quand ça a inspiré l'esthétique erotico-gnangnan des Hollywood night de TF1 (tout le monde suit j'espère?) je kiffe.


Bon bref, j'ai adoré l'Année des méduses, je ne suis pas certaine que cela soit vraiment "un bon film", mais c'est pas comme si ça forgé mes goûts.

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Il y a un autre truc dans L'année des méduses, c'est la beauté des gens. J'aime regarder les gens beaux et là, c'est la fête. Les corps, les visages, tout est très beau.
Chris et son corps de fou, sa mère, Caroline Cellier sublime et Romain.
L'année des méduses, c'est la fête des seins à l'air (un truc des 80's), mais c'est aussi la fête des looks sympas.
Alors pas tout, des fois pieds de poule + manche chauve-souris + polyester = trop pour moi.

Mais d'autres fois, les maillots de bain hawaïens, les grandes tuniques en lin blanc, les sweats gris à la Rocky (les plus jolis) avec une petite boucle d'oreille fluo et là, je tombe.

Je suis très intéressée par toutes les fringues "beach". Tout ce qui fait plage, sable sous les pieds et sel dans les cheveux m'intéresse beaucoup. Donc là, je suis servie.


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Voilà, c'est tout pour moi.
Bonne journée.
Je vous embrasse à demain les potos.

J'Y VAIS MAIS J'AI PEUR

11.4.12

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T'as bien compris que t'avais un problème avec tes sapes.
Ca devient beaucoup, beaucoup, beaucoup trop encombrant. T'as plus un seul placard qui est assez grand, un parquet suffisamment vide pour laisser traîner tes frusques et ton bordélisme historique. C'est toujours mal rangé parce qu'il est bien difficile de prendre soin de tes vêtements quand ton désir a vite été remplacé par ta putain de honte.
Tu négliges, fais comme si tout ça n'avait jamais existé à mesure que la poussière s'accumule sur les plis pas encore défaits de ton énième pantalon. Tu mets que des jeans de toutes façons. C'est fou de penser systématiquement que t'es quelqu'un d'autre, une autre qui aimera porter ce type de pantalon. Ou ces pompes. Ou un autre truc qu'est pas toi.

Donc, tu sais que t'en as marre de voir cette poussière qui s'accumule, que va bien falloir régler le problème parce que là, c'est comme pour la cigarette, tu restes jamais à un paquet, ça empire toujours.

Là c'est trop alors dans 6 mois, t'as peur.

Tu te poses, tu analyses, t'essaies de voir comment arrêter... (ce qui se passe à ce moment là, je vous en parlerai dans un prochain post).

Tu sais ce qu'il faut faire, trier, dégager tous les trucs qui servent à rien histoire de se respecter, respecter son espace, son corps, pas faire n'importe quoi. Pour les gens qui savent pas, ceux qui n'ont pas de problème d'armoire qui dégorge, c'est extrême, t'en fais trop, peut-être qu'il faut y mettre moins d'enjeu. De toutes façons acheter trop de vêtements, à part être un penchant narcissico-occidental, c'est quoi? Un faux problème. C'est ça que pense les gens, c'est pour ça que tu mets du temps à voir que c'est un problème qui ronge ta vie sociale, ta dignité et ton porte-monnaie. C'est aussi pour ça que personne te prend au sérieux quand tu leur dis que t'as un problème, que t'achètes trop même quand tu peux plus, décemment plus.

Eux ils te regardent chelou, ils pensent juste que tu dois faire un tout petit effort, que t'arrête avec le narcissisme et qu'il suffit juste de dire stop pour que ça soit stop.

Stop.

Stop.

Stop. S'il te plaît stop.

Ca fait pas stop tout de suite. En tous cas, il suffit pas de le dire pour que ça fasse stop.

Un jour ça a fait stop.

Quand il a fallu trier les fringues, s'en débarrasser, t'as eu peur.
Tu traînais toujours les pieds, trouvais toujours la moindre raison de garder cette jupe... Alors que c'est con, tu mets jamais de jupe, c'est pas pratique.

Il faut être intransigeant, trier vraiment. Pas avoir peur du vide dans l'armoire, de ces choses qui partent comme ça en quelques secondes.

Je sais que ça fait peur parce que d'un coup, y a vachement moins de trucs qu'avant. Ces trucs derrière lesquels t'aimais bien te cacher.

