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31.1.15

LACONQIUE VIDÉO DU 1 FÉVRIER

J'aime beaucoup Lexie Blush et sa chaîne Youtube.
Alors comme j'ai trouvé sa dernière vidéo sur le teint parfait imparfait vraiment cool, je vous la mets là.
Bisous les copains, bon dimanche. 

Si vous avez des chaînes Youtube cool je prends, j'aime vraiment bien en regarder (je trouve même que ça file un sacré coup de vieux aux blogs... dit-elle, ringarde de son état, derrière l'écran de son blog)


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29.1.15

LA VAGUE STAN SMITH

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(Ouais je sais j'ai déjà mis cette photo dans un autre post...)


Le phénomène Stan Smith est en train de faiblir.

J'ai compris que c'était plus qu'effectif quand le mec de chez Courir de la galerie marchande de Lanester (patelin à côté de Lorient) a dit sûr de son fait "Ayé, la Stan smith, c'est fini maintenant c'est la Superstar". Si le mec de chez Courir dit ça, c'est que la Superstar est elle-même en perte de vitesse. la mode, cette conasse ne nous aura rien épargné.

Alors la Superstar j'm'en tamponne même si je ne suis pas à l'abri, au vingtième look réussi vu sur instagram, de la trouver finalement "pas si mal quand on la regarde bien..." (je suis faible!)
Pour le moment, de mon côté c'est moche. Ca me rappelle un pote de la fac à moi qui buvait beaucoup de bières et qui chantait (hurlait dans le cas présent) dans un groupe moitié punk moitié hardcore... Ca lui allait bien mais bon, ces baskets c'est lui et déjà à l'époque ces pompes ne me disaient rien, donc digne je suis encore.

Non ce qui m'emmerde c'est les Stan Smith.
J'ai commencé à en parler ici, sur le blog la toute première année, en 2006 donc ici mais aussi là où je parlais des sapes de ma mère.

J'ai des Stan Smith depuis l'âge de 12 ans je crois (elles sont les baskets préférées de ma mère et j'ai copié après la phase où elle me les a imposées. Leur côté trop simple du départ me rebutait) et celles que vous voyez sur la photo du dessus doivent avoir 12 ou 13 ans. Je n'aime pas les baskets neuves, je trouve ça presque de mauvais goût. Alors je saute dans les flaques, m'auto-marche dessus, ne leur épargne rien pour ne pas être "la fille aux baskets neuves".

Mais là, à les voir partout, à les voir devenir ce truc à la mode et plus ce truc basique, j'ai commencé à vraiment flipper.
C'est la première fois qu'un truc que je porte depuis toujours fait un tel raz-de-marée et j'ai peur de me lasser... à force de, on le sait, on peut se lasser...

Après il y a eu des avantages, j'ai pu racheter deux paires, l'une basique (i.e. blanc et vert) et une en une sorte de cuir "python" beige... très jolie.

J'espère juste que je ne vais pas "en avoir marre", parce que là je serais bien emmerdée... Bon au pire il me reste les autres, mes baskets de grande (que j'ai eu à l'âge adulte quoi) qui sont aussi des Adidas et qui surpassent sûrement les Stan Smith dans mon coeur maintenant... Les décade aussi d'Adidas sont vraiment mes baskets, portées 4 jour sur 5 quasi depuis 2 ans... ♥

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Je suis une fille à la pompe Adidas old school c'est comme ça.

Bisous smack les copains 

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28.1.15

MINIMALISME 3, DU "BESOIN-BÉQUILLE "À LA DÉPENDANCE PARTIE 1

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Reprenons notre réflexion sur les questions liées à la compulsion qu'on se pose. Les précédents billets  sur ce thème sont ici et .

J'ai commencé à lire (mais pas terminé) un livre "de développement personnel", Victime des autres bourreau de soi-même.
Je vous laisse 2-3 minutes pour que vous puissiez pouffer en toute liberté, moquez-vous, j'aurais fait pareil à votre place, je suis en putain de roue libre, on est d'accord. Alors oui le titre est un cliché pathos ambulant ( doux euphémisme ) mais j' y ai trouvé des choses très intéressantes dans ce bouquin, notamment pour ce qui nous concerne ici, l'achat compulsif.

Alors le mec, Guy Corneau ne parle pas spécifiquement de l'achat compulsif mais de la dépendance au sens large et c'est de ça dont j'aimerais que l'on parle.

Il y a un moment quand t'es compulsif où justement, tu te rends compte que tu es compulsif, parce que ce n'est pas un truc qui te saute immédiatement aux yeux.
Oui parce que c'est pas à l'achat de ton quatrième jeans du mois que tu sens qu'il y a un problème, non, t'as le temps de voir ton armoire déborder avant de voir qu'il y a un léger souci avec ta consommation.

En ce qui me concerne, c'est surtout les autres qui l'ont senti avant moi, ce problème.
Mon mec de l'époque notamment... De mon côté, je voyais pas pourquoi j'avais un problème, j'étais pas héroïnomane, donc bon, acheter des conneries chez H&M c'était pas aussi grave qu'il semblait le penser.
Et puis pour lui (et me) prouver qu'il n'y avait pas de souci, je lui ai dit que j'arrêtais d'acheter pour 1 mois, comme ça il verrait que je n'avais pas de souci.
Je n'ai évidement pas tenu 2 jours mais encore une fois, était-ce un vrai souci que de me faire plaisir sans que ça ne fasse du mal à quiconque? Sincèrement je ne voyais pas où était le souci...

Et puis les éléments se sont cumulés, j'ai commencé à voir que je ne pouvais pas me passer de mes errances dans les rayons des magasins nancéiens, que j'en avais BESOIN. Les jours sans se révélaient être des jours encore plus vides... Merde, qu'est-ce qui se passait?
Bien sûr que les sapes n'avaient aucun lien direct avec mes ressentis et vides, mais j'avais le sentiment que seuls eux pouvaient pallier à ça...

La situation se détériorant, je suis allée voir quelqu'un pour essayer de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas avec "moi". Et ça a été utile et instructif... Mais pas suffisant.

Et vous connaissez la suite, j'en ai déjà parlé plusieurs fois.
J'ai alterné les périodes plus ou moins "en contrôle", on en reparlera par la suite, mais mon réflexe, mon instinct presque, si la journée n'a pas été très agréable, c'est d'acheter quelque chose.

Maintenant que le shopping est quasiment devenu une activité, un loisir, il est plus difficile de sentir son propre souci avec les achats systématiques et conséquents. De plus en plus de gens achètent exagérément, comment y voir un "problème" alors que tout nous pousse à consommer encore et toujours. Alors qu'on se lasse toujours plus vite, qu'il y a les blogs, les vlogs ou les hauls?
C'est difficile parce que ce que je ressentais comme étant "mon exagération d'achat" est quasi devenu une norme, alors cibler le trop est de plus en plus difficile.

