COMME DANS UNE CHANSON D'OBISPO...

26.8.12

... Je pars pour quelques jours au Cap-Ferret. Alors je vous le dis, mais cette fois, ça sera bref et puis je vous laisse avec mon coup de coeur de cet été (avec l'album de Franck Ocean ♡__♡, on en parle quand je reviens...) que mon ami Gweltaz m'a fait découvrir. Apparemment ça passe grave sur Nova, la chanson c'est Pan et la chanteuse c'est Mina Tindle. Je la trouve si jolie cette chanson.




Je vous love dans le cou et espère que vous allez bien.




TRAVERSE

23.8.12

Ce matin, je vais voir le dernier post de Timai . Je clique sur le blog de Fred évidemment.

(J'ai beaucoup de retard dans mes flux RSS) 

Il y a ce post où l'on voit des filles, dont Mai, confier leurs cheveux à Fred, le fantasme capillaire d'un paquet de filles dont je fais irrémédiablement partie.
Je voulais vous mettre la vidéo pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'on y voit Mai avoir à peu près 6 ans et se couper herself les cheveux dans un rire immense qui m'a furieusement donner envie de faire pareil... jusqu'à ce que je regarde mes cheveux en me disant que non, le bol, sur moi, ça ferait pas pareil...
Aussi parce qu'il y a cette jeune fille blonde aux cheveux immenses qui affirme qu'elle fait confiance à Fred alors même qu'il lui demande si la longueur qu'il est en train de lui montrer lui convient... Les larmes de la jeune fille (Louisa) qui voit ses longueurs tomber alors même qu'elle "fait absolument confiance" m'ont beaucoup touchées. Cette minute là résume toute la chose pour moi. Elle a peur, couper les grands cheveux ça lui fait peur mais c'est sûrement pas ses larmes qui vont décider pour elle. Très beau.



Et puis cette musique en fond. Queen Of The Minstrels par Mr Day.
La chanson est une reprise d'un vieux groupe, The Eternals. Le morceau est un vieux reggae sublime.
Je m'étais jamais dit qu'avant Bob Marley il y avait eu des étapes.
Je crois ne vous avoir jamais parlé de ma passion pour Bob Marley. Depuis que j'ai 11 ans, j'en peux plus d'écouter Bob. J'ai l'intégrale dans mon ordi et suis très énervée par ceux qui disent que "c'est toujours pareil Bob Marley".




(Il est cool hein ce morceau? C'est la fin de l'été mais pas encore...)


Et ça me faisait penser à un truc (ce post n'a ni queue ni tête), j'ai toujours chopé des références  dans des circonstances inattendues.  Quand j'avais une petite dizaine d'années, je vouais une passion sans bornes aux films de l'équipe du Splendid. J'ai tout vu. Même quand ils faisaient des films tout seul et que les films étaient pourris. 

Par exemple, Les hommes préfèrent les grosses. Grosse claque cinématographique vous noterez. Y a  Le parrain et juste après... Les hommes préfèrent les grosses!

Il y a une scène où Balasko se retrouve dans une boîte avec Eva (sa coloc bonasse et assez cool qui a un faux air d'Edwige, l'ancienne physio du Palace). Eva se fait draguer pendant que Balasko danse sur une musique mortelle, Born under punches de Talking Heads. Et bien, et je vous jure que c'est vrai, j'ai découvert le groupe grâce à ce film. 
Et puis en cherchant dans quoi avait joué Eva ( la coloc aka Ariane Lartéguy ) j'ai découvert un film hyper bizarre, Une étrange affaire avec Piccoli et Lanvin.

Bref, tout ça pour dire qu'un post, un film, ça peut faire aller vachement plus loin. C'est probablement l'une des raisons qui font que le mépris de classe, le mépris pour la Pop culture me fait bien marrer, à force de mettre les choses dans des cases, t'es bloqué dans un seul univers, un truc trop consanguin pour fonctionner. La peur du métissage se loge un peu partout, la garce!

Allez love, je vais essayer de mieux ranger mes posts.

PS: Merci pour vos gentils commentaires, je suis rougissante de plaisir. 


LE SENS

21.8.12

wrangler-short-jeans


(Ben bonjour toi)

 

(J'ai toujours trouvé cette chanson d'IAM hyper belle)

Des semaines entières où à part le jeans, le t-shirt, la basket, le tatouage Malabar comme signe de ralliement, je n'ai rien porté.  Des fois j'ai mis une doudoune. Au premier degré. La tête de ma mère.

Alors devant mon sac de sapes au dixième utilisé, un peu dépitée, j'ai bien été obligée de reconnaître que la plupart des vêtements que j'avais (bien qu'étant relativement simples pour la plupart) ne marchaient pas vraiment dans la vraie vie. La vie où la mode, c'est hors contexte. La vie où personne lit Elle, où le mot "fashion" se dit encore au premier degré, où finalement, les vêtements ça sert à rien d'autre qu'à s'habiller. Un monde un peu étrange c'est vrai!

Alors j'ai dû encore plus éliminer. Jeans. Baskets. T-shirt. Systématiquement. Un truc un peu chiant quoi. Un truc sans prise de risque. Un truc où j'étais sûre que personne ne me regarderait avec cet air mi-interrogateur, mi-mitigé. Tu le vois ce regard toi qui te sapes dans ta petite ville, et envers et contre tout, tu persistes? Je sais que tu le vois,  parce que cette veste turquoise c'est toi et tu la porteras encore et toujours, qu'importe le mépris environnant.

Avant je m'en moquais, je continuais à m'habiller "comme je voulais", soutenue par les membres de ce drôle de groupe qui n'existe que dans ma tête et sur internet, le groupe qui vit "mode".

Mais là, j'avais pas trop envie, c'est pas que le groupe m'ennuie, mais j'avais pas vraiment de temps à perdre à expliquer "la mode, tout ça". Pas trop l'envie non plus remarque.

Et c'est là que je me suis dit un truc.
Hors contexte, la mode elle a ce truc qui éloigne du groupe (mi-appartenance d'une caste, mi-éloignement d'une autre, moins enviable).
Hors contexte, elle marginalise. Quand je dis hors contexte, c'est hors monde de la mode et du stylisme.

Plus les jours passaient, plus j'étais casual. C'était confort. Pas remarquable, certes, mais confort (je passe sur l'aspect paresseux de la chose hein...). Phil Collins à côté de moi, c'était un punk, c'est dire.

On est en août (attention climax de ce post), j'ai grosso modo 6 tatouages malabar sur le bras gauche (certains sont cradement effacés), un nouveau bracelet offert pour mon anniversaire, 3 bracelets brésiliens, un t-shirt qui avait appartenu à un amoureux de ma mère... Que des trucs qui veulent dire un truc pour moi. Quasi tous. Tous mes vêtements ont une histoire. Je les ai tous portés dans des conditions spécifiques. Ils ne sont pas juste des "sapes", ils sont moi, des souvenirs de moi, des choses faites pour moi.

Je sais c'est pas grand chose, mais d'un coup, "la fille à l'armoire qui débordait" s'est sentie fière. Et comblée.

Je vous embrasse fort, vous m'avez manqué, j'ai un peu peur de reposter (j'ai même hésité à reposter à un moment), mais nique sa mère les trucs qui font peur. En plus j'ai trop de trucs à vous raconter...


 

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