Et là, comme ça, devant ton armoire, t'y es.
Ce truc qui te faisait tellement peur. Le vide. Il est là. En face de toi. Faut faire quelque chose de ce vide, parce que là, d'un coup, t'as le vertige.

Je vous embrasse.

PS: Je tenais tout de même à préciser, ces posts ne valent pas pour vous shoppeuses et amoureuses de la fringue (bien sûr que s'acheter des sapes, vouloir être belle peut-être une chose simple et chouette). Je ne parle pas de manière générale, il s'agit de comportements extrêmes qui ont nécessité une forme de "radicalisme", pour moi en tous cas (et je ne dis pas que c'est l'unique manière de faire mais c'est celle que j'ai choisie). Ces posts peuvent paraître un peu "ramène ta corde j'ai crochet" mais en fait, il n'en est rien. Je sais que certaines de mes lectrices traversent ce genre de choses et il est reposant de voir qu'on est pas tout seul dans la galère. Tahu.


Je vous ré-embrasse.





BREF

10.4.12

À un moment donné, en septembre, y a Bref qui a commencé sur Canal. C'était trop bien, ça me faisait marrer.
J'ai cliqué sur "J'aime" sur Facebook. Je croyais que je serai la seule. Que les autres aimeraient pas pareil, ou pas autant.
On a vite été beaucoup à "J'aime" Bref sur Facebook.

Après, comme à mon habitude, j'ai mis mon costume de snobinarde qui aime plus ce que tout le monde aime. Et puis c'était moins drôle. Et puis bon, ça va, c'est has-been Bref. Le problème avec l'internet c'est qu'il ringardise tout beaucoup trop vite. Et puis tous ces partages sur tous ces murs, ça faisait trop.

J'ai plus regardé Bref. Enfin si mais discrètement, sans le dire. Tellement cliché.

Et puis il y a eu "Bref. Je suis une vieille", j'ai chialé.

Et puis "Bref. J'y pense et puis j'oublie", pareil, j'ai chialé.

Et puis "Bref. Y a des gens qui m'énervent". J'ai souri, secoué la tête et pensé, putain ils sont forts ces enfoirés.

Et puis il y a eu "Bref. On était des gamins", regardé à 8h00 un matin. Et ouais, voilà, j'ai chialé.

(NDLR: Malgré un nombre d'apparences clairement contre elle, Marie n'est pas dépressive, elle est juste sensible. Très sensible. Peut-être un chouïa trop. Avant elle avait honte, maintenant moins.)

Je sais c'est tellement (ou so) Septembre 2011, mais je re-aime Bref très fort.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Je vous embrasse.

LE PARADOXE FÉTICHISTE

9.4.12

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(Un peu par hasard, je suis tombée sur ce vieux morceau de Menelik...  (*__*) )


Repartons dans nos réflexions consuméristes si vous le voulez bien.
Je voulais aujourd'hui vous parler du "Paradoxe Fétichiste" dans la consommation de vêtements (et/ou de bijoux).

(Je tiens cependant à vous préciser qu'il y aura beaucoup moins de bondage, de menottes et de boule dans la bouche dans ce post que ce que vous vous dites, là maintenant)

Alors le terme "fétiche" n'est peut-être pas le plus adapté, mais c'est celui que je trouvais le plus parlant.
Dans ce cas de figure, un "fétiche" serait une sorte d'objet auquel on attribuerait des pouvoirs, quelque chose qui aurait une influence sur son "propriétaire".

Grossièrement, un fétiche est un objet, matériel, physique qui aurait des propriétés magiques. Il serait capable d'agir sur nous, sur les autres et sur la vie.

Alors quel rapport avec la compulsion?

J'ai toujours été frappée de voir comme le cerveau était capable, dans le cadre de la compulsion, de retourner sa veste. Il pense tout et son contraire et change d'avis en un rien de temps. Une vraie adolescente amoureuse.
L'achat et l'envie de renouveau primant, on se retrouve à penser, le plus sincèrement du monde, un truc, puis un autre.

Illustration:

Il fait beau, tu te balades dans une super boutique, tu partais pas vraiment pour te délester d'un rein afin de t'acheter un super blouson en cuir, mou, doux, sublime, parfait. Non, clairement, ça n'était pas ton objectif.
Mais ça, c'était sans compter sur cette chienne de providence qui te met la perfection sous le nez. Comme par hasard. Et ton rein, merde, elle y pense à ton rein la providence.