Ma limite se situe à cet endroit je crois: un superflu de plus en fréquent et une satisfaction de moins en moins importante. Je le sens mais ces choses sont sûrement très personnelles...

Introduction un poilou trop longue, mais c'est notre "réflexion" approfondie du mois... Au moins...

Aujourd'hui, je voulais qu'on s'intéresse justement à deux moments clés dans ce processus: le premier qui fait que l'on cherche une compensation dans l'achat et le second, celui qui nous fait passer de la compensation à l'habitude d'achat. Parce que la compulsion d'achat ça s'installe à force de, c'est aussi simple que ça.
On devient fumeur à force de fumer, on devient compulsif à force d'acheter.

Donc il y a d'un côté les premiers achats béquilles qui répondent à des "blessures" (profondes, narcissiques, anciennes, moins anciennes, c'est relatif à chacun). Et c'est ces blessures là qu'il faut cibler puisque l'achat excessif n'est qu'une compensation qui permet de soulager une "souffrance" (ça peut aller du complexe simple à des choses plus spécifiques). En gros, dixit Guy Corneau l'auteur du bouquin, "la compensation sert donc à suppléer un manque ressenti. ce manque créé une tension et cette tension appelle une réponse apte à la résoudre. Comme la personne ne sait pas exactement ce qui la tend ainsi, on ne peut pas répondre pour le moment au besoin réel, elle utilise des palliatifs. Ces derniers apportent une satisfaction de remplacement qui substitue à la satisfaction réelle. Cette satisfaction de remplacement en arrive parfois à faire oublier le besoin de départ. Peu à peu, ces compensations deviennent confortables et c'est d'elles que l'on va avoir besoin... Création de dépendance".

Donc: à l'intérieur de nous existe une tension (le manque de confiance en soi par exemple, mais on ne le sent pas vraiment de manière aussi simple). Cette tension nous rend mal, on va aller acheter un nouveau manteau sensé nous faire plaisir, nous rendre plus jolie donc, on imagine, plus confiant. Ca marche, on se sent mieux. Ca dure évidement le temps que ça dure, et comme on souvient de la légèreté ressentie lors de l'achat du dit manteau, on reproduit. Et encore. Et encore. Et on a pris l'habitude, les achats ne nous font plus autant de bien qu'avant mais on arrive plus à s'en empêcher...

Guy Corneau encore "Ca marche très bien, ces gratifications (les achats) sembleront prendre le pouvoir de nous combler. Redoublement d'ardeur dans leur consommation en espérant que l'intensité de leur effet nous procurera une satisfaction plus profonde. (Apparition de la dépendance). En somme, la répétition fréquente du même comportement fait en sorte que le système de compensation se rigidifie avec le temps. Il se produit alors un assujettissement (i.e. état de dépendance)".

Bon je vais conclure avant de passer, dans la partie 2 (dans un prochain post parce que là, je suis en roue libre en ce qui concerne la longueur de ce post) à l'analyse pratique de mon cas à moi, pour se faire une idée des raisons profondes.

"On est loin de lutter pour satisfaire le besoin réel ou pour comprendre les blessures qui le sous-tendent. On est en train de passer à l'acte sans réfléchir pour se débarrasser d'une tension intérieure. Même en mobilisant toutes ses forces contre la substance en question, pour arrêter de fumer par exemple, on risque d'aboutir à un échec si on n'accepte pas de prendre conscience des mobiles de fond".

Bon, j'enfonce sûrement un paquet de portes déjà ouvertes, mais c'est toujours intéressant de refaire un point là-dessus.

Donc si vous êtes comme moi, il peut être assez pertinent de réfléchir posément, sans jugement, à vos "tensions internes".





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23.1.15

LA MUSIQUE EN 2014

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Salut les copains, bon petit retour musical sur l'année écoulée. J'aime bien faire des listes de musique, vous le savez déjà.
Cette année n'a pas été, musicalement, exceptionnelle pour moi, j'ai moins découvert de trucs qui m'ont retourné comme d'autres années mais y a quand même 2 ou 3 trucs que j'ai aimés.
Ce n'est pas un classement, juste une liste sans ordre.
Mon année 2014 a été très très féminine...

YELLE, COMPLÈTEMENT FOU 

Yelle

J'aime beaucoup Yelle depuis Je veux te voir, depuis le début quoi!
Quand le premier morceau de leur album Complètement fou a filtré en Juin, Bouquet final, j'ai bien dû l'écouter 60 fois d'affilé (je suis ultra monomanique depuis l'enfance, je peux écouter une même musique des jours et des jours).


Et finalement, tout l'album s'est révélé être super cool. Préférence pour Coca sans bulle, Nuit de baise 1 et 2, Dire qu'on va tous mourir (mon côté gai et optimiste) et Un jour viendra.
C'est très étrange le cas Yelle pour moi parce que je n'écoute plus tellement de pop électro comme ça depuis longtemps, mais j'ai une vraie tendresse pour ce qu'ils font (et ils sont bretons, ce que je trouve encore plus cool... Ouais je suis corporate Bretagne depuis peu, ne me juge pas!)


CAMELIA JORDANA, DANS LA PEAU

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J'ai beaucoup beaucoup écouté le deuxième album de Camelia Jordana, Dans la peau.
J'en avais plus ou moins rien à carrer de ce que faisait cette fille mais j'ai écouté son album après lu plusieurs critiques élogieuses.
À la première écoute, sans plus, et puis finalement certaines sont devenues mes préférences de l'année, je les chantonne par coeur avec beaucoup d'entrain: Comment lui dire, Sarah sait, Jeune homme, Brigitte dit vrai et Miramar que je trouve sublime.



CHRISTINE AND THE QUEENS

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Je crois qu'on a déjà bien parlé d'elle , mais quand même un petit rappel pour dire que 2014 a été pas mal bercé par le premier album de Christine and the queens ne me paraît pas être du luxe.

Nuit 17 à 52 la plus jolie je trouve...




SIA, 1000 FORMS OF FEAR


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 J'ai découvert Sia en 2005 ou 2006 au moment du trailer de la saison 5 de Six feet under. Pas l'épisode, le trailer ( Breathe Me, est la chanson de "la bande-annonce" de la saison 5... Et aussi bien sûr la musique de la sublime fin de cette série... Six feet under est une grande série et sa fin est une grande fin...)


J'ai beaucoup écouté l'album Colour the small world sorti en 2004 et puis je l'ai un peu perdu de vue. Son duo avec Guetta m'ayant achevé je n'écoutais plus ce qu'elle faisait.

