HIER CHEZ LE COIFFEUR...

29.6.12




cheveux frisés



 

( Le premier album de Kelis *__*)

 Salut les copains.

Hier je suis allée chez le coiffeur rapport que je peux pas non plus éternellement faire croire que je suis une vraie blonde vu que je suis capable de compter en italien depuis que j'ai grosso modo 4 ans.
Je n'ai guère progressé depuis mais je suis toujours italienne (une moitié en tous cas).
D'où les balayages réguliers, sinon, c'est négligé.

Donc hier, après 3 mois, passage chez le coiffeur.
Y aller me coûte à chaque fois (je parle pas de thune). Comme je vous l'ai déjà dit, je ne me lave plus les cheveux qu'avec de l'après-shampooing (No-poo tout ça) et les coiffeurs chez lesquels je vais, dés que je parle du no-poo (comme de l'huile avant-shampooing), il sont tendance à me prendre un peu pour une crasseuse... Ou assimilé. Je ne me vexe plus trop habituée.

En revanche, comme mes cheveux sont plutôt "protégés" grâce à l'après-shampooing, dés que les coiffeurs me lavent les cheveux, j'ai envie de pleurer tellement je sens mes cheveux s'assécher. Quand ils ont bien crissé, normalement, le coiffeur il a le sentiment d'avoir bien fait son travail. Moi, de mon côté, j'ai envie de pleurer.

Je sais que ça va me prendre au moins deux lavages pour récupérer une matière "décente". Alors les coiffeurs n'y sont pas forcément pour grand chose, leur notion de cheveux propres n'est pas la mienne, je supporte pas que mes cheveux crissent, j'ai l'impression que je leur fais du mal...

Qu'est-ce que je leur dis aux coiffeurs? Rien tant pis? Je prends mon mal en patience?

PS: Comme c'est l'été et que l'été je suis toujours très prise (je vais arrêter de faire systématiquement la même blague salace, je ne suis que maturité maintenant), le blog va être à la cool.
Je ne pourrai pas répondre à vos commentaires, je n'aurais pas internet... Cool quoi.
Je vais un peu modifier le blog à la rentrée (bon light, ça sera toujours mon blog à moi, mais je voulais faire un peu bouger les meubles, histoire de... Enfin vous voyez quoi).

PS2: Je ne veux pas du tout arrêter mon blog, pas de méprise, j'aime écrire ici, vous lire. C'est juste que l'été, j'y arrive jamais, alors je posterai juste un tout petit peu.

PS3: Ben love mes copains et mes copines...

Bon la vérité...

20.6.12



(l'ipad ne me permet pas de mettre un lecteur Deezer, mais présentement, j'écoute Alexandrie, Alexandra de qui tu sais)

Salut les copains et les copines...
Je ne vais pas vous parler du temps (c'est chiant et c'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose) mais vous dire que (et certains s'en sont un peu aperçu) j'ai un petit moral blogguesque ces derniers temps. Le moral est plutôt pépère mais je n'ai pas trop grand chose à vous raconter.

Alors je ne vais pas me forcer (il y a quelques temps je faisais la maligne qui poste comme une deglingo tous les jours... Je consate avec un brin d'habitude que ma cyclothymie blogguesque a encore de beaux jours devant elle). Si ça se trouve demain je reviens mais peut-être pas.

Je vous fais des bisous dans votre cou mais pour de faux vu qu'on ne se connaît que par écrit.

Tu me manques déjà mais plutôt que d'écrire nul et sans goût, je me me tais (cette phrase t'a forcément fait penser à MC Solaar)

<3 br="br">
PS: Elles tuent ces Nike hein?

POST LACONIQUE 2

14.6.12

beurre-de-karite-logona


 

Salut les copains? Ca va?

La trentaine arrivant, j'ai commencé à avoir des réflexes "dermiques" nouveaux.

Exemple, la crème contour des yeux.

Rapport que je me tape beaucoup de barres, à un moment donné, t'y échappes pas aux plis sous tes yeux . Même si c'est normal, même s'il faut t'y faire, ça ne te dispense pas d'être, à certains moments, un peu vener après cette chienne de nature.
La nature n'est pas tant une chienne que ça, il se trouve simplement qu'à force d'entendre que vieillir c'est moche et que ça pue, on s'est mis à y croire. On regarde la date dite de "péremption" arriver la gorge sèche et le coeur palpitant.

 Bon, on s'en fout c'est pas le propos.