Tu bloques, tu l'enlèves du portant, la tournes, la retournes, la regardes de partout, l'envisages sur tes frêles épaules et tu te vois avec elle, belle, sapée comme c'est pas permis. Y a 3 minutes elle n'existait pas, là, tu ne peux pas ne pas repartir avec.
Tu perds libre-arbitre et dignité d'un coup... Et potentiellement un rein, mais ça, tu fais comme si tu l'avais oublié. Amnésie accomodante.

Cette veste tu sais qu'elle va te faire du bien. Certes tu as déjà pensé cela pour d'autres vêtements, mais là, c'est pas pareil, elle et toi ça sera différent.
Tu seras belle, bien habillée, enviée, bien dans tes pompes, légère. Presque heureuse.

La veste, elle a ce pouvoir là, celui de te rendre autre et mieux.
Le fétiche. Il est là le fétiche. La veste est remplie de tous ces pouvoirs. Tout au fond de toi, c'est sûr ça serait mentir que de dire que tu n'as pas comme un doute, mais le doute est moins bruyant que le reste. Ton désir notamment qui lui, hurle comme un beau diable.

La suite, vous la connaissez déjà?

Ben oui, le fétiche est décevant, la veste n'est qu'une banale veste qui n'a finalement rien changé (heureusement, sinon Dieu que cela serait triste). Le vide, l'insatisfaction, l'angoisse, tout est resté là, bien lové dans cette tête qui n'en a pas fini de tourner.

Le fétiche n'est plus, la déception laisse place à une nouvelle envie. Un nouveau fétiche, un manège qui recommence. Et au bout toujours la même chose. Le vide.

D'un côté le fétiche, d'un autre l'amoncellement de sapes et de sapes qui ne prouve qu'une seule chose, dans le fond, ces fringues ne comptent pas comme tu le crois. Mais alors c'est quoi qui compte? Et puis surtout comment on fait pour y aller?

Je vous embrasse fort.

PS: Il se trouve que ça y est, je sais que la compulsion est derrière moi (je vous dirais comment je le sais, je ne vais pas faire ma radine sur la question), ce qui fait que je vais pouvoir rentrer dans d'autres types de détails. Réfléchissons ensemble et délestons nous des trucs tout pourris.

PS bis: le prochain post de reflexion sur la consommation parlera de luxe et de consommation ostentatoire.

PS ter: Love on the beach with a orange juice glass.

JEÛNE, DISCO-PUNK ET 55 MINUTES

2.4.12

Edit: au vu de quelques commentaires je voulais juste vous préciser que je ne fais l'apologie de rien en mettant cette vidéo et ne souhaitais pas " être dilettante sur la question". En plus je suis hypocondriaque et n'entamerais jamais ce genre de chose (le jeûne) à la va-comme-je-te-pousse,seule et sans avis médical. Jamais. Vu que j'ai toujours peur d'être moitié malade,laisse tomber l'angoisse que serait ma vie.
Je vous l'ai mis en lien parce que j'ai trouvé ça passionnant et aussi parce que ce documentaire est passé à la télévision donc visible par tous.

Je vous embrasse fort (Ps: ça fait quand même vachement de bruits Paris!)

Je pars pour quelques jours à la capitale. Je suis assez excitée, ça fait très longtemps que je ne suis pas allée à Paris.

Mais avant de partir je voulais vous filer le lien de cette vidéo sur laquelle je suis tombée en matant le Replay d'Arte (ma vie est disco punk, tu peux pas test). C'est une enquête sur le jeûne et ses bienfaits...

Comme j'ai passé mes 55 minutes à regarder la chose,  bouche ouverte en ponctuant chaque minute de "c'est un truc de ouf'!", je me suis dit que ça pourrait en intéresser certains.

Alors certes, discrètement, 55 minutes de documentaire, c'est un peu chaud à regarder au bureau, mais quand on veut, rien n'est impossible -__- (fermez la porte et dites "oh lala mais que ce dossier est long, j'ai au moins 58 minutes à bosser tout seul sans que personne ne me dérange. Surtout.)



Je vous embrasse fort.

PS: J'insiste un peu mais vraiment ce documentaire et ce qui y est dit est INCROYABLE... (la vidéo est en ligne jusqu'au 5 avril, c'est à dire jeudi).
 

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