Quand le morceau Chandelier est sorti, je n'ai pas accroché dans l'immédiat, sa voix était très proche de Rihanna (elle a écrit des morceaux pour elle, Diamonds notamment) et je ne trouvais pas le morceau "catchy" et puis finalement... Et puis comme souvent avec les tubes, j'ai commencé à l'aimer de plus en plus.
J'ai découvert son album, 1000 forms of fear et je dois dire que j'ai été vachement touchée par ce que fait cette fille. Encore touchée je veux dire...



(La version avec Diplo et The Weeknd est plus réussie que celle du clip original je trouve) 


YASMINE HAMDAN


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J'ai écouté vachement Yasmine, quand elle s'appelait Y.A.S et qu'elle bossait avec Mirwais pour son album Arabology et puis j'ai oublié.
Je l'ai redécouverte en début d'année en allant voir le film de Jim Jarmusch, Only Lovers left alive dans une scène sublime où elle chante dans un bar de Tanger.


Alors je recherchais ce que faisais cette fille. J'ai découvert qu'elle était libanaise, qu'elle avait chanté dans un groupe assez culte Soapkills et qu'elle avait sorti un album en 2013.
L'album est très beau, assez triste mais si beau...





FRANK OCEAN, TOUT


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J'attends très très impatiemment le successeur de Channel Orange, son premier album. Album que j'ai encore outrageusement écouté cette année. C'est rare au vu de mon rapport versatile à la musique que je bloque autant sur un artiste.
J'adore Frank Ocean très fort dans mon petit coeur qui bat pour lui... Alors je me suis accrochée au peu de trucs qui sortaient et ai réécouté des tas de sons...



 




LES TUBES

Et puis il y a eu quelques chansons qui m'ont plus comme ça... Certaines que je connaissais déjà hyper bien mais que j'ai redécouvertes cette année.


 





(je crois que c'est elle que j'ai plus écoutée cette année)



Vous savez comme j'adore découvrir de nouvelles choses donc dites-moi ce que vous, vous avez écouté en 2014...

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21.1.15

WILLOW SMITH INTERDIMENSIONAL TESSERACT

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Willow Smith a sorti un nouvel EP, Interdimensional Tesseract et je l'ai trouvé assez cool.
Voilà, c'était tout. 




Il est téléchargeable ici


Et puis y a toujours la musique que fait Jaden, son frère et qu'on (enfin moi) aime bien aussi...

 

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20.1.15

MINIMALISME 1, SORTIR DE LA FLAGELLATION ET DU REPROCHE

La fille en noir et gris


Reprenons ( l'introduction de ce post se trouve juste là ) là où on s'était arrêté.

Je me suis dit que la première étape pour aborder sereinement les problématiques liées à la compulsion et à l'accumulation d'objets dont nous n'avons ni besoin ni envie, c'est de se débarrasser durablement de l'auto-reproche et de l'auto-flagellation ( toutes proportions gardées, mais vous voyez ce que je veux dire ).

Je vais prendre mon exemple, ça illustrera mieux les choses (et pis merde mon nombril quoi!).

Quand j'ai senti que je consommais trop, que j'achetais plus que nécessaire et surtout que je n'arrivais pas à me raisonner pour arrêter, je m'en suis d'abord voulue. Je me suis trouvée "nulle", "indisciplinée", incapable d'agir selon ma  propre volonté. Bref, double nul dans ses fesses (i.e, phénomène stérile et sans issue).

Acheter trop, le constater, se dire qu'on va arrêter, voir un pull canon pas cher, lutter 2 minutes, acheter le pull, se dire qu'il est le dernier avant qu'on "reprenne la situation en main", voir une écharpe comme celle qu'on voulait depuis des mois, ah oui des mois... recommencer... Et encore...
Trouver qu'on ne se tient pas, réfléchir à sa propre volonté, pourquoi ne pas réussir à se raisonner, c'est quand même pas dur... Si j'y arrive pas c'est que je suis nulle et incapable de me tenir.

Exemple typique du raisonnement d'auto-flagellation. En plus d'être stérile, je me rends compte maintenant que c'est une pensée bête, primaire. Chercher sa responsabilité, son libre arbitre là-dedans est le meilleur moyen de passer à côté de la question essentielle: "pourquoi j'achète comme ça? Pourquoi je ne peux pas m'arrêter?".

Se comprendre plutôt que se dresser, ça me paraît être un point de départ bienveillant mais surtout un peu plus intéressant que la caricature que l'on peut parfois faire de soi-même.

Donc, dans notre nouvelle démarche autour de l'épure, il va falloir se débarrasser de cette première chose, ne plus s'en vouloir (sûrement que certaines et certains ne sont pas là-dedans mais j'imagine que d'autres, dont je suis, le sont).

Arrêter de croire que j'ai un pouvoir absolu et total sur moi (ce que pourtant on entend tout autour nous, le fameux "si on veut on peut"... Mais est-ce si simple que cela? Tout le monde ou presque veut arrêter de fumer. Tout le monde veut vivre ses rêves. Tout le monde veut être heureux... Et pourtant... Donc le fastoche "si tu veux tu peux", on va pour le moment le mettre de côté, il ne m'a apportée jusqu'à maintenant qu'un peu plus de culpabilité pour guère de résultat).

Imaginons, sait-on jamais, que tout ça n'est pas qu'une histoire de volonté.
Si volonté il y'a (en tous cas telle que décrite par un paquet de bouquins de développement personnel, par exemple) elle est forcément mue par ma raison, mon cerveau, mes pensées?
A priori oui, alors pourquoi ça ne marche pas? Pourquoi je continue à acheter alors même que je ne le veux plus et que surtout, ça ne m'apporte rien de bien dans ma vie ( perte d'argent, de temps... )

Donc, si ça ne marche pas, c'est que ce n'est, tout simplement, pas une histoire de volonté (en tous cas au sens classique du terme).
C'est autre chose. Être responsable c'est aussi comprendre qu'il y a des raisons derrière chaque acte. Si je fais ceci ou cela, c'est bien pour quelque chose, ça ne vient pas de nulle part, je suis, d'une certaine manière, conditionnée à agir de la sorte.

Se détacher du reproche, c'est aborder ce "problème" avec plus de confiance et surtout ne pas "haïr" cela en soi ou chercher à se dresser pour éliminer les choses qui en nous, ne nous conviennent pas.

Il faut d'abord comprendre pourquoi je, tu fais ça, et ensuite, trouver des solutions en relation directe avec les manquements qui ont provoqué cette fragilité là (et ces manquements sont divers et variés, il n'y a pas de solution unique pour tout le monde).
Ca me parait être une bonne première étape pour aborder les suivantes avec plus de détachement...

Sortir de l'émotion pour entrer dans une démarche un pilou plus réflexive... Non?

Bisous smack, bonne journée les copains.



