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30.12.16

DES NEWS EN BORDEL ET EN COURS ... MAIS QUAND MÊME C'EST PAS UNE RAISON POUR SE TAIRE

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Le rapport de cette photo avec le billet du jour? Zéro, mais le blouson est beau du coup, c'est une excellente raison



Je crois ne t'avoir jamais parlé de cette chanson que je trouve très jolie? 


Bien! Putain je galère à poster...

Bon je vais pas m'excuser la moitié du billet de ne pas être assidue, on a autre chose à faire!

Tu m'as manqué.


Merci pour vos commentaires et mails ça m'a fait plaisir même si j'ai eu l'impolitesse de ne répondre à rien.

Je reviens ici pour vous donner quelques nouvelles...

Je suis en vacances et pour la chilleuse professionnelle que j'ai toujours été, ça fait plaisir à mon coeur et à mon plaid en moumoute.

Je venais pour répondre aux questions que vous m'avez posé concernant ma rentrée... Et étrangement, je ne vous raconte pas grand chose alors que pourtant j'ai de quoi faire tant ma pensée bouge.

Alors cette année, la fac, ça donne quoi? Facile? Toujours le même enthousiasme ? La même joie? Le même quotidien fluide et génial?

Je vous mentirais si je vous répondais un oui franc et massif mais je ne vais pas, non plus, revenir sur ce que je vous ai déjà dit. C'est gris, plus ou moins clair et ce n'est pas massif, c'est un truc plus nuancé.

Il y a eu certaines semaines assez compliquées, ou je ne me sentais pas à ma place... En fait il y'a eu un moment où j'ai senti que ça serait beaucoup plus dur que ce que j'avais envisagé au départ et que j'allais devoir faire quelque chose que j'avais quasi contourné toute ma vie, le travail. Enfin que je dis travail, je veux dire, le travail exigent, faire tes devoirs sérieusement et arrêter de compter sur ses "facilités" (qui n'étaient déjà pas tout à fait réelles avant mais auxquelles je m'étais pourtant accrochées une bonne partie de ma vie) parce que clairement, ça ne suffisait plus là.

Je fais un Master pour devenir formateur de formateur d'adultes (ouais trop de mise en abîme), qui est un dérivé des Sciences de l'Education.
La raison pour laquelle j'y suis allée en confiance, c'est que former des adultes et jeunes adultes je le fais depuis très longtemps et je m'y sens vachement à l'aise.
Donc, avant que ça ne commence j'y suis allée gonflée d'une bonne grosse confiance (que je sais maintenant disproportionnée).

Aussi "expérimentée" que je l'étais, je n'en restais pas moins, la reine des branleuses qui n'aime pas trop travailler et à un moment ça a commencé à se voir, là, caché derrière mon enthousiasme débordant.

Si vous êtes dans l'expectative et que vous avez dans le projet de reprendre vos études je vous conseille à 1000 % de le faire, aussi difficile que cela soit (ça le sera) et autant perturbant pour votre identité que cela sera.

Perso, ça remet en question tout un pan de mon identité que je croyais pourtant stable, une partie avec laquelle je me sentais à l'aise (vous savez que ça n'est pas le cas avec toutes), alors là, la violence du truc quand j'ai vu que je m'étais trompée pendant longtemps et que je devais faire bouger plein de traits et m'adapter.

Ca va mieux, mais ça a été dur, j'imaginais pas que ça serait dur comme ça, je sors la tête de l'eau, j'espère pour plusieurs semaines même si je ne suis pas dupe et imagine bien que je risque encore de traverser des difficultés. Je suis passée de la rigidité d'esprit, celle qui fait que tu t'accroches à ce que tu sais déjà (ça s'appelle Les représentations initiales dans mon Master ) et refuse d'embrasser ce qu'on te propose tant ça met à mal tout ce que tu pensais savoir (pareil ça a un nom ce phénomène... mais ça va être relou à un moment, non? )

J'ai vraiment trop de trucs à te raconter, ce nouvel environnement, les questions que cela soulève sont assez riches d'enseignement, même si vous avez compris que c'est pas le confort total.

Petit billet pour faire un coucou et vous dire que je ne laisse pas tomber mon blog.
Je reviens vite pour les bilans de fin d'année (Musique / Ciné / Sapes / make-up / et le reste) et vous parler de mes péripéties à la fac et de mes nouveaux copains de la fac (ouais j'ai des nouveaux copains, ils sont cools).

Je t'embrasse fort et te souhaite une bonne fin d'année





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31.10.16

PAR JOIE

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« Par joie, j'entendrai donc, par la suite, une passion par laquelle l'âme passe à une perfection plus grande. Par tristesse à une passion par laquelle elle passe à une perfection moindre»

Ethique III, Spinoza

Bonjour à tout le monde, j'espère que vous allez bien. 

Merci pour vos différents retours sur le billet précédent "Healthy-skinny" et sur les pistes de réflexion. Comme vous vous en doutez, j'alterne encore à ce sujet, ma pensée passant d'un extrême à l'autre, du coup, j'y reviendrais vite je pense.

Comme vous avez pu le constater, je ne peux pas encore répondre aux commentaires, mais je lis tout et ça influe vraiment sur ma pensée, du coup, merci, malgré tout de continuer à commenter, ça me fait hyper plaisir. 


(Prenez un café, un thé a priori je vais être un peu longue) 


Aujourd'hui je vais vous reparler de Spinoza. Enfin pas de Spinoza mais de la joie et du fait qu'elle soit l'état le plus éthique qui soit. 
En tous cas c'est ce que je ressens profondément depuis cette rentrée. 
J'avais déjà pris connaissance, en partie, des réflexions spinozistes qui portaient sur la joie et du fait qu'elle soit la vertu même, mais je ne l'avais pas ressenti en moi aussi fort qu'en cette rentrée. 

Pour vous la faire courte ( je pense y revenir plus tard tant je pense que ça peut être utile de mettre des mots là-dessus) mais depuis quelques années, je constatais que mon état moral se détériorait. 
C'est à dire qu'il m'arrivait de ressentir profondément des sentiments que j'avais toujours méprisés et que je sentais bien nazes: une certaine forme d'aigreur, une colère permanente, une jalousie, même l'envie. J'ai envié. Moi. Alors c'est pas que je me sente au dessus du lot, mais l'envie c'est pas vraiment un truc qui m'habite normalement, j'ai plein d'autres défauts mais celui-ci, non! 