 La crème contour des yeux que j'ai longtemps utilisée c'est le baume gras et orangé de chez Dr.Hauschka. Vachement bien. Très grasse, j'en mets des tonnes avant de dormir (ce qui peut avoir une certaine influence sur ta vie sexuelle si ton mec est sensible de la crème...). Avant je mettais de l'huile d'argan pure. La nuit. Ouais super bonne idée. Autant dire que le lendemain j'avais le regard vif d'un lapin salement myxomatosé. Beaucoup trop gonflé cette histoire, il m'a fallu du temps pour comprendre que la poche exagérément développée n'était pas du meilleur effet.
Revenons à notre baume Hauschka, le vrai truc c'est qu'il coûte un peu cher (rien d'indécent mais bon tu vois quoi) alors au 4ème pot acheté, je me suis dit que j'allais faire plus simple et surtout moins cher. En l'occurrence le beurre de karité de chez Logona (ouais je sais,  la photo illustrant ce post est sublime. Et glamour. Et sublime).

Je crois que ce beurre de karité n'est pas forcément le meilleur (il y a en plus des huiles essentielles que beaucoup de personnes ne supportent que modérément), mais j'en voulais un "avec une odeur autre que celle du beurre de karité pur". J'en ai longtemps utilisé mais l'odeur je ne peux pas (si vous avez d'autres plans de beurre de karité je suis preneuse hein! Mais il faut qu'ils sentent bon).

Il n'est peut-être pas le meilleur, mais j'ai quand même l'impression, après 3 mois d'utilisation, que pas grand chose n'est à la hauteur de ce beurre. Le karité c'est la base de base. Mes yeux vont bien, j'ai pas perdu 10 ans (lol) mais j'ai le regard reposé, beaucoup plus. J'en mets par petites touches ailleurs sur mon visage mais surtout sous mes yeux. Beaucoup (même impact sur l'intimité donc). Ca coûte pas grand chose, ça ne descend pas vite.

Que demande le peuple (c'est ma mère qui disait ça... En 1986...)

Je vous embrasse.

PS: Je vais partir une semaine, des posts sont programmés mais je ne pourrai pas répondre à vos commentaires (n'en profitez pas pour me traiter, je vous laisse les clés de chez moi))

PS2: L'été arrive et c'est souvent une période où je me barre donc...

Love

ALTERNATIVE

12.6.12

08-ionesco

Eva Ionesco

 

Y voir plus clair est un premier pas, mais il se trouve que dans le cas de la compulsion (mais ça pourrait tout à fait être autre chose), le plus dur est de changer.

Y voir plus clair, c'est pas le pire, changer, faire autrement, ça c'est autre chose. Je suis toujours frappée en analysant certains de mes comportements toxiques de voir comme j'ai du mal à les laisser de côté alors même que j'ai parfaitement conscience de leur toxicité.

 J'y pensais hier en lisant certains de vos commentaires. Vous savez que quelque chose ne va pas, que vous consommez trop, que ça ne vous remplira jamais, que c'est vain, et pourtant, malgré la réelle prise de conscience, vous êtes dans l'incapacité de faire autrement. De renoncer. D'être autrement.

 Il est extrêmement difficile de sortir de certains comportements toxiques, comme s'il était difficile de quitter ce qui nous rend mal. La question de la réussite, c'est à dire sortir de ces comportements qui ne font pas de bien (et entrer dans des sphères autres qui côtoieraient la réussite par exemple), est une piste de réflexion. Pourquoi, si je sais que cela ne me fait pas de bien, ai-je des difficultés à quitter ce qui m'est toxique?

 J'ai la sensation qu'un truc en nous, puissant pour certains, ne veut pas notre bien. Il ne veut pas que l'on aille mieux, il ne veut même pas voir comment ça peut être ailleurs, ça ne l'intéresse pas. Aller hors de la zone de confort n'est pas dans ses projets. Plus haut, nettement plus haut que la zone de confort.

 L'autre raison pour laquelle il est difficile de stopper la consommation excessive de vêtements alors même qu'elle ne nous fait pas du bien, c'est l'alternative. L'autre chose.

 Quand j'ai arrêté de fumer, la plus grande crainte que j'avais, c'était celle de m'ennuyer sans cigarette. L'étrange sensation que la cigarette occupait mon temps et mon espace. L'idée d'avoir les mains vides, les poches vides, la bouche vide, et toutes ces minutes sans tabac me terrorisait. D'un coup, sans cigarette, je me disais que j'allais être à poil. Tellement à poil que seule, dans mon salon, j'allais être face à tout ce temps inexploité, tout ce temps qui m'était imparti et dont je ne faisais rien et que ma cigarette avait pourtant masqué d'une étrange manière pendant toutes ces années. Parce que fumer c'est ne rien faire. Rien de plus en tous cas.