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19.1.15

LE SPORT EN 2014

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 « Soyez sportifs assidûment, ça trempe le caractère, ça blinde, ça donne du souffle et de l'endurance, ça fait de l'effort quotidien un ami fidèle et familier qui finit toujours par conduire au succès.»

 Edmond Roudnitska, parfurmeur (Femme, Diorissimo, Eau sauvage ...)



 

Je n'ai encore fait aucun "bilan" de l'année 2014, mais comme j'adore ça, je remédie tout de suite à cela en commençant par un bilan sportif (on fera cinoche, musique, sapes et make up aussi).

J'en ai parlé dans plusieurs billets, 2014 a été l'année de ma remise au sport "sérieuse". Quand je dis sérieuse, je veux dire régulière. J'ai couru cette année (surtout cette fin d'année) 2 à 3 fois par semaine. Après je reste dans ma tête une vraie néophyte et ne pense pas encore à faire une "vraie" course, une compétition, mais je ne sais même pas si j'en ai tellement envie en même temps...

Alors voilà ce que ma pratique sportive en 2014 m'aura appris: 

✔︎ Je suis mauvaise en course, je n'ai aucune aptitude réelle pour cette pratique sportive là. C'est sûrement la raison qui a fait que j'ai eu du mal à m'y tenir pendant plusieurs années, mais maintenant c'est devenue la raison pour laquelle je m'y tiens.
Si vous voulez, de votre côté, commencer le sport, soyons clair, il vous sera plus facile de vous tenir à une activité sportive dans laquelle vous vous sentez à l'aise, dans laquelle vous prenez du plaisir, mais pour une raison qui m'échappe encore, l'avantage principal que je tire de la course vient de ma prise de plaisir relative (et rare) de cette pratique.
J'ai toujours fait des activités, sportives notamment, dans lesquelles j'étais plutôt douée. Pas championne olympique mais avec des facilités qui nécessitaient peu de travail. Et comme j'avais des facilités, ça me coûtait peu de les pratiquer et surtout j'en tirais un avantage "d'orgueil" non négligeable.
Là, c'est autre chose. J'apprends enfin à perdre et à remonter en selle malgré mes résultats aussi très relatifs.
Je continue la course aussi parce que je suis mauvaise coureuse mais j'estime que ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas essayer encore et encore. Être une piètre coureuse, l'assumer et pratiquer malgré cela, c'est bon pour ce que j'ai.
Et au bout du compte, j'en retire un truc profond, une fierté de remonter en selle alors même que je casse pas 3 pattes à un canard.
Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...

✔︎ Emballée par une pratique où je suis moitié nulle, tout un champs d'activité s'offre à moi... Le baby-foot, le skate, l'italien, la cuisine et encore plein de trucs en 2015 où je serai débutante donc un peu nulle mais ça sera pas grave.

✔︎ Envisager les activités en dehors du champs de la réussite est un monde tout nouveau pour moi. La mauvaise perdante (je suis super gravos ayant 80 % de mes copains refusant de jouer avec moi voyant comme je suis agréable et sympathique quand je perds) est bien emmerdée, j'ai de moins en moins besoin d'elle... bon c'est pas complètement réglé cette histoire mais c'est mieux.

✔︎ Même si je sais que je suis pas une championne de course, je me laissais facilement démoraliser par des mauvais chronos. Voir que des meufs faisaient un kilomètre en 5 ou 6 minutes et que j'en étais loin avait tendance, malgré ce que j'avais pu dire, à me faire me sentir comme une grosse patate incapable d'activer ses jambes. Sur les conseils de mon mec j'ai arrêté l'appli (Runastic) qui faisait que je sortais de chaque sortie course démoralisée. Je ne faisais jamais assez bien et ça avait l'effet inverse que ce que cela devait provoquait. La course est un outil de fierté, je ne cherche pas à être une championne donc je dégage le moindre truc qui m'éloigne de ces sentiments positifs. Pour le moment, les applis, je les laisse de côté. Ca me laisse dans une sorte de flou artistique qui fait que je ne sais pas tellement à quelle vitesse je cours, donc je crois faire bien mieux que ce qui se passe dans les faits. Après, est-ce important de ne pas bovaryser dans le sport? Non je ne le crois pas, l'important c'est de kiffer.

✔︎ J'ai couru avec des gens cette année. Ca a été une épreuve, sûre d'être trop lente je disais tout le temps que je ne voulais pas... En fait je ne voulais pas courir parce que je n'aimais panse pas  être la meilleure dans une activité (sinon la maturité en 2015 est à mon programme oui... Non parce que là je me rends parfaitement compte du ridicule total de la situation. Ne me juge pas!).
Et ça s'est révélé être une très bonne chose finalement. J'avais anticipé chaque course par un "ouais tu sais je cours doucement, tu risques de t'ennuyer, ça va être nul pour toi" alors quand les gens venaient courir avec moi ils étaient sûrs que je me faisais doubler par les marcheurs tellement j'en avais fait des caisses. 
Et finalement le regard et mots (ceux de mon mec qui a fait beaucoup d'athlé) m'ont vachement rassurés. Il m'a dit que mon rythme était assez bon...  D'un coup tous mes complexes liés aux photos instagram où je voyais des nanas courir beaucoup plus vite que moi se sont évanouis.

✔︎ Le blog de d'Anne Dubnidu toujours aussi inspirant.

✔︎ J'espère garder cette pratique là en 2015. Je n'ai pas d'objectif à proprement parler, simplement l'envie de continuer. Ce qui me paraît déjà pas mal.
Je continuerai à vous en parler régulièrement...

✔︎ Je viens juste de lire le dernier billet de Géraldine et ça me paraissait assez chouette de terminer sur la vidéo dont elle parle. 



Bisous smack et bon lundi



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18.1.15

VIDÉO DU WEEK-END, DIMANCHE 18 JANVIER

Ca fait longtemps qu'on a pas regardé une petite vidéo TED, hein?

 

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17.1.15

16.1.15

MINIMALISME INTRODUCTION

Matthew

Matthew Gray (oh God) Gubler



J'ai de nouveau très envie de reparler de mode et de consommation ici, parce que  l'expérience "Dead Fleurette" et toutes les problématiques qu'elle implique continuent à profondément m'intéresser.

Je vais peut-être refaire un point pour ceux qui débarquent et qui n'étaient pas là quand ce blog s'interrogeait sur l'épure.