En fait, se développait chez moi un truc assez médiocre qui ne faisait que s'accentuer avec l'âge, la vérité, je n'aimais pas tellement ma vie (ma vie à moi, pas mes échanges, mes amours et amis mais bien ce que je faisais sur Terre. Il n'y avait ni enjeu, ni importance, je vivotais en-dessus de mes rêves et en dessous de mes ambitions... Dans ce fameux truc qu'ils appellent la zone de confort... J'y reviendrai, y a un peu de quoi dire sur la question parce que perso, je me suis beaucoup moquée de ce concept et finalement, je me demande si je ne me suis pas totalement trompée). 

Mais je ne savais pas que je l'aimais pas (ma vie), comment j'aurais pu me plaindre, j'avais tout! 
J'avais tout, mais j'avais pas d'enjeu et si je me penchais un peu plus sérieusement sur l'être humain que j'étais, c'était pas le top, on peut pas vraiment dire que je me bonifiais... C'était peu dire même!

Cette rentrée, j'ai repris la fac, je vous en ai déjà parlé. 
Et je suis tellement contente. 
Laissez moi vous dire un truc, si la vie était parfaite, toute ma vie j'irais à l'école apprendre des trucs, et je recommencerais pour apprendre des nouveaux trucs, c'est la seule chose à laquelle j'aimerais dédier mon temps (avec Mario Kart, des baby-foots avec mon mec et des moments passés avec les gens que j'aime). 
Je n'aime pas le monde du travail, enfin pas trop, je vous en reparlerais aussi (ce billet = énorme teasing) mais de ce que j'en connais (j'en ai une expérience assez mince, je ne connais pas tout le monde du travail), c'est jamais ce que j'espérais faire grande quand j'étais enfant. C'est toujours vaguement médiocre. Du coup, j'ai une tendance assez nette à m'y ennuyer comme un rat mort (oui le rat mort s'ennuie)

Là, c'est flagrant vu que j'alterne, je bosse et je vais en cours. 
Le taf que j'ai est loin d'être le pire, mes conditions sont vraiment acceptables et sous plein d'angles, je suis chanceuse d'y être. 
Mais à côté de la fac, que j'adore, c'est incomparable. 

A l'école, je suis joie, excitée, trop contente de retrouver mes copains (j'adore ma promo), et me sens vraiment chanceuse d'avoir pu y accéder. 

Et à la fac, dans la joie, je suis une meilleure personne. 
Y a pas photo, « ethiquement », je suis mieux. 
Pas que dans le contexte de l'université d'ailleurs, avec ma famille, mon amoureux, mes amis, je me surprends à être gentille (sincèrement) avec des gens pour qui j'avais peu d'estime avant. Je me sens comme portée positivement par la joie que je ressens, j'ai plus d'empathie et je suis plus ouverte aussi. 
Je n'ai plus jamais cette colère que je ressentais fréquemment. 

C'est très étrange comme sentiment, c'est la première fois que je sens aussi intimement que la "joie" est la vertu même et qu'elle influe sur tout, qu'elle saupoudre tous les aspects de la vie alors que je l'avais si longtemps prise comme un petit plus, un plaisir momentané, quelque chose de ne pas très sérieux auquel il ne fallait pas se fier. 
Trop imprégnée de l'idée que la vie "est souffrance", que c'est comme ça et que demander autre chose que cette dureté était quasi du domaine de l'indécence. 


Du coup, je comprends mieux mes aigreurs passées, et mieux encore les aigreurs des autres, leur tristesse, leur tendance majeure à être des putains de casse-délires, à toujours vouloir rabaisser la joie et l'enthousiasme de l'autre, à minimiser les réussites des autres, c'est normal, ils sont tristes, et être triste c'est être une moins bonne version de soi-même. 

Du coup, qu'est-ce qu'on peut faire? 

Dans le cas présent, je parle de tristesses et de défaites du quotidien, rien à voir avec les drames qui peuvent accabler des vies entières, ces choses là je ne les connais pas, je ne peux donc rien en dire. 
Mais je vous parle de mes défaites quotidiennes à moi, des petits renoncements, des lâchetés qu'on croit sans gravité, ces moments où on arrête de croire en soi et où on brade sa vie et ses instants, je parle plus de cela. De ce que l'on croit sans conséquence mais qui en fait finira par nous ronger. 

La joie sauve. 

Un des baromètres les plus efficaces de l'existence c'est elle, la joie. J'arrête pas de dire cette phrase d'illuminée en ce moment « Suis ta joie!». Si tu suis ta joie ça ira, tu seras sur le bon chemin. 

Mais comment on fait pour suivre sa joie? 

Clément Rosset dit à propos de Spinoza dans le Hors-série de Philosophie magazine qui lui est consacré : 

« Être joyeux suppose une purgation des passions négatives »

Dis comme ça, tu te dis "ouais enfin ça on sait déjà". 
Et moi je te répondrai comme la maman dans le film Un air de famille « Tu sais mais tu ne le fais pas»

La base c'est déjà de s'éloigner au maximum des climats hostiles. 
Ex: à Noel, je vas m'abstenir d'aller voir une partie de ma famille qui passe son temps à se marrer sur le fait que je suis "grosse" que ça serait bien que je me marre... oh lalala t'as pas d'humour, tu l'as caché dans ton cul? ( là, c'est ma vanne, personne m'a dit ça, en général, ils font même pas des blagues efficaces, ils ont l'humour sec et pas drôle ) . 

C'est con dit comme ça mais à un moment donné faut arrêter de croire que ça n'a pas d'impacts les trucs dégueus qu'on nous dit et fait. Ca en a. Et c'est aussi de notre responsabilité de ne pas s'y confronter pour tenter, toujours, de suivre sa joie et de vivre dans une meilleure version de sa vie (c'est à dire joyeuse). (Ouais je suis gravement monothématique)

Une purgation des passions négatives repose sur l'idée de les enlever de son quotidien et ne pas minimiser leur impact car elle est lourde. 

Du coup, ce que je voulais vous dire, c'est que dans l'expérience, et si ça vaut pour moi, y a fort à parier que ça vaut aussi pour plein d'autres, la joie fait de nous de meilleures personnes, pour nous et pour les autres. 
Bon Rome c'est pas fait en jour, il faut du temps pour tout, mais j'avais vraiment envie de vous parler de ça qui, pour certains, doit être une évidence, mais pour d'autres, genre moi, pas tant que ça. 

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne journée. 




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18.10.16

HEALTHY-SKINNY

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Dani, lectrice lambada et laconique dit dans les commentaires de Garance Doré :

« People pretending (even to themselves) that they want to be healthy when in reality being skinny is the real goal »


« Les gens prétendent (même à eux-mêmes)qu'ils veulent être "healthy" alors qu'être minces est leur véritable but»

Alors c'est peut-être un peu trop simpliste, mais je dois avouer qu'en lisant cette phrase j'ai souri. 
Tu sais le sourire de la fille qui s'est fait gauler et qui même si elle prétend le contraire, elle est est aussi là-dedans. 

