Pages

30.8.17

120 BPM

120 battements par minute_poster






Bien ... Ben c'est chaud qu'est-ce qu'on peut dire après avoir vu 120 Battements par minute ?

Sachant que j'ai déjà chialé quand j'ai vu la bande-annonce lors de sa présentation à Cannes, ça sentait  franchement la petite madeleine dans la salle de cinéma.



Et ?

Et 120 BPM est beau. Et dur. Vraiment très dur. Vous voilà prévenus. Mais c'est pas une raison pour ne pas le voir.

C'est pas parce que les choses finissent mal qu'elles valent pas la peine.

Je ne sais pas trop quoi vous dire (mais j'avais quand même envie de dire, vous noterez l'absurdité du billet) si ce n'est que c'est un film vif, magnifiquement filmé, intelligent, sensible, difficile, percutant.

Je vais pas vous faire le coup du "Film nécessaire" mais si vous me lisez depuis le tout début, vous savez à quel point c'est un thème qui me touche et à quel point, en tous cas de mon point de vue, c'est un film nécessaire.

Je vous invite vivement à aller voir cette boucle, du collectif, à l'individu, au collectif et de voir des vies envisagée à ce point sous le prisme politique est clairement inspirant (voire intimidant).

Pour conclure, je tenais aussi à dire que je ne crois pas avoir déjà vu un fin de film aussi percutante que celle de 120 BPM.

Incroyable !

Je vous embrasse 

7 commentaires

Charline Unecheapfille a dit…

J'avais du mal à me faire un avis après la visualisation de ce film. Maintenant que je l'ai décanté, ça va mieux.

Il comporte quelques scènes vraiment-vraiment marquantes et "bien vues", les acteurs sont carrément impeccables (et je ne dis pas ça parce que j'adore Adèle Haenel, bon si, un peu). toutefois, j'ai trouvé que d'autres scène étaient un peu trop larmoyantes. Un peu trop là pour créer de la compassion à outrance et des larmes sur les yeux des spectateurs. Mais dans l'ensemble il est clair que c'est un très bon film. Très bon, avec quelques imperfections.

Sinon, on en parle du générique de fin, sans musique, sans son, hyper malaisant non ? :)

Anonyme Amande a dit…

Ca me fait penser a Mummy ce que tu ecris...
Pas encore vu, je ne pense pas avoir l occasion de le voir au cine mais ton point de vue rejoint assez celui de mes amis qui l ont vu aussi.

Lili a dit…

Un film à voir :)
Les activistes de act up me font penser de par leurs méthodes à ceux de 269LIFE, l'association qui se bat pour le droit des animaux.
Projeter du sang, avoir des slogans qui percutent, je crois que c'est la seule manière de faire avancer les choses, de faire ouvrir les yeux à l'humanité. Je reste assez admirative de ces gens qui se sont battus et qui se battent encore pour que les injustices de ce monde cessent.

Carole a dit…

Alors, alors... Première fois que je laisse un commentaire, même si j'ai pensé le faire à de multiples reprises auparavant car je lis ton blog depuis un bon moment (je me permets aussi de te tutoyer).
Ce film est en effet dur , beau, chialant, drôle (très drôle aussi parfois !). La musique est tarée. Tout comme l'était cette époque, et surtout cette hécatombe.
Quand j'étais à l’université, j'avais des cours d'histoire de danse contemporaine : notre prof nous avait dit qu'à ce moment-là les danseurs tombaient comme des mouches. C'était hardcore comme propos, rien comparé à ce que plein de gens avaient vécu.
Depuis ce moment-là, je me suis sentie encore plus concernée et intéressée par toute cette période tant d'un point de vue culturel que sociétal.
Et puis, dans une sphère plus privée, à force d'en parler, j'ai aussi su que l'épidémie du sida avait touché un membre de ma famille. En Bretagne. Dans le Finistère. T'imagines pas le tabou.
J'ai beaucoup pensé à cette personne hier soir, toute seule au ciné. Et je me suis dit qu'il avait lui aussi dû se sentir très seul.

Lobe a dit…

Bonsoir Marie, je commente ici mais ç'aurait pu être un ou trois billets plus bas. Comme un voile qui se fend en voyant tes nouveaux posts. Aucun souci que tu partes, quand tes mots arrivent ça remet tout dans le flux. Je relirai ton Faire simple. J'ai hâte de lire tes mots sur ton second semestre. Enfin, sur l'année même. Ce rythme de la fac (enfin, ça peut être n'importe quelle activité qui vient en tuteur "quotidien" ou très coutumier) me questionne beaucoup - le fait de pouvoir s'y immerger, tête hors de l'eau, rien à voir avec de la submersion, c'est un tellement beau moyen de mettre une butée contre plein de travers (outre-consommation, gangue d'ennui, tarabiscotage). A bientôt, ptite étincelle de joie en écrivant ça.

Clémence a dit…

Je l'ai enfin vu aujourd'hui. Je voulais y aller depuis avant sa sortie. Je savais que j'allais pleurer et pourtant je ne pleure quasiment jamais. Presque seul l'art me fait verser une larme de temps en temps, et ça n'a pas loupé.
On sait dès le début que ça va mal finir. Mais on ne peut que s'attacher à ceux pour qui ça tourne très vite mal. Ça fait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait cet effet là. L'inévitable, qui fait couler la larme inévitable, et cette fin comme une respiration qui se reprend. Et le besoin irrépressible de rester quelques minutes dans le silence du générique, jusqu'à la fin dans la salle. Le temps de reprendre ses esprits et de commencer à digérer ce rappel à l'ordre.

Marie a dit…


Charline Unecheapfille : (Ton nom est génial) C’est un film dur. Plus que larmoyant (je n’ai pas pleuré, chochotte comme je suis) j’ai trouvé certaines scènes particulièrement difficiles.
Le générique est fou !! La fin est incrobable !

Amande que j’aime : Si t’as l’occasion fonce.

Lili : Pareil, je suis très admirative

Carole : Je suis comme toi, particulièrement intéressée par cette période (dans mon entourage, des gens très proches ont été concernés ce qui m’a toujours lié à tout ça … Et puis c’est ma génération, jamais le sexe n’a été safe dans notre éducation sexuelle à nous!)
Et oui, il a dû se sentir seul … et avoir peu aussi !
Merci pour ton commentaire !

Lobe : Merci pour ce très gentil commentaire. 
Je vais aborder mon année universitaire un peu plus en détail, je ne crois pas que ça passionne tout le monde mais j’m’en fous, j’ai envie d’en parler
je t’embrasse

Clémence : Le temps de retrouver ses esprits a été très long…
Bise