Il y a de cela 3 ou 4 ans, j'avais entamé sur le blog une réflexion autour de la surconsommation de vêtements (et de make-up).
Ayant une tendance à en vouloir toujours plus, toujours d'autres, j'avais commencé à voir qu'il y a fait un souci avec cet insatiable désir et ce malaise, je l'ai ressenti bien avant de commencer ce blog. Je le précise parce beaucoup d'entre vous nous avaient confié en commentaires que les blogs mode avaient été le déclencheur de leur envie de s'acheter toujours plus de choses. En gros, si elles n'avaient pas vu des filles comme elles, simplement comme elles, pouvoir s'acheter de plus en plus de choses, de plus en plus souvent, elles auraient continué à consommer "normalement".
Ce n'était clairement pas mon cas, cette tendance je l'avais en moi depuis longtemps. Me retrouver à écrire un blog mode n'était qu'une "conséquence" (joyeuse dans le cas présent) de cette "obsession vestimentaire et d'apparence".

Comme vous l'avez vous aussi constaté j'imagine, le shopping à tout va est devenu une quasi norme, les blogs mode / shopping n'en étant pas à l'origine, comme je l'ai parfois cru, mais plutôt un symptôme parmi tant d'autres.
Tout le monde consomme de plus en plus, la fast-fashion se transforme même en ultra fast-fashion, alors évidement les blogs sapes ne pouvaient exister que dans ce type de contexte.
Après on en pense ce que l'on veut de cette ultra consommation, on peut trouver que c'est bien ou pas bien mais ce n'est pas la question dans ce qui m'intéresse.

Si j'avais trouvé il y a quelques années, que ce n'était pas "bien" dans mon cas de tant consommer, c'était pour une raison tout à fait pragmatique: Je consommais au-delà de ce que mes finances me permettaient.
Etudiante, mon pôle principal de dépenses était les fringues et de très très loin... Après que ça soit ma priorité du moment, admettons, y a  bien des mecs qui font du tunnig et d'autres qui collectionnent des comics, chacun son truc. Le vrai souci, c'est que quand mes finances ne m'ont plus permis d'acheter un bête foulard chez H&M, je suis devenue triste, frustrée et un peu vide.
Ca allait bien au-delà de "j'm'achète une connerie parce que j'ai passé une mauvaise journée, histoire de me remonter le moral".
Et ce n'était pas qu'une question d'argent. Un pote m'a dit un jour qu'il faudrait que je gagne tant d'argent pour pouvoir dépenser comme je le voulais. Mais je sentais qu'au fond, ce n'était pas ça. Si j'en avais gagné plus j'en aurais dépensé plus et me serais retrouvée dans la même situation. Ce n'était pas une question de moyens. D'ailleurs, heureusement, je crois que je n'ai jamais fait partir mon blog dans la direction de la monétisation, déjà que c'est tendu sans ça, alors imaginez si en plus on m'avait permis de choisir des fringues pour des centaines d'euros tous les mois... Ca aurait été bien pire.

Bref...
Ce qui avait été d'abord un système de récompense, m'acheter une fringue (ou un blush, on s'en fout c'est pareil) s'était transformé en une habitude. Une habitude que je devais pratiquer sous peine de me retrouver triste. On reviendra dans un prochain billet à ce point de départ qui fait basculer l'acte d'achat comme récompense(et aux raisons qui font que l'on choisit l'achat comme récompense) à l'acte d'achat ancré durablement dans le cerveau et qui s'appelle communément une habitude.

Pour ce qui est du présent, j'ai senti qu'il y avait de nouveau un souci quand j'ai vu que j'avais acheté un rouge à lèvres que j'avais déjà. Que j'en avais de nouveau trop...
Donc, il a bien fallu que je recommence, c'est pas grave, si c'est une habitude, c'est comme le tabac. On réussit pas forcément du premier coup à arrêter, c'est pas une raison pour ne pas ré-essayer.

Donc oui, j'ai acheté de nouveau plus que de raison, pour de mauvaises raisons.

Mais plutôt que de re-passer par des phases de flagellation (ma spécialité tahu!), j'aimerais déconstruire avec vous les processus de construction de la surconsommation / de la compulsion vestimentaire / de la volonté. Non pas que le cerveau puisse venir à bout de tout, tout le temps, mais comprendre c'est déjà se libérer.

 Je vais conclure cette trop longue introduction (que voulez-vous ça m'exalte cette histoire).

En lisant le dernier post de Walinette, je suis tombée sur le lien du blog d'Anuschka, Into-Mind, et j'ai eu un énorme coup de coeur, ça faisait très longtemps que ça n'était pas arrivé à ce point, des années peut-être.
Et tomber sur ce blog grâce à Cécile à ce moment là,  a été un déclencheur pour reprendre ces questionnements et surtout de le faire avec l'envie de les structurer, de les étoffer et de les généraliser.

Into-Mind est un site beau, net, bien construit, intelligent, structuré (my fucking fantasme) et qui parle de "minimalisme" sous plusieurs formes. Elle y traite de consommation responsable, d'armoire "optimum", de moins acheter et plein d'autres trucs que j'ai trouvés vraiment super.
J'ai quelque fois abordé ces questions, mais plutôt en les survolant pourtant elles me passionnent.
Sûrement que vous connaissez déjà ce site mais pour les quelques autres je vous conseille très vivement d'y aller.
Je suis toujours plutôt réfractaire à l'idée de lire des sites en anglais, mon niveau étant relatif, ça ne me dit souvent trop rien de lire des billets en cherchant sans arrêt des traductions. Ma paresse intellectuelle me transforme en une bloggueuse terroir quoi! Mais là, j'ai tout lu, tout, pas survolé, lu.

Donc ça sera le point de départ de cette nouvelle réflexion autour de l'épure, une manière de se fabriquer une boîte à outils qui nous permettra de comprendre, de contrôler nos envies. L'idée étant, bien entendu, de moins et de mieux consommer et de comprendre le type d'enjeux qu'il y a derrière ce type d'habitudes là.

Voilà, j'espère que ça vous emballe autant que moi.

J'aimerais savoir (puisque je sais que certaines et certains lisent ce type de blog), quels sont vos sites références autour de l'épure, du minimalisme et du "less is more". Merci d'avance, même si ces sites sont en anglais, je vais m'empresser de les lire. 

Je vous mets une émission du Gai Savoir (J'adore les échanges de Raphaël et Paola) autour de la question de volonté. C'est passionnant (et bien plus abordable que certaines et certains se disent).
Descartes / Spinoza / la volonté (ouais je sais ça calme, mais promis, c'est vivant et très instructif). Et ça m'a donné des pistes pour comprendre ce qui avait fait que j'avais réussi à arrêter de fumer, comme ça, sans cette volonté au sens classique du terme dont on parle tant.





C'était long... ouais je sais.

Allez bisous smack et très bon week-end à tout le monde. À lundi. 

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14.1.15

RESPIRE

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(Je vous ai jamais parlé de la tendresse particulière que j'ai pour Le jeu des 7 erreurs, son deuxième album?)