Bon de mon côté, on peut ajouter l'hypocondrie qui aiguille ma vie dans des directions plutôt bonnes, arrêt de clopes / reprise sport tout ça tout ça... Mais clairement la volonté de perdre mon ventre et autres complexes aiguillent aussi mes choix...


Je voulais savoir ce que vous, vous en pensiez? 


La vérité autour de ce truc autour du healthy? Y a pas surtout une envie d'être gaulée plus qu'autre chose? Si je suis tout à fait honnête du plus profond de mon coeur, si on pouvait être gaulée sans réfléchir à tous ces trucs là, je prends... Bon on va pas se mentir, ces choses dans leur globalité m'ennuient plutôt parce que je trouve ça assez relou (et donc ne le fait pas... Et continue à manger des petits écoliers au petit déj et pas du porridge compliqué à faire à 6h30 du matin). 

L'hypocondrie gagne de plus en plus et me fait manger mieux pour vieillir sympa (mais pour devenir plus mince, ça marche du tout cette histoire...). 

Bref, du coup, je me demandais si la mode de l'healthy n'était pas (pour la grande majorité des gens) qu'une petite blagounette du régime qui ne s'assume pas et qui se la joue grand prince drapé dans des grands principes? 


J'ai bien aimé cette petite phrase de Dani! 

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13.10.16

POINT SÉRIE 1

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Salut les copains,

J'avais envie de faire un petit point séries, ça fait longtemps et ça sera l'occasion de vous dire ce que j'ai aimé ces derniers temps .


✔︎ Dans mes bras et dans mon ♥  La saison 2 de Mr Robot


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 La saison 2 de Mr Robot a été une belle claque pour moi (même si la fin me laisse légèrement sur ma faim).
L'an passé je vous avez parlé à plusieurs reprises ( Ici et aussi aussi là notamment ) de Mr Robot.

D'abord une claque initiale (le premier épisode restant mon premier épisode préféré  toutes séries confondues... En tous cas dans mon souvenir, parce que j'ai reregardé la série depuis le début et force est de constater que même ça semblait à l'origine assez "froid" c'est incomparable avec la direction que la série continue de prendre).
Mais la suite de cette saison 1 ne m'avait pas autant convaincue que ce que j'aurais imaginé. Sympa, bien même... mais pas ouf!

J'avais hâte de voir la direction qu'allait prendre la série après ma mine déconfite fin saison 1 sentant que la narration prenait une direction certes inattendue mais finalement assez convenue dans ses thématiques.
Ce qui était (spoil saison 1) (spoil saison 1) un vague hommage à Fight Club a, dans cette saison 2 pris une direction dingue.

Cette saison a parfois été qualifiée de molle et de moins "impactante" que la première, en ce qui me concerne, je l'ai trouvée vachement plus aboutie, plus profonde, encore plus belle formellement (ouais c'était possible) et les pistes engagées, les narrations enclenchées bien que non terminées, ont fait basculer la série dans une contemplation encore plus froide, plus bleue et plus métallique aussi (ouais ça veut rien dire mais c'est ce que ça m'a inspiré).
Jamais, et Dieu que c'est contemplatif, je ne me suis ennuyée ou ai trouvé que cela stagnait (certains diront qu'au vu des films que je mate, c'est plutôt sans surprise et ils n'auraient pas tout à fait tort).
La lenteur qu'a mis Sam Esmail au coeur de son propos a fini de me séduire totalement.

J'ai adoré cette deuxième saison.



           ✔︎ Ma série préférée de la rentrée Westworld

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La nouvelle série HBO (La fin de Game of Thrones approchant il faut trouver du dense pour remplacer tout ça. Bon moi perso je suis pas fan de GOT mais je n'ai toujours pas réussi à savoir si c'était plus par snobisme (je suis cap!) que par réel désintérêt) créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et notamment produite par J. J. Abrams et Bryan Burk s'appelle Westworld.

Seuls 2 épisodes pour le moment et 2 épisodes qui ont plus que mis l'eau à la bouche.
C'est trop bien.
Tout de suite, j'ai pensé, même si la relation est facile, à cette magnifique série que j'adore et dont j'ai régulièrement parlé ici Dollhouse (série créée par Joss Whedon, le papa de mon adorée Buffy).

La série est inspirée d'un film de Michael Crichton du même nom (écrivain et scénariste, de Jurrasic Park et la série Urgences notamment) de 1973.

Alors je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire rapport que c'est assez chouette de tout découvrir au fur et à mesure mais juste vous dire que j'ai déjà maté les deux épisodes deux fois.
Que, oui c'est une série qui se la raconte clairement, elle est là pour montrer qu'il y'a de quoi dire, que ça joue de dingue, que sous ses aspects je suis une grosse machine à montrer que ma chaîne en encore sous les pieds et est très puissante, ses thématiques sont plus subtiles, plus universelles, plus belles.
C'est une série assez dure, il fait y avoir un paquet de culs qui va y déambuler je le sens bien, pas mal de sang aussi, mais si ça se trouve en grattant sous ses aspects un poilou putassiers il y'aura une grande profondeur. Perso, je le sens grave, mais alors grave bien.





    ✔︎ Petit plaisir pas dingue mais sympa quand même, EASY

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Nouvelle série créée par Joe Swanberg que j'ai regardé un dimanche soir sur Netflix, Easy est très sympa.
Les épisodes durent une toute petite demie heure, se déroulent tous à Chicago, les personnes s'y croisent parfois, mais chaque épisode a sa propre histoire autonome (à la manière d'un Black Mirror ou The twilight Zone).
Easy analyse les histoires d'amour, sous plusieurs formes, sous le prisme de ses implications, de ses difficultés. C'est un peu amère mais ça reste assez sucrée.
C'est pas dingue de fou mais vraiment j'ai trouvé ça super sympa et ai tout maté en une soirée...


     ✔︎ Celles que j'attends de pieds ferme, The Affair (saison 3) et                       Black Mirror (saison 3) 

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La saison 3 de The Affair revient le 20 novembre. Et j'ai hâte, hâte, hâte (j'ai beaucoup aimé les deux premières saisons).

Et Black mirror revient le 21 Octobre sur Netflix après une très très longue absence....

Et je suis joie.

Je vous souhaite une bonne journée


NDLR: Bon, face à un dilemme! Je ne trouve pas le temps de répondre aux commentaires, je n'aime pas vraiment ça mais sincèrement c'est un peu compliqué. Donc deux options, soit je les ferme complètement (ce qui n'est pas ce que j'aurais préféré spontanément) soit je les laisse ouverts et y réponds sporadiquement. Dites moi ce que vous en pensez?
Je vous embrasse 

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12.10.16

DANG!