 Pour les sapes c'est pareil. Le vide, on en a déjà parlé, peut être source d'angoisse mais l'angoisse cachée de tout ça, c'est qu'est ce que je vais faire une fois que je ne passerai plus mon temps à chercher ce que je vais me mettre? Parce qu'au vu de mes tergiversations sur internet et en boutiques je vais en avoir du temps... Beaucoup.

Il est, je pense, très difficile de sortir de certains comportements sans avoir d'alternative (une passion naissante pour Eston Ellis, une préparation de marathon, n'importe quoi d'autre). Comme pour n'importe quoi, d'ailleurs. Il faut remplir et si on abandonne tous ces avoirs, il y a fort à parier qu'il va falloir rapidement, tenter d'être quelque chose. La nature a horreur du vide.

 La question de l'alternative est centrale dans l'abandon progressif de l'achat compulsif de vêtements. Parce que c'est chronophage le shopping (surtout s'il est outrancier) alors une fois qu'on se détache de lui, on a tout ce temps devant nous et si on ne sait pas quoi en faire... Forcément. C'est la panique.

Allons un peu plus loin, cet état de frustration permanente ne sera jamais rassasié. Jamais. Il est important pour que l'économie fonctionne que la frustration soit absolue et totale. Pour certaines personnes ça n'est pas bien grave, c'est un petit peu les chaussures et les jolis bijoux, c'est juste du sucre en plus sur la vie, rien de systématique ou d'exagéré. Pour ceux qui, comme moi auparavant, ne sont jamais rassasiés, c'est autre chose que du sucre. Pour ceux là, le manque est important, le vide permanent et même s'il savent qu'il faut qu'ils arrêtent, tant qu'ils ne savent pas quoi faire d'autre, c'est peine perdue.

 Il faut juste trouver, et ne pas se jeter la pierre de manière systématique, parce que c'est pas de ta faute.

Bref, il faut que chacun trouve son alternative.

Je vous embrasse.


CES TRUCS DONT J'ME TAMPONNE LE COQUILLARD

11.6.12

alexa chung - garance dore

(La photo est de Garance Doré)



"Quand je serai grande, riche, finie, au bout, heureuse, j'aurai un 2.55 et une paire de Louboutin. Et là, mon pote, j'aurai réussi ma vie. En attendant je traîne mes Stan Smith, mais ça c'est que temporaire".

Pour réussir à acheter mes "rêves", j'ai pensé à économiser et me restreindre sur toutes les merdouilles cotonesques du suédois.
J'ai cherché sur internet les meilleures affaires, j'ai fantasmé très fort dans mon coeur.

 En épurant mon armoire (je pense que ça y est, je vais pouvoir vous montrer de quoi elle est composée (mon problème de timing est important). Je me sape un jour sur deux de la même manière, on peut dire que là, on y est, on a arrêté de se prendre la tête. Certains diront, que je suis à fond dans le laisser-aller, ça serait pas tout à fait faux, mais ça doit bien faire 2 ou 3 mois que j'ai toujours quelque chose à me mettre". Chose rare pour être soulignée), j'ai bien été obligée de réfléchir à ce qui comptait pour moi.

Il a donc fallu que je distingue les choses qui j'aimais vraiment (perfecto, sweat gris, chemise en jean, blouson en jean, jogging (et alors?), t-shirt blanc) de ces désirs qui n'étaient pas les miens.

Je m'étais laissée dictée mes goûts. Le 2.55 en faisait finalement parti. Les Louboutin aussi.

Je peux donc faire mon coming-out: je me fous complètement des belles pompes à talons et des sacs à main de luxe. D'où ma pratique de la UGG jusqu'à la nausée. On me dit que c'est moche, c'est sûrement pas faux, mais ça m'est égal.

 Je m'en fous mais vous pouvez même pas savoir à quel point. Ouais je sais, moi aussi ça m'a fait bizarre mais quand j'ai compris ça, je me suis sentie vachement soulagée du porte-monnaie. Je trouve les jolies chaussures et les beaux sacs à main super sur les autres, mais moi ça ne fait pas palpiter mon petit coeur.

De toutes façons, et ça je vous j'avais déjà dit, les sacs à main je trouve ça chiant à porter et j'en prends très rarement (je n'aime pas beaucoup ce type de conventions féminines. Sans sac à main, les mains sont libres, et ça, c'est pas rien). Je porte des manteaux à poches et s'il le faut des sacs en tissus...