EDIT (j'avais oublié ce billet, je vous le reposte tel quel, l'occasion de parler du film, certes mais surtout d'un certain type de relation fille/fille)

1000 ans après la guerre (sûrement que le film n'est même plus à l'affiche, c'est dire), je viens vous parler de ce que j'ai pensé du film de Mélanie Laurent sorti cette année (NDLR: en fait l'année dernière), Respire.

J'ai cru comprendre que je n'étais pas la seule mais je ne suis pas ultra fan de ce que cette nana à la base, ce qui est absolument arbitraire et subjectif vu que je ne la connais pas du tout.

Je l'avais vu à Nancy (à l'autre canal si ma mémoire est bonne) à l'époque où elle avait sorti son album et j'avais trouvé son attitude sur scène un peu étrange, un truc prétentieux et guère généreux. En plus la musique m'indifférait et je n'en garde strictement aucun autre souvenir qu'un truc teinté de gêne et d'ennui.
Bon après, on s'en fout, les choses évoluent, ce concert ne disait rien d'elle, des journées sans, il y en a pour tout le monde, elles ne nous définissent pas en entier, mais le cerveau est parfois radical.
Le truc c'est qu'après, un peu comme tout le monde, j'ai vu les vidéos où on l'entend parler d'elle, de ses créations, de son travail, et c'est vrai que ça n'aidait pas à la voir avec plus de tendresse.
Même, si on veut quand même être honnête, ces successions d'images étaient d'une vraie mauvaise foi, sorties tout droit de leur contexte, j'admettais qu'elle ne voulaient pas dire grand chose mais je suis restée bloquée depuis.
Vous avez vu comme on saute sur la moindre chose qui puisse aller dans notre sens? Comme le cerveau simplifie quand ça l'arrange?  (NDLR: Il faudrait que l'on reparle de ces questions autour de l'ambition, de la réussite et de l'humilité hein? )
On pardonne rien à qui n'a pas notre sympathie.

Bon, bref, je suis allée voir Respire sans empathie particulière pour sa réalisatrice, j'avais tout de même envie qu'elle me raconte son histoire.

J'ai aimé son film.
Je l'ai trouvé imparfait, plus joli et abouti dans sa forme que dans son fond (la psychologie des persos un peu light parfois), mais Mélanie Laurent m'a clairement attrapé. La tension dans le dernier tiers, peut-être caricaturale, m'a beaucoup plu et plutôt choqué.

Brièvement, le film raconte l'histoire de deux jeunes filles, Charlie, brune cheveux longs, sage et Sarah, la nouvelle arrivée du lycée, belle, fantasque et intense.
Une amitié très forte va très vite les lier.
Mais les choses vont évoluer, Charlie se révélant dure, alternant épisodes de déclaration amoureuse/amicale à Charlie à d'autres indifférents... Et ça ira de plus en plus mal...

Grosso merdo (ouais je respecte rien de l'expression vu que celle-ci elle est interdite d'utilisation depuis 1987) c'est l'histoire d'une amitié hiérarchisée, violente, d'une fille qui en traite mal une autre et de cette autre qui cherche à chaque instant ce qu'elle aurait bien pu faire pour provoquer une telle réaction.

Je n'ai jamais vécu de relation aussi "noire" que celle racontait par Mélanie Laurent, mais j'ai parfois eu des relations amicales féminines difficiles.

Je fais partie de ces 98 % des filles se disant préférer les amitiés masculines et ne "s'entendre pas très bien avec les filles". Toutes les meufs disent ce genre de phrase, c'est flippant... On est tellement pas corporate -__-'
C'est misogyne, sûrement, mais les rapports et enjeux avec les garçons et moi sont toujours plus clairs.
Je m'y sens plus à l'aise, mais je crois que je suis "moitié victime moitié victime comme tout le monde" de cette situation.

A l'école primaire, y'avait une fille qui s'appelait Maud. Maud c'était la chef des filles.
Alors on sait pas trop comment ce truc s'est fait, comment elle est devenue la commandante, celle qui décide à "qui qu'on parle à qui qu'on parle pas", celle qui dit ce qui est beau ou pas... La fille c'était pas la plus maligne, pas la plus drôle en revanche elle avait une natte ultra badass très serrée, c'était peut-être ça son passe-droit, encore aujourd'hui j'en sais trop rien. Il y avait une passivité absolue face à ses variations d'humeur, la mienne y compris.
Des fois Maud, elle disait "tiens et si on lui parlait plus à elle" et tout le monde suivait cette décision qui n'en était pas une.
Etrange quand même...

J'aime profondément mes amies mais pour une raison que j'ignore, à de très rares exceptions près, je me sens moins à l'aise avec elles qu'avec mes potos.

(Ouais comme analyse de film je parle de mon CM1... Putain comment on en est arrivé là?)

Parce qu'un peu comme Charlie, je ne supporte pas que mes amies filles m'en veulent (à tort ou à raison d'ailleurs) ,l'impression que quelque chose peut se briser plus facilement et durablement qu'avec mes copains.

Evidement, l'histoire que raconte Mélanie Laurent dans Respire est nettement plus trash hardcore que ce que j'ai pu vivre, mais les relations féminines étant ultra codifiées socialement, ça peut-être assez difficile de vivre ça avec décontraction. Enfin parfois pour moi, c'est un poilou galère.

Allez mon CM1 et moi on vous souhaite une bonne journée.

Bisous smack



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7.1.15

MON VENTRE ET MOI

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 (Photo sans rapport on est d'accord mais pas fastoche à illustrer ce billet)





Y-a-il plus narcissique que de parler, au premier degré, de mon ventre?
Peut-être pas, c'est vrai.
Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas le faire ceci dit?

Depuis que je suis enfant, depuis toujours donc, c'est quasi un truc qui me caractérise, j'ai mal au ventre.
(glam j'avais dit ou pas?)
Alors tu vas me dire que tu t'en tamponnes de mes douleurs mais je voulais quand même parler de tout ça parce que... Ben parce que j'essaie de trouver des solutions et que j'imagine ne pas être la seule dans cette situation et je trouve ça dommage de pas partager des avis, réponses, améliorations aussi là-dessus.

Mes maux de ventre sont surtout liés à un état d'anxiété important (les causes organiques ayant été éloignées il y'a quelques années... en même temps ça a peut-être changé, j'en sais trop rien!) mais là j'en ai vraiment marre (avec ma petite hypocondrie, on est clairement au top vu qu'à chaque fois je me dis que c'est grave. Et comme ça arrive quasi 5 fois par semaine, je vous laisse imaginer le délire dans mon cerveau. Ne me juge pas!)
Depuis quelques mois, les douleurs s'amplifient et surtout leur fréquence, de plus en plus souvent je peux à peine réfléchir tant j'ai mal.