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C'est en regardant la vidéo de Shera Kerienski que j'ai découvert ce morceau (qui est un tube du coup, on être trois, dont moi, à pas le connaître) mais putain qu'il est bien. Perso, j'ai gigoté une très très grande partie de la soirée

Dang! Mac Miller et mon adoré Anderson .Paak Du love et de la patate donc.



A très vite



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5.10.16

TRISTOUNETTE-COLÉRQIUE ?

Garance doré, coppenhague



La photo est de Garance Doré


Comme c'est mercredi matin, que c'est la journée des enfants et qu'il ne faudrait quand même pas trop rigoler et kiffer sa race d'être au monde, moi, votre humble serviteur, je tiens à vous raconter une histoire bien plombante, mais qui, comme pour une Cendrillon moderne, ça finit bien.

Les premiers mois de l'année 2016 n'ont pas été très joyeux pour moi. Il ne s'est pas passé des trucs forcément graves, juste c'était pas la pêche. Grave pas la pêche même.

J'étais hyper triste, sans entrain et surtout très, très en colère ce qui faisait de moi une congénère ô combien sympathique avec qui on avait envie de passer du temps de qualité.

Alors en colère Marie, mais en colère de quoi? Ben en colère à force de ne pas aller bien (encore, ma vie, c'est relou), à force de me sentir coincée dans des systèmes tout pourris dont je ne m'extrayais jamais et qui vraiment, me faisaient de plus en plus dire que j'avais un souci majeur et que ça serait toute la vie comme ça vu que ça faisait tellement longtemps et que ça revenait à chaque fois (NDLR: Ré-écrire plus souvent, phrases trop longues / style trop lourd).

Le souci majeur? Moi en toute simplicité. C'est à dire? Ben je savais pas vraiment mais plus ça avançait plus je me disais que même si je luttais, ça n'était qu'une forme d'évitement et qu'il fallait se rendre à l'évidence, ça ne marchait pas terrible cette histoire.

Je me disais de plus en plus que la tristesse faisait totalement partie de moi.

Voilà bilan début 2016 un peu pourri et surtout je n'avais pas de perspectives réelles.
Tous les projets qui me tenaient à coeur je ne les menais jamais à bout alors que j'avais la conviction que les autres si, que je n'arrivais à rien alors que les autres si, qu'il me manquait genre un boulon dans le cerveau. Pétrifiée, je te jure c'était très étrange comme sentiment. Et ça me rendait triste, mais bordel tellement triste (tapage de barre en ce mercredi hein!).

Alors je cherchais en profondeur (cette phrase n'est pas salace promis) à l'intérieur pour trouver une putain de réponse... Je me disais sûrement que ça serait une réponse subtile, quelque chose d'un peu étonnant, une révélation sur la vie tout ça...

Du coup, maintenant je vois un peu mieux et c'est nettement mois de "classe mélancolique" que ce que je m'étais imaginé...

Depuis cette rentrée j'ai un rythme très soutenu. En plus de la fac (même que j'ai des devoirs), je bosse et du coup mes semaines sont hyper remplies.
Et je me suis souvenue d'un truc que j'avais déjà abordé il y'a quelques années quand je parlais de l'achat compulsif.

En fait c'était pas un truc "classe mélancolique" que j'avais, point de Baudelaire dans ma chair, point de Cioran comme Jiminy Cricket sur mon épaule, non, en fait que ce que j'avais, je me faisais chier. Voilà quel était mon problème.

Alors le dire comme ça, ça a nettement moins de gueule mais vraiment j'insiste, je mésestime souvent l'importance de l'ennui dans l'humeur. Et je ne pense pas être la seule. L'ennui, c'est vraiment un truc nul mais qui est yin excellent révélateur de ce qui dysfonctionne dans notre vie. Si on y est attentif ça met sur des pistes à creuser.

J'ai déjà dit que je suis une enfant unique donc j'ai passé beaucoup de temps seule et vraiment il m'en faut pour m'ennuyer. Enfin c'est ce que je me disais rapport que j'adore faire et apprendre des trucs quand je suis toute seule, mais là ça ne suffisait pas pour se stimuler.
Comme j'ai la capacité à me passionner pour 1000 trucs du coup, je sautais d'un centre d'un intérêt à un autre, je me passionnais et j'ai longtemps cru que je n'étais pas sensible à l'ennui...Bon en fait si hein!

Et c'est cet ennui là qui a, à force, avait fini par me rendre tristounette-colérique (et relou du coup).

Bon je ne dis pas que c'est systématiquement ça pour tout le monde, évidement, mais il y a aussi des tristesses sans fondement apparent qui peuvent, pourquoi pas, trouver leur source dans cette même chose. L'ennui.
Alors l'ennui c'est pas forcément ne rien faire en soi, mais c'est être aussi (dans mon cas) dans un mode d'existence sans enjeux réels et sans perspective particulièrement intéressante.

Ma rentrée à la fac a aussi été un moyen de sortir de cette inertie là (intellectuelle mais pas que) mais il n'y a pas que ça puisque ça m'a fait rentrer dans un cercle plus "vertueux" dans lequel je me sens mieux très clairement.
Je ne baigne pas dans la félicité, faut quand même pas déconner, mais je me sens fondamentalement mieux et figure toi que ça a fait changer plein de trucs dans mon quotidien...

J'y reviendrai parce que dans des tas de domaines je reviens de super loin (genre l'insomnie) et que je serai votre humble serviteur aka votre copine "névrosée" qui voit le bout pour certains trucs et que ça fait plaisir du coup ça devrait vous mettre du baume au coeur peut-être.
Genre là, 7h30 j'écris ce billet avant d'aller en cours et je suis en forme puisque je dors à 11 heures maintenant. Il y a 3 mois, cette phrase était du domaine de la science-fiction.


Je reviens cette semaine pour vous parler de ma reprise d'études plus en détails, pas mes cours dont vous allez vous foutre mais plus de ce que rentrer à la fac après 30 ans veut dire (ou 40 ou 50, ça doit marcher pareil!).

Je vous embrasse passez un bon mercredi.

Marie aka votre Cendrillon du ghetto (tmtc)




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4.10.16

L'ALBUM DU MOIS, SOLANGE, A SEAT AT THE TABLE

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Salut les copains, je passe un peu en coup de vent pour vous parler de l'album, du très beau nouvel album de Solange, A seat at the table.

Je crois que je vous avais parlé de son Ep True, sorti il y a quelques années et j'attendais vraiment impatiemment cet album là.