Et là, vous vous dites, merde, n'aura-t-elle pas cédé à l'adage qui dit "c'est pas beau mais c'est pratique?".
C'est pas faux...

Mais ça serait grave?

Je vous embrasse fort.

PS: En revanche, les lunettes de soleil et de vue, je suis au taquet, comme quoi, chacun ses accessoires.

PS bis: Peut-être que ça changera remarquez, je ne me fige rien, je réfléchis simplement à mes désirs à moi.


CROYANCE

6.6.12

yassine




Mon ami, poto, coloc, presque frère (même s'il n'aime pas que je dise ça) Yassine est musulman pratiquant.

Et je voulais vous dire ce que ça a changé pour moi de vivre avec lui:

- D'abord chez moi, on peut plus tuer les araignées. Rapport que c'est un animal qui est capable de construire une toile qui a sauvé le prophète.
Sauf que moi les araignées, j'aime moyen, donc j'appelle Yassine qui se débrouille avec ça. C'est pas ma croyance. Je n'écrase pas les araignées et lui laisse le soin de les sortir.

- Je ne peux plus balancer l'eau bouillante des pâtes comme ça dans l'évier. Non parce qu'il dit qu'il y a des djinns (des esprits) dans les canalisations et qu'il faut être bien urbain avec eux en ne les ébouillantant pas. Ca, ça a plus à voir avec la culture qu'avec l'Islam en tant que tel.
Je n'y crois que modérémement, mais pour Yassine, même quand il n'est pas là et que je sens monter en moi l'envie de penne au pesto, je fais couler l'eau froide. Sur un malentendu hein.

- Et puis je peux pas trop me moquer de la croyance des djinns, Yassine il veut pas (il me pète conséquemment un paquet de blagues trop bien).

- On parle de foi, de Dieu, il m'explique. C'est un sujet qui m'intéresse depuis longtemps.

- On ne peut pas jouer au poker ensemble. Les jeux d'argent c'est pas le hobbie du musulman. Ni au Loto remarque. Alors on essaie plutôt les échecs mais on est aussi nul l'un que l'autre. Donc on joue à Guitar Hero.

- Il m'a dit que quand je fais une bonne oeuvre avec ma main droite, ma main gauche ne doit pas le savoir (j'ai envoyé un mail à Angelina Jolie pour lui dire. Aucune réponse de sa part).

- En période de Ramadan il me met trop bien, il fait la cuisine comme un cinglé et je me gave. Des boulettes de boeuf avec de la menthe pour ne citer qu'elles.

- Le ménage est vachement mieux fait qu'avant...

- La cuvette des toilettes est systématiquement baissée chez moi... (C'est un peu comme si je ne vivais pas avec un vrai garçon)

- Il ne jette jamais le moindre quignon de pain. C'est moi qui m'y colle. Quand je lui demande pourquoi, il me regarde en disant "ça va pas la tête, on jette pas du pain".

- Il m'a dit que les vampires n'existaient pas dans l'Islam, donc je vous file l'info à vous aussi.

- On tente un vague apprentissage de la langue arabe. Laisse tomber comme c'est dur. Y a 1 phonème sur 2 qui m'échappe. Je ne me laisserai pas gagner par la lassitude, je vais persévérer (je sais déjà répondre à ma propre mère au téléphone mais ça sert pas vraiment, vu qu'elle comprend pas ce que je dis).

- Sinon à part ça, y a aucune différence, exactement pareil qu'avant (même que des fois y a du jambon chez moi et même du vin et tout le monde s'en fout. De toutes façons j'aime trop le Serrano pour y renoncer). 


Je vis avec Yassine quoi.

Je vous embrasse à demain.

PHOBIQUE

5.6.12

nuages




( Lord Kossity, j'me suis dit pourquoi pas! En 2012, ouais pourquoi pas... Demain je vais balancer un Raggasonic que ça va pas traîner. Aiguisé comme une lame, leur chef d'oeuvre )




J'ai peur de l'avion.
Genre peur peur.
Genre relou.

De toutes façons j'ai à peu près peur de tout, l'avion c'est la quintessence, mais y a des tas de choses nettement moins impressionnantes qui me paralysent aussi.

J'ai eu peur de l'avion comme ça un jour, alors que je voyageais à côté de quelque'un de très phobique (elle a été en larmes tout le vol. Bonne ambiance quoi). Un peu comme ça, bim, après ce vol au plus près de l'angoisse de l'autre, je suis sortie contaminée.