Après l'un de mes posts sur l'alimentation, Claire, une lectrice du blog m'avait envoyé un mail adorable et qui m'avait mis la puce à l'oreille.
Claire fait de études de naturopathie et m'avait proposé un petit diagnostic à distance.
On s'est échangé des tas de mails, elle m'a posé des tas de questions sur ma manière de m'alimenter et sur mon corps (certaines questions étant super glamour, vous vous doutez bien!).
Ses mails avaient été très inspirants.
Elle avait mis le doigt sur certaines choses qui n'étaient pas au top mais sans jugement, essayant de trouver une solution spécifique à mon cas.

Déjà elle avait suspecté une intolérance au gluten et au lactose. Mais déjà, ça me semblait titanesque cette histoire.
En gros elle me proposait de faire un test, éliminer  le lait de vache et le gluten de mon alimentation pendant 3 semaines, temps nécessaire pour se faire une idée. Si les symptômes diminuaient au cours de ces 3 semaines, j'aurais ma réponse.
Ca sonnait un peu "truc à la mode" vu qu'on entend parler partout de l'intolérance au gluten mais j'avais rien à perdre à essayer, si ce n'est la peur.

La baguette de pain blanc et les pâtes composent l'essentiel de mon alimentation.
J'aime la baguette depuis que je suis enfant, plus que les gâteaux, c'est mon aliment préféré je l'ai toujours dit. J'en mange une par jour de préférence bien cuit.
Et d'un coup il faudrait que j'arrête ce que j'aime tant. Comment le pain pourrait ne pas m'être bénéfique?

À la suite de ses mails, j'ai modifié 2 ou 3 trucs sur ses conseils mais des trucs qui ne me coûtaient pas vraiment...
Et au bout du compte... Ben pas de changement physiques notés.


Mon problème est double je le sais, il y a certes l'anxiété quasi permanente sur laquelle je dois bosser (Le ventre est parfois considéré comme le "deuxième cerveau" siège des émotions en tout genre) et de l'autre la nourriture.

Ma mère m'a parlé d'une de ses collègues qui avait consulté pour elle-même un naturopathe pour des problèmes de fatigue et ça a agit été fulgurant (un naturopathe à Metz qui a l'air très très bien)
Mieux cette collègue avait une fille qui présentait le même type de symptômes que moi et qui, après un arrêt de 3 semaines de lactose et gluten, avait perdu tout son ventre "malade" (dans son cas à elle, 8 kilos. J'ai le même type de souci).
C'est un truc que j'ai, mon ventre physiquement est un peu "bizarre", gonflé, c'est mon plus gros complexe (que de révélations aujourd'hui). En plus je suis très cambrée, je te laisse imaginer les suspicions de grossesse -__-'

Alors, il y a 3 semaines, n'en pouvant plus d'avoir mal sans arrêt, je décide d'aller voir un naturopathe en vrai.
J'arrive chez le mec, cabinet plutôt cool. On discute, il me pose sensiblement les mêmes questions que Claire, il regarde le fond de mes yeux avec un appareil qui ressemble à celui des ophtalmo, il observe mes doigts, me trouve une belle vitalité (laisse moi me la raconter 2 minutes, après tout ce que je viens de dire...), il me suggère d'arrêter totalement le Coca :-(
La séance dure plus de 2 heures, il est chouette. On essaie de trouver ensemble des solutions adaptées.
Et ... Il me parle encore de ces 2 intolérances.
Il me conseille, comme Claire, de laisser passer les fêtes et de faire le test de 3 semaines sans gluten ni lactose.
Ca fait 2 fois, effet de mode ou pas, j'ai quand même pas grand chose à perdre. Essayer c'est peut-être pas si dur que ça.

Alors j'essaie petit à petit. Déjà je ne mange plus de pain, ce qui est un bon début. Je le remplace par des galettes de riz avec des trucs dessus (et j'aime bien pour de vrai).

Le naturopathe m'avait conseillé de ne consommer aucun produit laitier pas même de chèvre ou brebis mais je m'y tiens qu'à moitié. Je mange encore du fromage de chèvre.
J'ai multiplié par 3 ma consommation de légumes.
Et j'élimine petit à petit le Coca.
J'ai ré-intégré une version simplifiée du Miam O fruit de France Guillain au petit dej'.
Bon c'est un début, rien d'absolument radical mais je vais essayer pour de vrai.

Voilà, je vous tiendrais au courant si tout ça vous intéresse évidement.

Allez bisous smack









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6.1.15

WHIPLASH / RÉFLEXION AUTOUR DE L'EXCELLENCE

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Le premier film que j'aurai vu cette année, m'aura complètement électrisée. L'année commence très, très bien.

Je sors à l'instant de Whiplash dont vous avez probablement entendu parler mais au cas où je vais y revenir 5 secondes avant d'arriver au coeur du sujet de ce post, des questions tournant autour des notions d'excellence, de morale et d'abnégation.

Whiplash est un film réalisé par Damien Chazelle racontant l'histoire d'un jeune batteur de 19 ans, Andrew Neiman, qui vient tout juste d'intégrer une très grande école de musique (de jazz) new-yorkaise. Le film commence alors qu'Andrew vient juste d'attaquer son premier semestre.

Il va rapidement intégrer le cours d'un prof génial, violent et redouté par ses élèves, Terence Fletcher (quand je dis "redouté", c'est un doux euphémisme tout kiki parce que je suis très très loin de la vérité, les élèves sont terrifiés par lui, baissant le regard jamais leurs yeux dans les siens, c'est impressionnant) et entre eux deux va naître une relation de prof / élève qui va vite basculer dans un affrontement hallucinant (certains diront sado-masochiste et il est difficile de les contredire).

Le prof, joué par le très charismatique et exceptionnel J.K Simmons, utilise l'humiliation quasi permanente (idem euphémisme tout kiki qui sent la savonnette) sur ses élèves estimant qu'un orgueil humilié est la garantie de l'expression du talent. Il leur tient de propos quasi insoutenables, homophobes, racistes, sexistes qui, selon ses dires, sont la garantie de leur progression.
Il justifie sa théorie faisant référence 2 fois à la légende ( relativement exagérée ) racontant que Charlie Parker n'est devenu Bird qu'après avoir été humilié en public (Jo Jones lui aurait envoyé une cymbale dans la tête, le mec déconnait clairement pas). La théorie étant donc, je le rappelle, le déclic du travail intense, seule garantie de l'expression du génie, ne se fait qu'après avoir subi des avanies.
Et Chazelle va développer cette thèse durant tout le film.

Pendant 1H30 Fletcher va malmener Andrew (qui y prend un certain plaisir ne nous leurrons pas) afin d'atteindre l'excellence. Les choses sont un peu plus denses que ce que je vous ai écrit, la psychologie de chaque personnage nettement plus fine, Andrew n'étant pas ce gentil élève propret, il se révélera aussi orgueilleux, dur, profiteur tout, tout petit moralement (son ambition trouvant écho dans la quête de perfection de Flechter).