Et je le trouve encore plus beau qu'espéré.






C'est trop joli. Pour une analyse un poil plus poussée, rapport que c'est pas dur, je vous renvoie à l'article de Music Feelings.

Tu le sens le retour de la néo-soul?










 Je vous souhaite une très bonne journée (ouais c'était grave court...)

Edit: Alors je tâtonne encore sur mon rythme, je vais pas vous faire le coup du "je suis submergée", faut pas déconner, c'est pas vrai, mais je suis pas encore au top de l'optimisation de mon temps, j'ai bon espoir!







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21.9.16

BLOND (E) (qui le sait vraiment?) / FRANK OCEAN

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Dans la nuit du 20 août, tard, est sorti Blond(e) le deuxième et trèèèèèèèèèèès attendu deuxième album de Frank Ocean.

Il devait être 1H30 et j'allais me coucher. Et j'étais seule et j'allais avoir de nouveau 12 ans, être au lit avec un album dans les oreilles que j'avais tant attendu pour m'endormir, comme quand j'écoutais Kate Bush avant de dormir (spécifiquement l'album Never For ever et spécifiquement du spécifiquement, Army dreamers l'une des chansons que j'aurais le plus aimée dans ma vie).

Blond(e) était là après un allumage excessif, quasi jusqu'à la nausée de Frank Ocean et j'allais pouvoir l'écouter avant de dormir, dire que j'étais joie était en dessous de la vérité.

J'ai beaucoup parlé de Frank Ocean ces derniers temps du coup, on va clore aujourd'hui le sujet pour un petit temps je pense.

Le premier album de Frank Ocean, Channel Orange, était à mes yeux une vraie réussite, sachant que j'avais déjà bien usé son EP, Nostalgia, Ultra, on peut considérer que depuis 2011 j'étais plutôt à fond de balle sur le jeune homme (à la même époque The Weeknd tournait aussi pas mal dans mes oreilles, depuis beaucoup, beaucoup, beaucoup moins...).

Donc, depuis 4 ans j'attendais son album comme j'ai attendu la saison 3 de Buffy sur M6 (les vrais reconnaissent les vrais... mais devoir attendre autant de mois pour savoir où en était Buffy après son départ de Sunnydale reste pour moi l'attente la plus délicieuse et dure que j'ai eue à vivre... ca ressemble à une vanne... ben en fait, je suis horriblement premier degré... Only god can judge me #tatouage). 

Et alors cette attente, récompensée ou pas? L'allumage de Mr Ocean a-t-il été à la hauteur?

Et bien pour tout vous dire, je suis mitigée...

Sur le moment j'étais dans la joie totale, zéro objectivité, lumière éteinte, j'écoutais religieusement en trouvant que c'était beau...
Ouais c'était beau.

Nikes, le premier extrait de l'album était sorti en clip la veille et bordel que c'était prometteur...
Etonnant morceau, moite, doux, métallique aussi. Le clip sublime.





Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé l'album, ça serait faux, mais je ne l'ai pas aimé comme je l'avais imaginé.

J'ai pas senti mon coeur qui battait plus fort que ça.

Quelques chansons très belles c'est sûr, il est réussi, d'un point de vu plus réflexif, je le pense même plus abouti que Channel Orange, plus fouillé, peut-être même plus élégant.
Frank Ocean est de toutes façons une personne très élégante, à plusieurs points de vue d'ailleurs. 

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Mais pas de sursaut coronaire, simplement une appréciation sincère mais un peu distante...


Force est de constater que Blond(e) me fait moins d'effet que le précédent. 

Alors depuis je continue à écouter ce nouvel album, certaines chansons sortent du lot, je les écoute avec plaisir mais je ne sais pas si c'est l'attente trop longue (et donc des attentes immenses et forcément déçues) mais ce deuxième album me séduit moins, tout simplement.

Je vous mets quelques morceaux que j'aime quand même beaucoup, même si pas de poils qui se dressent à signaler (Bon Seigfried on est limite quand même..)





 A la fin de la première écoute j'ai écouté Bad Religion, ma chanson préférée du dit garçon et la même émotion que la première fois, du coup tout n'est pas perdu.




Je t'embrasse et à très vite... rapport qu'en plus un Dolan sort demain et tmtc qu'ici on aime assez...

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18.9.16

10 PIGES 🎉🎁🎂

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Hello,

j'espère que vous allez tous bien.

Début septembre, Une chic fille a eu 10 ans.
On y est, une décennie.

J'ai pas fêté ça comme il se doit, parce qu'il y'a eu quelques changements pour moi en cette rentrée.

Brièvement j'ai intégré un master, tout ça s'est fait très vite, 1 mois avant je ne savais pas vraiment que ça allait tourner comme ça mais suis ravie de la dite tournure.
Et les premières appréhensions passées (j'ai flippé un peu ma race pour plein de raisons), ce retour à la fac me remplit de joie.
Mais du coup, mes belles (et régulières) résolutions se sont violemment croûté la binette, fauchées par mon planning nettement plus serré que prévu.

Mais 10 ans, merde, c'est quand même quelque chose...

Normalement faut faire des cadeaux et tout? Je sais pas trop comment fêter ça sur le blog, mais pourquoi pas marquer le coup...

Bon je réfléchis et on se redit mais j'aimerais bien faire un truc un peu bilan (ouais je fais des bilans tous les 2 mois je sais... Ouais moi aussi je suis fière d'avoir résisté à l'envie de mettre les Neg'Marrons dans cette histoire).


Pour cette rentrée du changement et de la décennie bloggesque (je te ferai dire que la Chic fille prépare son entrée en sixième ce qui fait d'elle une jeune fille téméraire et intrépide), j'avais envie d'apporter de légères modifications au blog.
Alors légères les modifications, j'ai arrêté de croire à un changement radical, le blog restera bordélique, un peu de tout, moitié tout et son contraire, parce que c'est comme ça et je vais arrêter de considérer que c'est un problème.
Donc je vais accepter la direction qu'il a toujours su prendre tout seul, je vais l'accompagner plus franchement dans la direction qui a toujours été celle qui s'imposait d'elle-même, c'est à dire le bordel.
Mais un bordel, joyeux et décomplexé.

Une sorte de journal pas vraiment intime mais personnel quand même.
Vous parler encore de ce que j'aime, de ce qui m'amuse et de où j'en suis.

Voilà, j'espère que de votre côté, votre rentrée s'est bien passée.

Je vous embrasse et vous dis à très vite.