Sur le coup j'ai pas vu ça forcément comme ça, mais j'avais déjà pris l'avion plusieurs fois en m'en foutant, en dormant, en regardant le sol quand l'avion se penchait , en rigolant, en ne sursautant jamais.

Mais tout ça c'était fini.

Alors l'inconvénient majeur de la peur, c'est qu'elle te paralyse et que tu fais de ton mieux pour ne jamais être confrontée à ce qui te panique. L'avion donc. Et voyager loin sans avion tu vois bien le truc. J'ai même envisager l'Asie avec ma voiture. En toute simplicité.

J'ai accepté les choses, de toutes façons, même sur place, en vacances, je ne pense qu'au retour et vis chaque visite, plage avec un fond d'angoisse tout pourri.


La seule fois où mon retour s'était bien passé c'est la seule fois que j'ai pris un Xanax ou assimilé. Comme t'es défoncé, tu t'en fous de tout. Même de mourir. Je me suis lamentablement endormie dans mon fauteuil, l'oeil mi-clos et la bave au lèvres.

Vendredi je dois prendre l'avion. Je tweet sur la question, me rassure en disant que je conduis tout le temps et que c'est plus dangereux, que je ne peux pas laisser cette conasse de peur gagner, qu'il est pas question que je reste à quai toute ma vie sous prétexte qu'il peut m'arriver un truc horrible.

Je prends l'avion sans drogue. Enfin si un peu de Rescue. Enfin un peu sûrement trop, ce truc m'a collé une migraine. Je m'assois. Près du hublot. Le placement est un gâchis monumental, je ne peux pas regarder dehors (tout le monde veut être près du hublot). L'avion décolle, je suis livide (le décollage est la pire épreuve pour moi). Quelques turbulences, le vol est court. J'essaie de regarder une nouvelle série (In Treatment. j'ai pas encore d'avis j'ai vu que 4 minutes), j'essaie le magazine. Rien. je ne peux me concentrer sur rien. Je bois un coca, mange des trucs apéro au pesto. Putain, le goût pourri du Rescue s'ajoute à ça, je suis écoeurée.

On arrive. Je suis vivante bordel de merde (la phobie rend tout sublime une fois que l'épreuve est passée).


Le week-end se passe. La perspective de reprendre un vol me terrifie. Et ça me rend extrêmement bavarde. Je suis avec mon ami architecte bien fait de sa personne et vas-y pas que je lui raconte que j'ai peur, les crash, la merde, la montée dans l'avion où même le discours des hôtesses est anxiogène... Et je parle et je parle.
Il en a marre (il a été patient, j'ai été la reine des relous) va se coucher en me disant qu'il se casse, que je vais lui refiler ma peur à force.

Le retour (Dieu que cette histoire de ma vie est passionnante -__-) n'est pas directe. Donc 2 avions. Donc 2 décollages.
Tac on monte. Ca va à peu près. Le décollage c'est pas encore la fête, mais c'est mieux. Le vol se gâte un peu par la suite. Je lis. Ca ne perturbe pas vraiment. Ca secoue fort. Beaucoup de turbulences. Les gens se tiennent, se regardent avec ce fond d'inquiétude. Je lève à peine les yeux. Je sens les secousses et il faut bien que je me rende à l'évidence, je n'ai pas peur. Pas du tout. Des fois ça pince dans mon ventre, plus à cause des sensations qui me donnent l'impression d'être dans un manège.

Plein de gens ont un peu peur à côté de moi. Et pas moi. L'ami me confiera qu'il a pas trop aimé ces turbulences, que ça l'a un peu angoissé.

Le deuxième vol se passe comme un charme. Je regarde les nuages. Je suis au-dessus d'eux. C'est incroyable, jamais je n'aurais dû voir ça de ma vie. Les humains ne devraient pas voir les nuages dans l'autre sens. C'est beau.

On se pose.
Je réalise que je n'ai pas eu peur. Je réalise que si ça se trouve je peux faire pareil avec toutes les autres peurs. Que si ça se trouve la peur est un truc presque matériel, qu'on peut enlever de soi (pourquoi pas le refiler aux autres... ahahaha... rire de Sheitan). Si ça se trouve, on se débarrasse des choses, elles peuvent partir comme elles sont venues...

Je marchais dans l'aéroport comme dans un film de Tarantino (Reservoir Dogs) en ayant une assurance folle. Je me sentais si forte. Cette sensation était si douce à mon esprit.

Marie aka celle qui semble en faire des caisses mais en fait non, c'est vrai

Je vous love.

À demain







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