Je me suis posée rapidement la question du fond moral du prof. Est-il originellement malmenant ou son attitude est-elle simplement une autre variation autour du fameux et galvaudé "la fin justifie les moyens"? Et plus le film avançait plus je trouvais que la question n'avait finalement que peu de pertinence. Le postulat du film ne se situe pas tellement dans l'éthique mais bien dans la performance, ce qui compte c'est le résultat.

J'ai lu dans un article (je ne sais plus lequel) qu'il y'aurait sûrement deux types de spectateurs devant ce film, d'un côté les "humanistes" considérant que le jeu n'en vaut sûrement pas la chandelle, se faire humilier, frapper (oui il met des tartes aussi) n'est, quoi qu'il en retourne pas tolérable. Et il y aurait, de l'autre côté,  les autres estimant que bien sûr, pour la quête du beau, la progression, l'accessibilité à la perfection, le jeu en vaut la chandelle.
D'un côté ceux qui trouvent que qu'importe les raisons, on ne traite pas les gens comme ça et de l'autre, ceux qui trouvent qu'on a rien sans rien et que plus c'est dur plus on pourra avoir accès à la grâce.
Je suis un peu entre les deux, souvent mal à l'aise devant les mots et attitudes de Flechter, m'obligeant parfois à tourner la tête, je reste pourtant persuadée que la dureté est la seule garantie à l'excellence.
Un homme riait à chaque phrase acerbe de Flechetr dans ma salle de cinéma. Les phrases étant plus dégueu les une que les autres, j'étais sûre que mon voisin de siège ne pouvait être qu'au mieux un putain de sociopathe. Mais plus le film avançait plus je comprenais ce prof.

Après j'ai fait du sport à haut niveau et ça a sûrement un lien.
Et il y a plus de sport dans Whiplash que de musique finalement. Le rapport à la performance, à la précision, à l'endurance tout est sport.
Et pour ceux qui ont pratiqué le sport à plus ou moins haut niveau (sachant que pour moi c'était à tout petit niveau), on est rapidement confronté à des coach super énervés qui parlent pas super bien. J'ai pleuré en entraînement régulièrement pas seulement parce que c'était physiquement dur.

Whiplash est un film de corps, de sueur, de sang, organique, de tension, de mains qui tremblent, d'affrontement, de violence et... de réussite.

On arrive au point qui m'intéresse, celui où j'aimerais que vous me donniez votre avis.
Pensez-vous qu'on peut atteindre un niveau d'excellence (qu'importe la pratique) avec douceur?
J'ai failli dire bienveillance mais la bienveillance est l'intention, pas le moyen, on peut être bienveillant, vouloir le meilleur pour l'autre et le faire avec une dureté implacable.
J'imagine que ça dépend des gens. Certains m'ont dit qu'on ne pouvait rien attendre d'eux dans la dureté, moi c'est le contraire, j'ai besoin d'une bienveillance exigeante et l'exigence c'est pas ce truc facile dont on se contente faute de mieux.

Voilà, j'aimerais vraiment votre avis et vous ordonne (ouais 2015 sera l'année des ordres ;-)) d'aller voir Whiplash et de me dire ce que vous avez pensé de son exceptionnelle dernière séquence qui m'a beaucoup impressionnée.

Allez salut les copains.
Have a good day

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5.1.15

2015, BONNE ANNÉE DONC

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(Bon et qu'est-ce qu'on fait avec ce morceau de The Weeknd tiré de la bande originale de 50 nuances de grey? Mouais je suis pas sûre non plus... J'crois bien qu'Abel devient un cacagne (NDLR:"Cacagne", mot issu du vocabulaire maternel signifiant un peu beauf, de mauvais goût, vulgaire.Et y a pas de copyright si ça t'intéresse de l'intégrer dans tes propres discussion ))

C'est la rentrée!


Je vous souhaite à toutes et à tous une sublime année 2015. Sublime carrément, pas de demie-mesure, pas d'épaules rentrées, pas de tête qui regarde le bitume, non, torse bombé, yeux vers le ciel, en grand. Une année 2015 en grand.
J'imagine niquer aucun suspense en disant qu'on aura forcément des moments pétés dans l'année, ça fait partie du jeu, mais ça ne doit en aucun cas altérer notre enthousiasme.

Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit et on peut considérer que 2014 n'aura pas été une année ultra productive sur mon blog, un peu en-dessous des précédentes traversant des moments (encore je sais, je suis relou et prévisible) où je me suis demandée si c'était très "utile "  de continuer à écrire ici.
Après tant d'années, je me demande bien à quoi tout ça me sert, il doit y avoir un truc qui me pousse malgré moi à écrire sur ce blog.
La chic fille, en 2014 c'était encore moi finalement.
Et j'espère que ça continuera en 2015 aussi.
Je ne vais vous teaser des trucs de dingue pour cette année, ce genre de choses ne marchant pas tellement, je vais la jouer sobre et low-profile.
Ce que je veux c'est faire de mon mieux, et je pense pouvoir faire nettement mieux que cette année qui vient de s'écouler.

Donc pour cette année, je vous et me souhaite:

✔︎ Des rires, beaucoup

✔︎ Des sourires sincères avec les yeux qui plissent

✔︎ Des galoches à langue déployée

✔︎ Des moments de grâce totale devant ce qui vous fait plaisir (pour ma part, c'est la nature qui fait palpiter mon coeur, le soleil, le ciel et l'océan nettement en tête de liste)

✔︎ Du surpassement total

✔︎ Un regard objectif et aimant sur vous et sur les vôtres

✔︎ Arrêter de vous sous-estimer et de surestimer les autres

✔︎ Faire l'amour

✔︎ Jouer (après vous le faites aux jeux que vous voulez, mais je reste persuadée que le monde irait mieux si les adultes jouaient plus)

✔︎ Du sport (c'est parce que je suis monomaniaque de la question)

✔︎ Du temps

✔︎ De l'horizon

✔︎ De la musique (ça c'est aussi parce que c'est mon délire)

✔︎ De l'amour

✔︎ Transformer la peur et sa paralysie en action confiante (ça, c'est peut-être ma priorité en 2015, mais je tâtonne encore partant avec un âne mort à chaque pied tellement je suis éloignée du concept de confiance )


Alors 2015 ça sera faire de son mieux sans jugement de mon côté.

C'est aussi l'occasion pour moi de vous remercier d'être là, vous n'imaginez pas tout ce qu'écrire ici a pu changer pour moi. Alors merci (ça fait un peu grandes pompes, premier degré tout ça, mais difficile de mettre moins de solennel que ça).

Allez bisous smack et... À demain


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