Je finis avec cette très belle version d'une des chansons du prochain album de Julien Doré, &,  c'est vachement beau. Et je ne crois pas vous avoir jamais vraiment parlé de mon affection toute particulière pour ce que fait ce mec, mais vu que je connais tous ses albums quasi par coeur, ça doit vouloir dire quelque chose.

 

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19.8.16

BRÈVE MACÉDOINE DU 19 AOÛT 2016

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Hello,

Bon je reviens un peu vite fait pour vous parler de petits trucs assez cool.


✔︎ Frank Ocean qui nous fait grave tourner en bourrique (ringos) et que ça commence à être relou même si je reste suspendue à la moindre info, nous a pris de cours en sortant cette nuit un contre-projet, Endless.




Nettement plus expérimental qu'imaginé, je suis pour le moment un peu déconcertée, mais cela ne serait pas son "véritable" album, plutôt une mise en bouche...

Je ré-écoute en attendant cet album en vous écrivant ce billet.

La tracklist:

01. Device Control

02. At Your Best (You Are Love) (Isley Brothers cover)

03. Alabama

04. Mine

05. U-N-I-T-Y

06. Ambience 001: “In a Certain Way”

07. Comme Des Garçons

08. Ambience 002: “Honeybaby”

09. Wither

10. Hublots

11. In Here Somewhere

12. Slide on Me

13. Sideways

14. Florida

15. Deathwish (ASR)

16. Rushes

17. Rushes To

18. Higgs

Pour le reste, après un énième allumage (ce mec est le roi des allumeurs), il semblerait que peut-être un autre album, qui ne s'appellerait plus Boys don't cry, sortirait ce week-end!

La vidéo m'a orienté sur deux trucs:

✔︎ The Jesus and Mary Chain (Ocean porte un t-shirt du groupe) que j'avais oublié et que j'ai adoré écouté en boucle ce matin ( Just like honey, morceau qu'on entend dans le Lost in Translation de Sofia Coppola )




✔︎ Et aussi le travail de Tom Sachs, artiste plasticien américain que je ne connaissais pas (j'en connais peu ceci expliquant sûrement cela), que Frank Ocean remercie à la fin de Endless.


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Il avait collaboré avec Nike il y a quelques années, et putain que c'est beau...
Je suis grave faible mais les baskets ♡


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✔︎ Toni Erdmann, Maren Ade

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Un peu par hasard vu que je ne suis allée que 3 fois au cinéma en 2016 je crois, je suis tombée sur la bande-annonce de Toni Erdmann, le film de Maren Ade présenté à Cannes cette année.



Alors que ça soit clair, il dure 2H42. Ouais vous avez bien lu, 2H42!

Et j'ai adoré.
Je n'avais jamais vu un film comme celui-là, il est vraiment différent. Tendre, étrangement drôle, pudique,  brut...
Vous savez que je n'ai pas de don particulier pour décrire correctement les films, donc je vais vous la faire simple.
J'ai ri, souvent, souri tendrement souvent aussi, et je me suis laissée surprendre par un pleur aussi fort qu'impromptu.
Yassine, mon partenaire de crime et de cinéma, a passé 2H15 à me demander "c'est quoi l'histoire?" ou sa variante "C'est quand que ça commence?" avant de sortir de là enthousiasmé et charmé.

Si vous avez l'occasion et l'envie (et 2H42 devant vous... mais je vous jure, je me suis pas ennuyée une minute...), foncez, c'est vachement beau et bien plus subtil que cet étalage de sentiments qu'on nous balance en général.
Ines regardant son père partir de son appartement après quelques jours de gêne et de silence, les larmes qui lui coulent sur les joues en dit beaucoup plus sur la relation parent / enfant qui vieillit que ce que j'ai vu jusqu'à maintenant.
Ca m'a beaucoup touchée.

✔︎ The School of life 

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Je continue avec une chaîne Youtube vraiment chouette, The School of life .

 C'est une chaîne anglophone (mais ça va c'est fastoche avec les sous-titres et certains, rarement, sont trouvables en français) dont l'ambition est de faire de "l'éducation émotionnelle".
C'est hyper bien foutu, les vidéos sont intéressantes et abordent les choses sous des angles un peu différents.

Je vous en mets quelques unes en dessous qui m'ont pour le moment bien parlée.




                

 (Celle-ci est assez cool et fait la nique à cette idée ô combien répandue que le célibat c'est assez nul)

 



 

(Moi qui ai longtemps été énervée par la gentillesse, cette vidéo m'a donnée une très bonne clé de compréhension




✔︎ Et je voulais finir sur la vidéo de Marinette sur la sidération psychique que je trouve très importante et qu'il faut faire tourner un maximum.

 


Je vous souhaite un bon week-end, à bientôt!

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8.8.16

WORKING GIRL

romy, les choses




L'autre jour, en bossant, je me disais que le travail avait la capacité à révéler des trucs en moi qui, si je les réalisais systématiquement dans mon quotidien, me faciliteraient vraiment, mais alors vraiment la vie.

On a souvent tendance à voir et à parler du côté aliénant que peut avoir le travail, mais dans mon cas, il peut avoir tendance à révéler les côtés les plus chouettes de moi, parce qu'ils sont les plus pragmatiques et les plus rationnels.

Je ne dis pas que cela s'applique à tout le monde évidement.

Je vais vous lister les trucs que je fais ou pense naturellement dans le travail et que je ne fais pas nécessairement dans mon quotidien, alors que bordel ça rendrait la vie plus douce:

J'ai un très haut degré d'exigence à mon égard et en ai assez peu à l'égard des autres personnes avec qui je travaille

Ca n'a pas toujours été le cas, mais quand j'ai été directrice de colo, j'ai vite vu que si je n'amplifiais pas mon degré d'exigence à mon égard, j'allais le payer.
Quand t'es "chef", peu importe le degré, tu es le responsable et  si les choses se passent mal, tu en seras en grande partie responsable.
Et bien sûr, je veux que cela se passe bien. Alors je vérifie, je demande, je revérifie, ça me coûte p eu et ça m'assure que je n'aurais pas à courir parce que j'aurais été négligente sur tel ou tel point.

Je rencontre encore beaucoup de gens qui continuent à ne pas doublement, triplement vérifier et qui se retrouvent, parfois, à courir alors qu'ils auraient gagné en sérénité à contrôler.
Ils sont surpris que les autres ne soient pas comme "eux", consciencieux comme eux, vérifiant comme eux.
Je pars du principe que mon potentiel d'action n'agit que sur mes compétences et même si ça me fait perdre un peu de temps, j'ai tout intérêt à considérer l'autre avec moins d'exigence que je ne me considère moi.
Ce qui m'évite:
1) de m'enerver après les autres et ils sont pour moi rarement décevants
2) de courir inutilement et d'anticiper
Être exigent à son égard et moins à l'égard des autres est une piste intéressante dans la vie courante pour ne plus être déçue inutilement et prendre la responsabilité maximum ( même si bien sûr les aléas existent ) de ce qui nous arrive.

Anticiper. Anticiper. Anticiper

Bien sûr il m'arrive d'avoir envie de glander, mais je ne suis jamais tout à fait décontractée tant qu'il me reste un tout petit truc à faire.
J'achète ma tranquillité de cette manière!



                               ✓ Ne jamais rien prendre personnellement

Ca c'est venu au fur et à mesure, au tout début de ma vingtaine, dans le moindre travail que je faisais j'étais une petite chose très, très, susceptible.
La moindre réflexion remettait en question tout ce que je faisais et tout ce que j'étais.
La vérité c'est que le problème ne venait pas de ce que les autres disaient ou pensaient de moi, mais ce que moi j'en pensais.
Il n'y a jamais plus troll que nous-même!
Ma rigidité et ma susceptibilité ne disaient qu'une seule chose, que je n'étais pas sûre de moi... Et les réflexions de l'autre trouvaient écho en moi pour cette raison.
Dans ma vie de tous les jours je n'ai pas toujours cette décontraction, ce blog a pu en être un exemple, je peux prendre des choses bien trop à coeur mais ça ne dit rien de l'autre, ça dit uniquement que je ne suis pas à l'aise avec l'idée de passer pour telle ou telle chose.
Au travail, je suis très tranquille. C'est pas que je me sente la meilleure du monde, mais je sais que je ne suis pas un imposteur, ce que les autres en pensent, ou ma réputation comme pourrait le qualifier Epictète si on en discutait ensemble, n'est pas mon problème et ne me concerne pas.
Ca repose.


         
             ✓ Il y a un temps où il ne faut pas questionner son envie 

Dans n'importe quel taf, même que vous aimez, il y'a des choses que vous aimez moins faire. C'est plutôt naturel.
J'évite au maximum de questionner mon envie.
Les trucs que je n'aime pas faire je le fais sans réfléchir, sans pester, sans me dire "putain c'est grave relou", parce que je sais que ça me rendrait doublement mal de le faire. Ca rajouterait de la "souffrance"  au fait que ça soit déjà bien bien relou.
Je pose mon cerveau, je fais diversion, mais surtout, SURTOUT, je ne les repousse pas.
Je fais les trucs le plus relous, pénibles, désagréables, le plus vite possible. Je m'en débarrasse. Si j'attends, je les garderais en toile de fond. Ces trucs ne partiront pas, j'y penserais toujours d'une manière ou d'une autre.
Un problème ne se règle jamais tout seul, sans rien faire.
Anticiper, faire le trucs relous, est pour moi une excellente manière d'optimiser mon quotidien.
Est-ce que je le fais dans ma vraie vie?
Non pas du tout, je fais tout le contraire!
Pourquoi?
Pas une foutue idée sa mère!
Mais je sais que c'est une excellente solution!


                     ✓ Ne jamais prendre l'échec pour ce qu'il n'est pas

L'échec n'est pas une option. Vous voulez être compétent peut-être même le meilleur? 
Préparez vous à remballer votre égo, vous allez vous péter la gueule, échouer, recommencer, re-échouer... Pendant longtemps! Et c'est à cette condition que vous deviendrez bon. 
L'échec ne dit rien d'autre de vous que vous en phase d'apprentissage. Il ne dit pas que vous êtes un "nul", un "raté" ou un "incapable". Vous apprenez, c'est tout.
L'échec n'est la fin de rien.
Je vous renvoie à un billet que j'avais écrit il y a un petit temps sur l'échec et qui résume toujours plutôt bien ma pensée.
L'échec est une étape, c'est tout ce qu'il est, ne portez aucun regard moralisant ou psychologisant sur lui, il n'a rien à voir dans cette histoire!

Voilà, c'est le premier jet, j'ai d'autres trucs en tête, si ça vous plaît, je referais un billet là-dessus.

J'espère que vous avez passé un bon week-end, bon lundi à tous!



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4.8.16

AH SALUT

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Salut les copains juilletistes qui ont encore le temps de zoner sur les internets pendant que les aoûtiens devraient se mettre de l'écran total mais préfèrent, comme chaque année, se mettre de la graisse à traire et du coup sont loin de leur clavier.

Vous allez bien?

Moi ça va...

Je serai de retour sur le blog à partir de maintenant, pleine de bonnes résolutions et de l'envie d'en découdre.

Ce billet c'est celui du retour que je ne peux jamais m'empêcher de faire mais dans lequel je ne dis rien d'autre que "salut, ça va, tu te souviens de moi?".

Sinon brièvement:

✓ J'ai changé d'appartement. Les déménagements c'est clairement tout pourris... En plus j'ai déménagé dans plus petit, du coup, le minimalisme ne m'apparait plus comme un choix coquet mais bien comme une nécessité (quasi au sens philosophique du terme, j'y reviendrais je pense).

✓ J'ai passé quelques temps sur la presqu'île de Crozon (Bretagne / Finistère) et c'est bien canon cette histoire. Il faisait globalement 12° mais porter un pull ne rend pas les choses moins belles.

✓ Frank Ocean qui en peut plus de teaser (et vraiment c'est très relou, je vois pas comment son album pourrait être à la hauteur de l'attente, pourtant Dieu sait que je l'aime, mais là, il est allé trop loin) semble nous dire que son deuxième album, Boys don't cry, sortirait ce vendredi, demain quoi! On va attendre pour voir... Sur le site d'album pour le moment, il ne se passe rien.


Mr Robot a repris... Après une première saison qui passait de l'époustouflant au vaguement "dubitatif" pour ma part (j'en avais parlé l'an passé ici et aussi ), cette deuxième saison replonge dans l'intimité d'Elliot et ça me plait beaucoup.
Je n'ai regardé que le tout premier épisode...

Et curieuse, j'ai commencé Stranger things... Parce que tout le monde en parle et aussi parce que Winona quoi! Si vous me suivez sur Instagram (Viens c'est ), vous savez comme j'aime cette fille, surtout dans ses 90's.  Je ne sais pas encore ce que j'en pense, mais c'est divertissant. C'est déjà ça!

Voilà sinon j'ai pas lu (j'ai juste entamé le Miracle Morning de Hal Helrod dont j'ai entendu beaucoup de bien mais aussi beaucoup de pas bien, du coup, j'ai été curieuse... Après je suis moyennement objective, tu sais comme ce genre de trucs c'est ma came et à quel point ça me booste... et pour le moment c'est vraiment chouette...) je ne suis pas allée au cinéma, je me suis plutôt marrée, j'ai pas mal joué. Et j'ai aussi été triste, comme beaucoup, de voir comme on perdait notre légèreté mois après mois... Et qu'on avait même pas le temps de s'en remettre que ça recommençait.
J'avais jamais vu à quel point on était préservé...
J'an ai parlé beaucoup autour de moi, j'avais peur, je crois que j'ai encore peur, mais je crois aussi que la peur n'est pas une option acceptable... Alors du coup j'en parle, j'en parle et quand ça sort de moi, ça fait moins peur...

Je suis heureuse de vous retrouver.

A très vite 

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12.7.16

LECONS DE JOIE AVEC COLUMBO

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Salut les copains, bien ou quoi?

Si vous lisez mon blog depuis longtemps (mais si c'est pas le cas, on s'en fout je vais résumer), vous savez que j'entretiens une relation tout particulière avec le Lieutenant Columbo.

Ouais ce flic de la télé mal coiffé, mal fagoté , l'air, a priori (et c'est très important de le notifier), concon qui coince toujours le meurtrier riche et / ou célèbre à Los Angeles.

J'aime Columbo très fort, d'abord parce que ça me fait penser à ma grand-mère (on les regardait ensemble quand les épisodes passaient sur TF1 et c'était des moments vraiment chouettes) et aussi parce que c'est une série policière que je trouve super cool.
Elle est différente, jamais anxiogène et le rapport aux "méchants" est à l'opposé de ce que l'on voit en général.

Columbo est un personnage vraiment atypique (des personnages un peu "bancals", mais brillants il y en a eu d'autres par la suite, mais je pense qu'il est l'un des premiers).

C'est un flic qui s'en fout de l'apparence, qui ne porte pas d'arme (il ne fait pas même de tir), il n'est pas le flic flamboyant qu'on a verra par la suite dans les séries américaines, mais il a un truc, il très doué. C'est un flic brillant, intuitif, qui trouve toujours ce qu'il cherche et finit par "gagner".


Bon normalement, vous êtes beaucoup à connaître cette série et son postulat narratif.

En ce moment je déménage et c'est encore très "encombré" chez moi (doux euphémisme) du coup, j'ai besoin du doudou ultime, et Columbo (avec Buffy) c'est ma série doudou.
J'ai vu tous les épisodes 1000 fois avec toujours autant de plaisir.

Donc je matais un épisode et je me suis dit que ça serait pas mal de faire un billet sur la "philosophie" de Columbo, parce que ce mec est vraiment, mais alors vraiment bien dans sa peau.

Alors les tips du lieutenant, c'est quoi?

✔︎ L'absence d'ego  / Ne se vexe pas 

Ce qui frappe quand on regarde Columbo c'est de voir à quel point il ne se vexe jamais.
Tout le monde se moque de, au choix, sa bagnole (une 403 très belle mais très négligée), son chien qui se traîne, sa tenue (souvent confondue avec un pyjama), sa coupe de cheveux (le cheveux épais mal mis, je compatis, on est de la même team lui et moi!), de son apparence en général, personne ne le prend jamais pour un flic, même les flics qui ne le connaissent pas le prennent pour un mec qui erre et qui a sûrement rien à foutre là!
Et les gens ne se gênent pas pour lui dire, pour se moquer, et ben lui, il s'en fout comme de l'an 40.
Jamais ça ne le touche, il garde ce même sourire un peu biais, plus amusé qu'autre chose.
Il n'a pas d'ego. Quand j'entends les gens dire "untel m'a manqué de respect" pour un oui ou pour un et les voir se mettre en colère comme pas permis (donc souffrir un peu quand même) je me dis que le flegme du lieutenant semble être un choix plus judicieux que cette histoire de "tu m'as pas respecté"...



✔︎ Les plaisirs simples 

 Un des ressorts narratifs (le plus essentiel d'ailleurs) de cette série est de confronter Columbo, un homme simple, fils d'immigré italien, à la haute-société californienne.
Ouais parce que les tueurs ont tous des professions de folie, où ils gagnent plein d'argent et sont vachement célèbres dans leur domaine.
Columbo est toujours super content de les rencontrer, un enfant, jamais blasé, quasi fan.
Mais jamais, vraiment jamais, on ne ressent chez lui une quelconque envie.
Il est heureux pour les gens, il ne se projette pas dans des rêves ou dans une vie qui ne sont pas les siens.
Ce mélange de candeur et du "plaisir d'être à sa propre place" est tellement frais. Il ne questionne même pas son "sort social". Mieux il l'utilise.
Il ne se compare pas, il est qui il est, mais le meilleur de ce qu'il peut être.

C'est un mari aimant, un flic consciencieux et un homme qui aime sa famille.
Columbo est simple, pas simpliste, et cette simplicité là est au coeur du raffinement.
Il joue son propre rôle à la perfection, ne ressent pas le besoin d'être autre chose que lui, il s'incarne à merveille.

✔︎ L'optimisation de ses compétences 

Il optimise son travail et se focalise sur ses points forts / points faibles sans morale. Il est pragmatique.
Dans le premier épisode (qui est en fait un téléfilm et où le meurtrier est un psy) Columbo se fait "psychanalyser" par le meurtrier avec beaucoup de justesse. Il a transformé son "manque de charisme" dont il a pu potentiellement souffrir en une force dans son métier.
Les meurtriers ne se méfient pas de lui ce qui lui donne à chaque fois une longueur d'avance. Pire, il a sûrement "aggravé" volontairement cet état de fait (absence de charisme) en son ultime arme.

Systématiquement, le tueur prend Columbo pour une baltringue (ouais ringos "baltringue") et un incompétent.

On sent que Columbo fait le métier qui lui est destiné, celui dans le quel il est bon.
Il a optimisé ses compétences pour les mettre au service de sa communauté.
Lui sait pourquoi il se lève le matin .


        ✔︎ Ne confond jamais l'acte et la personne



Et pour finir, et ça concerne son rapport aux autres, il ne confond jamais la personne avec l'acte qu'elle a commis.
Il fait tellement souvent preuve d'humanité et de respect que ça mérite d'être souligné.
On (moi) a parfois tendance à confondre l'acte et la personne (nous-même y compris ) mais lui jamais.  Il est fondamentalement emphatique et c'est très chouette à voir et très inspirant.


Donc je résume Columbo ne se vexe pas / n'a pas d'ego mal placé  / a des plaisirs simples / accepte son "sort" et en fait une force / ne confond jamais l'acte avec la personne / optimise ses  compétences

Et ça a l'air de vachement bien lui réussir.

Je vous embrasse et vous souhaite une très bonne journée. 

Marie 

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